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Film très théâtral sur une entrevue n'ayant jamais eu lieu à cette date, ni sous cette forme. Ne pas forcément chercher une réalité historique,à part pour le résultat final, on est dans une pièce de théatre où plusieurs nuits de tractation, d'entretien, de conciliabules (ayant réellement eu lieu) sont condensées en une seule. Avec seulement deux protagonistes: un consul suédois avec un sixième sens développé et très diplomate et un général allemand toujours très calme malgré la tension du moment et le poids des responsabilités. Les deux acteurs sont bons, mais ça reste du théatre, tout se passe dans une seule pièce et se résume à un dialogue entre André Dussolier et Niels Arestrup.
Très bon film de Schlöndorff. Un film tout en dialogue entre deux individus, avec de belles réparties et des réflexions sur la guerre, la culture, la responsabilité des généraux. Bien que l'on connaisse la fin de l'histoire, la qualité du film réside dans une réalisation sans faille, avec deux acteurs de grands talents, et sans aucun temps morts grâce à un scénario très bien construit. Bref, une belle oeuvre cinématographique, tiré néanmoins d'une oeuvre théâtrale.
« Diplomatie » (2014), son 19e film de fiction, à 75 ans, est tiré de la pièce éponyme (2011) de Cyril Gély avec les 2 mêmes comédiens principaux, Niels ARESTRUP (65 ans) et André DUSSOLIER (68 ans). Volker SCHLÖNDORFF est venu le présenter dans un français impeccable (il a étudié en France dans les années 1950’). Il était réticent au début à faire le film (dont on connait la fin !) et avait peur que cela ne soit une corvée. Nenni ! Il a dû gérer, par contre, les 2 comédiens et surtout, maitriser Dussolier pour éviter le cabotinage ; quant à Arestrup, il se concentrait beaucoup avant chaque scène.
L’action se déroule dans la nuit du 24 au 25 août 1944 à Paris (à l’hôtel Meurisse, rue de Rivoli et qui sert de quartier général à l’armée allemande) et relate les discussions entre le général Von Choltitz (Arestrup) et l’ambassadeur de Suède, Raoul Nordling (Dussolier), ce dernier tentant de l’empêcher de détruire Paris (les 33 ponts minés, sauf le Pont Neuf, qui sauteraient, feraient un barrage sur la Seine, à l’origine d’une crue dévastatrice, à l’image de celle de 1910). Les dialogues sont intelligents, l’interprétation excellente, la mise en scène fluide, incorporant des scènes filmées en extérieur tandis que les scènes nocturnes et d’intérieur bénéficient d’un bel éclairage, ce qui évite au film d’être un huis-clos mais sans lui ôter l’aspect dramatique de la situation historique. .
L’action se déroule dans la nuit du 24 au 25 août 1944 à Paris (à l’hôtel Meurisse, rue de Rivoli et qui sert de quartier général à l’armée allemande) et relate les discussions entre le général Von Choltitz (Arestrup) et l’ambassadeur de Suède, Raoul Nordling (Dussolier), ce dernier tentant de l’empêcher de détruire Paris (les 33 ponts minés, sauf le Pont Neuf, qui sauteraient, feraient un barrage sur la Seine, à l’origine d’une crue dévastatrice, à l’image de celle de 1910). Les dialogues sont intelligents, l’interprétation excellente, la mise en scène fluide, incorporant des scènes filmées en extérieur tandis que les scènes nocturnes et d’intérieur bénéficient d’un bel éclairage, ce qui évite au film d’être un huis-clos mais sans lui ôter l’aspect dramatique de la situation historique. .
