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nicperpignan
48 abonnés
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0,5
Publiée le 27 novembre 2013
film moyen ! ce n'est pas parce que la presse dit que les frères cohen c'est bien, que c'est le cas pour ce film ! on s'ennuie vite et l'histoire est assez fade ! la bande annonce semble accrocheuse mais une fois devant le film, c'est trop décevant ! je déconseille donc !!!
La louse, c'est comme une drogue. Quand on y a goûté, on n'a plus envie de s'arrêter. Llewyn Davis est un professionnel et quand il s'engage sur la pente glissante qui mène tout droit au caniveau poisseux d'une ruelle sombre, il le fait avec la délectation du connaisseur. Quelle indicible sensation de liberté quand, les pieds pataugeant dans la neige avec la vigueur d'un saumon surgelé, avec pour seul bagage ses hardes déchirées comme l'âme d'un condamné, il fonce vers le prochain rendez-vous raté d'avance qui débouchera, à tout coup, sur un vide aussi grisant qu'un saut de l'ange dans un lac gelé ! Dieu qu'il est bon de sentir sa vulnérabilité face à l'impitoyable âpreté du monde et se réjouir ainsi d'être en vie, malheureux, rejeté, honni, haï, banni, incompris et sans espoir certes, mais tellement unique, pur, absolu, auréolé de souffrance volontaire comme un martyr au sommet de sa carrière !
On ne s'improvise pas loser d'un jour à l'autre. C'est le fruit d'une démarche ardue, réclamant ténacité, abnégation et talent. Nombreux sont ceux qui abandonnèrent en cours de route et devinrent, faute d'endurance, star de la pop, président de la république ou présentateur télé. Llewyn Davis est d'une autre trempe et relève le défi quotidien de l'échec en rafale avec une ardeur et une constance qui relève du sacerdoce. Gonflé à bloc par l'énergie d'un désespoir savamment entretenu, il se jette chaque matin dans cette incroyable aventure du ratage intégral dont surgira, si Dieu existe et a encore l'humour dont il faisait preuve quand l'inquisition allumait des feux de joie aux pieds des infidèles, le chef d’œuvre suprême qui résumera sa vie en trois accords mineurs et quelques rimes torturées.
Sa méthode est simple mais rigoureuse. Tout d'abord s'associer à d'autres losers et les aider à réussir à son détriment afin d'éliminer la concurrence. Puis varier les couchages pour éviter l'embourgeoisement en alternant canapés miteux, tapis crasseux et banquettes de voitures défoncées. L'austérité du programme ferait frémir un anachorète en pleine extase mais c'est le prix à payer pour atteindre à la vie d'artiste, la vraie, la grande, la seule digne d'être sublimée d'une voix nasillarde portée par des arpèges grinçants avec l'impudeur larmoyante des mystiques méconnus. « Même Bob Dylan et son aura de pelle à poussière y est arrivé, alors pourquoi pas lui ? » se dit-on en regardant Llewyn Davis grimacer ses émotions devant un public ronronnant de plaisir à l'écoute de ses ballades masochistes de vagabond exalté par une souffrance à la mode. Pourquoi pas en effet ? D'abord parce que lorsqu'il croisera le jeune Boby, il ne reconnaîtra ni son talent, ni son harmonica, ni sa coupe de cheveux, ce qui en dit long sur sa lucidité artistique. Ensuite parce que ça ne flatterait pas le goût des aficionados des frères Cohen pour le sadisme raffiné dont ils se sont fait les chantres quasi exclusifs. A Hollywood, quand on tient une veine, on l'exploite. C'est une une question de respect de son public. On n’est pas chez Disney, non plus ! [...]
La suite de ces élucubrations sur mon blog ad-absurdum et sur Oyoboo !
Vous aimez les Coen ? Vous aimez la folk ? Foncez donc voir le film. Loin d'être un chef d'oeuvre, on passe un très bon moment avec Llewyn Davis (Oscar Isaac) et son chaton versatile. Llewyn Davis est un musicien qui a du mal à percer mais qui consacre toute son énergie à composer. Loin de lui l'idée de se mettre en ménage et de fonder une famille, il vit en parfait solitaire, jonglant de pied à terre tous les soirs. Sans domicile fixe, il pourrait apparaitre comme un homme triste, à plaindre alors que cette situation lui convient comme il l'explique à une des filles qu'il a mise en cloque, Jean (Carey Mulligan, toujours aussi rabat-joie). Nous voici au coeur de Greenwich Village en 1961, avec notre brun ténébreux qui se produit souvent dans le même bar et qui peine à décrocher un contrat. On a là un personnage parfois blasé, mais qui sait garder la tête haute. Il ne se démonte jamais, et fait face au froid hivernal new-yorkais sans manteau car il ne peut pas s'en offrir. L'humour des Coen est bien là, mais il manque quelque chose. Le film est pour moi trop linéaire et je suis restée sur ma faim. Toutefois, la prestation d'Oscar Isaac est remarquable et parfois on se sent sur scène avec lui. Une belle balade musicale, qui vaut quand même le déplacement.
