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Un visiteur
4,5
Publiée le 12 décembre 2015
Avis aux amateurs de losers magnifiques ou de folk des 60's, ce film est fait pour vous ! Si l'on outrepasse l'hommage évident à Dave Van Ronk, ce mélodrame est somptueusement orchestré et distribué par un Oscar Isaac divin, un John Goodman "so goodmanien" et un duo Mulligan-Timberlake aussi inattendu que talentueux. Mélancolique, intemporel, onirique, un Coen pur et magnifique.
Un film très inspiré avec une BO agréable (surtout à la fin) avec un des meilleurs "beaux perdants" des frères Coen. Moins drôle et dynamique que d'autres de leurs oeuvres comme O'Brother ou A Serious Man, cette oeuvre est une de leurs plus personnelles. Et...John Goodman.
Très beau film, hommage au Folk des années 60, le style Coen "comédie humaine" est bien présent, tout cela avec de très belles mélodies qui retransmet à merveille cet art qu'est l'expression de l'âme.
Une semaine dans la peau d'un looser, par les Frères Coen. Le film est plein de charme, porté par un très bon Oscar Isaac. Je préfère d'autres films des Coen, cependant celui ci est intéressant car il est centré sur un seul personnage et celui ci est particulièrement mis en difficulté par la vie à chaque instant. On retrouve le thème de la (sur)vie dans un monde extérieur hostile dans beaucoup de leurs films (A Serious Man, Barton Fink, the Barber, the Big Lebowski etc.). A chaque fois les héros sont hauts en couleurs, adapter ici ce thème à la vie d'un chanteur de folk dans l'hiver rude de New York est particulièrement vibrant, on peut s'identifier assez facilement à ce Llewyn Davis. La musique est belle et les seconds rôles attachants, une belle réussite primée logiquement à Cannes du Grand Prix.
Bon à part le fait que je n'ai pas reconnu un temps soit peu le casting (à part John Goodman) si ce n'est l'acteur principal, mais bon, c'était parce que je savais qu'Oscar Isaac tenait le rôle principal, j'ai plutôt aimé le dernier film des deux frangins. Alors je ne serai pas non plus aussi élogieux que pour d'autres de leurs réalisation, mais c'est un très bon film, calme, posé, très bien réalisé, très bien écrit... arrivant à captiver le spectateur et à créer de l'empathie avec ce personnage très "gris".
Le héros n'est ni un brave type, ni un enfoiré, c'est juste un gars normal, avec ses hauts, et surtout ses bas... ses agacements... ses déboires...
Je trouve ça très fort de faire un héros qui soit aussi prenant sans jamais rien faire pour le rendre aimable... d'ailleurs la très belle photographie du film est elle aussi plutôt terne... la musique, franchement belle également (alors qu'à la base je ne voulais pas forcément voir ce film car je ne suis pas un grand fan de folk) est plutôt douce aussi... et pourtant il se passe quelque chose avec ce personnage, ça naît d'un équilibre quasiment indescriptible, quelque chose qui tient tout simplement d'une certaine forme de génie... ou d'un travail acharné pour épurer le film... il n'y a rien de trop, rien qui manque... Je suis assez impressionné, ou plutôt je le serai si je ne connaissais pas leurs autres films.
Parce que bon, même si je me doutais que c'était très bien et que finalement je ne suis pas tant surpris que ça par la qualité j'avais malgré tout une petite appréhension à cause du côté musical... appréhension qui disparaît dès la première minute de film...
Après je pense qu'il faut aussi rendre à César ce qui appartient à César, les acteurs sont tous très bons et très bien dirigés, même le chat ! Pour une fois qu'on a un rôle de chat qui n'est pas niais... j'avais pas vu ça depuis le Privé !
Comment ne pas citer cette fin ? concluant (ou non) magistralement le film... avec la même douceur amère que le reste du film...
