Inside Llewyn Davis
Note moyenne
3,8
5944 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

616 critiques spectateurs

5
43 critiques
4
204 critiques
3
159 critiques
2
130 critiques
1
48 critiques
0
32 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2013
Ce nouveau film des frères Coen, "Inside Llewyn Davis" est sympa mais sans plus. Les acteurs sont pourtant bons (Mention spéciale à la star montante Oscar Isaac et puis c'est cool de revoir Carey Mulligan dans un rôle un peu inhabituel après "Drive" et Gatsby le Magnifique"), certaines situations sont cocasses mais sans toutefois atteindre l'humour qui caractérise les réalisations des frères Coen. Et puis, le film souffre de longueurs. Je me suis ennuyé par moments. Dommage. Donc voilà, on a au final un film plaisant mais qu'on ne regardera qu'une fois et qui ne restera pas dans les mémoires. Une fois de plus, je suis surpris de toutes ces critiques élogieuses de la presse.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 novembre 2013
Il y a deux veines dans la filmographie des frères Coen, bien connue de leurs fans.
Une veine ironique, cynique, délirante, mais toujours impitoyable avec ses personnages, qui a donné lieu à des chefs d'œuvres comme Fargo, The Big Lebowski ou encore O'Brother. C'est la plus connue, mais elle ne doit pas éclipser le reste de l'œuvre du duo, plus mélancolique, plus fine, plus intérieure, à qui on doit de très grands films comme Miller's Crossing et The Barber (ou encore le récent Sérious Man dont je ne suis pas un fan absolu).

C'est clairement dans cette seconde veine que s'inscrit Inside Lewyn Davis. L'histoire triste et belle d'un looser absolu, qui ne nous est pas contée pour s'acharner sur lui et la cruauté de son sort, mais bien pour en ressortir tout ce qui est beau, tragique et inévitable dans l'échec.
Car il a du talent ce Lewyn Davis, on l'entend dès les premières notes, dans un magnifique chant folk filmé en clair obscur, dans un petit bar de New-York. Mais il a une poisse absolue, qu'il courre après un chat récalcitrant, qu'il cherche un toit différent sous lequel loger tous les soirs, ou qu'il tente vainement de retrouver ses papiers pour ne pas avoir à repayer sa cotisation au syndicat

Les ressorts comiques et situationnels sont imparables, et pourtant d'une légèreté, car les frères Coen emplissent de tendresse et de bienveillance la trajectoire de ce raté pas toujours facile à vivre. On rit à ses dépends, mais on a froid avec lui sous le blizzard New-Yorkais et l'on a peur avec lui dans cette belle virée à Chicago en compagnie d'un chauffeur mutique et d'un producteur junkie.
Même si tout cela semble ne pas avoir de but, le défilé de seconds rôles donne au film une grande cohérence. Carrey Mulligan, merveilleusement odieuse, Justin Timberlake, idéalement superficiel, Adam Driver, échappé de "Girls", en cow-boy régressif, et bien sur les vieux de la vieille Goodman et Abraham, l'un impayable en producteur désagréable, l'autre intense en statue de cire...

Comme une chanson, de folk, le film est long, étiré, pas toujours très rythmé. Mais comme tous les films mélancoliques des frères Coen, il faut se laisser porter par cette nonchalance, par cette histoire qui tourne sur elle-même, pour mieux apprécier la finesse et la beauté de séquences qui semblent parfois anodines, et qui sont d'autant plus belles que la musique est toujours merveilleusement adaptée.

Lorsque Lewyn joue avec toute son âme son plus beau morceau seul à seul avec un grand impresario, lorsque chacun des regards du professionnels prédit la fin, on assiste peut-être à la plus belle scène d'échec jamais filmée. Et quand une tête frisée bien connue apparaît sur la scène du bar, quand cette voix nasillarde inimitable se fait entendre, chacun peut mesurer le millimètre qui sépare le plus grand des succès du plus pathétique des échecs...
secret n
secret n

