Blancanieves
Note moyenne
3,8
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223 critiques spectateurs

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Hotinhere
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2015
Un conte poétique cruel, sans dialogues, dans un sublime noir et banc, rythmé par une superbe bande son teintée de flamenco : magique et émouvant. Une œuvre rare.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 janvier 2013
Voici un film propre à réconcilier tous les publics, le grand, amateur de films plutôt légers et l'intello, aimant l'originalité et les références. (C'était déjà le cas il y a deux semaines avec le "Django unchained de Quentin Tarantino"). C'est du cinéma, du vrai, mais dans un genre auberge espagnole ( je sais, c'est facile), chacun pouvant grappiller ce que bon lui semble.
"Blanca nieves" est l'adaptation du conte des frères Grimm "Blanche-Neige", façon originale et à la vraie sauce hispanique. C'est un film muet, en noir et blanc mais pas un pastiche des films des années 20 comme "The artist" l'an dernier. Sur le canevas du conte bien connu, le scénario brode une histoire aux accents espagnols certains, avec corridas, flamenco mais aussi, et c'est là où il se démarque de la pâle copie du cinéma des années 20, avec des thématiques et des clins d'oeil totalement contemporains.
Blanche-Neige est ici la fille d'un grand toréador paralysé dont la deuxième épouse règne en marâtre sur un domaine perdu. Bien sûr, elle sera la cible meurtrière de sa belle-mère et sera recueillie par des six nains (oui 6 !) toréadors. Si l'on retrouve tous les éléments essentiels du conte, des nains à la pomme empoisonnée, l'ensemble est d'une toute autre portée que les versions récentes venant d'Hollywood.
Y'a pas à dire, j'ai beau ne pas être un aficionado de la corrida, qu'est ce que c'est cinématographique quand même ! Surtout dans ce film-ci, où toute sa gestuelle, sa dramaturgie, est magnifiée par une image somptueuse au service d'une histoire mélodramatique à souhait mais totalement prenante. En plus d'un très ludique jeu de piste autour des contes célèbres (Cendrillon, la belle au bois dormant, Alice au pays des merveilles, ...), Pablo Berger décape un peu le machisme ambiant à l'univers tauromachique en faisant de son héroïne, un toréador.
La fin sur le blog
http://sansconnivence.blogspot.fr/2013/01/blanca-nieves-de-pablo-berger.html
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2015
Dans un noir et blanc magnifique, Pablo Berger décide de revisiter complètement le conte de Blanche-Neige, qui est ici transportée dans le monde de la tauromachie, en Espagne, pendant les années 20. Un projet assez original et vraiment convaincant, donnant au passage une véritable leçon de mise en scène.entre le cinéma soviétique à la Eisenstein, Vertov et toute la clique et un autre plus contemporain. Le film est réellement magnifique d'un point de vue formel, même s'il en oublie parfois son scénario. Un très bel essai, qui plaira surement plus aux passionnés de cinémas mais qui mérite visionnage!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 février 2013
Même procédé que pour "The Artist", un film muet, en noir et blanc, tel qu'ils étaient fait à l'époque. Et quelle réussite. Un véritable pari, bien au-delà du simple détournement de conte ou du concept poussé à l'extrême. En reprenant le mythe de Blanche-Neige dans l'univers de la tauromachie dans les années 1920, l'auteur explore les zones d'ombres de cette histoire et la transforme en une grande histoire tragique. Bourré de symboles et de références, porté par une musique de grande qualité, le dépaysement est garanti. Un beau voyage pour un projet plus risqué et plus brillant que son homologue français surestimé, multi-récompensé (Peut-être trop) et qui aurait mérité à être beaucoup plus exposé.
Serge K
Serge K

21 abonnés 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2019
Très beau film muet tout en poésie, et sensibilité la performance des acteurs est superbe, des faciès à la Fellini, la photographie aussi,
Julien D
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2013
Le retour au cinéma sans couleurs ni dialogues est autant à la mode que les adaptations de Blanche-Neige. Ce qu’en a fait Pablo Berger est une œuvre parfaitement maitrisée dont la forme sert de magnifique support narratif au fond grâce à un usage très inspiré du format originel où se multiplient les clins d’œil aux anciens maitres (on retrouve le lyrisme de Murnau, le surréalisme de Buñuel mais surtout la troupe de nains du Freaks de Tod Browning). Si l’on peut se contenter bêtement de n’y voir qu’une apologie de la tauromachie, c’est avant tout une relecture envoûtante et pleine de bonnes surprises d’un conte dont on pensait pourtant ne plus rien tirer d’aussi innovant.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2013
Un film muet tourné de nos jours en noir et blanc et racontant une histoire mélodramatique, ça ne vous rappelle rien ? Pourtant, on ne peut accuser Pablo Berger de plagiat, puisqu'il porte son projet depuis 2005, et le succès de "The Artist" a eu des conséquences contrastées pour lui : d'un côté, il a convaincu producteurs et distributeurs de la viabilité d'un projet qui pouvait paraître jusque là utopique ; d'une autre côté, il a lui ôté une part de sa surprise et de son originalité, lui barrant sans doute ainsi la route vers la sélection pour l'Oscar du meilleur film étranger. Mais la ressemblance entre les films de Michel Hazanavicius et de Pablo Berger se limite à cette carte d'identité, muet et noir et blanc. En effet, le premier s'est cantonné à un hommage beaucoup trop respectueux aux films hollywoodiens des années 20, perdant au passage la verve parodique des OSS, alors que le second a su réaliser un remix audacieux du cinéma des origines et de la modernité de son regard.

