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ferdinand
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4,0
Publiée le 12 mai 2013
Film très bien joué, filmé sobrement. les deux acteures principaux sont extraordinaires! Pour ceux qui n'ont pas vu le film, il faut préciser qu'il se passe à Hong Kong et que les protagonistes sont tous chrétiens, ce qui surprend quelque peu. Le côté "bisounours" de l'ensemble peut étonner, tout comme la bouffe peu engageante que ces gens avalent avec délice!! Seul point noir, mais de peu de durée, une musique sirupeuse à la Clayderman.
Un film touchant sur la relation entre cet homme populaire dans le monde du cinéma et sa "dame de maison" qui est dans sa famille depuis plusieurs générations. Qui parle de la vieillesse et de la société chinoise avec une douceur infinie. Entre humour et tristesse. Belle surprise.
"Une Vie simple" est inspiré de l'histoire du scénariste et producteur Roger Lee, dont l'employée de maison au service de sa famille depuis quatre générations est décédée pendant le tournage du film qui porte finalement son nom en version originale. Même s'il en a confié la réalisation à Ann Hui, les éléments autobiographiques sont évidents, à commencer par le prénom du personnage principal, son métier et même le nom du film à la production duquel il travaille, "Les Trois Royaumes". Cette pratique auteuriste germanopratine est assez exceptionnelle dans le cinéma asiatique, mais elle trouve sa justification dans la volonté d'être le plus fidèle possible à l'histoire originale ; cela nous vaut d'ailleurs une scène de négociation de rallonge de budget avec Tsui-Hark en guest star !
Mais cette toile de fond n'est finalement qu'anecdotique, et ne sert qu'à justifier la présence à Hong-Kong de Roger, célibataire endurci toujours en vadrouille alors que le reste de la famille s'est installée à Los Angeles depuis des années. Le vrai sujet du film, c'est à la fois l'inversion d'une relation d'assistance au nom d'un transfert de la piété filiale, et la découverte pour nous autres occidentaux des effets combinés de l'enrichissement de la Chine et du vieillissement de sa population. Le premier aspect n'est pas inintéressant, mais il laisse quand même un petit arrière-goût édifiant et pour tout dire un peu impudique, le scénariste-producteur donnant à voir sa propre générosité. On le comprend vite, dès les premières scènes où Ah Tao prépare un plantureux petit déjeuner tout en grondant Roger pour sa gourmandise, Roger est matériellement totalement dépendant de Ah Tao, comme le confirme sa perplexité devant le mode d'emploi de la machine à laver une fois qu'elle a été hospitalisée.
Se sentant redevable de celle qui est entrée au service de sa famille alors qu'elle n'était qu'une jeune orpheline comme le prouve le nom qui l'identifie comme domestique, il lui trouve une place dans une maison de retraite mais s'aperçoit qu'il est incapable de donner son âge quand il procède à son inscription. Loin de le décharger de sa responsabilité, ce placement l'amène à découvrir qui est celle qui a veillé sur ses premiers pas et qui représente de facto sa seule famille sur le bord de la Rivière des Perles. Quand une pensionnaire demande à Ah Tao si ce visiteur attentionné est son filleul, elle approuve et par la suite, lui la présente comme sa marraine lors de la première de son film.
Une vie simple est un film humble. Dans le sens où il ne cherche pas à nous faire verser les grandes eaux dans le récit de la relation entre une vieille femme qui a servi pendant 60 ans dans la même maison et l'un des enfants qu'elle a élevé qui doit aujourd'hui prendre soin d'elle dans les derniers mois de s vie. Par petites touches, Ann Hui montre l'affection implicite et maternelle entre ces deux êtres. Elle le fait avec délicatesse et une lenteur parfois excessive, les deux heures du film auraient pu aisément être réduites. La decription de la maison de retraite est à la fois terrible et malicieuse, l'humour permettant d'éviter de trop grandes lourdeurs dramatiques. Sensible et parfois languissant, Une vie simple ne traque pas systématiquement l'émotion mais la trouve, in fine.
Lorsque que la vieille gouvernante Ah Tao, qui a servi pendant toute sa vie les membres d’une famille, a un accident cardiaque er perd son autonomie, c’est le petit dernier (devenu grand) qui va s’occuper d’elle, par gratitude et par amour. Sur cette idée simple, Ann Hui a fait un film simple, pudique, minimaliste. L’immersion dans le foyer de personnes âgées dépendantes respire la réalité, et montre au passage la mercantilisation de cet univers. Ce sont les relations humaines qui sont au centre du film, en particulier entre les deux personnages principaux, mais aussi avec leur entourage. Le jeu de Deannie Yip, remarquable de finesse et de subtilité, contribue grandement au sentiment d’attachement que l’on ressent pour cette merveilleuse vielle dame. Et le film se conclut, logiquement, sur une scène aussi belle que simple…
Considérée à raison comme l'une des meilleures réalisatrices de la nouvelle vague hong-kongaise, Ann Hui peut se vanter d'une filmographie riche et éclectique, où se côtoient les très bons « Boat People » et « Summer Snow », ainsi que l'excellent « Ordinary Heroes ». Son dernier film, « Une vie simple », est sorti en 2011 sur le territoire chinois mais débarque seulement maintenant dans nos contrées.
Synopsis Allociné : Au service d'une famille bourgeoise depuis quatre générations, la domestique Ah Tao vit seule avec Roger, le dernier héritier. Producteur de cinéma, il dispose de peu de temps pour elle, qui, toujours aux petits soins, continue de le materner... Le jour où elle tombe malade, les rôles s'inversent...