Août 44, sur ordre d'Hitler, Paris sera rasè! Qu'est-ce qui en une nuit a changè le cours des choses ? Cèsar de la meilleure adaptation pour ce film de Volker Schlöndorff qui intèressera sans nul doute les passionnès de l'Histoire de France! Pourtant le rèalisateur du culte "Die Blechtrommel" ne voulait plus faire de long-mètrage sur cette pèriode là! Ce qui le tente, c'est avant tout le drame et les personnages très forts! Le fait que "Diplomatie" soit fictif le rendait plus qu'intèressant! La situation militaire est connue : le dèbarquement, la libèration, les alliès aux portes de Paris puis l'ordre de Hitler de tout raser la capitale! Pour ceux qui l'ignoraient, signalons que les soldats allemands voulaient faire sauter Notre Dame, pas parce que c'est une belle cathèdrale, mais parce que ça faisait beaucoup de pierres pour boucher la Seine! Plus cynique donc que la destruction de la beautè! Le reste est de la fiction comme la rencontre nocturne entre le gènèral Dietrich von Choltitz et le diplomate Raoul Nordling! Le style quelque peu acadèmique de la rèalisation n'enlève en rien le talent très grand des deux acteurs principaux! Niels Arestrup surtout! Les images dans la scène d'intro (avec la mythique Symphonie nº7 de Beethoven) planent comme une menace reposant sur les èpaules de ce denier...
Un huis clos au ton théâtral savoureux mettant en Seine deux hommes pour un combat diplomatique à la fois historique et confidentiel.
Transposition d'une pièce de théâtre, le film ne se contente pas de ce seul canevas et parvient à rendre compte de la dramaturgie autour du basculement de la guerre. Bien sûr, l'essentiel réside dans le duel verbal de ces deux immenses acteurs qui se livrent devant la caméra de Schlöndorff à une composition de tout premier ordre, illustrant à merveille les atermoiements de leurs personnages et la confrontation de leurs idées. La réalisation est académique, mais elle suffit amplement pour faire ressentir la tension grandissante autour de ce fou, et autorise de très beaux moments à l'image.
Très bon film intimiste qui m, en plus de nous éclairer sur un point fondamental de l'histoire, nous propose une vision totalement théâtrale et fantasmée dans un lieu pourtant grouillant de danger mais présenté ici comme un endroit chaleureux où la parole s'exprime graduellement en profondeur dans un but pacifiste et qui n'hésite pas à nous proposer une vision superbe de la capitale.
Très intéressant.
Très intéressant.
ce film est un huit clos prenant ou le général von choltitz et l'ambassadeur nordling s'affrontent a coup d'argument pour defendre leur point de vue. l'un pour detruire paris, l'autre pour sauver la ville
la confrontation est passionante, ardente car l'enjeu est la vie de 3 millions de gens et les 2 acteurs jouent leur role a la perfection. magnifique.
la confrontation est passionante, ardente car l'enjeu est la vie de 3 millions de gens et les 2 acteurs jouent leur role a la perfection. magnifique.
Performance étonnante, tout' en nuance, en subtilité , un jeu du chat et de la souris tout en rhétorique. On sent que tout peut basculer d'un moment à l'autre. Les interprètes sont impeccables,justes et incarnés dans leur rôle et leur devoir.
Un très grand film incontestablement.
Un très grand film incontestablement.
On le sait Schlöndorff aime la France et parler de la Seconde Guerre Mondiale. C’est grâce à ce quasi huit-clos, qu’il rend hommage à la Capitale en la défendant de tout cœur. Pour ce faire, il fait appel à deux acteurs au plus haut de leur forme, André Dussollier et Niels Arestrup. Leur discussion capte notre attention d’emblée jusqu’au moment final. Nul besoin d’en faire trop avec des bombardements, seuls quelques bruits lointains et quelques images d’archives suffisent. Avec ses soixante-quatorze années d’expériences, le réalisateur nous présente un long-métrage mûr et réfléchi où le plus important est le dialogue et l’expression de deux acteurs prestigieux. Diplomatie est une œuvre importante et qui nous fait poser la question : qu’aurais-je fais à sa place?
D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
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Diplomatie est un film tiré d'une pièce de théâtre et mis en scène en huis-clos. Avant de commencer, j'aimerais préciser qu'il faut regarder ce film pour ce qu'il est. C'est à dire un huis-clos de 1H20 qui n'a rien d'historique. Les critiques négatives sont basées là dessus. Alors non, diplomatie n'est pas un film historique de la libération de Paris mais ça n'en fait pas moins un bon film. A mon goût, les quelques scènes qui ne font pas partie du huis-clos ne sont pas toute indispensables mais elles donnent un semblant de rythme.
