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Avoine M.
70 abonnés
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2,5
Publiée le 18 mars 2014
D'un film tiré d'une pièce de théâtre imaginant la plaidoirie d'un homme ( Dussolier, impeccable ) pour la sauvegarde de Paris face à celui ( Arestrup, impressionnant ) chargé de la détruire, le spectateur, amateur de maïeutique et amoureux de rhétorique, espérait un beau duel, comme une célébration du Verbe en quelque sorte. Hélas; entre prémice douteuse ( le passage secret), rebondissements forts à propos ( les envoyés de Berlin, les malaises du Général) et le suspense final bidon, la joute verbale n'aura jamais vraiment lieu et c'est un e promesse tout ce qu'il y a de plus terre-à-terre qui emportera la décision de l'Allemand d'épargner la ville et sa population. Et le spectateur frustré de rêver à ce qu'aurait pu être la même histoire écrite par un Robert Badinter époque Patrick Henry, un Badinter auquel une ligne de dialogue semble du reste faire - volontairement ?- référence.
excellent huis clos entre deux très fortes personnalités dans une ambiance extrêmement tendue compte tenu de l'enjeu. Paris brulera - t il ou pas ? Les acteurs sont remarquables.
Film qui fait pensé à une pièce de théatre, 90% du film se déroule dans le même batiment. Surprenant, l'ambiance présente, tout est dans le titre, déconseillé a ceux qui s'endorment lors de conversations.
Adapter une pièce de théâtre à succès au cinéma n'est jamais chose aisée. Il faut des dialogues forts et d'excellents acteurs. Sur ces deux points le film tombe dans le mille. André Dussollier, très bon, mais surtout Niels Arestrup, formidable en général nazi inflexible, forment un duo très efficace et surtout particulièrement crédible. Les dialogues sont également très bons, on sent la signature théâtrale du texte. Le film raconte comment la ville de Paris a échappée à la destruction juste avant la libération en août 1944 : le scénario reprend donc une partie de ce que l'on avait découvert dans le film "Paris Brûle t'il" de 1966. Même si le film s'étale sur une heure trente, on apprend assez peu de nouvelles choses, et bien sûr la finalité est bien connue de tous. Le huis-clos est bien présent, avec une bonne mise en scène, mais il manque un chouia de tension supplémentaire qui aurait apporté un plus au film. On reste donc dans un style très théâtral avec un scénario assez linéaire. Pour les férus d'Histoire, Diplomatie est donc un très bon film, mais cela manque vraiment d'un touche un peu plus Cinéma.
Un film que j'attendais plus comme un huis clos à la façon de 12 Hommes en colère de Sydney Lumet mais qui au final hésite entre rester dans ce dialogue entre ces deux hommes importants et nous montrer Paris et les conséquences de cette guerre sur la ville lumière. Le problème du film et qu'on ne sort jamais vraiment de l'impression de vraiment voir une sorte de théâtre filmé, là où Carnage de Polanski et plus récemment la Vénus à la fourrure avaient su détourner les codes. La confrontation entre Arestrup et Dussollier est grandiose par moment mais j'aurais aimé voir un film moins classique, surtout que l'Histoire n'a pas grand intérêt comme elle est connue de tous. Un bon film, mais qui aurait pu viser plus haut.
Pourquoi bouderait-on son immense plaisir? Quelle leçon de diplomatie! A chaque instant on se demande: est-ce que j'aurais pu dire cela? Quels acteurs! Un seul regret: on connaissait la fin...
un huit clos a forcément quelque chose de rébarbatif à la base. Là on est tenu en haleine jusqu au bout. Deux très grands acteurs au sommet de leur art !
Je m'attendais à revivre au moins quelques événements de la libération de Paris et de son sauvetage de la destruction. Un peu comme dans "Paris brule t-il" (en plus ciblé) ou comme dans un ancien docu-fiction sur le sujet (d'arte je crois). Hélas il s'agit quasi exclusivement d'un huis clos avec une discussion pas inintéressante certes, mais qui semble interminable. Une discussion qui, même si elle a le mérite de mettre le doigt sur certains aspects de la guerre relatifs à la conscience et à la réciprocité des douleurs et des drames vécus, n'a que peu de crédibilité historique et relève visiblement de la fiction. Pas plus de crédibilité historique que n'en a Dussolier en grand moralisateur théâtral, ou Niels Arestrup en caricature. Alors quand c'est la dernière séance, que le film commence avec 1/2 heure de retard, que l'on est fatigué et que l'on doit se lever tôt le lendemain, il n' y a rien pour me retenir jusqu'à la fin. Bref une fiction autour d'un fait historique important mais qui est basée hélas sur trop de bavardage.
Pas terrible. En fait on n'arrive pas à sortir du huis clos de la chambre de von Cholstiz au Meurice. Le poids de la pièce de théâtre est trop lourd : probablement une bonne pièce de théâtre mais un mauvais film, bien qu'il soit servi par 2 merveilleux acteurs. Dommage
Le duo d'acteurs joue bien (petit avantage pour Arestrup), le scénario est intéressant mais on sent trop le côté théâtre, le huis-clos est un chouia étouffant, par moment on a l'impression qu'il ne se passe rien. Mais sympa de voir une page de l'Histoire revisitée.
Voici le prototype du film inattaquable par excellence : un sujet historique, des acteurs à la carrière auréolée de tous les superlatifs, un réalisateur de la vieille école palmé à Cannes à la fin des 70’s. Et pourtant il y a beaucoup à redire du rendu de cette paresseuse adaptation théâtrale. À commencer par la mauvaise exploitation du huis-clos, procédé pourtant porteur que ce soit dans la comédie (Le dîner de cons, Le prénom), le film d’action/thriller (Phone game, Panic room) ou encore le teen movie (The hole). Le schéma est toujours le même : une montée en puissance via des dialogues ciselés et/ou des révélations de plus en plus percutantes. Une première déception lorsque ce fameux consul débute son plaidoyer pour Paris : nous attendions une partie d’échecs à fleurets mouchetés, nous avons droit à un argumentaire simpliste dont aurait été capable le badaud moyen. Avant de carrément basculer dans un deuxième temps sur les intérêts privés du général. Aucune intensité, peu de réelle connexion entre les deux interlocuteurs, des répliques drôles hélas trop rares. Quitte à oser inventer de toutes pièces une discussion, à partir de la seule désobéissance de Choltitz, on aurait aimé voir les scénaristes se lâcher véritablement. Cela démarrait plutôt bien avec cette irruption à l’allure magique, cette anecdote sur Napoléon III et sa maitresse, puis vint le glissement lourdaud vers le sujet principal. Si la mécanique ne prend pas, c’est aussi dû à quelques séquences « extérieures » entrecoupant le duel des deux hommes. Nous en cherchons encore l’utilité, sinon de signifier la nécessaire pesanteur historique. Musique classique en prime pour marquer la cadence. La conclusion a le mérite de ne pas être manichéenne, prouvant que l’on peut passer par la manipulation pour imposer une cause juste. Quelques images touristiques de Paris, impeccables forcément, complètent le tableau. Curieux objet au final, dont on se demande ce qu’il pourrait donner entre les mains d’un réalisateur/scénariste plus inspiré.