Lent et mélancolique road-trip d’un musicien qui cherche la reconnaissance. C’est beau et doux comme la musique et le réalisateur filme avec amertume le découragement.
Je ne me suis pas passionné par ce film des frères Cohen. Je dois préférer leur côté policier à leur côté comédie/drame. Bref l'histoire de ce jeune chanteur folk en galère en ce début des années 60 ne m'a pas beaucoup ému. Malgré des personnages bien travaillés, une ambiance et des décors très bien restitué, une bande sonore surement très travaillé aussi je n'ai pas accroché.
Inside Llewyn Davis" est d'abord un film de très bonne facture pour les frères Coen (un de plus). De la photographie au montage, en passant par les dialogues, la qualité est partout. On découvre même un Oscar Isaac excellent dans un rôle principal et surtout il joue de la guitare et chante je retient la chanson "fare thee well" qui est magnifique. Carey muleghan est excellente aussi. Le spectateur est très vite en empathie avec le personnage qu'il incarne. Aussi, cette désespérance qui l'habite est à la fois terrible et relativisée par un humour constant. Le parcours de ce musicien à l'avenir incertain est donc raconté avec conviction et lucidité. Néanmoins, on pourra regretter une fin moins forte d'un point de vue narratif que ce qui précède. Un film peut-être pas assez surprenant, mais qui rappelle tout de même que les frères Coen ont encore de belles histoires à nous raconter.
Au total, même si le film est bien tourné, avec quelques scènes aux images magnifiques comme celles du voyage aller-retour entre New-York et Chicago, même si les acteurs jouent bien, même si les seconds rôles constituent uen galerie de portraits intéressante, même si la musique folk est sympa, on s'ennuie quand même beaucoup dans ce film aux ressorts dramatiques bien trop mous sur un looser sympatique qui rate à peu près tout ce qu'il entreprend
Grand Prix à Cannes en 2013, ce drame musical réalisé par les frères Coen nous offre de nombreux motifs de satisfaction : de bonnes séquences musicales, des dialogues consistants, une mise en scène sophistiquée et sans faille. Sur de belles images et une sympathique ambiance de New York des années 60, cette histoire émouvante nous distille une belle galerie de personnages attachants et charismatiques, où même la présence du chat est essentielle. Bien entouré par le joli couple Carey Mulligan - Justin Timberlake (Jean & Jim), Oscar Isaac porte admirablement ce film. Outre le fait d'être un excellent chanteur dans ce rôle majeur, il se révèle éclatant de crédibilité. Assez éloigné dans l'esprit des thrillers mythiques que sont "No Country for Old Men", "Fargo", ou de "The Big Lebowski", "Inside Llewyn Davis" n'est pas ma réalisation préférée des frères Coen. Cependant cette vingtième visualisation d'un de leur film est immanquable.
Un film sur un musicien qui ne perce pas, assez rare pour être noté !! Je pense que tout aspirant musicien devrait regarder ce film. Il faut bien sur se remettre dans le contexte des années 60.
Tant bien même que cette époque fut faste pour les musiciens (avec les ventes de CD) on assiste aux même problématiques que les musiciens actuels : se faire connaitre, avoir un bon producteur, mieux se vendre que la concurrence, etc...
On a là un parfait exemple de musicien talentueux certes, mais narcissique, borné et égoncentrique, qui se retrouve dans de mauvaises situation bien souvent du fait de son mauvais karma.
Les films des frères Cohen se divisent en 2 catégories : ceux basés sur une certaine dérision de situations invraisemblables où l'anti héros est plutôt de mise, avec de l'humour noir, et ceux plutôt axés sur la musique, avec une atmosphère pesante où on s'ennuie profondément car il ne se passe pas grand chose ou si peu. Ici vous l'aurez compris, on se situe dans la deuxième catégorie malheureusement. Musique genre guitare blues, looser pas drôle. L'histoire du chat aurait pu donner quelque chose d'original mais non, ça tombe à plat.spoiler: Déjà, le coup du chat sur le palier, il y avait qu'une chose à faire, le laisse là, et il aurait retrouver son domicile tout seul (les chats sont capables de faire des kms, alors 10 m pour rentrer chez soi…).
Bref, ami de la guitare sèche tendance blues, vous aimerez probablement ces chansonnettes qui donnent envie de se pendre, les autres comme moi, je vais attendre le prochain en espérant qu'il soit plus gai et dérisoires comme ils ont bien su les faire par le passer, ceux là je les trouve carrément bons.
Pas terrible. Je ne comprends pas que ce film est des notes si hautes. Il ne se passe rien. La folk pour les français, ça ne rappelle rien, ce n'est pas nostalgique. A part des gros mots et le fait que des acteurs chantent, j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps.
Inside Llewyn Davis se construit comme une chanson folk. On suit les tribulations malheureuses d’un musicien hanté par son art qu’il porte telle une malédiction décimant sa vie sociale ; la structure cyclique du film illustre parfaitement le genre musical dans lequel il s’inscrit tout en évoquant la ronde destinée humaine, vinyle que l’on ne cesse de rejouer sous le diamant inaccessible. Llewyn enrichit un répertoire où chaque titre sonne comme la déclinaison du précédent, profondément ancré dans sa personne qu’il peine aussitôt à livrer aux convives affamés, ayant soif de divertissement. Voyageur sans frontière, cet Ulysse américain fait un long voyage pour finalement retrouver sa demeure restée inchangée, à savoir la scène. Et sa violence. La vie en pérégrination, la chanson en foyer.
