Avis : Mud - Sur les rives du Mississippi - Page 4
Mud - Sur les rives du Mississippi
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4,0
Publiée le 11 août 2013
Ellis et Neckbone, 14 ans, découvrent lors d’une de leurs escapades un homme réfugié sur une île au milieu du Mississipi. C’est Mud : Matthew MConaughey, qui, comme d'habitude, est incroyable dans un rôle inattendu. Le visage ravagé, le cœur en vrac et une certaine ambivalence qui nous interroge. Les deux gamins sont vraiment surprenants. Ils décident de filer un coup de main à Mud pour quitter l'île. Il veut rejoindre son amour d'enfance et sauver sa peau d'une bande de mafieux à sa poursuite. Le petit Elis s'engage pour une cause qui lui tient à cœur : l'amour qui semble avoir disparu chez ses parents, il est attachant. Son pote Neckbone est plus distant, il se méfie. Ils vont faire les messagers car l'amour de Mud est planquée dans un motel. Reese Witherspoon, cette comédienne change et prend de l'intérêt avec la maturité. Elle ne semble pas très emballée pour fuir avec Mud et pourtant l'amour est là. Sam Shepard est Tom Blanship, un tireur d'élite mais aussi le seul ami de Mud, il est plutôt frileux pour le dépanner. Le rôle lui va bien.
Jeff Nichols nous présente un film superbe. On navigue avec émerveillement sur le Mississipi. Il est réalisé avec grâce et finesse. Il aborde plusieurs sujets avec talent : l'adolescence, l'amour et le mensonge. Un film à voir.
Après ses excellentes performances dans des films comme Killer Joe ou encore Paperboy, Matthew McConaughey démontre une fois de plus tout son talent dans ce long-métrage de Jeff Nichols où il interprète le rôle de Mud, un homme en cavale qui se réfugie sur une île du Mississippi et qui sera aidé par deux gamins qui va l’aider à retrouver sa fiancée. Les deux enfants étant d’ailleurs très bien interprétés par Jacob Lofland et surtout Tye Sheridan qui est vraiment la révélation du film. Mais hormis la très bonne tenue de son casting, "Mud : sur les rives du Mississippi" se distingue aussi par la présence d’une belle histoire d’amitié et d’une mise en scène inspirée. Un très beau film que je ne pourrais que conseiller à tous.
Un film plus que correcte où les bons sentiments sont confrontés aux problèmes de la vérité... L'intérêt est grandissant au cours de cette aventure qui réserve sont petit lot de surprises. On est ici à mi chemin entre le western moderne et le film urbain. On se retrouve dans les villes pauvres du fond de l'Amérique qui ont pour décors les rives chaudes du Mississipi et sa nature sauvage environnante. L'intrigue est intéressante et gagne en intensité tout au long du film. L'ensemble est agréable à voir, les prestations tout aussi bonnes. Un bon moment.
D'abord, le scénario sur lequel s'appuie le film est très redondant: Mud a faim, les enfants lui ramènent de la nourriture, Mud a besoin d'un moteur, les enfants en volent un, Mud a besoin d'un messager, les enfants lui livrent ses lettres... et cela pendant presque deux heures, ce qui entraine inévitablement une lassitude. Ensuite, Jeff Nichols s'est beaucoup trop éparpillé en cherchant à développer tous les (nombreux) personnages et leurs relations entre eux, ce qui induit une superficialité flagrante, forcément rédhibitoire, de ces derniers. Ajouter à cela des dialogues qualitativement plutôt pauvres, une psychologie et un symbolisme bas de gamme (parallèle Mud/Ellis, serpent, chemise...), des incohérences, et surtout une morale plus que douteuse, et on obtient un film médiocre, où seule l'ambiance mélancolique de l'Arkansas fait son petit effet, et encore.
D'une désespérante lenteur. On ne croit à aucun moment à cette histoire de désœuvrés, ni à leurs motivations. En premier lieu parce que les personnages sont torchés : transparents ou mal dessinés, dépourvus d'ambiguïté, de complexité, d'humour. Ils semblent n'exister que pour servir le propos du film qui pourrait se résumer à cette trouvaille : l'amour, c'est bien ! (Eh oui, on avait complètement oublié de nous le dire...). Toutes les relations interpersonnelles et leur évolution sont pensées et orchestrées pour déboucher sur cette morale à deux francs trois sous. L'autre grand problème du film est que les enjeux explicites présentés sont illisibles ou absolument improbables : pourquoi ces gamins s'entichent-ils de cet inconnu au point de prendre de tels risques pour lui ? Pourquoi devrions-nous croire à cette histoire d'amour (Mud et sa blonde) totalement abstraite et absente de l'écran ? Pourquoi Sam Shepard vient-il en aide à Mud en tuant subitement et sans sourciller une dizaine de personnes ? Pourquoi enfin cette fichue chemise résiste-t-elle - à mon grand désespoir - à toute salissure pendant deux heures ?
Le propos est d'une bêtise et d'une vacuité à peine croyables, surligné par un symbolisme lourdingue taillé sur mesure pour faire plaisir à Télérama : bateau dans les arbres qui devra prendre l'eau... un fleuve qui devra déboucher sur la mer, la maison familiale - sur l'eau - qui devra larguer les amarres ... etc... J'arrête-là. C'est très grossier et finalement sans intérêt. Même la photo est pauvrette. Le Mississipi n'est en rien exploité ni sublimé visuellement. Il ne sert rigoureusement à RIEN. Conclusion : film totalement surévalué par l'ensemble de la critique française.
