Au moins, on ne peut pas reprocher à Robert Rodriguez de ne pas mouiller le maillot. Sur Machete Kills, il est monteur, directeur photo, compositeur de la BO et aussi réalisateur bien entendu. Que l'on adhère ou pas au propos, son enthousiasme fait quand même plaisir. Machete Kills s'adressera uniquement à ses fans. Ceux du premier Machete, de Planète Terreur ou d'Une nuit en enfer. Ou les fans de série B tout court. Là-dessus, il n'y a rien à dire. On retrouve toujours ce cocktail d'humour ("Machete ne tweete pas", "Machete ne plaisante jamais", "Personne n'anticipe Machete"), d'action, d'hémoglobine, de décapitations, de jolies filles et de rock'n'roll. Là où Steven Seagal excellait dans le rôle du méchant dans le premier épisode, là on a Mel Gibson dans un clone du docteur No qui entre Kill the Gringo et Expendables 3 continue lui aussi d’œuvrer dans la série B. Après, Machete Kills a eu le même effet sur moi qu'un gros gâteau crémeux. Dans la vitrine, c'est attrayant mais une fois que l'on y goûte c'est très vite bourratif. Il y a trop de personnages (Lady Gaga, Cuba Gooding Jr, Antonio Banderas, Michelle Rodriguez, Tom Savini) qui ne sont pas assez développés. La surenchère de situations improbables et délirantes lasse un peu. A chaque scène, je me demandais quelles prochaines limites seraient franchies. Bon, je dis ça, mais ça ne m'empêchera pas de jeter un œil, voire les deux, sur le troisième épisode "Machete kills again in space".