Très bonne surprise de la part des frères Coen ! Je ne m'attendais pas à des personnages aussi touchant. Suivre Llewyn dans sa quête musicale est enrichissante. Eh oui ... la vie n'est pas facile mais il faut toujours avoir un plan B en cas de chute et toujours retomber sur ses pieds. Des chansons folks entrainantes pour certaines, déstabilisantes pour d'autres. Les performances artistiques sont cependant toujours au rendez-vous. Pourquoi Oscar Isaac a caché ce fabuleux talent aussi longtemps ? La musique folk lui convient si bien ! Le chat est important dans ce film, il est aussi irresponsable que le personnage principal mais tellement ils sont tellement adorables qu'on les pardonnent. Le principal bémol que je mets sur ce film c'est la fin qui me reste incompréhensible mais ... c'est la marque Coen.
Un film plein, dense qui commence comme le biopic d'une future star mais qui épouse le parcours cabossé de ces artistes qui ne le deviennent jamais à la postérité. C'est incroyablement beau, juste. Il y a des scènes incroyables. Filmé avec adresse, Inside Llewyn Davis est un film cruel parce qu'il parle de la modernité, de ces talents qui n'éclosent jamais, de ces hommes incapables d'une concession envers leur art. C'est donc un film profondément triste, à l'humour décapant, l'oeuvre de virtuoses, derrière la caméra et derrière le micro.
J'aime les frères Cohen du début, j'avoue que depuis quelques années soit je m'ennui soit je comprends pas grand chose à leurs oeuvres récentes.
Là c'est simple, il m'a fallu environ 13 secondes pour me dire que j'allais m'ennuyer, ce fût terrible, je sais j'aurais pu partir, mais je n'étais pas seul.
Pour ce qui est de comprendre l'histoire, bah heu soit je suis pas assez bobo ou ou intello ou les deux, mais là pour moi y a rien à comprendre vu que l'histoire est comment dire, bah y en a pas, si en fait ça "parle" d'un mec déprimé qui chante du folk pdt 90% du film, il est triste, il est chiant il est pas drôle.
Jamais déçu par les films des frères cohen, je dois dire qu'à part la scène du voyage en mercedes (où le jeune conducteur camé se fait arrêter par la police, le fameux "destin arbitraire" tant narré par les réalisateurs), j'ai trouvé le film long. Ceci-dit le côté "destin contre lequel on ne peut rien faire" me plait bien. Est-ce que notre vie est une expérimentation de la... vie et dont on ne maitrise au final... absolument rien ? Très bonne question qui aurait mérité encore plus de scène onirique, à mon goût.
"On a crié un peu vite au chef-d'oeuvre. "ILD" tient ses promesses dans le sens où il est divertissant et bien interprété, cependant, ces magnifiques lumières plastiquement irréprochables, ces décors très bien choisis, ce maquillage "parfait" qui confine à la statue de cire, tout cela devient un peu lassant"
Voilà l'exemple type du film chiant et inutile sur la vie chiante et inutile d'un pauvre type chiant et inutile ...
Magistralement filmé, remarquablement interprété mais tellement ... chiant et inutile ...
Je suis vraiment étonné, étant plutôt fan des précédents films des frères Coen ! Mais bon les critiques de la presse ciné ont aimé et même plébiscité donc ...
Film plutôt agréable, mais difficile d'accès car on reste sur un rythme lent, comme dans a Serious Man. Ce n'est pas qu'il ne s'y passe rien, mais le héros n'avance pas, il reste toujours au même point. On suit donc les galères de Llewyn Davis, formidable chanteur mais ami, frère et collègue assez antipathique, qui cherche à percer dans la musique folk. Dans une ambiance superbe et bercé par de belles chansons et d'excellents acteurs, on espère pendant tout le film que le personnage réussisse. Mais non, et on retrouve la patte des Coen avec cette culture de la loose, la vie est faite de choix, et lui, Llewyn Davis ne fait jamais les bons.
Un beau film. Ce n'est pas le meilleur des frères Coen mais c'est toujours aussi bien réalisé. Les acteurs sont très bon. Les chansons sont belles. L'univers des années 60 est bien retranscrit. C'est l'histoire d'un homme qui tente de gagner sa vie avec sa musique. Au-delà de la vie d'un artiste qui tente de se faire connaître, c'est en partie le rêve américain qui est traité. Ce rêve ne marche pas pour tout le monde. Oscar Isaac ne s'en sort pas. Il dort chez des amis ou de la famille, il fait de l'auto-stop, il joue occasionnellement dans de petits bars, son ancien partenaire est mort, ... Sur ce dernier point, il est hanté par le fantôme de son ami. Il n'aime pas qu'on l'évoque. Une partie de lui est morte avec. Au fil des minutes, nous voyons un Oscar Isaac de plus en plus fatigué de joindre les deux bouts. Le choix de la part des réalisateurs pour la première et pour la dernière scène du film a un sens : Llewyn Davies a fait un choix de vie qui ne le mène nul part. C'est un beau film social très proprement réalisé.
J'ai bien aimé ce personnage de Llewyn Davis et j'ai apprécié suivre ses péripéties. Après il faut admettre que l'histoire est un peu limite. Mais c'est là que la patte des frères Coen apparait. Ils pourraient rendre n'importe quoi intéressant. J'aime le fait que rien n'est prévisible dans leur film et bien sur leur humour si singulier. La bande originale est superbe, c'est un des principaux intérêts du film.