Camille Claudel, 1915
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Marcelo Brasil
Marcelo Brasil

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4,5
Publiée le 9 avril 2026
La triste fin d'un génie de la sculpture mondiale : Camille Claudel 1915

Connaissez-vous l’histoire de Camille Claudel et où elle a fini sa vie ? Considéré comme un génie de la sculpture mondiale, Camille Claudel a sa vie complètement détruite à l’âge de 43 ans. Sa liaison passionnée et tumultueuse avec Auguste Rodin a profondément affecté sa santé mentale et sa carrière. Cependant, la mort de son père est le jour où tout a basculé. Enragée et dans un état de paranoïa, elle est enlevée par sa famille et internée dans un asile.

Réalisé par Bruno Dumont, Camille Claudel 1915 est sorti en France en 2013. Les comédiens Juliette Binoche, Jean-Luc Vincent et Robert Leroy composent le casting du film. La pellicule aborde des thèmes comme le rôle de la religion et l’hypocrisie de la société de l’époque à l'égard des femmes. Le réalisateur dénonce l’abandon par leurs familles des patients atteints de troubles mentaux comme la folie et la déficience intellectuelle.

Les acteurs jouent un rôle puissant qui nous transmet de la crédibilité et passe bien le message du film. Soulignons le jeu d'actrice fantastique de Juliette Binoche, qui rentre vraiment dans le personnage. L’ambiance sombre et triste du film est renforcée par l’absence de musique. En effet, on entend presque exclusivement le silence et les cris des patients et, quelquefois, le chant des oiseaux.

Le film met en évidence la relation profondément conflictuelle de Camille avec sa famille, ce qui est un reflet de la société et des conventions sociales imposées aux femmes indépendantes et non conformistes de l’époque qui se battaient pour leur émancipation. La souffrance et la persécution de Camille sont dévoilées avec brio par Bruno Dumont, qui dépeint un scénario décevant par rapport aux jugements des femmes artistes qui refusent la soumission.

Je recommande vivement ce film pour découvrir la fin tragique de Camille Claudel et réfléchir à la condition des femmes qui voulaient être indépendantes, malgré les risques d’un internement forcé dans un hôpital psychiatrique. En effet, sa vie emblématique incarne la lutte de toutes celles qui osent remettre en question leur rôle imposé par la société.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 février 2024
Bruno Dumont tourne pour la première fois avec une vedette. Sans doute le sujet l'exige-t-il car Dumont filme souvent en gros plans le visage sans fard, douloureux et larmoyant de Juliette Binoche pour restituer la souffrance de Camille Claudel, enfermée dans son asile et qui ne cesse de réclamer d'en sortir.
Le sujet est ténu, rassemblé dans les deux ou trois jours de 1915 qui précèdent une visite à sa soeur du pieux et mystique Paul Claudel, pas pour rien dans l'internement de Camille. Dumont n'évoque pas la vie ou l'art de la sculptrice. De Camille Claudel, on découvre essentiellement la paranoïa, son ressentiment à l'égard de Rodin et son exaspération d'être enfermée dans un cloître au milieu des soeurs et de malades mentales à l'évidence bien plus atteintes qu'elle.
Difficile de savoir ce qui a pu intéresser le cinéaste à travers cette approche étriquée, si ce n'est le sentiment d'abandon, de déréliction qui semble toucher souvent ses personnages d'un film à l'autre. La scène spoiler: finale
entre Paul et Camille est une entrevue entre un homme porté par la foi et une femme qui a tout perdu.
Malheureusement, en dépit de l'investissement de Juliette Binoche dans ce rôle âpre (un rôle à César? même pas), on n'est pas forcément retourné, touché, par son personnage. Ce qui est la condition expresse pour apprécier le film. Seul le dernier plan, sur le visage à demi-éclairé de l'actrice nous trouble, parce qu'il est bientôt accompagné d'un commentaire en surimpression mentionnant que Camille Claudel ne spoiler: quittera pas son asile avant sa mort, 29 ans plus tard...
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2023
Une oeuvre aussi poignante que cette femme au talent brisè! Juliette Binoche transfigurèe! Qui d'autre que cette grande actrice filmèe à nu pouvait succèder au mythe Isabelle Adjani pour incarner Camille Claudel au cinèma ? Oubliez le face à face entre Claudel et Rodin! Le film de Bruno Dumont, qui se passionne par la personnalitè hors du commun et le destin tragique de Camille Claudel, se dèroule après la passion amoureuse avec Rodin! Ni musique ni sentimentalisme! L'histoire d'une âme perdue dans un asile d'aliènès dont la raison chavire à petit feu! Quelle vie! Quel drame pour cette artiste maudite! Ce que Binoche donne à Claudel est absolu et bouleversant! La mise en scène de Dumont est un modèle d'èpure et de rigueur jamais ètouffant! Et la reconstitution est aussi soignèe que la lumière! C'est dur, triste et dèprimant mais il faut ça pour se plonger dans ces trois jours de la vie de la sculptrice internèe à tort...
Emmanuelle Verhoeven
Emmanuelle Verhoeven

