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Luuuuuuuuc
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5,0
Publiée le 18 septembre 2022
Après de nombreux films où la musique joue un rôle important ou en forme de clin d'oeil, les frères Coen décident de réaliser un film sur la musique et l'univers folk de la fin des années '60.
Llewyn Davis est un chanteur et musicien paumé, sdf et égoïste qui culpabilise subitement à propos d'un chat fugueur qu'il a récupéré dans un appartement de passage alors qu'il a tendance à plonger son entourage dans la mouise. Llewyn dort dans les appartements des autres et couche avec les femmes des autres.
Dit comme ça, c'est assez sévère mais le génie des frères Coen est d'inverser la représentation habituelle des musiciens de talent : soit ils occupent le devant de la scène et on leur passe leurs frasques, même les plus immonde ou les plus suicidaires (façon biopic), soit ils sont, comme Llewyn, paumés et sans avenir et, dans ce cas, occupent des rôles secondaires. Or les auteurs ont le chic pour magnifier les anti-héros, sans rien leur retirer de leurs tares.
spoiler: Juste en passant, la scène du scrotum du chat est à hurler de rire
Coupé en deux, le film new-yorkais devient road movie : Llewyn rejoint Chicago en compagnie d'un musicien de jazz odieux (John Goodman) et d'un comédien sombre et taciturne (Garrett Hedlund, qui retrouve sa dégaine de On The Road). Cette tentative sera un nouvel échec malgré le fait que le gros producteur reconnaisse son talent.
La vie de Llewyn est une succession d'échecs à la façon des artistes maudits, une sorte d'hommages à tous ceux qui n'ont jamais, même après leur mort, été reconnus. Une sorte de champion du monde des losers, transcendé par l'interprétation extraordinaire de Oscar Isaac (qui retrouve Adam Driver, avec qui il a joué dans la dernière trilogie de Star Wars).
Inside Llewyn Davis est un terrible conte musical noir. Très noir.
La photographie est superbe, comme les mélodies, et Oscar Isaac crève l'écran. Ni une success story, ni une descente aux enfers, les frères Coen suivent le parcours minable d'un chanteur folk avec beaucoup de tendresse. C'est beau et touchant.
Film insipide, lent, manquant de crédibilité que ce soit au niveau des images des années 60 que du jeu d'acteur. Les situations sont étranges et on se demande comment ce film a eu autant de nominations. Pour moi il s'agit de l'un des pires films des frères Cohen.
Ce film est un portrait décourageant du rêve américain, et sans une once d’adoucissants.
L'intrigue n’est pas traditionnelle dans le sens où il n'y a pas de conflit principal avec des scènes qui évoluent vers une résolution, plutôt tout ce qui se passe est destiné à nous donner une idée sur la nature impitoyable de la vie que Llewyn Davis (Oscar Isaac) s'est choisie pour lui-même.
Llewyn Davis est l’histoire d’un chanteur folk au talent incontestable, qui vit dans le Greenwich Village de New York, pendant l'hiver 1961 et qui a du mal à gagner sa vie. Plombé par un certain nombre d'erreurs dans son travail et sa vie personnelle notamment celle de sa participation à un duo folk, Llewyn cherche à percer malgré les circonstances.
Le film ne va délibérément "nulle part", reflétant le chemin rocailleux de Llewyn Davis dans la vie. C'est du cinéma, mais c'est plus vrai que nature. Cette atmosphère riche ressemble à un hiver éternel.
La triste vérité de cette histoire est que quiconque cherche à s'impliquer dans l'industrie du divertissement, en particulier pour la qualité (comme on peut le voir ici) est souvent ignoré car la majorité du public est attiré par des musiciens plus simples et plus agréables à regarder.
Bien que le film se déroule dans les années 60, il a un côté intemporel. Un sentiment d'intemporalité qui lui permet de s'adapter à n'importe quelle décennie.
Oscar Isaac est excellent dans le rôle principal, il porte le film tout entier et fait un travail remarquable à cet égard.