Pablo Berger raconte avoir vu à 18 ans "Les Rapaces" (1924) d'Erich Von Stroheim, et avoir découvert que le cinéma muet était beaucoup plus exigeant que le parlant :"Au cinéma, le visuel reste le plus important. Les yeux ne mentent pas, les mots si ! ". Il cite aussi ses références : Gance, Dreyer, Murnau, Pabst et Buñuel, dont l'influence se voient dans les choix de cadre privilégiant les gros plans sur les visages, le jeu d'ombres et de contrastes, la composition fouillée des plans et la dynamique du montage jouant aussi bien de l'opposition que de l'analogie, retrouvant ainsi le surréalisme d'"Un Chien Andalou". Ce credo dans la puissance narrative des images est perceptible tout au long du film, avec des scènes souvent très brèves qui remplacent de longs dialogues : Antonio qui détourne la tête quand on lui présente sa fille, coupable à ses yeux d'avoir tué sa mère, le plan suivant cadrant l'infirmière dont le visage s'éclaire d'un sourire, ou la grand-mère qui s'effondre à la fin d'un flamenco lors de la fête de communion de Carmencita, l'aiguille du gramophone tressautant sur le disque de sa fille défunte, puis la robe immaculée de la communiante plongée dans une teinture pour ressortir noire...

L'histoire est connue, annoncée dès le titre : il s'agit du conte des frères Grimm, qui ne fait d'ailleurs que trois pages et laisse la place à l'interprétation. On retrouve les composantes essentielles du conte originel : la goutte de sang, la mort de la mère, la marâtre, le chasseur chargé de tuer Blanche-Neige, les nains (ils ne sont que 6...), la pomme empoisonnée. Mais Pablo Berger a choisi de transposer l'histoire dans l'Espagne d'avant la Guerre Civile, où les toréros remplaçaient les Rois dans le cœur du peuple, et de jouer à fond sur l'hispanité du cadre narratif, mélangeant images sulpiciennes et gueules qu'on croirait sorties des albums de Cartier-Bresson. Il y a un décalage entre la tonalité très positive des critiques des spectateurs sur Allociné qui rejoignent ainsi les critiques de presse (à la différence de " Tabou") et la note moyenne de ceux qui se contentent de cliquer ; cela s'explique par un lobbying actif des opposants à la corrida qui voient dans le film une exaltation de la tauromachie. Contresens complet me semble-t-il, la corrida offrant juste un arrière-plan théâtral à l'intrigue du conte et imposant des codes visuels subtilement distordus par Berger, comme cette novillada dans un village perdu avec des toréros nains.

La suite sur les Critiques Clunysiennes
http://www.critiquesclunysiennes.com/
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2014
Un film audacieux et renversant de beauté qui revisite avec noirceur le fameux conte. Le cinéaste prend le parti radical de tourner son film sans paroles et en noir et blanc, ce qui rend la narration plus sensible et la photo charmante et envoutante. Il n'en oublie pas pour autant la mise en scène et délivre un film moderne où la caméra se permet beaucoup. Le film est bourré d'idées et toujours très délicat, malgré une ambiance noire et vénéneuse. Le casting est à la hauteur et fait plaisir à voir : Macarena Garcia est une sacrée découverte et finit de donner au film un charme fou.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2013
Je dois faire partie des 0.0001% de la population française qui n'ont pas vu The Artist. Je défends le cinéma comme art complet, fort de ce qu'il porte en lui l'expression de la réalité comme de l'artifice. Lui retirer la parole et la couleur, c'est comme quand vous avez une jolie fille: vous lui cassez trois dents de devant et lui mettez un bandeau sur l'oeil pour la sortir dans le monde? Non.

Et puis, une autre raison, c'est que je trouve Jean Dujardin comme Bérénice Béjo des acteurs totalement inintéressants qui ne valent pas la peine qu'on se dérange pour les voir....

