Derniers Avis : Monty Python, le sens de la vie - Page 2
Monty Python, le sens de la vie
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Caverneux Boutonneux
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2,0
Publiée le 14 août 2022
La voilà donc, la dernière folie des Monty Python... En tant que fan de Life of Brian, Flying Circus et Sacré Graal, mon passif avec la joyeuse parade me faisait penser que je savais à quoi m'attendre pour leur œuvre finale... Mais même moi je dois le concéder : The Meaning of Life est leur film le plus barré. Il est même pratiquement avant-gardiste.
La construction narrative est déjà plus étrange. Il est évident de noter que c'est un film à sketchs, mais en réalité certaines scènes ont un lien tandis que d'autres sont laissées à l'abandon. La thématique commune du sens de la vie ne les fait même pas entrer en corrélation, cette dernière étant traitée à la blague. Le film s'en amuse même en balançant sa définition du sens de la vie de manière totalement expéditive dans sa dernière phrase.
Mais c'est peut-être pour ça que j'ai eu un peu plus de mal : tout ça pour quoi au final ? Une suite de scènes rigolotes ? En soi je ne dis pas non, en ce qui est de me faire rire les Monty Python ont toujours cet humour à la fois très british et si personnel qui me satisfait toujours autant. Mais vraiment, juste une suite de scènes rigolotes ? Je ne vais pas non plus faire genre que je regarde un film des Monty Python pour l'histoire, mais pour le coup à force de superposer les différents sketchs ils sont tombés dans un piège qui jusque là ne s'était jamais dressé sur leur parcours : la lourdeur. Pas car ce n'est pas drôle, ça non, mais parce que c'est inégal.
Parce que sa surprise marche au début, mais se renouveler en apportant toujours au moins une idée originale et hilarante toutes les 5 minutes c'est beaucoup plus compliqué. C'est drôle de voir le court-métrage au début qui finalement est rattachée au long, c'est drôle de voir une famille catholique nombreuse (euphémisme) chanter "Every sperm is sacred", c'est drôle de voir une équipe de rugby adulte exploser brutalement des gamins à un match, mais arrivé un moment les blagues sur la bite ça ne fonctionne plus, les blagues sur le vomi m'ont décroché un tiède rire et surtout l'envie d'effectuer la même action qu'à l'écran, les gros plans sur les visages gênés des figurants tuent les blagues et brisent l'immersion (immersion qui est toujours mise à mal cela dit, mais dans ce(s) cas là ce n'est pas volontaire... du moins je crois).
En un mot comme en cent : la finesse des Monty Python semble avoir prise le large. Et au fond c'est ça qui est malheureux : c'est le dernier film de la bande et à la place d'un chant du cygne on a tous les artifices qui nous font dire que tout de même c'était mieux qu'ils s'arrêtent ici sinon bonjour la catastrophe. Venant des auteurs du formidable Sacré Graal, ça la fout mal. Ils ont préféré jouer la carte du over the top.
Et c'est là où j'en viens à la notion d'avant-gardiste que j'évoquais en début de critique. C'était peut-être mieux qu'ils assument le manque de consistance et de cohérence de leur script, mais c'était peut-être aussi un peu trop assumé... Donc et vas-y que ça part dans des trips cosmiques, christiques, les allures grand-guignolesques ressemblent plus à du grand n'importe quoi. L'humour absurde est un humour délicat, et dans ce cas ça ne fonctionne pas. Il fonctionne mieux quand il est au service d'un univers complètement barré où la bizarrerie fait sens, mais ici ça joue aussi avec un malaise réaliste, et comme le film ne sait pas trop sur quel pied danser ça se casse un peu la gueule et ça s'effondre sous ses propres fondations. Les délires les plus grotesques sont finalement plus dérangeants qu'amusants.
Je vois The Meaning of Life comme un lieu d'expression sans barrières pour la troupe. Qu'ils veulent mettre en scène leurs délires les plus obscurs, certes. Carrément volontiers si c'est exécuté avec la même plume que leurs précédentes œuvres. Mais j'ai plus eu la sensation de voir un objet difforme plutôt qu'une œuvre réellement réussie.