Un triste et nostalgique folk, parfois lent, l'atmosphère de ce film nous émeut comme elle nous perd, un manque de relief et d'action a mon gout, d'espoir !
En admirateur des frères Coen, j'étais impatient de découvrir "Inside Llewyn Davis" mais je ne m’attendais pas à ce que le film me plaise autant. Ce film fait le lien entre les deux versants de la filmographie des Coen, la comédie et les films à noir, pour proposer un film parfois drôle mais surtout très mélancolique. Le personnage de Llewyn Davis s'inscrit dans la tradition de ses losers magnifiques, un personnage très attachant, subliment interprété par Oscar Isaac. J'ai découvert pour l'occasion ses talents de chanteur et sa voix juste magnifique qui emporte le film. Le film est un bijou sur le plan esthétique, les frères Coen proposant un film très sombre avec une domination de gris mais le résultat n'est jamais fade grâce un gros travail sur l'éclairage. La mise en scène est impeccable et le film alterne les très belles séquences de chant, avec des scènes très émouvantes et aussi des scènes totalement surréalistes (la scène du cour-voiturage est vraiment excellente). A titre personnel, "Inside Llewyn Davis" est l'un de mes Coen préférés, un très beau film, maîtrisé en tout point qui aboutit sur une fresque musicale touchante.
Dans une époque où l'on super héroïse à tout va et où les histoires de surhomme en collant se bousculent sur notre écran, Inside Llewiyn Devis dénote. Suivre la vie d'un "looser" pendant 3 jours était une promesse excitante, notre musicien folk ratant en effet à peu prêt tout ce qu'il fait l'effort de tenter. On est forcément touché par le choix d'un héro aussi peu conforme aux standards, paumé, moux, injuste, jugeant les autres sur des idéaux qu'il n'applique pas à lui-même et n'offrant même pas le minimum de respect à ceux qu'il croise : sa soeur, Jeanne, les autres artistes qu'il dédaigne systématiquement ou les goldfeins qu'il méprise. Le fil narratif est lui aussi assez unique puisqu'il n'y a ni début ni fin, à l'image de son héro principal constamment fatigué. Il ne va nul part (il est prêt à renoncer à devenir marin à cause de 84$!) et est incapable d'assumer ses choix dans le temps ou même de prendre soin d'un chat. Oscar Isaac est un bon chanteur et s'est très bien emparé de ce personnage taciturne, son visage et son corps apathique poussant dans ses retranchements la palette des émotions autour de la langueur, la tristesse la depression et l'ennui. Je ne suis même pas sûr qu'il ait souri une fois ! Un accès de colère parvient tout de même à nous réveiller un peu. Vous comprenez bien que le rythme n'est pas fou mais en plus on voit les rares rebondissements arriver avec 20min d'avance (le chat n'est bien sûr pas le même). C'est donc long et mélancolique mais sans atteindre le génie de No Country for Old Men. En vérité, (ne nous mentons pas) malgré ma sensibilité à la mise en scène, les couleurs pastels et les rythmes folks et alors que beaucoup crie au génie, j'ai trouvé un peu chiant ce Cohen. Une scène : "I don't see much money here".
Un très beau film qui m'a plu, l’itinéraire de parcours de vie d'un musicien, personnage amusant, jovial par la mélodie qui l'entonne, mélancolique avec ses déboires, ses peines de cœur, une bonne surprise par son agréable histoire qui mérite un 5 étoiles.
Un excellent film dramatique. Oscar Isaac incarne un musicien folk. Les Frères Coen nous offrent un peu de nostalgie avec cette plongée dans les années 60.Carey Mulligan interprète une chanteuse folklorique. Justin Timberlake tient le rôle d'un chanteur de country. Adam Driver joue un guitariste et membre du groupe de cette musique énergique.
Un film sur la musique folk. Une ballade, celle de Llewyn Davis, fantastique, désabusé mais persévérant Oscar Isaac. Musicien dans le creux de la vague, à la recherche d'un nouveau commencement, il traîne ses guêtres où l'espoir d'un changement est possible entre galères, rencontres et persévérance. Sous la caméra baignée d'une lumière pourtant apaisante, on assiste comme dans un rêve à ce périple jalonné de désillusion. Pas de gags mais des situations et des dialogues qui nous piquent au vif, des personnages sympathiques même si antipathiques à l'image de John Goodman. Il règne tout au long de ce Inside Llewyn Davis, une ambiance de pudeur et de discrétion derrière le cheminement d'un homme qui hésite encore entre résignation et espérance. Oscar Isaac est superbe au milieu de ce casting impeccable. On n'a pas affaire au meilleur film des Coën mais on n'en reste pas moins hypnotisé par la virtuosité des frangins tant au niveau de la photo que de la bande originale qui fait ici partie intégrante de l'histoire. Un film sur la musique folk mis en scène comme tel, un instant hors du temps dans lequel un homme semble faire du surplace. "Si ça n'a jamais été nouveau, et que ça ne vieillit pas, alors c'est une chanson de folk."