Brad Bird a le mérite de continuer une œuvre originale où son amour de la technologie et sa foi en l’avenir viennent compenser un certain pessimisme quant à la situation actuelle. Doté d’une histoire tortueuse où passé et futur sont intriqués de façon à livrer un univers rétro-futuriste fort plaisant, Tomorrowland souffre d’une longueur un brin excessive, et surtout d’un discours final qui délivre une morale, certes plaisante à entendre, mais qui est servie sur un plateau de manière lourdingue. Si l’on aime le discours général du cinéaste, son histoire était suffisamment explicite pour ne pas en rajouter dans l’explication de texte durant le dernier quart d’heure où il prend le spectateur par la main pour être sûr de ne laisser planer aucun doute. C’est dommage, car cela ruine les aspects plus poétiques du projet. Peu attirant sur le papier (et avec cette affiche repoussoir), le film vaut mieux que ce qu’il a l’air, même si on peut être un peu irrité par ces auteurs qui ne cessent de critiquer le capitalisme, mais qui se font produire par Disney, symbole s’il en est des dérives du système.
Sympas mais trop long à mon goût , 20 minutes en moins aurait été très bien , très bonne performance performance d'acteur pour la jeune femme ( oups j'ai oublié son nom ) elle m'a scotché !
L'anti thèse de Mad Max sur la vision du futur. Sympathique, drôle, familial, du Disney quoi. Avec un soupçon de Témoins de Jéhovah mâtiné d' united colors of Benetton à la fin qui n'était pas indispensable.
Tous les ingrédients d'un Disney classique sont là. On sait ou on met les pieds et on est pas surpris. Du bon sentiment, une bonne petite morale, un tout est bien qui finit bien, des gentils très gentils, des méchants, ben non pas trop méchant en fait. Sinon l'histoire se tient plutôt bien, la réalisation est propre, les acteurs font le boulot. Il ne restera pas dans les mémoires mais on passe un moment agréable.
À montrer à tous les gosses, pour leur filer un peu d'espoir. Plein de bons sentiments mais oui ça reste du Disney, donc plein de messages subliminaux et un humour pour les enfants..
Une belle histoire, peut être plus pour les enfants que les adultes car les deux héroïnes sont une enfant ( androïde) et une adolescente accompagnées par mr George Clooney! Et un casting bien choisi car ion s attache vite aux personnages!
Du Disney comme on peut aimer nous fait rêver Hugh Laurie machiavélique et Georges Clooney en sauveur ça leur va bien pas vu le temps passer malgré les 2h10 du film
Je suis très sceptique devant cet amoncellement de mauvaises critiques, parce que franchement ce film m'a plu. Bon, il faut dire ce qui est, le "message" est un peu simpliste, la dernière séquence est mièvre et il y a des placements produits, notamment pour Star Wars (c'est un film Disney...) et pour les iPhone, qui font tiquer. Mais la naïveté et la candeur qui se dégagent du film, des personnages, des situations, j'ai aimé. J'ai aimé l'humour simple et efficace, qui souvent fait mouche ; j'ai aimé les personnages, à qui on s'attache vite ; j'ai aimé le choc de générations et ce côté "saga atemporelle" ; j'ai aimé les contrastes entre inventions futuristes/idées qui en jettent spoiler: (la Tour Eiffel qui laisse place à une rampe de lancement, quand même, qui n'a pas pris son pied là-dessus ?) et aspects old school (les choix de musiques sont révélateurs à ce sujet) ; j'ai aimé les effets spéciaux, réussis sans en mettre plein partout toutes les deux minutes ; bref, j'ai aimé ce qui se dégageait de "À la poursuite de demain". On revient à l'essentiel tout en restant assez moderne. Et même si ce n'est pas la film de l'année, cette démarche-là, et cette façon de la mettre en œuvre, ont toutes mes faveurs.
Bouffée d'air frais dans le line-up étouffant des studios Disney, Tomorrowland, récit initiatique aussi revigorant qu'impertinent, s'impose comme une aventure de la conscience, celle d'un monde abattu tout comme celle d'un système hollywoodien incohérent. Brad Bird, nouveau maître du contrôle des espaces quand il s'agit de faire se fondre deux dimensions ou de nous faire découvrir la ville de Demain, se remonte les manches pour nous livrer du rêve, jouant avec brio sur tous les niveaux de profondeur de son univers à la direction artistique prodigieuse, éloge au steampunk. De l'ouverture au cœur de Disneyland aux confins du post-apocalyptique, le film assume concrètement la transposition d'une simple attraction pour ensuite virer de bord et transpirer la liberté, taclant la maison-mère et les références, brisant les attentes, un combat invoqué entre les deux loups de l'espoir et du cynisme qui s'incruste dans la psychologie des protagonistes comme dans la forme et le récit. Peut-être dû aux excessivités de Britt Robertson, la figure centrale finit par passer outre face au personnage de Frank, drôle, touchant et porteur d'une mélancolie inattendue. Grand spectacle jouissif et inventif, candide et exigeant, Tomorrowland délivre en bout de course une idée qui pourrait faire grogner les plus drastiques, mais dont l'optimisme subversif touchera le cœur des plus intrépides toutes générations confondues... Et vu le piètre succès du film en salles, le monde ne semble pas être prêt à nourrir le bon loup.
Une surprise Disney pour un film de science fiction qui se respecte. Tout simplement génial. On est transporté du début à la fin. C'est frais et c'est surtout le ton du film qui se classe carrément en marge des productions actuelles. J'adore.