Il aura fallu attendre trois années pour voir une suite aux mésaventures du mexicain le plus badass du cinéma avec Machete Kills, toujours réalisé par Robert Rodriguez, pour un résultat tout aussi réjouissant, si ce n'est plus, que son prédécesseur. L'histoire nous fait donc suivre Machete qui est accusé de l'assassinat de l'agent Sartana et se voit recruté par le président des États-Unis pour éliminer un marchand d'armes mexicain voulant envoyer une arme destructrice sur Washington. Mais, lors de cette mission, Machete découvre un complot encore plus grand menaçant la Terre entière. Ce scénario s'avère franchement divertissant à visionner pendant toute sa durée d'environ une heure et quarante-cinq minutes. Une durée qui aurait tout de même gagnée à être un poil raccourcie tant c'est dense et un peu usant à la longue. Cette intrigue est à la hauteur de son modèle en nous gratifiant de scènes totalement déjantées toujours plus improbables allant toujours plus loin dans la surenchère et l'exagération, s'enchainant à un rythme soutenu. Ces séquences à base de confrontations gores et violentes faites d'explosions, de découpage et d'échanges de coups de feu sont sacrément jouissives. De plus, ce second volet intègre un aspect science-fiction complètement loufoque, bienvenue, permettant de placer ici et là quelques références à d'autres œuvres du genre. Le ton se veut lui toujours aussi décalé avec un humour tranchant procurant une sensation jubilatoire. L'ensemble est porté par des personnages déjantés, interprétés par une belle distribution, à commencer par Danny Trejo qui incarne toujours aussi bien cette machine charismatique increvable. À ses côtés, on retrouve Michelle Rodriguez et Jessica Alba. De nouveaux noms font leur apparition comme ceux de Mel Gibson, Demián Bichir, Charlie Sheen, Amber Heard, Sofía Vergara, Antonio Banderas ou encore Lady Gaga. Tous ces individus hauts en couleur entretiennent des rapports tendus et nerveux. Des échanges soutenus par quelques répliques bien senties. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain se veut dynamique et survitaminée. Sa mise en scène bénéficie d'une belle liberté d'action et évolue dans de nombreux environnements. Les effets spéciaux sont pour leur part volontairement kitchs et assumés. Ce visuel à l'étalonnage rétro est accompagné par une b.o. aux compositions énergiques collant bien aux situations, sans pour autant être appréciables. Reste une fin frustrante car inachevée, laissant espérer un troisième volet encore plus fou, si cela est possible tant la barre est déjà haute. En conclusion, Machete Kills est un très bon défouloir méritant le coup d'œil tant il fait passer un moment hautement récréatif.