Le premier était un film purement jouissif du début à la fin, qui réussissait à transmettre ce message. Cette suite en est la conséquence logique, et si on a toujours ce côté jouissif, on se rapproche plus du délire border-line que dans le précédent. Le comparer à une boucherie ne suffirait pas à le décrire réellement, tellement on assiste à de l’abatage de masse. Beaucoup plus violent que le premier, on retrouve cette dénonciation de la violence. Mais elle n'en reste seul, l'histoire traitant de la peur de l'Amérique pour l'étranger étant à peine évoqué, et de façon moins subtil. Mais d'un autre côté, ce film est d'une densité incroyable, il s'y passe tellement de chose, il y a tant de personnages que beaucoup qu'on aimerait mieux voir se retrouve au final à peine exploiter (certains ont 2 lignes de dialogues et pourtant ils apparaissent très vite au générique). L'avantage, c'est qu'on ne s'ennuie pas une seconde et on va de surprise en surprise,
avec une fin virant complètement dans la science-fiction et annonçant une suite dans la même veine
. On retrouve, que ce soit dans les dialogues ou l'histoire même, ce trente-sixième degrés qui avait fait le succès du premier film, avec un nombre de références considérables au monde du cinéma. Niveau casting, Danny Trejo est une nouvelle fois en dehors du lot, tout comme le méchant, à savoir Mel Gibson, reprenant admirablement le flambeau de De Niro. Les nouveaux personnages sont également très corrects, pour la plupart, tout comme les anciens. La mise en scène est fidèle au premier film, série Z à mort, avec des passages on ne peut plus faux mais qui rendent tellement bien. Une mise en scène qui n'en reste pas moins efficace du début à la fin. Une suite qui réussit à ne pas sombrer comme on le voit souvent, mais dont l’effet surprise du premier a légèrement disparu. Les fans apprécieront sans doute, les autres peut-être un peu moins.