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AdriBrody
18 abonnés
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3,0
Publiée le 6 août 2026
Je suis très partagé. Côté réalisation et mise en scène, rien à dire. Les frères Coen maîtrisent tout de A à Z avec une telle aisance que c'est très agréable à suivre. D'autant plus que leur personnage principal est assez antipathique, pas loin d'être dépressif en plus d'être un musicien ringard qui n'arrive à rien dans sa vie. Ca annonce la couleur. Et pourtant, son histoire est intéressante, surtout dans un Hollywood où le protagoniste doit toujours être fort, heureux, beau (ça reste Oscar Isaac quand même). Mais le film est très hétérogène avec des longues scènes assez ennuyantes et peu intéressantes, comme le voyage en voiture avec John Goodman. Certes, pas totalement inutile, mais bien longue. Et ce problème rythmique m'a régulièrement ennuyé, attendant qu'elle se termine pour espérer apprécier la prochaine. Comme à un concert où on passe une chanson qu'on n'aime pas.
Situé dans le milieu folk du Village dans les années 60, Inside Llewyn Davis raconte la galère et les échecs de son personnage éponyme, dont on pourrait pourtant croire qu'il est au bon endroit au bon moment. Ce film des frères Coen propose son lot de moments comiques, et réussit à donner de l'époque qui l'intéresse une représentation à la fois caustique et tendre, et d'un réalisme certain. Mais ce qui retient encore davantage l'attention, c'est ce portrait de Llewyn, artiste doué mais à qui il manque un petit quelque chose pour percer, au point de soulever des questions d'ordre artistique (qu'est-ce qui fait d'une chanson un tube ?), mais aussi ontologique (jusqu'à quel point Llewyn est-il tout simplement de trop ?). Cela donne un film au pessimisme marqué -- ce qui n'est pas inhabituel chez les Coen -- mais duquel émerge en même temps une belle empathie pour le personnage. C'est de cette façon l'une des plus grandes réussites du duo de réalisateurs américains.
Ce film nous présente l’histoire de Llewyn Davis, un chanteur de folk poissard qui n’arrive pas à joindre les deux bouts, donnant des spectacles modestes dans des bars. Il enchaîne les galères tout le film, a des relations compliquées avec ses proches, dort sur un nouveau canapé chaque nuit et, lorsque l’on croit qu’il peut enfin s’en sortir avec un essai à Chicago, on lui rappelle son passé avec son ancien duo défunt.
En effet, il avait un peu de réussite avec son ancien duo qui s’est tristement suicidé. Llewyn est assez évasif sur le sujet et on sent qu’il ne s’en est jamais remis. Le film est assez terne, que ce soit au niveau de l’image, de l’ambiance mais aussi de son histoire, toujours condamnée à l’échec. Les chansons qu’il joue ont une véritable importance car elles font écho à sa situation.
spoiler: Le film se finit comme il commence, nous faisant comprendre le début mystérieux, suggérant que sa vie est une boucle sans fin malheureuse.
Un filme gris, triste, qui s'étire sans raison. Totalement déprimant. Grand Prix en 2013 grâce à la signature Coen !? Cannes s'est de nouveau fourvoyé !
Inside Llewyn Davis m’a plu surtout pour son ambiance. Le film a une vraie mélancolie, très douce, qui te suit longtemps après. Oscar Isaac est parfait : il joue tout en retenue, et ça rend le personnage très humain. La musique folk est magnifique, jamais décorative, et donne au film une âme particulière.
Le rythme est lent, parfois un peu trop, mais ça fait partie du charme. Les Coen créent des personnages secondaires étonnants, drôles ou étranges, qui ajoutent du relief à chaque scène. Visuellement, c’est très beau, très maîtrisé.
Ce n’est pas un film qui cherche à impressionner. C’est plutôt un petit voyage intérieur, un peu triste mais vraiment touchant. Pas un coup de cœur total, mais un film qui laisse une vraie trace.