C'est vraiment un film sans fausse note, si j'ose dire... et suivre un loser n'aura que rarement été aussi sympathique ! Surtout que ça a beau être un pauvre type, on ne tombe jamais dans le misérabilisme parce qu'on ne va jamais chercher à venir lui faire porter tout le poids du monde sur ses épaules... c'est un humain, trop humain... qui vit sa vie d'humain...
On se demande bien ce que les critiques trouvent toujours d’exceptionnel aux films des frères Coen. Une telle unanimité est même plutôt inquiétante surtout lorsque l’on visionne ce Inside Llewyn Davis qui, s’il possède bien entendu de grandes qualités, notamment formelles, n’a rien de transcendantal. On peut même le trouver un brin creux dans sa volonté de brasser du vide autour d’une figure incapable d’évoluer. Cette histoire d’un chanteur de folk qui ne trouvera jamais la voie du succès ou de la rédemption est condamnée à faire du surplace et à dérouler des scènes toujours bien emballée, mais dont l’intérêt se dilue au fur et à mesure que les enjeux narratifs – inexistants – disparaissent de la ligne radar. Reste une oeuvre habilement tournée, bien interprétée, mais désespérément vide et creuse, comme une bonne partie de la filmographie surévaluée des frangins américains.
Plus qu'un biopic, c'est un film sur les galères de la vie, le portrait d'un marginal, loser attachant, se complaisant dans ses difficultés. La musique apporte au film un côté inéluctable à la situation du personnage.
Un film passionnant, qui recrée discrètement une ambiance et une époque pas si merveilleuses, nimbées de la grisaille de l'hiver new yorkais. L'anti-héros, personnage toujours cher aux Coen, est un musicien fatigué, désabusé, admirablement interprété par un inconnu aussi bon musicien et chanteur que comédien.
La justesse des scènes musicales, nombreuses, et la finesse de la description du parcours chaotique de Llewyn Davis, entre recherches d'un sofa pour la nuit, virée à Chicago en compagnie de deux lascars imbuvables (Goodman égal à lui-même) et visite surréaliste à un père taiseux, font de cette oeuvre l'une des plus belles réussites de leurs auteurs, et prouvent encore une fois la richesse de leur inspiration.
Après leur très bon western "True Grit" qui reparti bredouille de la cérémonie des Oscars malgré ses 10 nominations, les frères Coen reviennent à un film plus intimiste avec "Inside Llewyn Davis". Llewyn Davis est un sans domicile fixe qui trimballe avec lui sa guitare pour chanter et jouer dans les bars, ramassant un peu d'argent au passage. Avec cette histoire, les frères cinéastes s'éloignent un peu de leurs habitudes. Ce n'est pas une comédie, ce n'est pas un western ou un film policier non plus. Ce film est un drame, racontant les mésaventures d'un chanteur qui ne rencontre pas le succès. Cependant, Joel et Ethan parviennent à éviter de justesse de tomber dans le pathos, même si leur objectif est clairement que le spectateur s'apitoie sur le sort du personnage principal. Et cela fonctionne assez bien, on prend très vite en empathie Llewys, notamment grâce à la très belle performance d'Oscar Isaac, autant artistique que musicale. C'est ce qui fait que le film reste plaisant à suivre du début à la fin. En plus de la mise en scène soignée et des bonnes musiques qui accompagnent le récit. Néanmoins, le long-métrage n'évite pas certaines longueurs et baisse de rythme vers le milieu de l'histoire. Et à force de raconter les misères que rencontre le personnage, les réalisateurs de "Fargo" n'arrivent pas à rendre le récit vraiment passionnant et prenant. "Inside Llewyn Davis" est donc un petit film dans la filmographie des frères Coen, pas déplaisant mais loin d'être leur meilleur.
Je n'ai pas du tout aimé ce film. L’idée de rendre hommage à la musique folk était pourtant excellente. Mais il ne se passe rien, c'est plat, c’est d’une banalité déconcertante, Et la musique n’est même pas bonne, il y a pourtant tellement d’excellentes chansons folk, mais on nous sert du ringard à la voix insoutenable. Sauf à la dernière minute, on a droit au Maitre en personne : Bob Dylan !
