Si le premier long-métrage de David Ayer en tant que réalisateur, Bad Times, était une vraie claque, son deuxième Au Bout de la Nuit, avait déçu en alignant tous les clichés possibles du polar urbain comme si une série telle que The Shield n'avait jamais existé. Heureusement, Ayer se rattrape clairement avec ce End of Watch. N'utilisant au final que partiellement le procédé du found footage en l'alliant à une approche cinématographique plus conventionnelle de caméra à l'épaule et de plans fixes, son travail de réalisation remarquable permet autant de s'immiscer dans les interventions quotidiennes des deux policiers (le duo Jack Gyllenhaal - Michael Peña excellent) que dans l'intimité de leur relation quasi-fraternelle. Les séquences de patrouille se révèlent toujours haletantes car impossible pour le spectateur tout comme les personnages d'en deviner l'issue souvent imprévisibles. À ce titre, la séquence finale est à elle seule un petit bijou d'intensité et d'émotions fortes. Les scènes de vie civile pourraient sentir le passage obligé pour renforcer l'empathie du public pour les deux héros mais il n'en est rien car elles fonctionnent toujours grâce à la justesse des rôles féminins, Anna Kendrick notamment (décidément toujours parfaite) dont le personnage totalement extérieur au monde policier apporte une touche d'innocence nécessaire pour contraster avec la dureté des quartiers de South Central. On pourra tiquer sur la juxtaposition de tant d'événements assez incroyables que rencontrent les deux policiers, le film semblant de dérouler sur quelques mois, mais peu importe l'essentiel est que End of Watch trouve toujours le juste équilibre en ne sombrant jamais dans la propagande policière. Un très bon polar urbain qui, s'il n'atteint pas toujours hélas la force et la profondeur d'un Bad Times, prouve qu'Ayer est quand même très doué dans son genre.
"End of watch" est un excellent film qui nous plonge dans le quotidien de deux flics. Très innovant grâce à des phases filmées à la 1ère personne. Les acteurs sont excellents dans leur rôle. Nerveux et haletant,de belles fusillades. Et surtout hyper-réaliste,on voit les horreurs auxquelles sont confronté les officiers des quartiers sensibles,et parfois celles qu'ils subissent. La façon de filmer,façon real footage est géniale. Une belle histoire d'amitié entre deux flics,mêlant vie privée et vie professionnelle,le tout sur fond de trafic de drogue et de guerre des gangs. Des moments violents et une fin poignante,mais aussi beaucoup de rires. À voir absolument.
David Ayer continue son étude des quartiers chauds de Los Angeles. Dans End of Watch, il nous propose de suivre le quotidien de deux flics, coéquipiers et amis, dans leur lutte contre le trafic de drogue et les rivalités entre gangs. Entièrement tourné caméra à l'épaule, le film dépasse le simple cadre de la fiction pour devenir un véritable documentaire sur ces hommes et femmes marié(e)s et pères/mères de famille risquant leur vie au quotidien. Les dialogues sont drôles. Les comédiens, étonnants de naturel. Ils ne donnent même pas le sentiment de jouer la comédie. Le final est remarquable d'intensité. Même si moi, il m'a frustré. spoiler: Comment les renforts ont-ils pu mettre autant de temps à arriver ?? . End of Watch, passé complètement inaperçu en France, est un vrai film coup de poing à mi-chemin entre le film policier, l'action, et le documentaire. Ayer est à suivre de très, très près.
"End of Watch" n’est certes pas un film parfait, la faute surtout à un scénario qui manque d’envergure, mais la mise en scène ultra réaliste – et très found footage - que l’on doit à David Ayer (scénariste de Training Day) nous fait passer un moment de cinéma assez aguichant. Jake Gyllenhaal et Michael Pena incarne en plus et avec conviction ces deux agents de police de Los Angeles qui ont fort à faire avec un cartel de la drogue bien redoutable. Un film policier donc bien intéressant et qui mérite le détour.
Bon film d'action, même si il faut aimer la façon dont s'est filmé, "de l'intérieur", caméra sur l'épaule. Les passages ou les deux policiers se racontent leurs anecdotes sont parfois une peu long mais c'est ce qui permet de renforcer leur lien et permet de donner plus de poigne au film. Fin du film très bien tournée...
Superbe , filmé caméra au point nous somme au coeur de l action et la vie de deux policiers de LA patrouillent dans les quartiers les plus dangereux , scénario très intelligent.