3 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2013
ce film nous transporte dans le new york des années 60 et la bo est formidable surtout si on aime la folk et la voix du chanteur très prenante. on peut juste regretter le rythme un peu lent et une fin décevante. ca reste néanmoins un très bon film et une interprètation de l acteur principal très juste.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 12 novembre 2013
Nouveau film des frères Coen, "Grand Prix" du festival de Cannes, encensé par la critique. Bon... la B.O. et la photographie sont superbes, Oscar Isaac est top. On retrouve des éléments typiques des Coen, tel que l'humour, des personnages originaux (John Goodman), etc... Ça c'est pour les points positifs. Pour ce qui est de l'histoire, du scénario, par contre, ça se gâte... On suit Llewyn Davis qui essaie de gagner sa vie en faisant de la musique. Voila. Il ne se passe pas grand chose, et c'est long... on s'attend à en apprendre un peu plus sur certains éléments, et paf! C'est fini... "Miller's Crossing", un de leurs premiers films, vu récemment, reste très largement au dessus.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 novembre 2013
Franchement, pour tous les fans de musique folk ce film est incontournable! Je cours télécharger (légalement :) ) la BO. Sachant que les acteurs sont aussi interprètes des chansons du film.
A voir de préférence en VOST.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 novembre 2013
On reste complètement sur sa faim a la fin de ce film. Est ce pour nous permettre de ressentir la frustration du caractère principal qui ne parvient pas à
percer dans la folk ? C'est réussi ! Franchement plat.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 novembre 2013
Comme toujours, une valeur sûre. J'ai trouvé tous les films des frères Coen géniaux, celui ci ne déroge pas à la règle. Suffisamment différent des précédents pour nous surprendre, mais sans perdre la patte qui fait leur succès, cette tranche de vie facon road movie est un voyage dans la musique folk des sixties. Une BO du coup superbe, et toujours des personnages hauts en couleurs et des dialogues ciselés à la perfection.
N'hésitez pas à vous pencher sur la vie de Dave Van Ronk, dont la vie a inspiré le film, et qui vous donnera quelques clef supplémentaires (pourquoi le chat par exemple, cf. la pochette du vinyl original...)...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 novembre 2013
"Do you ever think about the future at all ?"

Inside Llewyn Davis, 16ème long-métrage des frères Coen, relate une semaine de la vie d'un jeune chanteur de folk, parfaitement représentative des déboires que peuvent connaitre de nombreux artistes, encore novices. Car en 1961, force est de constater qu'il s'avère être peu évident de percer dans le monde de la musique, ce dernier étant souvent révélateur d'injustices. Mais malgré ses difficultés à gagner sa vie en tant qu'interprète, Llewyn veut se persuader que sa passion parviendra à subvenir à ses besoins. Douce utopie.

Encore une fois, le film des deux frères prodiges recèlent d'une quantité relativement conséquente de qualités : une narration maîtrisée, des dialogues savoureux, une photographie onirique de bonne trempe... Un véritable sans-faute pour les réalisateurs.

Mais quoiqu'il en soit, il se trouve qu'en visionnant Inside Llewyn Davis, le spectateur assiste à l'avènement d'un des tous meilleurs acteurs de sa génération : Oscar Isaac. Issu dans un premier temps du monde musical, il a fait ses classes chez des réalisateurs tels que Steven Soderbergh, Ridley Scott, Alejandro Amenábar, Zack Snyder ou encore Nicolas Winding Refn. Excusez du peu ! Chez les frères Coen, il crève l'écran, délivrant une performance touchante, nuancée par un humour qui fait mouche. Ses performances vocales vont, quant à elles, réconcilier la "folk music" avec ses détracteurs. Car oui, il n'est pas nécessaire d'être adepte de ce genre musical pour pouvoir apprécier l'oeuvre qui nous est donnée à voir. Et je parle en connaissance de cause.

Pessimiste à souhait Inside Llewyn Davis parvient, sans le moindre mal, à émouvoir son public. Car il nous donne à voir une vie pleine de désespoir et de mélancolie, de désespérance et d'errance. Tout ceci jusqu'au plan final, d'une astuce et d'une audace rare.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 novembre 2013
Oscar Isaac, habitué aux seconds rôles dans Drive et au charismatique méchant de Sucker Punch, trouve un rôle bien composé d'un chanteur folk SDF paumé et irresponsable dans le New-York des années 60 vivant au jour le jour sans prévoyance, vivant des situations difficiles avec ses amis. Les frères Coen filment avec classe ce personnage attachant cumulant les échecs sans jamais laisser tomber, en plus des seconds rôles bien interprétés par Carey Muligan, Timberlake et le toujours excellent John Goodman.