2 abonnés 198 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mai 2023
Un beau film et un tour de force de réussir un film sur le thème de la grande solitude. Un peu d'ennui cependant.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mars 2021
Image superbe mais le son l'est beaucoup moins. Paul Claudel décrit comme un vrai c.. coincé dans ses convictions religieuses.
Pierre Scalliet
Pierre Scalliet

1 abonné 42 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 novembre 2020
Très difficile de donner un avis sur ce film. Juliette Binoche propose une Camille Claudel fracassée, grise dehors et dedans, vivant dans un désert affectif à la mesure de la passion qu'elle a partagé avec Rodin. Juliette Binoche est tout simplement exceptionnelle. Mais le film… long, silencieux, et c'est normal dans cette histoire d'agonie interminable dans le silence, mais aussi lourd, très lourd. Quant à Paul Claudel qui lui rend visite, c'est raté.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2020
Nominé pour l'Ours d'or de Berlin Camille Claudel 1915, le dernier film du réalisateur Bruno Dumont, est sans doute son œuvre la mieux réalisée et la plus accessible. Juliet Binoche livre une performance magistrale en tant que sculptrice et graphiste Camille Claudel, maîtresse d'Auguste Rodin, confinée dans un asile à Montdevergues près d'Avignon en 1914 après un effondrement émotionnel. Tiré du dossier médical de Camille et des lettres privées à son frère poète et fidèle catholique Paul Claudel (Jean-Luc Vincent) le film se déroule sur une période de trois jours dans l'asile où l'on ressent le caractère oppressif des routines de Camille éclairé seulement par les détenus qui tentent de jouer la pièce Don Juan. Bien que Dumont utilise des patients handicapés mentaux et leurs infirmières comme acteurs il n'y a aucune trace d'exploitation et ils ne servent qu'à dresser un contraste saisissant entre Camille et les personnes gravement malades. Considérée comme une grande artiste féministe mais non reconnue Camille est remplie de désespoir et de dépression à son enfermement mais attend avec impatience la visite imminente de Paul. Bien qu'une grande partie du film ait un fort impact, les séquences dans lesquelles Camille plaide avec son médecin et avec Paul pour sa libération atteignent les sommets de l'art consommé de Dumont. Malgré le fait que le médecin-chef estime qu'elle pourrait être réintégrée dans la société, sa mère et son frère égocentrique ignorent ses appels et refusent de renoncer à leur contrôle strict. Bien que la paranoïa de Camille soit évidente dans ces scènes (elle insiste pour préparer sa propre nourriture par peur d'être empoisonnée). La puissance de la performance de Mme Binoche permet à l'intelligence et à la véritable stature de Camille en tant qu'artiste de briller. Austère et impitoyable Camille Claudel 1915 peut être comparée aux films de Robert Bresson dans ses longs silences, il a sa profondeur spirituelle et son intégrité sans compromis. Le visionnement peut être une expérience déchirante et inconfortable mais on peut en dire autant de nombreuses grandes œuvres d'art...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 juillet 2018
Film magnifique portée par L'éblouissante Juliette Binoche dans son plus grand et plus beau rôle. On en sort épuré, bouleversé. Cela touche à la spiritualité, à l'âme, au coeur des gens dans ce qu'ils ont de plus intime et de plus viscéral. Un film déchirant, sur l'enfermement, les derniers retranchements avec de la bonté d'âme qui jaillit parfois comme des soleils levants. Film inoubliable pour une actrice en état de grâce.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2017
Un beau biopic sur Camille Claudel sur sa folie psychiatrique en 1915. Juliette Binoche incarne une artiste en fin de route et en dépression chronique.
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 août 2017
''Camille Claudel 1915'' de Bruno Dumont est un film qui en déroutera plus d'un. La raison ? A cause de ses partis-pris extrêment radicaux. En ce sens, il se révéle être l'opposé de son homologue ''Camille Claudel'' de Bruno Nuytten avec Isabelle Adjani (1988). Ce film, on s'en souvient était une biographie assez académique qui racontait l'histoire de Camille Claudel, cette sculptrice qui connaîtra une passion avec Rodin, avant de sombrer dans la folie. Bruno Dumont traite ce qui n'était pas montré dans le Nuytten : l'internement de Camille Claudel dans un hôpital psychiatrique.