Un film policier qui assène un véritable coup de poing au spectateur. Le réalisateur a choisi de filmer en caméra subjective et de nous proposer une véritable immersion au sein du quotidien du tandem que forme les deux héros, à mi chemin entre le faux reportage et le film d'action caméra à l'épaule façon Grenngrass. Ce mode de narration se révèle plutôt efficace et apporte le plus souvent le côté réaliste et authentique recherché. La plupart des séquences de patrouille se révèlent ainsi toutes très haletantes d'autant que l'on ignore si l'intervention en question sera anodine ou plus mouvementé voire tragique. Le scénario ne développe pas d'enquêtes policières comme dans un film classique du genre et privilégie la trajectoire personnelle de ses deux protagonistes. Il traite ainsi également beaucoup de leur vie privée et donne de la profondeur aux personnages sans que le récit en perde trop en intensité. Jake Gylenhaal et Michael Pena sont tous deux parfaits et se fondent dans leurs deux personnages avec beaucoup de sincérité. Le récit sait parfaitement ménager les scènes d'action qui, quand elles surgissent, sont très spectaculaires et haletantes. La dernière partie est riche en émotion forte et ne laisse pas indifférent. Le réalisateur se révèle très habile et parvient à toucher sa cible sans passer par la facilité ou des scènes trop explicites. D'ou la puissance de cette immersion sincère qui donne pour résultat un film policier original et humain.
Film captivant qui nous embarque de manière très réaliste dans le quotidien ou les pires moments que peuvent vivre les policiers. Très réaliste et aboutit End of watch ne s’arrête pas au polar mais pose également la question du devoir et du sacrifice envers des causes justes au dépend de sa propre vie. Magnifique de justesse aussi bien dans la mise en scène que dans le jeu des acteurs.
Déçu. Ce film n'est pas mauvais. Mais ce qui me dérange c'est que ce n'est pas un film, mais un documentaire. Les images sont bonnes c'est sure (go pro powaaa), mais il n'y a pas de scénario... On ne s'ennuie pas mais rien de spécial à manger. Digne d'une émission de la télé française.
Une caricature de flic blanc, accompagné de sa caricature de coéquipier latino, sillonnent L.A pour rendre la vie dure à des caricatures de gangsters. Tout ce beau monde est en outre compulsivement narcissique et donc adepte du caméscope (autrement appelé la caméra parkinsonienne). Le scénario tient certes sur un confetti plié en quatre mais vu qu' y'a déjà l'immersion faut pas trop en demander coco !
Excellent film qui donne un aperçu différent des flics américains toujours héroiques. les scènes d'actions paraissent réels et ne sont pas extravagantes. Je conseil, Jake est très bon dans ce rôle.
Il est rare que je m'intéresse à un film du genre. Mais je me suis tout de même penché sur End of Watch en voyant ses critiques presse et spectateurs positives. Et bien ce fut une excellente surprise ! Je ne suis d'habitude pas vraiment fan des caméras embarquées, qui ont tendance à être utilisées plus comme un style à la mode que pour une réelle démarche cinématographique. Et il se trouve que ce parti-pris est une idée lumineuse pour ce long métrage. Cela permet une immersion totale dans le quotidien des deux policiers de la LAPD que l'on suit tout au long du récit. La dangerosité de leur métier est exprimée à travers un rythme effréné, enchaînant fusillades et altercations, entrecoupées de discussions entre nos deux flics. Et voilà qu'on en vient à l'un des gros point fort du film : les personnages principaux. L'alchimie entre ces protagonistes est tellement palpable, la relation fraternelle qui est établie est parfaitement retranscrite à l'écran. C'est cela qui crée un réel sentiment d'attachement à eux. Cette complicité est parfaitement interprétée par deux acteurs de talent : Jake Gyllenhaal, mon acteur fétiche dont le talent n'est plus à démontrer, et Michael Peña qui délivre également une superbe prestation. En fait, le film dans sa généralité impressionne de par son réalisme, que ce soit des scènes de la vie privée ou des courses poursuites. Honnêtement, je n'ai pas grand chose à reprocher à ce film, mis à part une caméra qui parfois à tendance à partir un peu trop dans tous les sens. End of Watch ne plaira sûrement à tout le monde, mais David Ayer a su livrer un portrait sans concession à la gloire des agents de LAPD, sans tomber pour autant dans la campagne publicitaire. Imposant des moments de tension intenses et dégageant une réelle émotion, End of Watch incarne le buddy cop movie que l'on aimerait voir plus souvent. Un film remarquable et surprenant, différents des films d'action que l'on nous sert par dizaines chaque année.
Un film et une intrigue tout ce qu'il y a de plus authentique. Par contre, je le trouvais parfois long mais la fin est très triste et époustouflante. Je pense qu'on ne peut que mieux l'apprécier si on exerce ce métier.
Très bon film policier et d'action, original, sorte de mélange entre la série "The shield" et le film "Training day", en plus réaliste. L'idée de filmer en caméra subjective donne plus de force et d'intensité au récit et aux images, dures parfois. La tension est permanente, du début à la fin. "End of watch" ne se contente pas de montrer les flics en action, il s'attarde également sur leur quotidien et leur vie de famille, et montre les rapports de fraternité qui peuvent exister au sein de la police. La fin est à couper le souffle. Une excellente surprise.