Le film a un peu de mal à trouver son rythme, en particulier son troisième acte qui semble s'attarder plutôt que de porter ses fruits, mais l'ensemble du film est étonnamment divertissant et tranquillement poignant dans les moments qui touchent au cœur de Llewyn. Très peu de cinéastes sont capables de tirer autant de choses de ce qui peut sembler si simple, mais les Coen sont les maîtres en la matière.
New York, 1961. Llewyn Davis est un chanteur de folk talentueux mais sans succès. Marqué par la perte de l'autre membre de son duo musical, il subit une spirale de mauvais choix, ce qui le conduira à vivre une semaine particulièrement infernale. Comme à leur habitude, les Coen parviennent à traiter d'un sujet sombre avec une certain légèreté, grâce à leur humour décalé. On verra ainsi ce protagoniste malheureux effectuer toute une série de rencontres saugrenues, dont certaines prestations d'acteur étonnantes. Carey Mulligan en ancienne amante qui haït Llewyn, Justin Timberlake (!) en ami bienveillant et beaucoup plus talentueux, F. Murray Abraham en producteur très froid, John Goodman en jazziste drogué infecte, ou encore Adam Drive, alors inconnu, en petit musicien gentillet ! Mais évidemment, c'est Oscar Isaac qui fait le show, incarnant avec sobriété et subtilité ce chanteur qui tente de garder sa dignité et son intégrité artistique, malgré l'adversité et ses mauvais choix évidents. Sans compter qu'il chante réellement à l'écran, avec talent. Un rôle qui permettra à la carrière de l'acteur de décoller considérablement. A côté, la mise en scène hivernale des Coen retranscrit à merveille la difficulté d'exister dans cette industrie musicale émergente où la concurrence semble légion. On relève aussi, comme souvent chez les frangins, des références à la mythologie qui donnent un poids supplémentaire à un récit qui apparait presque cyclique. Il y a sans doute également énormément de références à la musique folk, mais n'étant ni amateur ni connaisseur du genre, je ne saurai les repérer !
Inside Llewyn Davis est une comédie dramatique plutôt pas mal signée les frères Coen, même si c'est loin d'être leur film le plus marquant (comparé au Big Lebowski ou à No Country for Old Man). Le film marche en grande partie grâce à une distribution d'acteurs très justes dans leurs interprétations (notamment Oscar Isaac et Carey Mulligan). Après, finalement, l'intrigue n'est pas forcément très convaincante. Je pense que les amateurs de musique folk trouveront largement leurs comptes car le film fait la part belle à cette musique qui a été canonisée par Bob Dylan. Fondamentalement, le film se regarde bien mais ne m'a pas laissé de souvenirs impérissables.
J'ai dû passer à côté car j'adore les frères Coen et Oscar Isaac, pourtant la magie n'a pas pris avec moi. Je me suis ennuyé et j'ai compté les scènes... Peu d'empathie pour le personnage principal, une narration assez inintéressante, bref sûrement pas fait pour moi !