Ça doit être la vraie raison, puisque nantie de tous ces préjugés, j'ai été voir Biancanievés, et que j'ai beaucoup apprécié cet exercice de style. Parce que ça se passe dans le monde de la corrida, art essentiellement visuel. Parce que c'est espagnol, avec ce que cela sous entend de sens du fantastique et du grotesque, pensez, parmi les réalisateurs actuels, à Juan Antonio Bayona ou à Guillermo del Toro. Il y a des scènes que Bunuel n'aurait pas désavoué.... Le réalisateur se sert magnifiquement de toutes les nuances de grey (whaf whaf whaf), de toutes les nuances de noir, à la Soulages, et surtout d'un blanc explosif. Dans le sol y sombra de l'arène, dans le blanc éclatant de l'hôpital, la caméra allonge des visages blafards qui semblent sortis d'un tableau de Zurbaran.

Donc, la maman de notre moderne Blanche Neige meurt en couches, alors que son père, toréador célèbre (le très beau Daniel Gimenez-Cacho), est gravement blessé par un taureau qui le laisse tétraplégique. Au début, la petite est élevée par son adorable abuela, mais à la mort de celle ci, elle est récupérée par l'ignoble marâtre (la belle Maribel Verdu) qui tient à sa merci le toréador déchu.... Son seul ami: Pepe le coq... Dans la suite des aventures de la malheureuse, elle se trouve recueillie par une troupe de nains qui donne des corridas parodiques avec des vachettes.... Encore quelque chose qui est inimaginable en dehors du Mexique ou de l'Espagne. Dans un pays politiquement correct comme ceux de l'Europe du Nord, sûr qu'on tordrait le nez devant cette exhibition de la disgrâce physique.... Parmi les nains, l'un est grincheux; un autre, au joli visage, est tout simplement amoureux.... Blanche Neige adolescente est interprétée par Macarena Garcia, une beauté, et une beauté fiérement espagnole, racée, typée.

La douce abuelita, c'est Angéla Molina, que l'on vit chez Bunuel en concurrence avec Carole Bouquet, vous en souvenez vous? Elle explosait de beauté, à côté de la Bouquet aussi sexy qu'un rôti de veau, avec ses petits yeux porcins. Mais voila: le temps a passé. Parfaitement liftée, maigrissime comme il se doit, toujours idéalement élégante, la Bouquet inchangée peut continuer à faire la couverture des magazines avec ses films, son vignoble, ses amours alors qu'Angéla Molina assume son physique de vieille dame. Mais, toute fripée soit elle, quand elle fait quelques pas de flamenco, elle a un charme, une grâce, une beauté que rien, et même pas l'âge, ne pourra lui retirer......

J'ai donc pris beaucoup de plaisir à voir ce film de Pablo Berger, comme un exercice de style, et même carrément comme une oeuvre d'art, car quand les images sont aussi recherchées, on peut vraiment parler d'oeuvre d'art. Sol y sombra, la corrida y est à l'image du drame de la vie. Pour autant, passerais je ma vie à voir des films muets et en noir et blanc? Non.
Marc  Régis
Marc Régis

52 abonnés 244 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mars 2013
A ne pas rater. Des grands moments de cinéma et une histoire passionnante.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 février 2013
Magistrale leçon de cinéma qui vient nous rappeler que le muet en noir et blanc est d'autant plus émouvant qu'il impose de maîtriser les fondamentaux de cet art. La qualité de la photographie, le jeu sur la lumière, l'onirisme, la cinématique des corps et des âmes, le sens du récit, l'originalité du scénario, la maîtrise de la réalisation, l'émotion qu'appelle tout cela. La fin est, de plus, formidablement réussie.
Ce film ringardise totalement dans ce genre "The artist" autant qu'un excellent pastiche "à la manière de" fait face à une véritable oeuvre d'art.
Le premier très grand film de 2013 à mon sens.
tyrionFL
tyrionFL

25 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 octobre 2023
Blancanieves propose la particularité d'être un film muet, en noir et blanc et avec le format pellicule de l'époque des années 20 reprenant le mythe de Blanche-Neige mais dans un univers contemporain à l'Espagne des années 20.
Si le parti-pris est déjà osé et original, Blancanieves se distingue surtout, notamment d'un film auquel on pourrait penser vu le concept, The Artist, par sa volonté purement moderne de la mise en scène, du cadrage et du montage.

