Dans le domaine de la "nouvelle vague Grindhouse" comme j'aime l'appeler, "Planète Terreur" et "Machete" étaient vraiment cools. Si les films n'étaient pas parfaits, ils avaient au moins le mérite d'être fun et de proposer un délire 100% décomplexé. Je pensais que Robert Rodriguez allait faire de son "Machete Kills" un divertissement digne du premier opus. Rien de tout ça, hélas. "Machete Kills" se révèle être une véritable arnaque au consommateur. D'accord, Rodriguez veut rendre hommage aux séries B et Z de son enfance, et patati, et patata, mais autant faudrait-il travailler réellement dans l'adaptation de cet hommage. En ce sens, "Planète Terreur" remplissait la part du contrat, "Machete" un peu moins mais restait de bonne facture. Avec "Machete Kills", Rodriguez est soudain frappé par une flemmingite aiguë (chose qui lui était déjà arrivé pour ses précédents films à savoir ses films pour enfants que sont les "Spy Kids" et autres "Shark Boy") et fait de la m*rde en justifiant que c'est pour mieux accentuer l'aspect série Z du truc. En gros, le bonhomme en fiche pas une pour gagner du fric facilement auprès de nous, pauvres moutons qui consommons ce produit périmé. Si le premier "Machete" était victime d'une réalisation dégueulasse, le scénario déluré venait sauver le tout en proposant du fun, du vrai. "Machete Kills" recycle ce côté fun pour en tirer un scénario vide et insipide, mal mené, mal écrit. Rodriguez fait du n'importe quoi sans aucune subtilité en insistant lourdement sur le sang et les nanas sexy afin de satisfaire le spectateur avide de chair fraîche. "Machete Kills" est une des pires arnaques qu'il m'ait été donné de voir. Tout est mauvais. Le jeu d'acteur, entre Charlie Sheen qui cabotine et un Mel Gibson en totale roue libre, est tellement mauvais que l'on est à se demander si il y a eu une réelle direction d'acteur (connaissant Rodriguez, fort est à parier que non), la mise en scène est inexistante, l'histoire, j'y suis déjà venu un peu plus haut... "Machete Kills" est un spectacle idiot et inutile qui, de par une couverture série B et Z, cherche à cacher son taux de médiocrité en faisant passer ses défauts pour des éléments pleinement voulus. Mon oeil... Et sinon Rodriguez? Que dirais-tu de refaire du cinéma? Du vrai?