Ce film nécessite probablement une seconde lecture, car je n'ai pas compris les tenants et les aboutissants des deux scènes quasi identiques de début et de fin. Pour le reste on suit les errements et les déboires d'un musicien pourtant talentueux à qui la chance ne fait guère de place. Tout cela dans des couleurs verdâtres maronnasses probablement pour appuyer le coté morne et monotone de cette existence. Beaucoup de spectateurs auront trouvé le personnage antipathique, je l'ai pensé pour ma part aigri par son existence. Sa hargne le rendant agressif et désagréable avec les autres. Mais il en va de même pour quasiment tous les protagonistes de l'histoire. Il leur faut un coté malsain genre rivé à un vice pour les rendre intéressants, ce qui ne fonctionne pas avec moi. Tandis que les personnages moins dégueus sont catalogués dans une espèce de caricature de la ringardise systémisée. Il n'y a qu'à penser aux Gorfeins, toute une famille porteuse de lunettes, qui semblent être les « amis » idéaux dont Llewyn Davis profite puisqu'ils ne semblent guère partager grand-chose avec lui. On aura du mal à comprendre le lien qui les unit. A part le chat,spoiler: oui le fameux chat des Gorfeins qui s'est échappé, et que Llewyn s'efforce de retrouver. Ce chat est le seul élément positif et agréable du film, en plus super calme pour un fugeur. Alors Llewyn aurait pu au moins acheter un harnais et une laisse pour le garder près de lui, spoiler: et même sil s'est trompé de chat, lors de la pénible virée à Chicago, plutôt que de l'abandonner dans la voiture avec le gros musicien écoeurant et overdosé. Ah la voiture et le chat (la chatte d'ailleurs) sont cools mais ses deux acolytes, il faut se les farcir pendant au moins vingt minutes. Sans narrer le film, malgré toutes ses vicissitudes, on peut penser que Llewyn va finalement aboutir à quelque chose car il a sa ténacité pour lui. spoiler: Pas que le film finisse bien, puisqu'il se fait tabasser, mais comme une figure de surf en mode feel-good sur les vagues scélérates de la vie
Les frères Cohen signent le portrait drôle et touchant d'un folksinger poissard, accompagné par des dialogues irrésistibles et des personnages improbables, et porté par un grand comédien, Oscar Isaac.
Un drame musicale nappé de l'humour déjanté des frères Coen. Oscar Isaac, excellent qui montre ses talents de musicien et de chanteur, seconds rôles délicieux tel que Justin Timberlake, Adam Driver, F. Murray Abraham ou Carey Mulligan avec un habitué, John Goodman toujours aussi farfelue et un chat très bien dressé. Un musicien du début des 70's qui essaye de s'en sortir malgrés les galères. Des dialogues affûtés. Amusant, tordu, des images bien cadrées, par moment un road movie volontairement grotesque bien amené qui nous guide jusqu'à Bob Dylan pour clôturer l'histoire.
Je préfère les frères Coen un peu plus truculents. Ce film, comme les vieux morceaux de folk qui l'accompagnent, est très mélancolique, même si parfois l'on sourit des dialogues un peu vaches et des coups en douce que réserve la vie à Llewyn. Oscar Isaac est excellent et les frangins savent vraiment bien filmer.
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4,0
Publiée le 9 septembre 2018
Remarquable èvocation d'un chanteur folk en quête de reconnaissance dans le Greenwich Village des sixties! Le monde folk des paumès comme si vous y ètiez! Le New York insouciant, folk et dylanien comme on l'a rarement vu à l'ècran! Quand les frères Coen rèalise "Inside Llewyn Davis" en 2013, il s'est ècoulè près de trente ans depuis "Arizona Junior". Les frangins n'ont pourtant rien perdu de leur savoir-faire! Ce qui est formidable c'est de voir que sur un petit sujet au ton rèsolument pessimiste, les Coen s'amusent toujours autant! Le casting de ce faux biopic est une merveille, entre Oscar Isaac en loser magnifique qui s'affirme rèellement dans ce rôle, la sublime Carey Mulligan et le toujours excellent John Goodman, le cinèphile nage en plein bonheur! Une vèritable leçon de mise en scène avec de l’invention visuelle, des dialogues bien ècrits, une reconstitution savoureuse d'une èpoque à jamais rèvolue et des rencontres aussi ètonnantes qu'inattendues! Mes aïeux, quelle B.O aussi! Le film a reçu le Grand prix au Festival de Cannes 2013 même si "La Grande Bellezza" de Paolo Sorrentino mèritait ègalement ce prix...
Narration parfaite, photographie sublime, musique magnifiée et mise en scène d'une grande élégance : ce nouveau film des frères Coen jette un juste regard sur la musique folk des sixties et sur ces tendres loosers dont les frangins cinéastes adorent, dans leurs films, en faire le portrait. A voir absolument !!
Un film mélancolique, philosophique, contant la vie d'un "raté" fort attachant prenant la vie au jour le jour, enchainant les déconvenues mais arrivant toujours plus ou moins à s'en sortir. Les acteurs sont très bons.