En effet, le film se permet beaucoup de fantaisies peu ou pas présentes dans le cinéma de l'époque comme des surimpression, des contre-plongées, du montage cut, du montage alterné, des jump cuts, des images subliminales, des match cut (voir l'émission Déjà Vu de Rafik Djoumi) et autres.
Ce n'est pas seulement ça Blancanieves, c'est aussi une fusion entre l'histoire originale des frères Grimm et l'histoire d'une toréadore du XXème siècle et cela réserve pas mal de surprises, beaucoup plus que vous pourriez l'imaginer de la part d'une énième adaptation du conte.

Enfin, comment ne pas revenir sur la beauté du film avec un sublime noir et blanc d'autant plus magnifié par une mise en scène légère et parfois subtile.
J'aime notamment les plans faisant référence au cinéma impressioniste allemand et plus globalement au cinéma des origines.

Blancanieves est un bijou, une oeuvre d'auteur singulière ou se cotoit ancien et moderne à merveille.
Et surtout, ne croyez pas qu'un film d'1h40 muet peut vous ennuyer car toutes les problématiques du format ont été adaptés à notre époque (ou presque).
jerry974
jerry974

19 abonnés 449 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2013
Un gout de Ted Browing à l'espagnole, avec des faciès filmés en gros plans en noir et blanc. Le film de Pablo Berger est typé. La superbe Macarena Garcià et le charme vénéneux de Maribel Verdù suffit a donner à ce conte un air de grand film. Evidement, certaines situations sont exagérées, voire caricaturales, mais on rentre dans cette histoire de tauromachie pour ne la lacher qu'à la dernière larme. C'est original, quelquefois superbe, mais jamais ennuyeux. Bravo.
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 avril 2014
Grandiose, je partage totalement cette impression ! Ce film muet n'a vraiment rien à envier à "the artist" et je dirai même qu'il le surpasse par moment. Très belle histoire attachante et très touchante grâce à une formidable prestation de Macarena Garcia mais aussi de la petite, toutes deux magnifiques, quel regard ! Le pari était osé de retranscrire le conte de BlancheNeige dans le milieu de la tauromachie mais c'est réussi ce qui rajoute encore du positif dans ce que je pense du film. Quelques passages surjoués mais qui ne plombent pas le film, le surjeu étant plus supportable dans ce genre de film. un noir et blanc bien senti et adéquate y contribue également. Bref, tout est bien calculé et bien pensé: scénario, mise en scène, interprétation.... le tout avec de l'originalité vous donne un très beau film à voir absolument!
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juillet 2013
En Andalousie dans les années 20, la petite Carmen, né d’un père Toréador de renom et d’une danseuse tout aussi célèbre sera Blanche Neige. Inutile d’en dire plus, la première scène est tellement forte que dévoiler la suite est vous faire perdre la surprise de la mise en place de l’histoire. C’est le conte originel revisité par un réalisateur de talent espagnol : Pablo Berger. La trame est Blanche Neige car élevé par une belle mère acariâtre jouée par une formidable comédienne : Maribel Verdu. Cette odieuse femme jalouse de sa belle fille mais non par sa beauté, mais parce qu’elle lui vole la vedette médiatique et qu’elle se retrouve en page 6 du magazine en vogue ; voilà un signe de modernité dans le propos. De même cette belle mère sadique est montrée comme un pervers sexuel chevauchant son chauffeur cravache à la main. C’est pas fini le chauffeur devant assassiné Carmen (Blanche Neige) n’échouera pas par pitié comme dans le conte mais à cause de sa libido. Continuons : sans user de la morbidité primitive de Tod Browning, les 7 nains sont exploités comme une curiosité de foire à la « Freaks » : film référence des années 30. Une lecture tout espagnole, moderne et orientée sur le désir se démarquant du conte initial. Blanche Neige deviendra aussi tour à tour Alice, Cendrillon (l’enfant esclave) et au final La belle au bois dormant.
Ce film est une véritable féérie poétique, très personnelle, visuellement étincelant, intelligent et loin des clichés. Une grande réussite, épatant. L’exploitation du noir et blanc très prisé en ce moment est plus proche ici de « The Artist » que de « Tabou » du fait qu’il reste assez ancré dans les racines du genre : format 4/3, noir et blanc, muet constant, musique accompagnant chaque scène. Celle-ci pourrait être à la longue assommante mais non elle sublime constamment le film ; la bonde son est très inventive faîte de sonorités traditionnelles souvent mais toujours au service de l’histoire et au diapason des mouvements de champ. L’absence de dialogue est même un plus, le jeu des acteurs sert totalement l’émotion ; le réalisateur est même très avare de cartons de texte, il aurait même pu y en avoir aucun tellement l’image suffit à elle-même. Ici contrairement à « The Artist » qui rendait magnifiquement hommage aux films d’époque et donc plus scolaire et nostalgique ; la modernité est au rendez vous car il ose.
Beau et cruel jusqu’à la dernière larme… A voir impérativement…
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