Les deux acteurs sont collés à leur personnage, si les deux personnages sont mystérieux, ils s'opposent. Niels Arestrup (général) est collé à un rôle glaçant, par opposition à André Dussollier qui est beaucoup plus chaleureux. Sans ces acteurs si convaincants, est ce que Diplomatie aurait été une telle réussite? J'en doute tant ils sont porteurs du récit.
Un film à voir, au moins.
Les deux acteurs sont collés à leur personnage, si les deux personnages sont mystérieux, ils s'opposent. Niels Arestrup (général) est collé à un rôle glaçant, par opposition à André Dussollier qui est beaucoup plus chaleureux. Sans ces acteurs si convaincants, est ce que Diplomatie aurait été une telle réussite? J'en doute tant ils sont porteurs du récit.
Un film à voir, au moins.
La réalité historique n'est pas respectée, mais qu'importe car le duel entre André Dussollier et Niels Arestrup est incroyable d'intensité et de vérité. Le huis clos presque permanent y est sans doute pour beaucoup !
Huis clos nocturne
Lorsque le jeu d’échec commence entre le général Dietrich Von Choltiz et le consul suédois Raoul Nordling, ce dernier lui pose une question «Quel homme êtes-vous donc ?» Une question d’éthique intéressante, entre obéir à sa hiérarchie, suivre une idéologie au détriment de son honneur, de son propre pouvoir de choix. Une question posée à tous depuis l’aube des temps, obéir aveuglement aux ordres même si ces derniers ont pour conséquences plus de destructions que de créations où savoir dire non, refuser d’aller dans une direction et cela même si la conséquence pour soi même est d’être clouer au pilori.
Diplomatie est le genre de film bien plus profond qu’il n’y parait, l’utilisation de la guerre comme cadre permet de visualiser les conséquences de ses propres actes, de ses propres choix de manière bien plus dramatique, qu’un bureau dans une multinationale, une salle de bourse, où encore un bureau politique. Pourtant la question reste la même «Quel homme êtes-vous donc ?»
Lorsque le jeu d’échec commence entre le général Dietrich Von Choltiz et le consul suédois Raoul Nordling, ce dernier lui pose une question «Quel homme êtes-vous donc ?» Une question d’éthique intéressante, entre obéir à sa hiérarchie, suivre une idéologie au détriment de son honneur, de son propre pouvoir de choix. Une question posée à tous depuis l’aube des temps, obéir aveuglement aux ordres même si ces derniers ont pour conséquences plus de destructions que de créations où savoir dire non, refuser d’aller dans une direction et cela même si la conséquence pour soi même est d’être clouer au pilori.
Diplomatie est le genre de film bien plus profond qu’il n’y parait, l’utilisation de la guerre comme cadre permet de visualiser les conséquences de ses propres actes, de ses propres choix de manière bien plus dramatique, qu’un bureau dans une multinationale, une salle de bourse, où encore un bureau politique. Pourtant la question reste la même «Quel homme êtes-vous donc ?»
Film traitant d'une histoire vraie mais méconnu. On dirait presque un huit clos tellement les scènes s'enchaînent dans le bureau de Neil arestrup. Les deux acteurs sont d'ailleurs plutôt bons et portent le film même si j'ai du mal avec l'accent allemand de Neil arestrup qui sonnait faux et terni da prestation. Il y a beaucoup de dialogue( logique vu le nom du film) et parfois quelques longueurs mais le tout se laisse quand même facilement regarder
Superbe partie d'échec (et jeu d'acteurs !) entre le général allemand voulant faire sauter Paris avant la débâcle (ordre d'Hitler) et un diplomate suédois (consul)...
Cette joute historique est un régal intellectuel de minutie même si on devine évidemment la fin (Paris est toujours là !!)
Bref, les 88 minutes du film passent vite...
Un bon moment et une page d'histoire, ça ne fait pas de mal...
Cette joute historique est un régal intellectuel de minutie même si on devine évidemment la fin (Paris est toujours là !!)
Bref, les 88 minutes du film passent vite...
Un bon moment et une page d'histoire, ça ne fait pas de mal...
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