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Dan S.
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3,5
Publiée le 22 décembre 2013
Lettre à Momo nous apporte son lot de poésie avec toute la culture japonaise qu'on aime tant. On est pas déçu par l'imagination débordante du réalisateur qui nous fais partager une très belle histoire.
Si son premier film Jin-Roh avait des faux airs de Ghost In The Shell et d'Akira, le nouveau long métrage animé de Hiroyuki Okiura semble cette fois ci s'inspiré largement du travail d'Isao Takahata et Hayao Miyazaki. Et si finalement le renouveau du Studio Ghibli venait de l'extérieur ?
Cela fait déjà quatorze ans que Jin-Roh est sorti, si le réalisateur n'a pas arrêté de travailler sur de nombreux films des Productions IG, c'etait vraiment dans l'ombre. Il a entre autres participé à la création de Paprika et Ghost In The Shell 2 : Innoncence. La majorité de ces œuvres s'inscrivait dans le domaine d'une science fiction sombre et pessimiste marquée par l'influence de Mamoru Oshii et Satoshi Kon. Pour son second long métrage, le réalisateur change radicalement d'univers avec une histoire qu'il a cette fois ci lui-même écrite.
Il aura fallu en tout sept ans à Hiroyuki Okiura pour réussir à mener ce projet à bien. En s'aventurant dans le même genre de productions que celle du Studio Ghibli, le réalisateur s'est donné un sacré challenge. Une histoire de jeune fille et de créatures fantastiques c'est un peu déjà le cas de tous les films de Miyazaki et le metteur en scène devait donc trouver le moyen de se distinguer. C'est par des graphismes plus réalistes que la différence se fait. C'est un peu comme si on avait glissé les personnages de Ghost In The Shell dans un film du studio Ghibli. Le résultat est peut être un peu moins poétique mais c'est quand même vraiment très beau.
Le scénario de Lettre A Momo est vraiment un ascenseur émotif faisant passer par toutes genres d'émotions. Cette histoire de deuil, avant tout tragique, arrive bien souvent à nous faire rire grâce aux trois esprits qui viennent visiter la petite Momo et sa mère. Trois personnages inspirés de la mythologie japonaise qui enchaînent les bêtises et en feront voir de toutes les couleurs à la jeune fille. On est aussi vraiment touché par les relations qu'entretient Momo avec ses parents, le regret de s'être disputé avec son père avant sa mort et sa mère absente car soucieuse de retrouver vite un emploi pour assurer l'avenir de sa fille.
Lettre à Momo n'a pas la même chance que les productions Ghibli d'être diffusée dans une large sélection de salles. Alors dépêchez-vous d'aller découvrir cette petite merveille qui ne restera certainement pas longtemps à l'affiche. La nouvelle orientation prise par Hiroyuki Okiura lui sied à merveille et il serait franchement dommage de passer à coté.
Lettre à Momo est un dessin animé très émouvant qui traite du deuil avec énormément de pudeur à travers l'histoire d'une enfant qui déménage sur une île avec sa mère suite au décès de son père. Sa rencontre avec d'étranges créatures est aussi drôle que touchante et nous vaut quelques scènes particulièrement réussis. Si le film rappelle, par moments Mon voisin Totorro (la mère malade), il n'en est pas moins assez orginale sur sa manière de créer une atmosphère poétique entre drame et comédie. Le film est charmant, esthétiquement très beau (magnifiques paysages qui ressemblent à des aquarelles), peut-être un poil trop mélo et longuet mais vaut véritablement le détour. Un animé charmant avec des personnages attachant et une belle réflexion sur le deuil. Peut-être pas du niveau du meilleur de Miyazaki, la faute à quelques passages moins percutants et un peu longuets, mais néanmoins une oeuvre très plaisante.
Douze ans après le mémorable Jin-Roh, Hiroyuki Okiura retourne à la réalisation et sort le multi-acclamé Lettre à Momo, très différent de sa précédente œuvre. Ici, il narre un conte moderne où une jeune adolescente désemparée après la mort de son père est forcée de déménager avec sa mère vers une petite ville et y fait la connaissance de démons ancestraux malicieux et chapardeurs. Dès lors, la vie de la petite femme ne sera plus jamais la même. On est donc loin du monde sombre et violent de Jin-Roh, le réalisateur japonais ayant opté pour un univers beaucoup plus poétique pour ne pas dire enfantin... Touchant à plusieurs thèmes comme le deuil, le courage ou encore l'importance de la famille, le long-métrage s'avère particulièrement drôle et enjoué. Il faut dire que ces trois démons échappés d'un livre ancien sont plutôt cocasses et aux personnalités délirantes : Iwa le géant à la force colossale, Kawa le colérique dont l'arme secrète réside entre ses deux fesses et l'énigmatique Mame, petit être peu bavard mais toujours saluant dont le gag de répétition amusera petits comme grands. Ce qui les réunit est sans conteste leur insatiable appétit et leur goût pour le vol en tout genre... ce qui va fortement jouer sur les nerfs de Momo et nous amuser grandement ! Hélas, si l'ensemble est très agréable voire même touchant par moments, on ne peut que regretter une histoire aux airs de déjà-vu, le scénario étant quasiment un plagiat de Mon Voisin Totoro (allant même jusqu'à piquer la mère malade et le sauvetage final à bord d'un moyen de transport "fantastique"). De plus, la mise en scène s'avère beaucoup moins soignée que le précédent film de l'auteur et bien en deçà des films d'animation japonais qu'on a pu voir sur nos écrans ces dernières années. Ainsi, Lettre à Momo reste un bon divertissement mais demeure également une petite déception venant de Okiura, le réalisateur étant capable de beaucoup mieux.