Ah Tao n'a pas d'âge, pas d'attache familiale, sauf celle qui l'emploie depuis plusieurs générations. Terrassée par une attaque cérébrale, la domestique devient du jour au lendemain l'œuvre protégée du producteur Roger, dernier héritier.
Avec « Une vie simple », la réalisatrice Ann Hui balaye des thèmes forts comme la vieillesse, la solitude, le dévouement de l'entourage lors des périodes les plus difficiles de la vie, ou la dignité d'une servante pleine de bonté.
Cadrages vigoureux, narration intimiste à la limite du docu, parterre d'émotions sont au rendez-vous de ce succulent plat, un poil indigeste sur la longueur.
De l'autre côté, les deux interprètes principaux du long métrage, Andy Lau & Deannie Yip, détiennent avec brio la pudeur nécessaire à l'emploi.
Bilan : Faux remake asiatique de « Amour », « Une vie simple » surprend par … sa simplicité, touchante, sa mise en scène sobre et la qualité de jeu de ses interprètes, avec une mention toute particulière pour Deannie Yip.
Un très bon film qui nous emmène au coeur du mouroir hong-kongais avec beaucoup de vérité me semble t'il ce qui peut déranger..... Mais le fond du film est plutôt réconfortant...... Ce producteur de film, trop occupé pour remarquer et porter attention à cette vieille servante qui sert la famille, depuis plusieurs générations, prend conscience de son attachement à l'occasion de la maladie cardiaque de celle-ci. Le film joue sur le renversement du rôle de chacun. L'un, ouvre enfin les yeux et fait le maximum pour apporter son aide matérielle et affective. L'autre est pudique et a bien du mal à accepter cette aide, avec simplicité; juste retour des choses... Toute cette chaleur humaine, cette reconnaissance, cette générosité font beaucoup de bien, au crépuscule de la vie..... Bémol: le réalisateur prend son temps pour installer le récit et décrire la maison de retraite pitoyable (bravo!) mais à la fin, l'histoire s'accélère ??? et on a l'impression d'une fin queue de poisson ?? (montage?).....DOMMAGE.....
très beau film, très bien joué, émouvant, drôle par moment, bien que profondément dramatique. j'ai dû me concentrer très fort pour ne pas pleurer à la fin. on ne sent pas du tout passer les deux heures. franchement, une grande réussite, que je recommande chaudement.
6 213 abonnés
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3,5
Publiée le 14 juillet 2021
Une vie simple n'est pas un film de Hong Kong comme les autres car pour une fois il ne s'agit ni d'un film d'action plein d'adrénaline ni d'une comédie romantique débridée. C'est bon un film sur la vie réelle l'amour et l'humanité. Ce film est un joyau du cinéma de Hong Kong et devrait figurer sur l'étagère de tout collectionneur ou fan du cinéma. Je suis heureux de l'avoir vu sur Internet et j'ai été plus que sincèrement surpris par l'authenticité et la compassion qui se dégage de cette histoire...
Le titre du film se suffit à lui-même. Le réalisateur n'essaye pas de nous tromper avec des effets de style, des dialogues qui sonnent faux ou même des situations rocambolesques. Je me suis facilement laissé embarquée dans ce récit d'un pan de vie familial souvent peu montré au cinéma : l'approche de la vieillesse et de la mort.
Un film tout simplement splendide humainement ... Les 2h de films sont passés à toute vitesse. On ressent la chaleur qui se dégage entre Andy Lau et Deannie Yip. Il est étrange de voir à quel point le producteur, qui a vécu ses scènes, a réussi à nous faire partager ces moments simples de bonheur avec sa domestique (basé sur ses propres expérience) : aller au resto, se balader, discuter ... Le charme s'opère rapidement, surtout avec les petites phrases assassinent mais d'une grande franchise de Deannie Yip. Je pense plus particulièrement à sa rencontre avec sa patronne à l'hospice, elle ne lui fait pas vraiment d'éloge sur sa soupe alors que celle-ci avait été faite avec attention, amour et surtout beaucoup d'argent (les nids d'hirondelle coute une fortune) Le plus dur vient dans la deuxième partie du film, car après avoir passé les bon moments, il faut bien développer le deuxième acte qui est beaucoup joyeux ... voir à quel point l'évolution de l'état de santé se dégradant au fil des années. J'ai l'impression de revoir ma mère, une personne aimante, ne souhaitant pas d'aide d'autrui et donnant un maximum d'amour.
Un film tout simplement magnifique. Une histoire très belle et émouvante. Ce film m'a bouleversée et m'a fait beaucoup de bien. Je souhaite retourner le voir.
A la fois regard magique de tendresse sur ceux qui ne sont plus productifs et satire de ce que la société en fait,cette petite merveille mérite autrement plus votre attention que le(très)dispensable "Amour",aussi sur la fin de vie(on me rétorquera que ce dernier est avant tout sur l'euthanasie,mais je trouve justement qu'il défend très mal sa cause,tout est une question de regard,et je n'aime pas celui porté par Haneke).
Un mélo simple et plein de tendresse qui flirte avec le documentaire dans sa façon de filmer ces mouroirs. On sent l'implication personnel dans cette histoire d'amour filial, au ton juste mais il manque un petit quelque chose à ce film pour vraiment marquer.
Un très beau film, émouvant, sincère, très bien interprété. Une leçon d'humilité qui montre qu'on peut faire de l'excellent cinéma sans artifice et sans arrogance.