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Un visiteur
0,5
Publiée le 19 avril 2014
C'est long, long, long et totalement inintéressant. Se mettre à 2 pour nous pondre un tel navet sur ce quidam, faut le faire ! Ne perdez pas votre temps...
Inside Llewyn Davis : Nouvelle pépite des frères Cohen, c'est l'histoire ou juste une partie d'histoire d'un chanteur de folk dans un New-York des années 60 qui tente de devenir célèbre. Là où c'est plus dramatique et qui fait qu'on se retrouve plus vers un drame qu'une comédie est que le "héros" foire tout ce qu'il entreprend, c'est un véritable cercle mélancolique mais non dénué de sens. La fin du film permet justement de donner le dernier message du film, de faire voir que certains réussissent et que d'autres, bien que très doué, non. Une ambiance assez particulière pour un Cohen, bien qu'habitués aux histoires dépressives, ici les deux frères laissent de côté leur humour décalé pour laisser place à une narration très sobre mais efficace. La musique prend beaucoup de place dans le film et c'est une bonne chose tant elle est excellente, de superbes morceaux. Oscar Isaac, que je ne connaissais pas du tout, est vraiment excellent, très convaincant. John Goodman est parfait même si peu présent. Ce qui rend ce film particulier c'est qu'on ne nous donne pas le personnage super que tout le monde aime, au contraire, le type doit lutter pour survivre et n'est pas forcément apprécié par le peu d'amis qu'il a. Tout ce qu'il a c'est sa guitare, ses convictions et son talent pour la musique et on suit toutes les merdes qui lui tombent dessus. Et c'est ce qui fait la force du film, on a là une histoire qui choque par sa simplicité, par le fait qu'une personne aussi douée que lui n'arrive pas à percer. J'ai beaucoup aimé ce film et je le conseille même si je sais que pas mal de personnes risquent de ne pas accrocher ou d'être déçu.
Avec ce film les frères Coen rendent hommage à la folk music mais aussi aux artistes qui galèrent pour essayer de vivre de leur passion. Le tout magnifiquement filmé avec une photo superbe et un acteur en or : Oscar Isaac. Au travers du portrait de cet artiste et de ses rencontres, on retrouve tout l'esprit et le style des Coen Brothers notamment lors d'excellentes séquences avec John Goodman.
un navet infâme en dépis de la bonne prestation d'oscar isaac et d'une mise en scène soignée, l'histoire porte sur un looser, il n y a pas d histoire ou d'intrigue à proprement parler, l'histoire n'évolue jamais et laisse le spectateur s'emmerder profondément
Un grand film! On se replonge dans une époque et on se laisse entrainer par ce personnage. Une fous de plus les frères Coen mettent en lumière un personnage sensible et loser auquel on ne prêterai pas forcément attention. Un travail du son et de la photographie remarquable
Cinéma d'errance : les frères Coen nous avaient déjà présenté leur incursion dans le genre avec O'brother. Ils ont repris le thème de la folk music, la ballade, qui correspond parfaitement à la notion d'errance que porte le film. Un musicien sans le sou, réduit à chanter dans un petit bar, mené en bateau par beaucoup de personnes, décide de se rendre à l'un des plus gros producteurs de disques. Cette aventure se transformera en mésaventure, le film le comparant au chat qu'il a fait serment de garder pour ses voisins : d'une façon, par ce symbole, quelque chose lui échappe : la chance. Les frères Coen ont alors introduit une forme mystique dans la photographie : les lumières divines dans la maison du producteur, les teints livides des personnages, comme pour signifier une nostalgie fantômatique de l'époque, très peu de couleurs, qui joue sur le marron, gris et vert. Va pour la forme artistique, mais les frères Coen ont fait beaucoup mieux en matière de fond. Certains détails ne sont pas développés : que devient Goodman endormi dans la voiture par exemple ? et enfin, quel est ce délire avec l'inconnu en costard menaçant à la sortie du bar ? rien ne nous donne des informations le concernant. Notons que le début et l'épilogue se ressemblent énormément dans les dialogues, comme la vie qui ne change pas. Cela peut nous dire que le héros aura su se moquer de ses soucis par son "au revoir" à ce personnage mystérieux. Les frères Coen ont allié mystique, ballade mélancolique sur un sujet intéressant, mais qui manque d'ambition, de structure solide, donc qui n'est pas aussi impressionnant que d'autres films de leur filmographie.
N'ayant pas eu l'occasion de voir tous les films des frères Coen, je n'ai pas les armes nécessaires afin de comparer celui ci aux autres, mais je ne pense pas que cela soit réellement nécessaire.
Globalement j'ai apprécié celui ci. L'histoire est certes simple, mais la réalisation est vraiment très bonne, tant d'un point de vu visuel qu'au niveau de la bande son. Malgré certaines critiques qui pointent du doigt le côté antipathique du personnage principal (très bien interprété par Oscar Isaac), je trouve qu'on s'attache malgré tout à cet homme qui traîne une poisse sans pareille, souvent de sa propre faute.
Finalement, on obtient le récit de cinq jours dans la vie de Llewyn Davis, musicien folk en quête de reconnaissance, dans une ambiance années 50/60 très bien restituée, ponctué par une musique très agréable. Même si le film souffre de quelques longueurs, il n'en reste pas moins un moment posé qui fait réfléchir sur l'importance de la prise en main de son destin.
Histoire décevante de la vie d'un chanteur de folk qui vit au jour le jour et se trouve confronté à des situations qu'il a générées involontairement. PLV : pour ceux qui aiment le comique de situation, ceux qui aiment les frères Coen, passez votre chemin
Très bon nouveau film des Frères Coen n'ayant pas assez fait parler de lui je trouve car moi j'ai adoré . Il y a 3 choses que j'ai beaucoup aimé dans ce film : -La photographie que j'ai trouvé exceptionel avec cette teinte qui fait ressentir les années 70 -Les chansons qui étaient excellentes , le folk ( Please y) -Oscar Isaac qui était vraiment excellent J'ai beaucoup aimé le personnage principal qui je trouvais était très drôle nottament pour la scène avec les scènes avec le chat .
C'est très ennuyeux, on se lasse rapidement de la musique, seul le chat capte notre attention. Oscar Isaac est un bon acteur, mais pas très bon chanteur. Cela dit, visuellement, c'est quand même réussi, la mise en scène des frères Cohen est correcte et Bruno Delbonnel signe encore une fois une photographie impeccable.
La sortie d'un film des frères Coen est toujours un évènement. Cette fois, ils ont mis leur décalage au service de la musique, de la tendresse, de l'errance. Certainement leur meilleur film avec the Big Lebowski. On se laisse porter par cette ambiance des années 60 et la performance aussi en tant qu'acteur que musicale d' Oscar Isaac est magnifique. Un film d'ambiance comme peu de réalisateurs savent faire et un grand prix au festival de Cannes largement mérité.
La patte Coen nous surprend une fois de plus, avec un style nouveau mais toujours autant de talent. Inside Llewyn Davis est un petit chef d’œuvre dans le genre dramatique, à la fois simple et saisissant. Les frères Coen nous plongent dans l'univers d'un pauvre homme à qui rien ne réussit, pour qui la vie n'est qu'une succession d'échecs, sur un fond déprimant mais auquel on est accrochés, comme hypnotisés. On n'a pas le côté burlesque de O'Brother, on a là un univers maussade, dont l'ambiance est à l'image du style grisâtre du film. Et pourtant de nombreuses scènes prêtent harmonieusement à sourire. Et c'est avec sa vie accablante qu'on s'attache au personnage, dont Oscar Isaac nous offre une prestation excellente. C'est par sa simplicité que son histoire nous touche, et c'est par son malheur qu'on ressent toute la détresse de ce genre de vie. Une touche originale et intelligente, c'est ce fameux chat qui nous fait sourire tout au long du film, qui n'est sans doute au final qu'une représentation de ses échecs, de ses opportunités, de ses péripéties en général. Énorme plus également, les prestations musicales qui sont envoûtantes et touchantes. C'est d'autant plus avec cet aspect musical talentueux qu'on est affligé qu'un tel musicien ne sorte jamais de sa misère, que la seule chose qu'il possède soit son talent et ses convictions, qu'il n'ait aucune reconnaissance pour ces dernières, alors qu'il mériterait tellement plus. Et pourtant, c'est une réalité dont on parle peu. Inside Llewyn Davis réussit à tous les niveaux dans le genre dramatique, avec cette saveur particulière qu'apportent de grands cinéastes comme les Coen.
D'une intelligence rare, ciselé comme un joyau, Inside Llewyn Davis a quelque chose à la fois de divin et de presque trop léger. C'est d'ailleurs peut-être là sa limite. Bien sûr il y a cette finesse d'écriture si appréciable : le retour de flamme d'un deuil mal digéré entre réapparition d'un chat et vraies naissances, fausses morts et renaissance alors que dans la nuit un panneau indique où retrouver les fantômes de son passé... J'adore aussi ces références ultra fines à Detour (Edgar G Ulmer), Angel Heart (Allan Parker) Un jour sans fin (Harold Ramis) ou Le Privé (Robert Altman) qui donnent au film sa densité de film noir quasiment à la lisière du fantastique. Mais on peut légitimement reprocher à l'ensemble de manquer de hauteur ou de profondeur ou d'enjeux plus fondamentaux. Reste un bien beau film. ,