Un film bourré de clin d'oeil lourdingues. On dirait un DJ qui aurait mixé des tas de références pour en faire un film destiné aux cinéphiles pour des discussions de salon.
Un chef d'œuvre Ibérique surprenant, cruel, inventif totalement à contre sens du cinéma actuel. Grand vainqueur des Goyas 2013, une interprétation grandiose, un noir et blanc somptueux, muet et mis en musique flamenco, ce Conte pour adultes va vous émouvoir.
Effectivement Allo ciné a un gros problème de comptage d'étoiles. Ce n'est pas sympa pour le film et me le doute sur les autres! D'après mes calculs se serait plutôt vers les 3 étoiles et demi. On corrige!
Ce film est d'une beauté impressionnante, l'émotion est toujours à fleur de peau, la musique est prenante (il s'agit du meme orchestre que pour le film "the Artist"), les gestes sont magnifiés, orchestrés. Les costumes sont magnifiques. Ce film, qui peut paraitre classique par sa forme (le noir et blanc, la tradition espagnole), est pourtant bourré de subtilités et d'originalité. Une belle réussite !
Probablement un grand cinéaste en devenir, Pablo Berger réussit un grand écart entre son premier film Toremolinos 73, comédie un brin provocatrice, et ce lyrique Blancanieves. En recherchant la simplicité d'un cinéma d'émotions par une maîtrise de plans noir et blanc, ce mythe de Blanche Neige conclut une épopée qui donne une modernité à la tradition virile et nobiliaire de la tauromachie. La musique originale d'Alfonso Villalonga s'impose comme un efficace amplificateur de l'intensité dramatique et on s'imagine assister à un opéra avec l'orchestre symphonique dans sa fosse scrutant les mouvements de son chef déclenchant les passions les yeux rivés sur l'écran.
J'ai eu l'impression d'être restée de longues heures au cinéma. Je suis peut-être passée à côté, mais j'ai trouvé ce film assez ennuyeux. Pas de véritbal construction. Pas de tension. Beaucoup d'éléments inutiles qui n'apportent rien. On est ni vraiment dans le conte, ni vraiment dans le rêve, ni dans la réalité mais dans un peu de tout ça à la fois, dans un mélange qu'on nepeut pas appeler un style. Film muet ? pourquoi pas ? mais ici rien à voir avec "The artist" qui est un régal qui nous emporte du début à la fin.
Un film vu en avant-première vendredi 19 janvier 2013 au Festival Premiers Plans d'Angers (avec des applaudissements à tout rompre tout le long du générique de fin, pendant 5 bonnes minutes) qui frise la perfection tant le sujet, la direction des acteurs, la technique, la photo et la musique sont maîtrisés. 8 longues années pour produire un chef d'oeuvre qui va faire date dans les annales du cinéma. Une histoire savamment réadapté pour enfants et adultes où chacun y trouvera son... conte. A voir et revoir et revoir.
Je ne comprends absolument pas la sévérité du public dans sa notation. Ce film a tout d'un chef d'oeuvre capable de séduire le plus grand nombre et répondre à l'exigence de la critique. Peut-être que le public préfère tomber dans la piège d'un débat sur la tauromachie qui est complètement hors de propos ou sur une comparaison pas si évidente que cela. Ce film est magique, sublime,passionnant, et envoûtant !
Blancanieves est le tout premier film muet et en noir et blanc que j'ai pu voir au cinéma. Ce fut pour moi une expérience vraiment magnifique. Cela m'a rappelé pourquoi l'expression "la magie du cinéma" existe. Quand je regarde des films, j'ai souvent les yeux un peu humides sur un plan précis, généralement lors du moment tire-larme à la fin du climax. Le plan qui m'a fait cet effet dans ce film-là se situe à 10 minutes du début. spoiler: Juste après la mort de la mère , quand on voit la grand-mère de dos s'éloigner dans un couloir de l'hôpital, terrassée par la douleur. C'est un plan extrêmement puissant, qui fait comprendre comment une image projetée peut transmettre de l'émotion au spectateur. Blancanieves n'est pas un film parfait (je n'en ai pas encore trouvé un), le spectateur pourra toujours trouver une chose ou une autre qui ne le satisfait pas (je chipoterai juste sur l'aspect un peu trop caricatural de la belle-mère spoiler: -les 4 chiens de chasse suffisent, on avait pas besoin d'une scène de dominatrix pour saisir son caractère ), mais dans ce qu'il est, Blancanieves est tout bonnement excellent.