Affreux. Encore pire quand on voit les dithyrambes critiques ET public... Ce pensum bourré de poncifs au scénario aussi invraisemblable que prévisible (on a en moyenne 10 minutes d'avance sur ce qui va arriver) génère un ennui qui vire à l'agacement et à la consternation. Et on dit de Lars von Trier qu'il est misogyne ?? Alors que dire de Jeff Nichols et de ses personnages féminins !? "Paperboy" s'est récemment fait descendre alors qu'il suintait réellement le bayou et la gadoue, à l'inverse de ce film à la saleté aseptisée, calculée, artificielle. Rien à sauver, même pas le grand Sam Shepard en ancien sniper de la CIA dévasté par la mort de son grand amour (??!!). Grotesque et insignifiant.
C'est trop long, c'est trop lourd, jamais ça ne m'a touchée un seul instant. C'est un pensum, qui distille l'ennui. Tout paraît artificiel,sans affects,dénué de sensibilité.Un calvaire.
J'avais découvert Jeff Nichols par son excellent Take Shelter. Mud trouve totalement sa place dans la veine du réalisateur. Plans larges du Mississippi, coeur vivant de l'Amérique, "père des eaux", sur fond d'intrigue tendue et de mentalité du sud des Etats-Unis, si particulière, et qui a vu grandir Nichols lui-même (il est originaire de l'Arkansas). Les choix musicaux et visuels sont à couper le souffle, le tout emmené par une équipe d'acteurs tous plus vrais les uns que les autres, dans la chaleur moite des bayous et l'ambiance communautaire d'une petite ville côtière, où la pêche fait subsister quelques rêveurs, sur les bords du fleuve. Un film entièrement réussi, envoûtant, caractéristique d'un style quasi pastoral désormais récurrent chez Nichols. A voir ! 4,5/5
Mauvais, terriblement mauvais. Les gamins jouent mal, le film est d'une lenteur insupportable. Mais le pire est sans aucun doute la morale de l'histoire. Le film nous vomit la métaphore bien sexiste du serpent biblique qui, dans ce récit initiatique, déclenche le passage à l'age adulte chez les héros. Héros, oui, pas d'héroïnes, parce que les femmes sont évidemment toutes des p*tes dans ce film. Elles font déchanter les hommes, les font grandir à coup d'humiliation et de castration. Ben ouais faut comprendre, c'est Eve qui fait chuter Adam.... En 2013, un film comme ça?
Un drame poignant qui prend place dans une Amérique profonde superbement filmée. Plusieurs histoires se croisent et gravitent autour du personnage d'Ellis, un jeune adolescent idéaliste dont les convictions sur l'amour sont remises en question suite aux disputes de ses parents et à son histoire avec la jolie May Pearl. Il donc décide de venir en aide à Mud, un vagabond qui tente de rejoindre celle qu'il aime. Matthew McConaughey ainsi que les deux jeunes interprètes sont épatants.
Il y a 2 ans, la Croisette s'était enthousiasmée de façon quelque peu exagérée pour "Take Shelter", le deuxième film de Jeff Nichols, présenté à la Semaine de la Critique. C'est sans doute pourquoi, l'année suivante, mai 2013, son 3ème film, "Mud", s'est retrouvé en compétition officielle. Ce film, que Jeff Nichols avait en tête avant même ses 2 premières réalisations, s'avère très inspiré par l'œuvre de Mark Twain : le Mississippi, 2 adolescents, une île au milieu du fleuve, un bateau qu'une crue a posé sur un arbre. Les 2 adolescents, Ellis et Neckbone, rencontrent sur cette île Mud, un homme qui les intéresse au plus haut point par la faculté qu'il a à leur raconter des histoires passionnantes. Vérités ou mensonges ? "Mud" est un film sympathique, plutôt intéressant, de facture très classique, voire, parfois, carrément académique. On y retrouve Michael Shannon comme dans les 2 films précédents de Jeff Nichols, mais, cette fois ci, dans un petit rôle. Le rôle de Mud est tenu par Matthew McConaughey. Tye Sheridan, qui interprète Ellis, était présent dans "The Tree of Life". On retrouve aussi Reese Witherspoon et Sarah Polson qui interprétait Lucy, la sœur ainée de Martha dans l'excellent "Martha Marcy May Marlene". Quant à Sam Sheppard, avouons qu'on le l'avait pas reconnu tellement il a vieilli. Un petit mot sur la musique : comme pour "Take Shelter", elle est l'œuvre de David Wingo et elle est de très belle facture. On entend aussi quelques chansons de Ben Nichols, le frère du réalisateur, du groupe Lucero et du groupe The Dirty Three, dont un des membres, Warren Ellis, a écrit avec Nick Cave la musique de plusieurs films dont "Des hommes sans loi" et "l'assassinat de Jesse James par le lâche Roberd Ford", musique par ailleurs reprise par Stéphane Brizé pour "Quelques heures de printemps".
Le genre de film "tout ça pour ça" qui s'étale sur un peu plus de 2 heures pour une conclusion d'une banalité affligeante. Des personnages à l'allure bien plus sophistiquée que leurs psychés pour un discours franchement faiblard sur l'amour et la loyauté. C'est bien interprété mais le jeu en valait il la chandelle?
Le côté Tom Sawyer est très captivant. Une grande réussite, portée par des acteurs au sommet, une lumière et des paysages attachants. Beau, simple, efficace : un cinéma américain exigeant sans être élitiste (et c'est comme ça qu'on le préfère).