Vous en avez assez de vivre ? Vous voulez en finir mais vous avez peur de faire le premier pas ? Rassurez-vous : ''Camille Claudel 1915'' est fait pour vous. Car le mot d'ordre de ce film est : austérité. Et cela ne serait pas un problème si Dumont n'était pas aussi … extrêmiste dans ses choix esthétiques. Lumière glaçante et grisâtre, filmage réaliste et surtout acteurs non-professionnels dans les rôles secondaires … tout cela pour rechercher une forme d'ultra-réalisme. Dans un premier temps, cela intrigue, mais, très vite, on se demande pourquoi rester devant ce film. En fait, le gros problème est là : quels sont les potentiels intérêts qu'on peut tirer de ce film ? A force de rechercher le réalisme, Dumont se détache complètement du cinéma, où plutôt de ce qui fait le cinéma. Totalement ? Non, car, choix étrange, qui démolit sa volonté de vérité, Binoche dans le rôle de Camille Claudel. C'est un choix incongru et hypocrite : quitte à choisir des comédiens non-professionnels, pourquoi réserver le rôle titre à une star ? Cela prouve qu'engager des non-professionnels ne sert à rien puisque les acteurs sont censés être capables (et Binoche est censée le faire plusieurs fois dans le film) d'adopter un non-jeu et donc, justement de paraître non-professionnels. Par rapport à ce parti-pris (qui est donc de plonger une star au milieu de non professionnels), on ne peut pas dire qu'il soit vraiment clair et même, honnête. Quant à Binoche, son regard n'est pas habité par une quelconque tristesse où une quelconque grâce mais par l'envie irrémédiable de remporter le césar de la meilleur actrice. C'est typiquement le rôle ultra-énervant à force d'être ultra-courageux (« et vlan ! 1ère scène, on voit Binoche, pardon, Camille Claudel à poil : ouah ! c'est super courageux et osé pour une actrice aussi connue! »). Avouons le : l'expression ''rôle à oscar'' est tout-à-fait adapté à la Camille Claudel de Binoche. Tout cela est en fait censé cacher l'affligeante prestation de Binoche. Il faut la féliciter de rater les scènes de silence (elle adopte une neutralité qui se veut éééévidemment toute Bressonniene, « qu'est-ce que vous êtes rempli de référence M. Dumont ! ») et les scènes de dialogue (de nouveau, Binoche pleure environ 847 fois dans ce film et lâche des monologues aussi ennuyeux qu'inaudible). Mais la direction de Dumont est prodigieuse puisque Jean-Luc Vincent dans le rôle de Paul Claudel atteint des sommets de je-m'en-foutisme (« ah ! Bresson quand tu nous tiens!) qui, au fond, correspond bien à la réaction du spectateur face au film.

Mais laissons de côté les acteurs pour en revenir à la question du cinéma. C'est alors que nous nous heurtons à un bémol qui n'est pas indéniable : le réalisme que recherche Dumont. Ici, chacun est libre d'avoir sa propre conception du cinéma : mais à quoi bon coller autant à la réalité ? On peut faire des films réalistes mais il faut un moment où le cinéma doit reprendre ses droits et justement devenir du spectacle. Or, et c'est là où ça coince, Dumont filme tout cela avec une objectivité clinique, maussade et, finalement, peu originale. C'est particulièrement flagrant dans la manière qu'à le réalisateur de filmer les autres détenus de l'hopital psychiatrique. Une absence d'empathie, de pitié anime ces plans, qui, à la rigueur, au sein d'un documentaire, auraient pu être acceptable. Sur ce monde-là, Dumont se prend terriblement au sérieux et est même assez prétentieux. Il lui manque le grain de folie d'un Milos Forman réalisant ''Vol au-dessus d'un nid de coucou'' (1975). A force de ne rien dire dans certaines scènes et d'en dire trop dans d'autres se crée un déséquilibre criant. Le désinteressement est là, mais Dumont rajoute la déprime à l'aide (à cause?) d'une photographie glaçante et figée. Cette couleur grise et grisâtre rappelle (et ce n'est vraiment, vraiment pas un compliment) la photo du ''Sacrifice'' (1986) de Tarkovski, autre film à se pendre.