C’est propre, net et carré mais globalement déprimant. Voilà comment qualifier ce long-métrage réalisé par Ethan et Joel Coen en 2013. En suivant le quotidien d’un musicien complètement fauché (Oscar Isaac), à la recherche de menues scènes pour cachetonner, on a le droit à un récit particulièrement sombre. L’itinéraire chaotique de cet anti-héros le conduit à rencontrer des gens également dans la galère financière ou sentimentale. Le portrait de ces artistes du début des années 1960, bercés par la musique folk, se démarque de la traditionnelle représentation du rêve américain. D’autant plus que les réalisateurs abandonnent leur touche humoristique et caustique pour se concentrer sur un réalisme dur et implacable. Bref, quand la merde colle aux bottes, il est difficile de s’en séparer.
Itinéraire d'un musicien raté, le récit laisse ressentir la différence entre un très bon amateur, sincère, expérimenté et les futurs grands noms de la folk, plus chanceux, plus originaux ou plus talentueux. Portée par une superbe bande-son mélancolique, la réalisation (parsemée de cet humour si particulier aux Coen), se centre sur ses protagonistes, impeccablement interprétés (jusqu'aux adorables félins roux!), ainsi que sur la retranscription d'une époque déjà nostalgique d'elle-même. Autant Ulysse parvient à accomplir sa révolution, autant le héros échoue dans la sienne (ainsi que le symbolise l'habile prolepse!) puisque contrairement au chat il n'a rien ni personne à retrouver. Une fable désenchantée.
Encore un bon film des frères Coen, toujours cette idée d’Odyssée (O’Brothers) d’ailleurs représentée par le nom du chat (Ulysse). Oscar Isaac y joue très bien, et peut même faire rire avec son humeur constante dépressive. Et un film à New York, ça fait toujours plaisir…
Les frères Coen remonte au cœur du folk en racontant l’histoire d’un chanteur sans le sou à qui le formidable Oscar Isaac prête sa voix sourde et son vague à l’âme dans des bars de New-York. Oscillant entre une certaine mélancolie et humour, le long-métrage est certes imparfait mais on ne peut que se régaler devant la perfection de la mise en scène et d’une écriture ouatée.
Malgré un très bon casting et les 2 frères Coen aux manettes, que généralement j'apprécie, j'ai trouvé que ce film donne dans la malchance et le misérabilisme. Le chanteur folk passe de galère en galère quoiqu'en fait il en est responsable la plupart du temps. Même le bon chat est victime de sa maladresse. Un film tragi-comique comme les frères excellent à tourner.
J’aime bien le cinéma des frères Coen d’habitude mais là je suis passé complètement à côté. La folk ne m’intéresse pas du tout, je n’aime pas cette musique et j’ai trouvé le film tellemeeeent long. Je ne saurai pas plus argumenté tellement je suis passé à côté, dommage mais ça arrive parfois.
Pas facile de se faire une place sur la scène folk dans le Greenwich Village du début des années 1960, en 1961 précisément quand le tout jeune Bob Dylan lui aussi sur les lieux se fait repérer lors d'une soirée pour débutants au Gerde's Folk City qui débouchera sur son premier contrat pour la suite que l'on connaît. spoiler: L'ombre tutélaire du grand Robert Allan Zimmerman seulement aperçu lors d'un plan furtif, plane sur tout le film, qui commence et se conclue par cette fameuse soirée marquant la frontière entre l'artiste de génie et le guitariste besogneux.