Alors oui, on se marre devant The Meaning of Life. On se marre même beaucoup. Chacun devrait y trouver son compte à un moment donné. Personnellement je m'y suis retrouvé dans les mises en abîme, les numéros musicaux et par instants la satire sympathique et bon enfant du catholicisme et de son système éducatif. Mais c'est bien peu face à tous les autres gags qui m'ont laissé majoritairement froids et qui témoignent d'un épuisement au bout de la plume britannique. C'est à la fois rassurant et un peu triste qu'ils se soient arrêtés là.
Il était déjà loin le temps de Flying Circus et de Sacré Graal. Et même à peine 3 ans après, Life of Brian semble déjà venir d'une autre époque pour la bande. Un âge d'or qui a prit fin juste avant leur dernière folie. Une folie que la meute à Terry Gilliam exulte à chaque instant.
Mais en essayant tant bien que mal de trouver le sens de la vie, les Monty Python ont finit par perdre le sens de l'humour...
Une critique des plus acerbes du cinéma sur le monde de la banque, les hôpitaux, la religion, l'éducation, le sexe,la surconsommation etc etc. C'est très bien vu, bien joué. On se régale, on savoure cet humour anglais qui prononce des grossièretés sans sourciller et qui nous amène dans des contrées que très peu ont osé abordé au cinéma. A voir par tous, pour l'humour anglais, cette critique de notre monde et si ce n'est pas pour çà, alors au moins pour la culture cinématographique.
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18 103 critiques
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0,5
Publiée le 17 juin 2021
Qu'est-ce qui fait que les Monty Python sont censés être si bons. Depuis que j'ai regardé les Monty Python à la télévision dans les années 70 tous les gens que je connais en parlent avec enthousiasme. Je ne comprends pas je pense que les gens qui aiment ça pensent en quelque sorte que c'est de l'humour intelligent. Mais ce n'est ni un film intelligent et ce n'est vraiment pas drôle. J'y reviens sans cesse comme à ce morceau d'ennui qu'est Le sens de la vie en pensant que j'ai peut-être raté quelque chose mais je reste froid à chaque fois. C'est un humour enfantin qui se moque des donateurs d'organes qui se moque des protestants des obèses et même da la mort mais qui ne signifie rien pour les gens réels comme moi. Je trouve aussi que c'est vraiment snob et que c'est tellement inondé de nous sommes tellement anglais et excentriques. Comme dans le film lui-même où John Cleese fait l'amour devant une classe je ne trouve pas ca drôle ou même amusant. En plus je dois me taper les horribles animations de Terry Gilliam si c'est ca le sens de la vie des Monthy Python je préfère de loin le mien...
Rien à redire sur ce film, qui est à la foi de l'horreur et comique, que dire Super Super bien réalisé en tout point. Que ce soie les effets, scénario,acteurs, je me pose la question?, ce film date bien de 1983, et bien en le regardant j'y crois pas , mais je l'ai bien enfant en 1985, et bien oui, c'est une surprise.
Le film comprend 5 histoires qui s'enchainent, gores et comiques, et parfois crades.
spoiler: Le restaurant, trop bien, c'est un gros monsieur qui arrivent pour aller manger et boire, et bien, au secours à moi la peur, l'homme ayant fait la fête la veuille, demande alors un sceau, le serveur lui propose le menu, et là, le gros monsieur se met à vomir d'une façon dans le sceau, pendant que le serveur lui propose un vaste choix de menu, et il vomi partout sauf dans le sceau, sur les tables, sur le serveur etc etc, il y en a partout, et au final tous le monde part du restaurant.
La réalisation est si réaliste, qu'on dirait que c'est vrai, tout le film d'ailleurs, je me souviens pas de tout, mais ce fut la scène marquante du film, à quoi étaient dopé les réalisateurs d'autrefois, je me demande pour faire de si bons film.
Un 3e opus un peu moins bon que les deux premiers mais qui continue de valider le génie de cette équipe si inventive. Entre non sens et humoour absurde quelques pepites "every sperm is sacred", l'attaque du tigre, la greffe, le cours d'éducation sexuelle. On a toujours quelque doutes sur le sens de la vie mais pour moi ce visionnage a beaucoup de sens.
