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Un visiteur
2,5
Publiée le 12 novembre 2013
Les frères Cohen réussissent à nous emporter dès les premières scènes dans la nostalgie douce amère du héros, qui erre dans un New York des sixties peuplés de personnages décalés en vue de faire carrière dans la musique folk. Si le film n'est pas particulièrement long, des longueurs se font vivement ressentir, laissant émerger une certaine absence de relief qui déçoit, malgré le style bien affirmé des réalisateurs. Llewyn Davis se laisse dériver sans jamais tirer de fruits de son ambition. C'est le propos du film de montrer une boucle tragique qui se répète, dans des scènes à la fois moroses et ubuesques, mais l'humour noir et l'émotion s'effacent inéluctablement derrière la langueur de la narration.
Les frères Coen marquent un grand coup avec cet hommage à la folk des années 60. Basé sur le portrait de ce musicien à qui rien ne réussit, nous sommes transportés par la musique, l'esthétique et les rencontres improbables de ce dernier. C'est d'ailleurs la force du film : magnifier cet acteur trop méconnu qu'est Oscar Isaac en le confrontant à des détails et des êtres charismatiques tout au long de ce voyage onirique, en passant par le chat qui s'appelle Ulysse, rappelant l'importance des contes et des mythes dans l'univers des frères réalisateurs. Comme pour appuyer le long voyage que semble ne jamais vouloir terminer notre loser. Aidé par des interprétations impeccables de Carey Mulligan moins petillante que dans Gatsby et si juste, ou John Goodman en passant par un Justin Timberlake méconnaissable, impressionnant par sa justesse (au contraire de notre héros)et à certaines trouvailles comme Adam Driver, cet acteur / chanteur nous montre l'étendu de son art sans réussir paradoxalement à mettre en lumière son personnage aux yeux des autres dans cet itinéraire sans gloire. Il se contente d'errer de canapé en canapé comme on change de chansons. Rythmé par la musique et les dialogues de haut niveau, nous sommes face à une oeuvre irrésistible, drôle et envoutante. Du grand art, sans doute le plus beau film des Coen. A découvrir absolument et bien évidemment en version originale si possible.
Je suis super déçu par ce film, je me suis endormi à plusieurs moment. et apparemment je n'était pas la seule... Une histoire sans queue ni tête, moi qui voulais faire decouvrir les freres Cohen à une amie ca n'a pas était une réussite....donc un conseil si vous voulez pas perdre votre temps passez votre chemin.
Début des années 60. Llewyn Davis ne voyage plus beaucoup. Avant, c'était le contraire. En mer. Quand il était dans la marine marchande. Maintenant, le trentenaire désabusé ne sort guère du "Village" où il survit de cachetons plutôt épisodiques, sauf pour aller rendre visite à sa soeur, ou à des amis universitaires à l'autre bout de New York, les Gorfein, qui ont le canapé d'appoint accueillant. Musicien ("folk") marginal dans son propre milieu, il va se résoudre à une escapade à Chicago, en singulier covoiturage. Puis ce sera le retour illico, après une nouvelle déception professionnelle. Et un retour à la mer, contrarié par un syndicalisme tatillon. Une sorte d'Odyssée en solitaire, pour loser attachant. Mais où c'est le chat vagabond des Gorfein qui s'appelle Ulysse.... Un cru Coen moyen - curieusement distingué par le Grand Prix au dernier Cannes. Un peu trop de séquences musicales, pas toujours indispensables, et toujours trop longues. Belle distribution en revanche : Oscar Isaac est épatant en Llewyn, et bien entouré (Goodman, Timberlake, Carey Mulligan..). Et c'est techniquement irréprochable.
Llewyn Davis est musicien mais un artiste à qui la chance n'a pas souri. Il perd son compagnon des débuts et depuis végète de bar en bar pour gratter sa guitare et gagner sa pitance. Le succès ne sera jamais au rendez-vous et aurait-il voulu l'être que Llewyn Davis se serait sans doute arrangé pour le laisser passer. Il fallait bien compter sur le talent de Joel et Ethan Coen pour nous narrer une semaine de la vie de cet artiste sans que l'on n'ait jamais à aucun moment envie d'éprouver pour lui de la tristesse ou de la compassion. Car aussi infortuné soit-il, aussi détestable peut-il être également et même avec ses amis ou ceux qui veulent lui venir en aide. Une fois de plus, Ethan et Joel Coen nous dissèque au scalpel la vie de ce raté, tout cela avec cette atmosphère qui leur est propre et des musiques, elles aussi, taillées sur mesure. Comme toujours, le cinéma des frères Coen nous fait côtoyer des personnages improbables et passer un sacré bon moment !
