Le film prend à contre-pied d'autres productions sur l'univers de la cité/banlieue en traitant le sujet de manière plus sensible et décontractée. Même si au niveau scénaristique le film est original, il reste décousu et certaines scènes sont limites, mais il est compréhensible que Franck Gastambide, pour son premier long-métrage, se soit parfois perdu. En regard à cet univers de diversité culturelle, Les Kaïra s'affirme comme une comédie appréciable, qui passe plutôt bien si on le prend au bon degré, et les Kaïras (le trio) s'affirment comme de vrais comédiens, capables d'autre chose que de petites pubs.
Franchement dans le contexte de certaines comédies françaises qui n'osent rien et qui ne prennent pas de risques , "les Kaira" font du bien , beaucoup de clins d'oeils , de références très plaisantes . Gastambide grâce à l'humour et l'univers des "Kairas" contourne les clichés banales . A prendre au 5ème degré , en tout cas on sent très clairement une inspiration "Appatow" dans l'écriture du film .
spoiler: Pour résumer le film de A à Z, c'est l'histoire de 3 branleurs (sens propre et figuré) qui veulent se lancer dans le X pour X raisons.
Le plus gourmand des trois et le mieux membré réalisera son rêve après quelques expérience douloureuse.
Les deux autres, plus réservé ,abandonneront le rêve et trouveront d'autres horizons qu'il leur sied mieux , tout en réussissant quand même à tirer leur crampe à la fin du film.
Grâce à mon résumé du scénario de A à Z, vous comprendrez que le film est très mince en la matière. Ça tient plus à une succession de sketchs qu' a un film et si il est un peu dans le même esprit que le film d'animation "lascars", ce dernier lui est supérieur. Un peu plus subtile (pas dure) mais surtout plus de matière ..
Ici c'est du linéaire total donc, construit sur cette enchainement de sketch pour un résultat plutôt inégale. Autant le trio d'acteurs à du potentiel, il y a même Ramzy qui tape l'incruste et se montre convaincant dans son rôle de rappeur-racaille écervelé. Autant il va être difficile d'aimer toutes les blagues car le registre y est limité ; et aussi d’être totalement dans le film car il y a un bon ventre mou au milieu. Si le réalisateur à opté pour un coté "thrash" et sans concession, on n'apprendra pour autant pas grand chose sur le milieu du X spoiler: (à part que le taille du sexe est importante pour exercer mais sa, on le savait déjà) . Pas de critique ou de message qui dérangerait quiconque alors que le film traite pourtant de 3 sujet éloigné du monde de Disney land : Le milieu du cinéma X, le chômage et la vie des habitants de banlieue. Non, on peut même dire que le film est très sage à ce niveau là.
Au final, ça pisse pas loin à tout les niveau, faut l'avouer, et ici on est surtout fortiche dans le "thrash" sur les blagues souvent prévisible et vulgaire en pensant que ça fera mouche à tout les coups (tant les film comique peuvent parfois être aseptisé, j'avoue ) mais ce n'est malheureusement pas réussie pour autant .
spoiler: Étirez un sketch de 10 minutes sur les envies sexuel d'une femme en chair ; je pense pas que c'est une scène qui va rester dans les annales du cinéma (sans mauvais jeux de mot) .
Pareil pour le sketch du flic qui devient "vénère" à cause que ça femme le trompe, nous apprend elle, avec "des noirs bien gaulé". La aussi, ça s'étire bien longtemps...
Surtout que le tout est agrémenté de dialogue et de situation tellement facile ...
J'ai préféré regardé "capitaine orgazmo", une comédie US qui traite du même sujet (le cinéma X) avec les créateurs de south park dans un registre thrash également mais bien plus satyrique et avec plus de subtilité qu'il n'y parait.
Au final , sur les kaira, on retiendra quand même quelques moment sympa, un peu de rythme pour permettre de nous tenir pendant une heure 30 et 2 ou 3 autres bouffonnerie. Pas suffisant pour avoir la moyenne en tout cas. Encore un film anecdotique dont on ne sait pas trop quoi penser.
N’étant pas vraiment fan de la culture da la banlieue et ne connaissant que très peu le programme court "Kaïra shopping" diffusé sur Canal , je ne me suis pas forcément précipité sur cette comédie. Il a fallu toute la bienveillance des critiques et le carton du film en salles pour me faire réviser ma position. Et je dois reconnaître que j’ai eu tort de ne pas me laisser tenter plus tôt. Car, sans être un chef d’œuvre, "Les Kaïra" parvient à s’extirper de l’étiquette "spéciale dédicace 9-3" grâce au talent d’écriture de Frank Gastambide, qui cumule ici les casquettes de réalisateur, de scénariste et d’acteur. L’air de rien, avec son histoire de potes voulant se lancer dans le porno, Gastambide dépeint sa banlieue avec une certaine tendresse mais n’oublie pas d’en pointer les défauts. Le film se fout, ainsi, allégrement de la gueule des pseudos caïds de banlieue, de la culture du porno, de la misogynie, de l’homophobie, etc… Et, ça fait du bien de pouvoir parler de la banlieue sans sombrer dans la misérabilisme ou dans la leçon de morale. Maintenant, le sujet du film reste, sans surprise, sa limite et "Les Kairas" ne pourra pas prétendre à une quelconque universalité (difficile de se reconnaître totalement dans les personnages lorsqu’on a jamais mis un pied en banlieue). Pour autant, le film est souvent très drôle, que ce soit pour les initiés ou les néophytes… et c’est sans doute ce qui fait sa force. En effet, pas besoin de parler "wesh-wesh" pour se marrer devant les extras karaokés d’Abdelkrim (qui chante de Daniel Guichard à la perfection) ou l’ahurissant entretien avec le producteur porno (et son arrière plan sur la vieille qui se touche devant une webcam). Idem pour les dialogues qui détourne le parler kaira pour mieux le moquer ("tu bandes devant les gens", "si j’ai la chance d’aller en prison, inchallah"…). Dommage, cependant que ces scènes soient entrecoupés de gags plus lourdauds (le coming-out final qui n’en finit plus, le femme fontaine…) ou attendus (le nain Momo qu’on confond avec un enfant ou qu’on considère comme un objet sexuel). Le personnage de Momo (joué par Jib Pocthier) est, d’ailleurs, beaucoup trop limité à son seul statut de nain, et s’avère être le moins intéressant du trio vedette. A l’inverse, Abdelkrim (joué par l’énorme Medi Sadoun) est épatant en macho braillard refoulant son homosexualité et Mousten (joué par Franck Gastambide) surprend par sa subtilité. Autre surprise : le nombre hallucinant de seconds rôles connus réunis pour l’occasion, ce qui a pour effet de réduire souvent leur apparition au simple statut de caméos sous-exploités. En effet, si on retiendra l’interprétation surprenante de Ramzy en terreur des banlieues ou encore de François Damiens en hilarant producteur porno, on aurait aimé qu’un peu plus de place ait été accordée à Eric Cantona, Alex Lutz, Armelle ou François Levantal (je mets à part les caméos de Katsuni et Rocco Siffredi). Une mise en scène un peu plus travaillée (avec un metteur en scène un peu plus chevronné, par exemple) n’aurait pas non plus été de trop, le film souffrant trop souvent d’un rythme inégal et de maladresses. Il n’en reste pas moins que "Les Kaïras"ont parfaitement su tirer leur épingle du jeu grâce à un humour étonnement frais et des acteurs qu’on espère revoir très vite sur grand écran.
Le gros atouts de ce film, c'est son humour déjanté et décalé. C'est un pur moment de rire, mais qui se savoure une seul fois, la seconde étant de trop. Les acteurs reste de simple humoriste, et pas de vrai acteur de cinéma. Le film est sympa, mais attendez vous à du lourd, surtout dans la salle de cinéma.
Vraiment pas terrible comme comédie, ce film est bourré de clichés et de vulgarité, seules quelques scènes nous font marrer, trop peu à mon goût pour un film de ce genre.