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Kubrick's Club
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2,5
Publiée le 5 septembre 2008
Une histoire vraie certes, mais que de détails faux : des moissons de blé fin octobre, une biche au milieu d'une route alors qu'il n'y a pas l'ombre d'une foret aux alentours, de grotesques chevreuils empaillés pour nous faire croire à une harmonie de l'homme et des animaux, d'improbables histoires de tranchés durant la seconde guerre mondiales ! Rien que ça! Tous ces petits détails discréditent une formidable épopée fraternel et histoire pleine d'humanité. De même, on peut regretter la référence classique d'ancien combattant pour en faire un homme brave et méritant. Au final, c'est plus l'histoire qui mérite d'être vu et récompensé que la bien piètre réalisation de David Lynch.
«The Straight Story» (USA, 1999) n'est pas le film extra-lynchien qu'il paraît être. Si l'on n'y voit pas l'ombre d'un montage «agressif» ou d'exubérances des couleurs, le film est tout de même extra-ordinaire à sa manière. Extra-ordinaire, en ça qu'il se départage fondamentalement et formellement de l'oeuvre habituelle de Lynch. Autrement dit, au sein des films consensuels du cinéma, «The Straight Story» s'intègre mais dans l'extravagance des films de Lynch, il apparaît comme hybride, bizarre d'être «normal». Point d' «inquiétante étrangeté», le film fusionne entre contemplation des champs agricoles de l'Iowa et road movie testamentaire. Le tout semble léger comme une plume lors des scènes aux plans aériens où la musique de Badalamenti et les violons résonnent comme des chants berceurs. Mais «The Straight Story» est surtout rempli de sagesse, d'humanité et ainsi d'émotions. Cependant l'émotion se fait timide, humble d'elle même, Lynch évitant les nombreux pièges du sentimentalisme. Et c'est dans cette adresse à garder ses distances avec le déjà-vu que Lynch nous ravit. Pour le personnage d'Alvin Straight, joué par Richard Farnsworth au visage débordant de tendresse, chacune de ses apparitions émeut, attendrit, instaure un respect et ne laisse jamais indifférent. Ici aussi David Lynch prend à contre courant. Là où «Wild at Heart» (USA, 1990) et le road movie en général est un film d'initiation, «The Straight Story» est un film de pardon, de repentance. En conclusion, «The Straight Story» n'est pas du tout un film mineur de Lynch, c'est même peut-être l'un des ses plus intrigants puisque il se cale entre «Lost Highway» (USA, 1997) et «Mulholland Drive» (USA, 2001) comme un répit merveilleux, un écho nostalgique à «Elephant Man» (USA, 1980) où l'originalité prime et l'humanité brille comme la plus belle des expressions.
Un film beau et touchant, qui prouve que David Lynch peut mettre son sens de la réalisation au service d'un cinéma simple mais de grande qualité. Les acteurs sont plus vrais que vrais et l'histoire d'une simplicité enfantine : il n'empêche : malgré sa lenteur on ne s'ennuit jamais dans "Une histoire vraie", road-movie décalé dans une amérique ruralede toute beauté.
Oh non franchement ce film est trop lent ! Une histoire un peu folle d'un vieillard qui se met en tete de faire plus de 600 kilometres en tondeuse pour aller voir son frere qu'il n'a plus vu depuis 10 ans. Tous le film montre le voyage jours après jours. On patiente plus d'une heure et demi pour une fin trop breve et banale. Je met 1 étoile pour l'acteur qui joue bien son rôle mais c'est tout. Pour faire dodo ce film est parfait.
Ce film est la preuve que David Lynch n'est jamais à contre emploi quand il s'agit de cinéma. A montrer à ceux qui pensent que son cinéma c'est du n'importe quoi, et ils sont trés nombreux, car là tout le monde peut voir qu'il maîtrise bien son affaire. En tout cas ce film est bouleversant, il m'a mis la larme à l'oeil et ce n'est pas facile du tout. A montrer aux jeunes qu'il se fassent enfin une idée de cet état d'esprit d'honneur et de fierté qui est désormais en voie de disparition.