Alors, comme d'habitude, pour les films d'animation asiatique, il faut avouer que visuellement c'est du grand art. La qualité du dessin, des expressions, de l'environnement etc ... le must se trouve de leur côté. On peut dire qu'ils possèdent une avance considérable sur l'Europe ou même les États-Unis. Hormis ce point là (qui est certes très important), l'histoire est pas mal avec une jeune fille qui s'installe avec sa mère dans un petit village suite à la mort de son père. Jusque là, du grand classique jusqu'à l'arrivée de trois personnages moches qui sont, en outre, très attachants. Voilà l'une des forces de "Lettre à Momo" : faire aimer des sortes de monstres malgré leurs apparences. Après pour tout ce qui est, message du paternel, j'ai trouvé cela un peu en trop. Tout comme le fait que le côté émotion ressorte un peu trop comme les pleurs ou les rires. J'ai trouvé également la fin un peu longue car du coup le long métrage dure deux heures. Pour le reste, j'ai bien apprécié l'ambiance générale, les personnages dans son ensemble et même si le dénouement un peu téléphoné, cela ne m'a pas particulièrement dérangé. Donc en bref, un moment sympa de passé. 12/20.
Il aura donc fallu attendre 14 ans après la sortie de Jin-Roh, la brigade des loups pour que Hiroyuki Okiura décide de faire son come-back en tant que réalisateur. En éloignant l’action de son 2nd film des grandes villes pour s’installer dans un environnement rural, on a l’impression d’effectuer un petit bond dans le temps. On se retrouve en effet dans un paisible village japonais traditionnel avec comme cerise sur le gâteau l’apparition des intenables Yokai. On est rarement déçu par les films d’animation japonais et c’est donc toujours aussi beau ; l’héroïne ainsi que les 3 créatures qui l’accompagnent sont aussi marrants qu’attachants et il y a aussi ce soupçon de poésie qui fait qu’on se plongera avec bonheur dans la Lettre à Momo.
Alors qu'Hiroyuki Okiura nous avait concocté un excellent Jin Roh, bluffant de profondeur et de subtilités dans l'interprétation de l'histoire, il se laisse aller à la comédie familiale conventionnelle avec Lettre à Momo. Et justement, trop conventionnelle. C'est toujours pareil : l'adorable jeune fille aux bonnes intentions, la mère travailleuse, modèle social de volontarisme mais nécessairement distante de son foyer, les grands-parents serviables et respectables, véritables incarnations d'une sagesse inégalable et ô combien salvatrice, etc. Alors ce manga est bien, certes, autant que les autres. Les personnages et le cadre de l'action sont de très bonne qualité, comme piochés dans les meilleures productions et parfaitement transposés, tout comme la structure narrative d'ailleurs. Donc on ne peut pas dire de cette animation qu'elle soit de mauvaise qualité, bien que les graphismes ne soient pas franchement des meilleurs, mais il lui aurait fallu une identité propre pour sortir du lot et devenir un incontournable du genre.
De beaux paysages, de très beaux dessins, un mélange de réalisme et de mysticisme : des personnages émouvants et des esprits qui apportent une touche d'humour ... Une réussite.
Un très beau film dans la lignée de "Un été avec Coo" avec pas mal d'influences "Miyazakiennes". La réalisation est très soignées, les personnages bien travaillés et attachants. A voir pour les fans d'animation japonaise ! Mais peut être un peu long pour les enfants !
Un animé comparable à ceux des studios Ghibli, plein d'humour et témoin des croyances japonaises. Un bon mélange entre le réel et l'imaginaire qui est doté d'une sensibilité remarquable.
Une fable gentillette qui se laisse regarder. J'ai tout de même préféré les "Le voyage de Chihiro", "Princesse Mononoké" et autres Myazaki. Cette animé reste plutôt pas mal :-).