Inside Llewyn Davis, l'odyssée d'un gars sans histoire, à qui il arrive que des malheurs mais qui garde la tête haute face aux épreuves !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 11 novembre 2013
Curieusement, ce film qui ne fait "que" 1h45 m'a paru durer bien plus longtemps. Il faut dire que son déroulement est particulièrement lent, quelques chansons "bluesy-folk", sirupeuses et au rythme de berceuse venant plomber un peu plus l'ensemble. C'est un film assez décousu, avec pas mal de points d'interrogation un peu partout, sans qu'y soient systématiquement apporté de réponses. On se demande ce qui a présidé à son montage... Par contre, un beau coup de chapeau aux nombreuses touches d'humour dans les dialogues et certaines situations qui -- Dieu merci ! -- évitent de sombrer dans la mélancolie irradiée par ce chanteur peut-être doué, je ne sais pas, mais en tout cas raté et courant d'échec en échec avec une constance qu'il convient de souligner. Une des scènes finales met en jeu, sans l'identifier, Bob Dylan... C'est quand même "autre chose"... VO de rigueur, bien entendu.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 novembre 2013
Sur l'échelle des Coen, ce ne sera pas mon préféré. Sur l'échelle du cinéma standard, c'est excellent évidemment. On pourra reprocher un scénario sans beaucoup d'événements (une chronique, plutôt) et un ton globalement assez déprimant avec un humour présent mais diffus ou rare.
Ceci posé, 2 choses au moins m'impressionnent : 1) la reconstitution de New York 1961, magnifique car on s'y croit tout le temps, ça ne fait pas reconstitution toc. Et en passant, les Coen sont ceux qui savent vraiment montrer leur pays, du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest 2) les acteurs magnifiques (en V.O) TOUS (ces trognes, ces seconds rôles magnifiques). Et le chat n'est pas en reste (meilleur chat jamais vu dans un film, me concernant). La pirouette scénaristique finale est très maligne et laisse place aux interprétations diverses. Ca peut avoir l'air vide, mais il y a pas mal de choses quand on regarde bien (qu'est ce que réussir? le hasard existe-t-il ? Naît-on loser ?....)
Maintenant, pas mal de spectateurs s'y ennuieront sans doute, et les chansons folk rebuteront un peu aussi (magnifique voix "en direct" de l'acteur). Bref je reverrai ça avec plaisir dans quelques mois. Ce n'est pas un chef d'oeuvre, c'est évident, mais un très bon film.
yema
yema

14 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2013
Très belle photo, très beau son, une chouette BO comme d'hab chez les frères Coen, un beau looser... film très sympathique. L'angoisse de la lose agrémentée d'humour.
tixou0

787 abonnés 2 046 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2019
La scène est au début des années 60 (Elvis Presley achève ses 2 ans de service militaire en Allemagne, JFK parle "New Frontier"). Llewyn Davis est marin de métier à l'origine, comme son père Hugh, dans la marine marchande. Mais il a tenté sa chance dans le folk, d'abord en duo, maintenant seul - il a même enregistré un disque en tant que soliste : "Inside Llewyn Davis" - qui donne son titre à ce nouveau film des frères Coen, leur n° 16 - Grand Prix au dernier Cannes). Le trentenaire galère. On le suit une semaine durant, en plein hiver, dans ses errances de SDF, de New York à Chicago, puis retour, et ses errances professionnelles et sentimentales, aussi. Llewyn est-il une sorte d'Ulysse dérisoire, comme le personnage joué par Clooney dans "O'Brother" (2000), qui, lui, en portait carrément le nom ? Llewyn en tout cas ne prendra pas "Troie" (Chicago), "Pénélope" (Jane) est en couple avec un autre, et seul le chat fugueur de ses amis Gorfein s'appelle "Ulysses" ! Quant à son Odyssée, elle est assurément en pointillés....
On retrouve bien la manière des Coen, vive et précise, on s'amuse des personnages (toute une galerie savoureuse de seconds rôles) croqués avec malice (et tendresse), on suit les (més)aventures du héros (ou antihéros) avec plaisir. Mais les passages musicaux lassent un peu, même si attendus dans ce portrait d'un chanteur (en loser) - seul bémol, si je puis dire. Excellent casting, avec l'inévitable John Goodman (Roland Turner), mais aussi Garrett Hedlund (Johnny Five), Adam Driver (Al Cody)..... et quelques autres. "Llewyn", c'est le Guatémaltèque Oscar Isaac, impeccable (et bon chanteur !), dans ce premier rôle (après 10 ans de petits rôles - notamment dans "Drive", avec déjà Carrey Mulligan, qui joue ici "Jane").
nathaliewell
nathaliewell

25 abonnés 160 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 novembre 2013
Des critiques élogieuses : Majestueux – Merveilleux – Incroyable et j’en passe. Ah bon ?!
Ce snobisme intellectuel qui fait que même un film sans intérêt reçoit de superbes critiques devient agaçant.
C’est ennuyeux. On regarde la vie d’un type qui veut faire de la musique, qui passe sa vie à squatter chez les autres et faire avorter ses copines. Voila, c’est tout !
Pas d’émotion, pas de message particulier.
Film ENNUYEUX !!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 novembre 2013
Inside Llewyn Davis, 16e film des frères Coen, est – je crois qu'on peut le dire – une réussite, qui ne saute pas immédiatement aux yeux. Contrairement à beaucoup de choses dans le film ; comme son ambiance, ses plans, ses seconds rôles (y compris le chat spoiler: ou les chats
) et surtout ce vrai-faux chanteur de folk qui, bien qu'imbu de sa personne, abuse sans rechigner des autres pour notre plus grand plaisir. C'est donc l'errance d'un looser, non dénué de talent (c'est justement là où réside tout le paradoxe du film), que nous dépeint ce drama-musical. Au fond, ce qui compte c'est, qu'entre humour et pessimisme, les Coen rendent subtilement hommage à tous ces anonymes oubliés de la folk et, une fois encore, leur maîtrisent de la narration fait de ce film un film plus qu'appréciable et bien plus fin qu'il n'y parait.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse