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Phillip
1 abonné
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2,0
Publiée le 30 décembre 2013
spoiler: Vu à Palaiseau.
Comment mettre ensemble les ingrédients qui font notre bonheur chez les frères coen et faire un film aussi pénible à regarder?? J'ai éprouvé un malaise et un ennui grandissant à suivre la galère de ce bluesman à peine crédible dans son rôle d'artiste des années 60. Ca me rappelait un peu la trame de into the wild et cette espèce de délectation dans la loose. bref, pas aimé du tout.
D'un ennui rare. Personnage principal antipathique au possible, tout comme nombre des personnages l'entourant. Le plus sympathique dans l'histoire reste le chat. Personnage principal des seules scènes intéressantes, d'ailleurs... Une scène dans la voiture qui semble interminable... Les seuls moments où je n'ai pas failli opter pour un somme dans le ciné auront été les scènes avec le chat (on oublie donc la 2e moitié du film pour l'intérêt à ce niveau...), et les chansons, merveilleusement interprétées pour le coup. Je m'achèterai plus volontiers le CD que le DVD...
Les frères Coen sont de tellement bons auteurs qu'ils pourraient filmer le bottin avec brio. Mais est-ce vraiment une bonne idée de refuser toute dramaturgie ou progression dramatique ? De beaux acteurs, l'atmosphère d'une époque parfaitement évoquée, mais à force de scènes étirées (comme le voyage à Chicago) l'ennui s'installe.
Pas le meilleur des frères Coen mais un film tout de même splendide. Isaac est bon, très bon, et on se laisse entrainer dans les péripéties désastreuses et minables de son personnage, le rendant profondément attachant et émouvant. Le film traîne parfois, et c'est là que l'on se raccroche à la musique, somptueuse folk épurée au fil de la "green green rocky road". spoiler: Le clin d'oeil final à Bob Dylan est la cerise sur l'énorme gâteau de poésie !
La scène folk new-yorkaise du début des années 60. Bob Dylan, Joan Baez, Joni Mitchell et Crosby, Stills, Nash & Young n’ont pas encore percé. Par contre un certain Llewyn Davis traîne sa guitare dans tous les coins de la ville et chante comme un virtuose. Il suffit d’une scène d’introduction, d’un micro rétro et d’un bar enfumé pour en être persuadé. Malheureusement pour lui, le talent ne fait pas tout.
Inside Llewyn Davis, c’est avant tout la chronique d’un éternel looser. Un anti-héros qui a le don de tout gâcher. Squattant les canapés des autres, couchant avec la petite amie de son copain, colérique et surtout s’obstinant à accumuler les mauvaises décisions. Honnêtement, par moments, il en devient même pathétique. Mais c’est une personnalité hors normes comme les aiment les frères Coen. Sauf que cette fois-ci, il n’y a pas de place pour la moindre trace d’ironie sanglante. Les cinéastes oscillent simplement entre une douce mélancolie et un humour cynique.
Le travail du directeur de la photographie, Bruno Delbonnel, sied parfaitement à cet univers perdu dans le temps. Ses gris veloutés plongent le long métrage dans une ambiance surréelle. La lumière n’est d’ailleurs pas la seule responsable de ce sentiment de mystère qui parcourt tout le film. Certains personnages (l’homme au chapeau qui met une raclée à Davis, le quasi mutique Johnny joué par le ténébreux Garrett Hedlund, le (double) chat fugueur…) ressemblent plus à des figures de fiction qu’à des êtres de chair et de sang.
La fin viendra, à mon sens, confirmer cette impression. Plus que d’un artiste sans concession, les frères Coen parlent avant tout de l’immuabilité du destin. Et c’est pourquoi malgré tous ses défauts, ce personnage nous est sympathique. Surtout qu’il est incarné par Oscar Issac, comédien jusqu’à présent relégué à jouer les seconds rôles (Sucker Punch, Drive et bientôt dans The Two Faces of January). Sa prestation de musicien désabusé hantera longtemps l’imaginaire cinéphilique. Parole de scout !
Une odyssée dont il y a peu à tirer: empreinte de la bizarrerie propre aux deux réalisateurs (parfois), émouvante (rarement), poussiéreuse et apathique (souvent). Un film mineur des frères Coen, séparé par un gouffre de FARGO et NO COUNTRY FOR OLD MEN, entre autres.
être looser n'a jamais été facile surtout en temps de crise....image, bande sonore, excellentes mais scénario qui se perd comme le chat qui se sauve et après qui l'on court durant longtemps....
J'ai vraiment apprécié le film. On se laisse bercer par les notes de Folk intelligemment disséminée tout au long du film. Evidemment si l'on recherche de l'action à proprement parler il faut passer son chemin. Un film à contre courant du héros habituel parti de rien et qui va rencontrer le succès et la célébrité, ici il n'en est rien on a clairement à faire à un looser, non pas qu'il manque de talent ou de courage... Llewyn représente les 99% d'artistes talentueux qui n'ont pas fait la bonne rencontre au bon moment, ni les bons choix... C'est par cet aspect que le film est génialement tragique le tout magnifiquement interprété. (Isaac et Goodman énorme!) Un film qui amène à refléchir , cela sort des "prêt a penser" et ça fait du bien.
Comme à leur habitude depuis plus de vingt ans, les frères Coen nous livrent encore et toujours une oeuvre magnifique, on en vient à se demander quand vont-ils rater un film (et on espère que la réponse sera "Jamais"). Malgré ses apparence de film musical, Inside Llewyn Davis est un vrai film "coenien", en effet on y retrouve tous les éléments caractéristiques de leurs films : des personnages complètement barrés, un héros un peu trop loser sur les bords et un humour noir. Mais faire à chaque fois la même recette n'est pas toujours synonyme de réussite et peut conduire à la lassitude. Alors pourquoi le film est-il réussi ? Tout simplement parce que Joel et Ethan ont un immense talent pour raconter des histoires, certes similaires par les thématiques qu'elles abordent, mais toujours suffisamment riches et originales pour se laisser bercer à nouveau.
Et c'est vraiment le cas pour Inside Llewyn Davis, on se laisse volontiers bercer par le voyage semé d’embûches de ce talentueux musicien poissard comme jamais. Car oui, on a affaire à un véritable road-movie, une odyssée où les vieilles voitures au chrome brillant remplacent les navires et où les armes sont en bois et à cordes. Ces dernières composent une bande originale grandiose (une des plus marquantes de cette année) où se mêlent mélancolie et rêveries. Sur la route, il croisera de nombreuses connaissances qui, comme lui, sont dans le milieu de la musique. On pense notamment au couple formé par Justin Timberlake et Carey Mulligan. Si le premier n'a plus rien à prouver en matière de musique, la deuxième confirme ici son talent pour le chant, qu'elle avait déjà montré à l'écran dans le bouleversant Shame de Steve McQueen.
On aura aussi plaisir à revoir quelques visages familiers comme John Goodman, qui pour sa sixième apparition dans un Coen, endosse un rôle, certes secondaire, mais aux répliques déjà cultes. Ajoutons à tout ce beau monde Adam Driver et Alex Karpovsky, deux échappés de la série Girls et Fahrid Murray Abraham, le Dar Adal d'Homeland.
Au-delà de ces personnages hauts en couleur et d'une bande son magnifique, on tombe en admiration devant le traitement de l'image où les couleurs prennent une teinte chaude et grisée à la fois, comme un noir et blanc parsemé d'orangé et de bleu.
Au final, Inside Llewyn Davis se trouve être un film brillant et maîtrisé du début à la fin mettant en lumière un acteur extrêmement talentueux à la voix formidable. On en ressort apaisé avec l'impression d'avoir vécu un rêve éveillé. Sûrement un des plus grands films de cette année.
Décidément, la greffe cinématographique « Frères Cohen » a bien du mal à prendre et ce n’est pas cet « Inside Llewyn David » qui va me réconcilier avec l’univers de ce tandem dont l’œuvre ne me séduit que très épisodiquement. Certes, l’image est belle, la mise en scène inspirée et l’acteur principal, Oscar Isaac, est très convaincant. Toutefois, le scénario me laisse complètement de marbre et je n’y trouve aucun intérêt. Encore une fois, nous avons droit à une galerie de personnages au physique et au comportement improbables qui évoluent dans des situations qui le sont tout autant. Peu d’éléments de narration fonctionnent dans cette histoire où finalement c’est le maniérisme qui l’emporte.
Quel beau film des frères Coen ! Je ne me suis vraiment pas ennuyée, j'ai ri, j'ai pleuré. Les moments chantés sont très beaux et émouvants et des acteurs au top. C'est très réussi.