Episode 50... Déjà, rien que le titre annonce la couleur. Au début, moi, j'ai cru que c'était un épisode de série qui avait paumé son coffret DVD... Enfin, bref, revenons sur le film. Première impression: très déçu. Je m'attendais à dix fois mieux. Bon, en soi, le thème ne casse pas trop pattes à un canard, c'est un énième histoire de fantôme un brin sanguinaire, c'est pas ça le problème. C'est comme ça a été traité qui est foireux. Pourtant, au début, ça partait bien. Un équipe de sceptique caméra à l'épaule jeté dans l'endroit le plus hanté des Etat Unis, on pouvait s'attendre à un "Paranormal Activity" ou à un "Blair Witch". Malheureusement, on a rien de tout ça. A la place, on a une pseudo histoire horrifique truffée de clichés, des personnages exécrables (la palme revenant aux "croyants", caricaturaux au possible) et des situations hallucinantes. Sans rire, tous autant qu'ils sont, les personnages sont des je-m'en-foustistes en puissance. Après avoir vu Echap (un navet français que je ne conseille à personne), je ne pensais pas voir pire dans le domaine et pourtant... Tiens, pour exemple, à un moment donné, Dani, la femme du côté des sceptiques, se fait chopé par l'un des fantômes et se fait malmené par lui sous l'oeil des caméras. C'est tout juste si ça a arraché une grimace d'inquiétude à ses camarades ; même la meuf reprend sa vie ensuite comme si de rien n'était. C'est vrai quoi, se faire attaché et baillonné sur une table d'opération par l'esprit d'une infirmière écorché, quoi de plus banal ? Là-dessus d'ailleurs, je voudrais saluer le courage des caméraman qui ont accompagné les deux équipes. Sans déconner, je suis sûr que même ceux qui couvrent des guerres n'ont pas autant de sang froid. Imaginez cette scène: tu tiens la caméra, tu filme les deux héros et d'un coup, une ombre flippante (enfin, flippante, façon de parler, vous verriez les effets spéciaux...) passe derrière. Vous faites quoi ? Au minimum, vous sursauter, vous marquez le coup et bien non, pas ici. Ici, la caméra n'a pas bougé d'un pouce. Chapeau, l'artiste. C'est juste aberrant. Ils ont l'air de s'en foutre comme de l'an quarante, les acteurs sont aussi expressifs qu'une dinde un lendemain de Noël, le style caméra à l'épaule ne fonctionne pas une seconde, peut-être, justement, parce que le style caméra à l'épaule a été abandonné dès les premiers plans. Ok, je veux bien que les images aient été monté avant d'être donné à l'autre salaud milliardaire (un figurant ; si, si, j'ai toujours pas compris son rôle dans l'histoire), mais il est clair que certains plans n'ont pas été pris caméra à l'épaule; certains plans sont même du point de vue du démon, faut arrêter, là. C'est à ça, surtout, que l'on voit que c'est foireux. Les réalisateurs ont été incapable de s'arrêter sur un forme bien défini. Ajoutez à ça un scénario qui aligne les incohérences (ex: c'est l'asile qui est hanté, pourquoi la cause de ce phénomène se trouve des kilomètres plus loin, bordel ?), des acteurs qui en font des tonnes, quelques clichés gros comme une maison (le mec qui a la foi, qui l'a perdu suite à un traumatisme violent mais qui la retrouve brutalement avant la fin, dis donc... Vous avez été surpris ? Moi non plus), et vous aurez un film qui ne restera pas dans les mémoires. Bon, j'ai peut-être un peu exagéré, ce film a quelques qualités, après tout, je n'ai pas vu le temps passé, mais ces défauts sont tellement flagrants qu'il est difficile de vraiment les apprécier. C'est dommage car ça aurait pu être bien. Vraiment dommage.