Durant la semaine précédant ce rendez-vous de l'histoire, les frères Coen moins caustiques qu'à l'accoutumée nous livrent une sorte d'explication de texte de la destinée de Llewyn Davis (Oscar Isaac) qui comme beaucoup de ceux qui touchent à l'art s’imagine un jour en haut de l'affiche. spoiler: Il est sans doute dur d'admettre que l'on a certes un peu de talent mais pas celui qu'il faut pour déclencher les passions. C'est ce douloureux apprentissage que doit faire Llewyn qui entre-temps empoisonne la vie de tous ceux qui lui viennent en aide. Heureusement pour lui, Llewyn qui navigue dans le milieu juif a beaucoup d'amis compréhensifs qui lui passent tous ses caprices d'artiste incompris. Ses échecs successifs et l'avis éclairés des directeurs de cabaret ou des patrons de labels visent à l'orienter vers une carrière d'accompagnateur mais certainement pas de leader ce qu'il refuse d'entendre.
Nous-mêmes spectateurs, constatons que le pauvre Llewyn paraît bien spoiler: insipide à côté des Bob Dylan, Leonard Cohen ou Paul Simon. Idem pour sa musique qui ne puise dans le folk que ses sonorités les plus mièvres. Le portrait du jeune homme brossé par les frères Coen est plutôt cruel tant celui-ci se montre égoïste et sans scrupule, allant jusqu'à mettre enceinte la femme (Carey Mulligan) d'un de ceux qui l'hébergent quand il débarque à l'improviste après avoir perdu le chat d'un autre couple d'accueil. Au nom de sa quête essentielle (pour lui) mais inaboutie, Llewyn se croit aspoiler: utorisé à toutes les mufleries, les autres pouvant bien se sacrifier au nom du talent infini dont il se croit détenteur.
À chaque fois que le scénario le place devant un choix où il pourrait exprimer son empathie, Llewyn sespoiler: réfugie dans la facilité et surtout l'égoïsme . Cette technique est très bien illustrée à différentes étapes du film, dans ses face-à-face avec le chat de ses amis ou avec spoiler: son substitut qu'il finira par abandonner puis renverser avec sa voiture. La thématique avait été déjà développée avec brio et grandiloquence par Milos Forman dans "Amadeus" (1984). Les frères Coen ont choisi de centrer le dilemme sur sa face obscure. On notera à ce propos la présence au générique de F. Murray Abraham qui tenait le rôle d’Antonio Salieri le faire-valoir de Mozart dans le film de Milos Forman. Une présence qui ne doit rien au hasard.
Pour ce faire, la photographie de Bruno Delbonnel déjà présent sur le magnifique "Faust" de Sokourov (2011) apporte des tons marron et froids tout à fait en phase avec la tonalité générale du parcours frustrant d'un artiste moyen qui apprend douloureusement à rentrer dans le rang. Le thème du film et son traitement peut donner une sensation de vacuité et l'on préfère bien sûr les frères Coen de "The Big Lebowski" ou de "Sang pour Sang" mais ce seizième film est bien plus concluant que certaines de leurs films précédents comme « Ladykillers » ou « Incroyable cruauté ».
Film mineur des frères Coen sur un musicien folk Llewyn Davis qui n'arrive pas à percer mais espère un jour devenir connu. Sa vie est tumultueuse passant d'un toit pour dormir à un autre. Son ex-copine lui parle comme à un chien, c'est effrayant. Le rythme du récit est lent et sans grand intérêt. Les critiques ont crié au génie pour ce Coen Brothers qui est pourtant bien inférieur à de superbes films tels que "Fargo" ou "Blood Simple". "Inside Llewyn Davis" est mou et terne, un film des frères Coen plus que moyen.
Vu la première fois à sa sortie en salle, j’avais apprécié le côté artistique du métrage et son récit (3,5/5) comme les excellents sons Folk qui accompagnent la mise en scène.
10 ans + tard, je retiens surtout le côté austere du film et son rythme infiniment lent. Le récit est toujours intéressant mais finalement captive peu et n’apporte pas grand chose si ce n’est de témoigner qu’il faut très souvent faire un choix entre l’art et le business de l’art pour un artiste.
Faire un choix entre gagner sa vie pour survivre ou la vivre…