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Lamia Iddouche
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3,5
Publiée le 10 mars 2026
Le film Infinitely Polar Bear réalisé par Maya Forbes explore la question de la maladie mentale à travers une histoire familiale très intime. Le personnage principal, joué par Mark Ruffalo, n’est pas présenté comme un simple malade mais comme une personne complexe, pleine d’énergie, de créativité et de contradictions. Son trouble bipolaire influence sa manière de penser, d’agir et de voir le monde. Par moments il paraît extrêmement enthousiaste et plein d’idées, puis soudainement il devient impulsif ou incapable de contrôler ses réactions. Le film montre ainsi comment la maladie peut transformer la vie quotidienne sans pour autant effacer l’humanité de la personne. La relation entre le père et ses deux filles constitue le cœur émotionnel du film. Lorsqu’il se retrouve seul à devoir s’occuper d’elles pendant l’absence de leur mère, la situation devient une sorte d’expérience fragile. Il essaye d’être un bon père, mais son comportement imprévisible crée un mélange constant de tendresse et d’instabilité. Les enfants doivent apprendre à vivre avec cette réalité particulière. Elles découvrent que l’amour d’un parent ne garantit pas toujours la sécurité ou la stabilité. Cette situation oblige les filles à développer une maturité précoce, car elles comprennent très vite que leur père n’est pas comme les autres adultes.
Le film aborde aussi la question sociale et culturelle. La famille appartient à un milieu un peu marginal, avec un père excentrique et une mère qui cherche à s’intégrer dans un environnement académique plus prestigieux. Lorsque la mère part étudier dans une université importante, elle espère améliorer l’avenir de ses enfants. Mais cette ambition crée un décalage entre deux mondes : celui de la réussite sociale et celui de la vie familiale fragile qu’elle laisse derrière elle. Cette tension montre que les choix faits pour construire un futur meilleur peuvent aussi provoquer des sacrifices émotionnels.
Un autre aspect intéressant du film est la manière dont il mélange humour et gravité. Certaines scènes sont presque absurdes, comme lorsque le père agit de façon exagérée ou improvisée dans sa manière d’éduquer ses filles. Pourtant ces moments comiques ne servent pas seulement à faire rire. Ils montrent aussi comment les enfants s’adaptent à la personnalité de leur père et transforment les situations étranges en souvenirs presque normaux. Le film suggère que l’humour peut devenir une stratégie pour survivre à l’instabilité.
Enfin, l’œuvre donne une vision très nuancée de la famille. Il n’y a pas de solution miraculeuse ni de transformation spectaculaire à la fin. Le père ne guérit pas complètement et la famille reste imparfaite. Mais les personnages apprennent à se comprendre et à accepter les limites des autres. Le film laisse donc l’impression que l’amour familial ne signifie pas résoudre tous les problèmes, mais plutôt rester présent malgré les difficultés.
Un très beau film, tendre, émouvant et réaliste sur une famille qui essaie de joindre les deux bouts avec un père bipolaire et une mère qui le soutient mais qui doit reprendre ses études pour avoir un meilleur travail. Le père, joué par Mark Ruffalo et avec brio, est excentrique et parfois est en phase maniaque à cause de sa maladie, mais c'est un personnage plein d'amour pour ses filles et sa compagne. Bouleversant. Et beau côté rétro avec les vêtements des personnages et de la pellicule du film ? (Je m'y connais pas tropv) Ou des moments filmés par les enfants ou la famille en général
Mark Ruffalo incarne avec force un papa maniaco-dépressif fantasque, dans cette chronique familiale plutôt sympathique. Maya Forbes s’aventure sur le chemin glissant de la bipolarité en évoquant ses souvenirs autobiographiques. Cette comédie est volontairement optimiste mais elle n’arrive pas complètement à toucher les cœurs. Le film reste en effet trop en surface et l’absence de progression dramatique nuit à sa force émotionnelle. L’homme et sa maladie sont traités avec beaucoup de tendresse et de délicatesse cependant, donnant un éclairage à cette pathologie qui nuit singulièrement à toute intégration sociale. Ce témoignage personnel est sans prétention, un peu surfait, parfois émouvant mais il nous fait passer un agréable moment.
Ce film est un véritable apprentissage de la vie pour tous les personnages du film, et une très grande preuve "d'Amour Paternel". Mark Ruffalo est criant de vérité, dans ce qui est, l'un de ses rôles les plus émouvant. Maniaco-Dépressif, il doit élevé seul ses deux filles, sachant qu'il doit faire face à tout un tas de responsabilités, malgré sa pathologie. Une histoire qui se présente comme les "Douzes Travaux d'Hercule" pour son personnage principal. Zoé Saldana, que l'on a l'habitude de voir dans des rôles "Physiques" joue une mére-courage, prête à tout, pour transmettre à ses enfants la meilleure vie possible. Pour tous ceux qui aiment les histoires familiales, ce film est pour vous.
En l'absence de sa femme, un père bipolaire se retrouve en charge de ses deux filles. En adaptant ses souvenirs autobiographiques, la réalisatrice met en scène une chronique familiale d'une drôlerie émouvante, portée par une interprétation excellente, avec notamment la composition ultra attachante de Mark Ruffalo.