Je ne suis pas fan - loin s'en faut - de David Lynch, mais avec ce film 'classique' j'ai été totalement pris! Et pourtant, au vue de l'histoire rien de sensationnel, mais au final un film drôle et touchant, vivant (contrairement à certains de ses films cultes).
Quand un auteur comme Lynch montre sa capacité à renouveler sans cesse son approche au cinéma, je trouve que ça révèle en lui la profondeur de son art et de sa sensibilité. Franchement, faire un film aussi simple mais en même subtil et poignant, moi je trouve que cela relève du génie. J’adore ce film.
Une formidable aventure a travers l'Amérique et les sentiments. On ne l'attendait pas forcement dans ce genre de film, mais David lynch nous démontre encore une fois qu'il maîtrise totalement son art.
Si vous avez des problèmes pour vous endormir le soir et que vous aimez les paysages de la campagne américaine, ce film est pour vous mais plus pour moi!
Un peu de tendresse dans ce monde de brut avec Mr lynch aux manettes, sil vous plait ! Le film est lent, très lent, mais cela crée toute la postérité de cette uvre. Une réflexion sur le temps qui passe, les souvenirs, comme les blessures. Ce film est le remède parfait pour les personnes stressées qui ne prennent plus le temps dapprécier les choses simples de la vie. Il est un bon moyen de relativiser, à la manière du vieil homme contemplant le ciel étoilé
David Lynch dans un nouveau genre! Et après tout, c'est dans sa capacité d'adaptation que l'on peut voir l'intelligence de l'Homme. Oui, il en est capable, mais après? On ne retrouve pas son génie, son coté complètement "fou". Ici, Lynch est un autre homme... Il nous sert Alvin, un petit vieux qui veut partir retrouver son frère qu'il n'a pas vu de puis de longues années mais qui habite à 600 km... Et pour cela, il fera le voyage sur sa vieille tondeuse à gazon... Et c'est tout; pas de rebondissements, de volte-faces, rien. Bien sur, le paysage est grandiose, Alvin est parfait mais tout cela manque cruellement de piments. On en ressort vide, zen, étrange impression pour un Lynch.
Lynch laisse pour l'occasion ses scénarios sinueux pour adopter la linéarité du road movie. Une histoire simple, touchante, traitée avec sensibilité... Une belle histoire tout simplement, mais qui ne constitue qu'une parenthèse dans l'oeuvre de ce cinéaste si iconoclaste.
Beau film. Etonnant que David Lynch, l'un des réalisateurs en activité les plus déjantés, fasse un film sur une histoire aussi simple que celle de ce vieillard qui s'en va voir son frère malade au volant d'une tondeuse à gazon. Du coup, c'est linéaire, c'est calme, très calme, franchemzent apaisant à force de sérénité ( l'acteur principal est impeccable, les plans larges magnifiques ). On croisera au fil de sa route quelques personnages qu'on ne reverra pas, généralement croqués avec beaucoup de respect par Lynch, qui fait ici presque penser à un John Ford dans sa description des " petites gens ", en leur donnant une certaine noblesse. Certaines scènes sont, malgré la lenteur du film, vraiment remuantes, notamment la discussion dans le bar sur la seconde guerre mondiale ( qui évite tout manichésime, encore un bon point ) ou la description de sa fille par le vieil homme ( c'est assez agréable de retrouver Sissey Spaceck ).
Seul bémol, je préfère malgré tout largement la veine déjantée-psychédélique de Lynch, ce film s'oubliant quand même bien plus facilement que les cauchemars éveillés que sont Mulholland Drive et lost Highway.
Lynch change ici complètement de registre, et nous livre une nouvelle fois un film unique. Dans son extrême simplicité, Une Histoire Vraie démontre que les dialogues, lorsqu'ils sont distillés quand et comme il faut, peuvent se limiter à quelques mots. Paysages superbes, acteur parfait, musiques en adéquation complète avec le images... Dommage pour les quelques longueurs qui surviennent de temps à autre.
Une histoire simple, forte, belle. Il ny a rien à dire, rien à ajouter. Comme pour un tableau, le cinéma humain et intemporel de David Lynch ne peut-être contempler quà travers le regard amoureux et passionné de son auteur, dans un état de langueur disponible essentiel.