La country et la folk sont des genres de musique joué par une grande majorité de blancs. Et ce n'est pas pour rien que ce film en porte la trace. Mais malheureusement, le seul moment qui met en place un "étranger", le personnage principal commence à sortir de ses gonds. Alors oui le film est plutôt sympathique quoiqu'un peu ennuyant avec ses longs plans inutiles, mais surtout cette seule réplique désigne bien la mentalité de certaines personnes. Écoeurant. Enfin, finalement les acteurs sont plutôt pas mal et la musique est bonne.
Grand Prix au Festival de Cannes 2013, Inside Llewyn Davis dresse le portrait émouvant d’un musicien en quête d’un jour meilleur. Magistralement interprété par Oscar Isaac, celui-ci nous offre des instants étonnamment touchants. Il traverse sur sa route des personnages travaillés et épatants. Les frères Coen nous transporte dans le voyage musical, en terre folk, le plus beau de l’histoire du cinéma. Les textes, les voix et les musiques éveillent des sensations et des sentiments. Même le chat est humanisé à la perfection. Inside Llewyn Davis est un chef d’œuvre poétique et musical. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Une comédie dramatique truculente qui, un peu à l'instar de "Man on the moon" de Milos Forman, se révèle touchante dans les instants comiques et pleine de légèreté et d'humour dans les moments plus graves. Le personnage principal de Llewyn Davis, incarné impeccablement par l'excellent Oscar Isaac, antipathique et profiteur est traité avec une telle empathie qu'il en devient attachant. Une peinture fascinante de la musique américaine folk des années 60, une œuvre à classer quelque part entre "O'Brother" et "Barton Fink" dans la filmographie des frères Coen. Une petite perle.
réalisation impeccable, photographie, cadrage, mise en scène, acteurs, tout parfait. mais voilà cette histoire sur la galère d'un musicien entêté est bien longue et même ennuyeuse. certaines scènes sont même inutiles, le voyage à 3 qui fini en impasse ou encore son ex qui cherche à avorter... quel rapport avec sa carrière qui ne démarre pas ? certains personnages secondaires ne servent à rien. seules les passages en musique sont superbes, seulement si on aime cette musique.
Avec cette biographie, les frères Coen renouent avec la veine musicale d' O Brother (auquel j'ai parfois pensé même si les univers sont différents.). L'occasion de livrer une fois de plus un portrait de loser patenté dont ils se sont fait une spécialité. Mais le ton est ici assez différent de la plupart de leurs films, ce qui me fait dire qu'il s'agit d'une de leurs œuvres les plus accessibles. On n'y retrouve pas cette ironie distanciée, ce mordant un peu vache; les Coen regardent au contraire leur personnage avec une profonde tendresse, une empathie même, inhabituelle (il n'y a qu'à comparer avec le traitement qu'ils réservaient au héros de A Serious Man). Un tel regard nous fait ressentir la solitude, le froid, la fatigue et le manque de sommeil qui cernent Llewyn. Le ton employé s'applique d'ailleurs à tous les personnages du film, qui gravitent dans le milieu des folkeux de Greenwich Village, un microcosme au sein duquel, malgré les divergences et les blessures, on se sert les coudes, on se prête les canapés, on vivote...et duquel émergera la figure iconique de Bob Dylan. La description est minutieuse, l'image, qui baigne dans une lumière brumeuse inspirée de certaines pochettes folk, parfaite, et le scénario, dans sa structure cyclique, prouve la maîtrise parfaite des réalisateurs. Au final, l'histoire de Llewyn Davis/Dave Von Ronk, c'est donc celle d'un artiste arrivé trop tôt, trop intransigeant ou peut être tout simplement pas assez talentueux. Son histoire, malgré les péripéties et les moments cocasses, est finalement profondément émouvante.