Critique de la société, de la société de consommation. Mais que c'es chiant parfois. Les deux acteurs principaux sont bons dans leur personnage. Spécial dirons nous.
Une satire sociale qui bouscule, qui dérange. Les poncifs cherchent toujours "un fond" dans les films humoristiques, j'aurais aimé plus de comique dans cette odyssée de banlieue. On rit quand même de bon coeur aux frasques improbables du duo de choc : Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel. Les seconds rôles sont délicieux, mention spéciale à Brigitte Fontaine !! On est toujours sur le fil du rasoir entre générosité et rejet de l'autre, entre rire et sarcasme...
Cinquième long-métrage (déjà !) pour le tandem Delépine/Kervern, les auteurs du Groland qui s’offrent ici une satire sociale sur les laissés-pour-compte, en mettant en scène deux frères que tout oppose. Le premier, qui se fait appeler "Not" est le plus vieux punk à chien d’Europe et le second quant à lui est parfaitement intégré dans la société, il est vendeur de literie. Deux opposés qui vont s’affronter, entre celui qui refuse le système et l’autre qui pousse à la consommation. Il en résulte au final une sympathique (et bordélique) comédie à l’humour noir, à la fois drôle et absurde, mais brassant également du vent. En effet, il n’est pas rare de s’ennuyer durant ces 90 minutes ou de trouver certaines séquences longues (pour ne pas dire inutiles) comme la séquence d’ouverture où les deux frangins se coupent systématiquement la parole ou lorsque l’excentrique Brigitte Fontaine se met à éplucher des patates. Malgré de bonnes idées, on retiendra surtout les moments de flottements où l’ennui prédomine, comme si le film était inabouti ou à trop vouloir en faire, les deux réalisateurs n’auraient pas su conclure comme il se doit cette satire sociale.
Il faut bien comprendre que ce film met en scène des sortes de personnages sans fond, dont on juge que le comportement suffit pour amuser. Tout se passe dans un centre commercial déprimant. On ne peut pas même trouver dans ce film quelque chose d'intéressant sur les marginaux. Vide. Que ce film aie reçu une récompense dans un festival est choquant.
Un film vraiment à chier !! C'est la première fois que je sors pendant un film !! J'ai déjà tenu 45 min c'est un miracle, j'aurais tres bien pu partir des le début aussi. Bravo quand meme aux acteurs pour leur performance mais le film etait gaché tout de même , une grosse perte de temps! je le déconseille à tout le monde à moins que vous aimiez vous faire chier devant un film sans intérêt.
Je suis déçu d'avoir fait le deplacement au cinéma pour y être resté 45 min, Apres le départ de nombreux spectateurs, je n'ai pas pu resister, c'est la première fois que je quitte un cinéma en colère. "Le grand soir" est un enorme navet, à eviter, il vaut mieux encore regarder Plus Belle La vie.
Delépine et Kervern continuent sur la lancée de "Louise-Michel" (je précise que je n'ai pas encore vu "Mammuth") en offrant une autre curiosité filmique de bien public qui stigmatise les monstruosités en tous genres engendrées par le libéralisme économique moderne ; ici, les deux compères montrent que le point commun de ces monstruosités est l'incroyable mépris affiché par ce libéralisme à l'encontre de l'être humain en le rabaissant au rang de kleenex juste bon à consommer (ainsi, le long métrage se déroule dans un lieu unique, à savoir un grand centre commercial, comme si le monde se réduisait aujourd'hui à ces places fortes du fric désincarnées qui désincarnent leurs milliers de visiteurs quotidiens ; le message du film est en quelque sorte résumé dans ce plan où l'employée d'un Mac Do remet un bébé à sa maman par le guichet d'un MacDrive : les hommes sont devenus des hamburgers que bouffe et rote le monde de l'argent et de la finance, et ce sombre et réaliste constat donne à la bobine dans son ensemble une coloration plutôt neurasthénique (je termine en disant que le film m'a parfois fait penser à "Notre jour viendra" de Costa-Gavras fils, mais en plus constructif)).
Complètement barjo! Quel joyeux bordel! On pense à une grosse blague tout au long du film avec un sacré numéro des 2 loustics et au fnal, ya bien quelque chose à en sortir: on est tous des punks à chiens, sauf qu'on fait la révolution sagement tout seul devant notre télé! mais non, nous disent Delèpine et Kervern: we are not dead!!! J'ai retrouvé un peu de Bernie là dedans alors: satisfait! Pour ceux qui aiment les trucs bien décalés....vu le casting, on s'en doutait!
Absence totale de structure scénaristique et mise en scène digne de la télévision donc absente. Il ne suffit pas de réunir deux mecs drôle à la base et de leur dire "vas-y mec je te laisse délirer 1 minute en plan large et ensuite on passe au plan 2" pour que ça fasse un bon film. Le cinéma coûte cher et il est grand temps qu'on donne la place aux mecs qu'ont du talent pour l'écriture et la mise en scène. "Le Grand Soir" est le film de bourgeois réunis autour d'une caméra pendant leurs vacances mais soutenus par le CNC et sûrement une région... nos impôts quoi... Perso, je quitte la salle avant la fin quand je vois que mon argent sert à se fendre la poire entre potes sans passer par la case "travail, écriture...".
J'ai été désarçonné pas ce film car je m'attendais à quelque chose de plus comique. Certes, on sourit à quelques très bons gags (notamment Pelvorde essayant de défendre le CV de Dupontel pour lui trouver du travail) mais ce ne sont en vérité que des "gags tristes" qui expriment deux échecs terribles : celui de 2 frères à la dérive , et celui d'une société qui n'a plus aucun idéal. Bref un film intéressant mais qui ne pousse pas à l'optimisme !
Bof. Après avoir vu la promo du film (B-A, teasers, coulisses, etc) puis le film, je me dis que la promo suffisait... Le tout aurait pu être condensé en 30 min. Le jeu des acteurs, la mise en scène, rien à dire mais le montage et le scénario sont décevants. Une fin trop brusque aussi, avec l'impression qu'il manque une chute, un dénouement.
Le Grand soir est un bon film...mais il aurait pu être encore meilleur... A mon humble avis avec un pitch, une b-o et un casting aussi alléchant (Poelvoorde et Dupontel au top) nos amis Grolandais auraient pu aller bien plus loin dans leur délire ! Au final on ne boude pas son plaisir, on retrouve la patte "poétique" et "subversive" des réal's mais on retrouve aussi quelques longueurs que l'on pouvait aussi retrouver dans leurs précédents longs-métrages. Un film qui reste néanmoins très intéressant qui amène à la réflexion et qui nous refait sortir de la salle avec la banane :)