Enfin une adaptation de Blanche-Neige, créative originale et poétique, nous épargnant les sommets de cucuterie habituels. Il y a une véritable recherche de mise en scène, de montage, où le noir et blanc et le muet sont un choix esthétique bien pensé qui ne tombe jamais dans la nostalgie intello-masturabatoire. Enfin, contrairement à ce que j'ai pu lire, il ne s'agit en aucun cas d'une apologie de la tauromachie. Étant donné que le sujet est encore frais dans l'actualité, je comprends que la toile de fond bien ancrée dans cet élément de la tradition espagnole ait pu raisonner désagréablement chez certains. Il faut pourtant passer outre ses aprioris car le sujet n'est pas - vraiment - là. C'est à mes yeux un des meilleurs films depuis le début de l'année. À titre informatif, et pour les âmes sensibles, comme moi, il n'y a aucune mise à mort, en dehors de celle - suggérée - de la première séquence. J'ajoute qu'elle fait sens d'un point de vue symbolique et narratif et n'est certainement pas placée là pour créer la polémique.
Si seulement tous ces éloges pouvaient inspirer les cinéastes d'aujourd'hui ! Non pas qu'il faille revenir à tout prix un siècle en arrière mais simplement reconnaître que le cinéma muet n'est pas seulement un exercice stylistique mais un style en soi ! Un grand merci à Pablo Berger et à Michel Hazanavicious (the Artist) de nous avoir offert la splendeur et l'intensité d'un cinéma que seuls les cinéphiles de tous temps connaissent à travers les chefs d'œuvre qui ont fondé le cinéma depuis l'avènement du parlant. Très peu sont restaurés et visibles dans les salles. Alors quand on voit une merveille comme cette version de Blanche Neige, c'est toute la puissance et l'enchantement du muet qui défile devant nos yeux. Evidemment on pense au chef d'œuvre de Tod Browning "Freaks" (pour ceux qui l'ont vu, c'est le genre de film qui ne s'oublie pas, choc émotionnel garanti !). Blancanieves n'est pas juste une curiosité, c'est un film parfait et j'espère qu'on n’attendra pas encore des décennies pour voir un muet d'une telle qualité. Car depuis l'avènement du parlant, je crois bien qu'à part La dernière folie de Mel Brooks (en 1976, c'est vraiment l'Artiste et Blancanieves qui ont ressuscité le cinéma muet !
Un récit filmé en 4/3, en Noir & Blanc et muet, ça ne vous rappelle rien ? Bien plus inventif que The Artist - et d'ailleurs conçu avant lui - , BlancaNieves se rapprocherait plutôt de Freaks. Visages filmés en gros plans, expressions étourdissantes des regards, lumière crue alternant le clair/obscur composent cette fresque émouvante. Une mise en scène d'une ingéniosité remarquable.
La réalisation comme l'interprétation se révèlent sans faille. Les amoureux du Flamenco vont se régaler, la musique les et vous captivera tout au long de ce conte d'une modernité absolue. Les amoureux de l'esthétisme seront pantois d'admiration devant plusieurs plans comme la scène où la foule laisse la vie sauve au taureau ou bien celle de la mort de la belle-mère. Les amoureux tout court apprécieront l'émotion intense qui se dégage à maintes reprises. Cette Blanche-Neige sublimera les foules avant de connaître une fin qui surprendra plus d'un spectateur peu familier du cinéma hispanique.
Amoral et subversif, ce film vous enchantera... si vous avez le bonheur de le voir. Nous n'étions que trois en salle en première semaine et je crains sa disparition (des écrans) précoce.
Un réel dommage, car BlancaNieves marquera à coup sûr bien plus que l'année 2013.
Un film magnifique à voir absolument. Mais pour toutes les âmes sensibles, préparez les mouchoirs car vous en aurez besoin pendant et après le film, je vous le garantie.