S'il va sans dire que l'humour de l'absurde compte parmi les plus difficiles à manier, il y a quelques personnes qui savent en user si habillement, qu'ils parviennent à nous faire croire que c'est simple. Les Monty Pythons font partie de ces gens la. Je ne saurais dire comment ils font, mais ils le font. Il y a du genie dans leur jeu. Ouais, c'est le moins qu'on puisse dire. Comment "Le sens de la vie", "Le Meaning of life", comme le dit la chanson de folie qui donne le titre au film, peut-il être abordé ? Personne ne le sait, et ne le saura jamais. Pour tout dire, quand j'ai commencé à regarder le film, avec les pirates de l'immeuble au début, je me suis dit : "C'est quoi ce truc de barge ?" Un peu plus d'une heure plus tard, j'avais plus qu'un truc qui tournait dans ma tête. C'était ni une interrogation, ni une affirmation. Juste, une vérité. Ce film est ouf. Il est ouf parce qu'il nous fait nous questionner en nous faisans rire, il est ouf parce que l'aspect décousu de sa narration est en fait plus linéaire qu'une ligne : Le sens de la vie ! Les chansons.. Faut aussi en parler ! Glaxie song, Every Sperm is sacred, Meaning Of life, c'est enormissime ! Les paroles, si parfaites ! Eric Idle est plus fort que jamais, sont talent de compositeur explose pendant tout le film. Les chorégraphies qui les accompagnent sont parfois vraiment ahurissantes (Every Sperm is scred, c'est du grand délire. Une chef d'œuvre).
Bref... Je pourrais continuer longtemps, mais c'est pas le but. On peut pas décrire un film, il faut le vivre. Celui-ci étant une expérience à part entière, je ne peux que conseiller d'aller le mater. En plus de décrocher la mâchoire littéralement, il fait passer un excellent moment. Un chef d'œuvre, oui ! Un chef d'œuvre !
Il fut un temps où John Cleese, le plus gentleman des Python, se faisait le garde du corps des esprits choqués, interrompant souvent les sketchs pour dire : “stop, this is silly!” Il n’en faisait que rajouter à la dérision & c’était parfait. Force est de constater que ces jours sont révolus : autant il est hilarant de le voir illustrer un cours d’éducation sexuelle de sa personne, accompagnant le geste d’une parole fleurie, autant la provocation part à la dérive : les Python veulent ennuyer les censeurs, oui mais quoi d’autre ?
Le sens de la vie demeure un monument de la provocation, jouissif à chaque instant où il va trop loin : sexe, racisme, gore (allant jusqu’à être le seul film qui a choqué Tarantino par sa violence), plongeant l’hypocrisie culturelle & religieuse dans un humour plus acide que de raison, l’œuvre dépasse ce dont on peut s’attendre de plus grinçant de la part des Anglais les plus autodérisoires.
Cependant, la représentation glauque a ses limites & l’humour noir a mal mûri dans un retour à la formule “sketchs” qui pêche par acerbité sans une once de retours aux sources du Flying Circus. Bizarre racine des post-Monty, Le sens de la vie pose les bases pour des artistes à qui le film aura servi d’œuf, notamment Terry Gilliam en matière de cinéma. Son court-métrage intégré, où son style détone totalement de celui de Jones, l’affirme comme le cinéaste du futur Brazil avec la caricature qui passe par les gros plans, l’étude du charme des personnes âgées & le recyclage dystopique des objets quotidiens.
Le collectif n’y était plus. Dernière œuvre, ultime dépassement, tremplin devenu culte simplement parce que les Monty étaient arrivés à se donner tous les droits, le film en devient presque simplement une insulte divertissante.
Un gros délire des Monty Python avec de l'imagination et de l'originalité réjouissante mais aussi assez irrévérencieuse dans une façon très british. Les excès des anglais est dû à des excès inverse et sur la fin des années 60 le goût de l'irrévérencieux a atteint une forme de paroxysme qui est un effet boomerang. Autant ce film dénote du génie autant du non sens et du dégoût peu recommandable de ce qui a précédé.