Avertissement : avant de visionner ''Camille Claudel 1915'', débarassez-vous de tous les objets coupant qui se trouvent à proximité. Vous risquerez d'en faire un usage quelque peu excessif en vous tranchant la gorge. Certes, vous ne serez pas responsable de cet acte (la faute à cette satanée purge), mais dites-vous bien que certains films vous permettront de vous (re)donner la pêche. Et pour Camille Claudel, revoyez le film de Nuytten avec une Adjani des très grands soirs.
Davynch Lid
Davynch Lid

1 abonné 84 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 août 2017
J'ai choisi de voir ce film de Bruno Dumont car il ne dure qu' 1 heure 30. A chaque fois que je tente un de ses films, je souffre sur la longueur tout en étant satisfait du film une fois terminé. Du snobisme à l'état pur. La, pour une fois, un film de Brunon Dumont parvient à ne pas être trop chiant. C'est un festival Juliette Binoche, elle pleure, elle crie, elle souffre, la comédienne lâche les chevaux et tient à nous montrer qu'elle est la patronne du jeu français. Mais en fait, on s'en fout. L’intérêt du film réside dans le fait que le réal a shooté son film avec de vraies personnes internées en hôpital psychiatrique. Il s'en dégage une vérité saisissante et une sensibilité pourtant assez rare chez ce réalisateur. Les meilleurs moments interviennent lorsque le frère de Camille débarque, à savoir le grand écrivain Paul Claudel. Le comédien qui interprète le frangin subjugue par la densité de son jeu. A voir.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 août 2016
Un film introspectif presque mystique. Une renonciation forcée et un lieu de silence digne d'une abbaye dans un monde complètement éloigné de la vie physiquement et psychologiquement. Très intellectuel dans sa seconde partie. Éprouvant au final par son côté glacial et terne.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2016
J’aime bien la morale "l’art c’est le démon pour les esprits instables", c’est un peu ce qui ressort de toute la rhétorique de la seconde partie du film, le cloisonnement comme prix à payer de l’aliénation, je ne connaissais pas le personnage de Camille Claudel et Dumont a réussi à m’y attacher, Binoche est d’ailleurs assez poignante, première actrice professionnelle à passer entre ses mains. La cohabitation dans cet asile entre elle et les comédiens amateurs fait écho à la représentation de cette histoire, c’est en ça aussi que la mise en scène fonctionne, pour déteindre sur son interprétation de femme déséquilibrée qui tente malgré tout se se rattacher à quelque chose, de s’extirper de cet espace clos. On subit à travers ses yeux son quotidien entre quatre murs, sa difficulté à rester saine d’esprit entourée de "créatures (démoniaques", sa paranoïa compulsive, son rapport avec Dieu qui ne résume presque qu’à quémander une échappatoire, c’est la pitié qui s’empare de nous. Le fait de contrebalancer le regard moral vers celui de son frère, catholique invétéré, remet le débat sur d’autres rails lorsqu’on apprend le péché impardonnable aux yeux de l’église de sa soeur, ce qui provoque une confrontation verbale ou cette dernière se lamente de son statut d’artiste maudite, du poison qu’elle a dans le sang, et l’autre déclame la loi divine dont elle doit répondre, statu quo.
Brillant, quoi qu’un peu procédurier.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 avril 2016
Binoche dans toute sa "splendeur", ou plutôt dans toute sa grandeur pour incarner une Camille Claudel durement éprouvée par la vie. L'actrice trouve sans doute ici le plus beau rôle de sa carrière, dans l'exigence et l’âpreté de la vision de Dumont, qui regarde vers Bresson sans atteindre pour autant l'épure du maître. On aurait souhaité en effet un peu plus de recul ou de retenue dans la description des personnages qui entourent l'héroïne, galerie sans fard sur laquelle est portée un regard un peu appuyé.
Alexandra C.
Alexandra C.

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2015
Un vrai petit bijou. Je me suis sentie oppressée et totalement seule et en empathie avec l'actrice (qui joue merveilleusement le rôle) tout le long de ce film.
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