L'été s'annonce mal annonce Robert Davi gravement. Si ce n'était que l'été...Place au nouveau nanar signé Griff Furst à qui on n'a toujours pas décidé de confisquer la caméra. Une production Syfy mal fichue de bout en bout, pathétique, grotesque, ridicule. Je ne sais même pas si c'est voulu ou pas. A chaque fois, il place l'action, ou le manque d'action, au fin fond des États-Unis, dans une toute petite ville remplie de rednecks passant leur vie au bar à siroter de la bière ou à faire du bateau. Bref, le cliché typique du campagnard barbu américain tel qu'on se l'imagine avec son tracteur, sa casquette, son ranch. Si c'est ça le public qu'il vise et que ce public est content d'être représenté comme ça, ma foi...Donc, ces braves gens ont encore un problème avec les requins. Requin hantant le marais. Mais le serveur asiatique faisant figure d'intello de la bande peut-être parce que c'est le seul à utiliser un ordinateur nous dit que c'est normal. Que ça peut arriver. Soit. N'étant pas expert en requin, je suis bien obligé de prendre ses paroles pour argent comptant. Je pense que la scénariste a dû se renseigner un minimum sur Wikipédia. Petit détail, le squale a une peau super dure le rendant invincible. Ça aussi, il faut croire que c'est normal. Bref. Les quelques attaques sont minables et je pèse mes mots. Déjà que Killer Shark a un rythme particulièrement mollasson, finalement, on en vient à préférer les moments de traque. On y croise des fils à papa forcément fêtards à qui il va arriver des bricoles sur leur yacht, un shérif corrompu incarné par cette vieille branche de Robert Davi montrant au passage qu'il a définitivement rangé sa dignité au placard, un serveur asiatique obèse qui en pince pour la sœur coincée de la patronne qui ne le regarde même pas, un agent fédéral tombant à point nommé, un gros bras frère de la patronne. Aucun ne sachant vraiment jouer. Sauf la barman Kristy Swanson ayant un peu de bouteille. Jolie, souriante, elle sauve ce téléfilm de la nullité absolue. Grâce à elle, il est juste nul. Merci Kristy.