Sublime en tout point! La décision de faire jouer les musiques a capella ou même tout simplement la mise en scène du film qui mériterait de nombreux pris de mise en scène. De très beau plans et un magnifique travail de la part des deux frères. Chapeau
Inside Llewyn Davis raconte une semaine de la vie d'un jeune chanteur de folk dans l'univers musical de Greenwich Village en 1961. Lewwyn (Oscar Isaac) nous promène une semaine de galère en galère dans le froid rigoureux d'un hiver New-yorkais. Son bout de canapé à trouver chaque soir pour squatter, ses gueules de bois, ses rencontres improbables, ses espoirs, sa bohème pseudo-chic et ses échecs de musicien. Il a perdu la gnack et son partenaire musical, une version sans succès de Simon and Garfunkel. Oscar Issac est génial avec sa gueule façon Pacino et son allure débraillé. Il est naïf, tendre, lucide et parfois cynique, une super performance. Jean (Carey Mulligan) est superbe dans la colère. On atteint les sommets du syndrome de Tourette, une actrice avec un énorme potentiel, déjà bluffante dans différents rôles (Shame, Never let me Go, Gatsby).
On retrouve Justin Timberlake en folkeux propre sur lui, rôle qui lui va bien. Un tour en voiture avec John Goodman en jazzeux intégriste et héroïnomane. ses apparitions sont toujours aussi baroques et drôles. Les situations et les personnages se succèdent, tous ont une particularité hilarante et décalée.
Un film inénarrable, fluide comme une bonne chanson folk. Les frères Coen sont de toute évidence des réalisateurs hors du commun.
Un joli film des frères Coen, techniquement parfait, avec une image de qualité et une belle bande-son folk, évidemment. Le ton dépressif et pessimiste est bien retranscrit, bien aidé par la belle performance D'Oscar Isaac, personnage attachant. On retrouve bien la patte des frères réalisateurs, mais il manque quelque chose pour qu'il soit vraiment marquant.
Trés bon film que nous livre ici les frêres Coen. Pas grand chose de négatif à dire sur ce long métrage musical sinon qu'il manque parfois d'un chouilla d'émotions sur certaines scènes et qu'une fin trop brutale m'a légèrement déçu.
Les films des frères Coen sont toujours particuliers et celui-ci n'échappe à la règle. Le film pourrait paraître très fade dans son scénario mais il n'en est rien. La réalisation est parfaite et tout se déroule naturellement. Une semaine dans la peau et la poisse d'un être ordinaire ballotté dans ses problèmes et les problèmes des autres. Quelle vie, quelle galère ! A noter une immersion absolument délicieuse dans l'univers de la folk. A voir, absolument !
long, faut aimer le folk, car les chansons passent en entier. On s'ennuie, ou alors j'ai rien compris . les seconds rôles ont des looks atypiques... le film ne décolle pas ...ça ressemble à la vie de ce chanteur ratée .J'attendais mieux ..
Difficile de mettre une note pareille pour un film des frères Coen mais pourtant je me suis un peu ennuyé. On retrouve leurs thèmes favoris: le super looser, la noirceur pince-sans-rire, l'absurdité, les allusions mythologiques....mais ici l'ensemble est terriblement terne et sent le "réchauffé". La bande originale est belle mais ne m'a pas véritablement ému. La photo est magnifique , les acteurs sont bons mais il manque un souffle. Peut-être que la noirceur du film est moins bien équilibrée par leur habituel humour corrosif.
Si raconter une histoire de lose, qui tourne en boucle, dans laquelle il ne se passe jamais rien (hormis quelques touches d'humour, soyons honnête), mais vraiment pas le moindre petit truc qui viendrait possiblement redynamiser la narration, mérite une Palme ... c'est à n'y rien comprendre. C'est désespérant. Faut-il avoir systématiquement un regard énamouré quand il s'agit d'un film des frères Cohen ? Il serait dommage que les Cohen soient devenus "intouchables" à ce point. Ce film est chiant. Un point c'est tout. Seule satisfaction - relative - à l'issue de la séance > Oscar Isaac est impec !
Ah les Coen... c'était mieux avant. Si le sens du cadre et la lumière restent splendides, niveau scénario ça baisse terriblement ! On est bien loin de The Big Lebowski, Barton Fink, Fargo... des films qui regorgeaient d'idées incroyables avec des personnages mémorables. Ici tout est un peu creux malgré une très belle ouverture du film avec cette belle trouvaille du chat. Le film avance un peu comme son personnage... c'est à dire qu'il ne trouve pas son chemin et finit par totalement s'égarer quand il part à Chicago. C'est long, ennuyeux et sans profondeur. Quand la boucle est bouclé (c'est le cas de le dire) on se dit qu'il n'y a pas eu grand chose à se mettre sous la dent entre temps.