Loin des Insaisissables et autres Avengers, Mark Ruffalo campe un père dépressif et malade, prêt à tout pour renouer avec sa famille. Pari réussi haut la main, car le film est à la fois touchant et sincère. Les accès de folie paternelle sont joués à la perfection, et Zoe Zaldana accompagne tout ça avec justesse. Un drame familial à voir.
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3,5
Publiée le 9 septembre 2018
Produit par J. J. Abrams, "Daddy Cool" n'est pas une chanson cèlèbre de Boney M. mais le premier long-mètrage de Maya Forbes! Une production indèpendante juste et sensible d'un papa pas comme les autres! On croit à l'excellent Mark Ruffalo, à l'èmouvante Zoe Saldana et aux deux formidables jeunes actrices Imogene Wolodarsky (fille de la rèalisatrice) et Ashley Aufderheide dont on se règale! Golden Globes mèritè pour Ruffalo qui fume sans arrêt et qui trouve l'un de ses meilleurs rôles! L'acteur est si à l'aise que l'on croit à son personnage de père de famille atteint d'une maladie mentale! L'ènergie qu'il dèploie pour jouer Cameron Stuart se retrouve dans les scènes de tendresse avec ses deux filles qu'il mène avec talent! Telle la scène finale, èmouvante et magnifique! La bipolaritè n'en altère pas l'essentiel, le combat, pour Maggie, l’acceptation de ses responsabilitès, pour Cameron, et de la maladie, pour Amelia et Faith, menèe avec talent par une rèalisatrice prometteuse! On soulignera la prèsence de Keir Dullea...
Daddy Cool, c'est le portrait d'une femme noire et de sa place dans l'Amérique des années 70 (avec à la clé, une reconstitution vraiment bien faite). Où le fait de faire le choix de reprendre des études, de vouloir travailler, était mal vu de la part des employeurs ou de beaux parents vieux jeu. Sous entendu, sa place est à la maison, à garder les enfants, étendre le linge et faire la cuisine. Là, c'est l'inverse. C'est le mari, ancien dépressif en pleine convalescence, qui joue les rôles de père au foyer. C'est souvent très drôle car sa maladie ne nous est jamais montrée sous un mauvais jour. Uniquement via l'art du système D du père : style vestimentaire loufoque, bricolage, construction en tout genre, couture, récupération, rangement. C'est parfois touchant car je me suis demandé s'il faisait ça par amour pour ses enfants ou simplement pour récupérer sa femme et revenir à la situation d'avant comme si rien n'avait changé. Peut-être que c'est un peu des deux. C'est là où c'est compliqué. Comme je l'ai dit, cette femme veut travailler. Penser à elle. Assurer un meilleur avenir à ses enfants. Leur éviter sa situation précaire. Être une femme et non jouer le rôle d'une mère pour son mari. Alors pour faire avaler ça à un dépressif, mieux vaut prendre des pincettes et c'est là toute la difficulté. Est-il possible un jour pour eux de revivre tous ensemble comme une famille classique ? Je me dis qu'être parents impose des sacrifices. Je pense aux enfants à qui ce n'est jamais facile de vivre une séparation et donc c'est tout le mal que je leur souhaite.
Une comédie romantique pas mal ! L'histoire est bien pensé mais certains gags sont quelques peu exagérés! Les acteurs sont assez bons! Une comédie pour adultes qui fait passer le temps !
Film très humouristique. Beaucoup de rires durant le film. Les acteurs sont attachants au cours de l histoire Une façon très loufoque de l homme dans la vie avec les enfants. un scénario original. Une fin qui se termine bien. À voir et à revoir.spoiler: spoiler:
Un film sur le droit à la différence, la tolérance et le quotidien difficile des malades mentaux, toujours traité avec la bonne humeur lunatique de ce père de famille maniaco-dépressif. Quelques longueurs sont à noter, principalement dans les disputes familiales qui durent un brin trop de temps parfois. Mais l’œuvre autobiographique de la réalisatrice est pour elle une sorte de catharsis mais aussi un chant d'amour à son père qui n'a pas toujours su rester un citoyen modèle et sensé, et à sa mère qui a su se sacrifier pour mener toute sa famille à bon port. La passion se sent, transparaît dans les plans qui donnent le sourire, entre les improvisations heureuses et le jeu des petites filles (dont la plus jeune est la fille de la réalisatrice elle-même !) sont autant d'atouts qui font de Daddy Cool un feel-good movie décidément très particulier. Rien n'est fait pour nous forcer le sourire, le sujet est même terriblement grave, mais jamais le mot "pesant" ou "plombant" ne nous frôle l'esprit. Juste le plaisir d'être là, en famille, avec ses défauts et ses qualités, et de profiter du moment présent, voilà le message que le film aimerait transmettre à ses spectateurs avec beaucoup de délicatesse, et le pari est réussi.
Un casting de très bonne facture, une mise en scène intéressante et efficace porté par un scénario sans originalité mais sur un thème intéressant. Ce film est une bonne surprise car si il ne paye pas de mine au premier abord, il se révèle être intéressant et agréable à voir.