Une Comédie irrésistiblement drôle, écrite, jouée et dirigée par l'équipe des Monty Python. Quatre années après "la vie de Brian" et " Sacré Graal", les scénaristes britanniques reviennent à la charge avec " le sens de la vie", Un film ravageur et outrancier, provoquant sans nuances, le Capital, L'Église, l'Armée, la Société de Consommation, la Censure, et toute sorte de référence institutionnelle. Après une introduction d'anthologie, où une petite compagnie d'assurance se rebelle contre les caïds de la finance, Terry Gilliam et Terry Jones nous offrent des gags délirants "so british" à la Mr Bean (comme l'entracte) et des séquences torrides ; une scène fantastique sur la maternité, un cours d'éducation sexuelle aux dialogues torrides, une parodie de guerre en Afrique ... Que fais-je sur cette planète ? J'ai trouvé la réponse au "Grand mystère de l'existence" : je regarde les Monty Python.
Il faut être complètement frappadingue pour imaginer ne serait-ce que le centième du délire que l'on voit à chaque scène. Dans la catégorie "génie du déjanté", je demande les Monty Python, et ce film "Le Sens de la vie" a mis la barre très (mais alors, très très) haute. Indescriptible de point en point, si ce n'est que la plupart des gags tournent autour du pantalon (ce qui m'a vite lassée) mais d'autres en revanche sont d'un pur style nonsense (et ceux-là sont les meilleurs) : les acteurs travestis grossièrement en femmes, en homme exagérément obèse, en tigre dans la cambrousse d'Afrique (oui, "des tigres en Afrique !"), en poissons anthropomorphes, en fonctionnaires-pirates... Et l'on s'arrête là de la liste, car elle devient vite démentielle lorsqu'on essaie de décrire ce film à un ami. Quelques rires francs, plusieurs sourires devant les scènes toutes plus farfelues les unes que les autres, on regrette toujours ce côté "carton-pâte" propre aux Monty Python (mais pas très agréable à regarder, ni même crédible, ce qui peut atténuer quelques gags) et la prépondérance des gags scatophiles (dommage, car les nonsenses sont savoureux), et au final on n'aura seulement effleuré le thème du film soit "Le sens de la vie" (un regret ou un constat, à vous de voir). Un tour de force dans l'humour délirant et le nonsense.
Décidément, la mayonnaise ne prend pas avec les Monty Python. Les années de gloires de ces clowns anglais sont définitivement révolues. Je peine encore à croire qu'il y ait eu des années de gloires pour une tel festival de pitreries. Le sens de la vie selon eux n'est pas triste, à commencer par un cours d'éducation sexuelle très imagé. L'humour décalé de Terry Gilliam et ses compères passe ou casse. De mon côté j'entends le fracas assourdissant de mes espérances. Un sourire pincé même pour un spectateur bon public. Risible du début à la fin, fondamentalement dispensable. Avis aux grands fans du collectif uniquement. 1,5/5
Monty Python : Le Sens de la vie réalisé par Terry Gilliam et Terry Jones en 1983. *Les points que j'ai appréciés → • Absolument rien
*Les points que je n'ai pas appréciés → • L'humour de bas étage • Les moqueries injustifiées et nulles • Le fait qu'il n'y a rien de positif à retenir de ce film
*Conclusion → Je n'ai pas aimé, c'est sans aucun intérêt. 1/10.
Monty Python : Le Sens de la Vie est passable mais clairement en-dessous de La Vie de Brian et de Sacré Graal. Si je n'avais pas vu ces deux derniers films et que Le Sens de la Vie ait été le premier film que j'aurais vu des Monty Python, j'aurai sans doute mieux apprécié le film. Mais là, je me suis habitué à un niveau tellement génial que je suis un peu déçu. Les sketchs sont corrects mais le tout manque de liant et du coup, c'est une succession de sketchs de niveau variable sans connexion entre eux. Je n'en reste pas moins sensible à l'humour à la fois loufoque et cynique (voire gore par moment). La troupe est plutôt drôle (Graham Chapman, John Cleese, Terry Gilliam, Eric Idle, Terry Jones et Michael Palin), mais sans être extraordinaires. Au final, on a un résultat assez moyen et je préfère rester sur La Vie de Brian et Sacré Graal.