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Theo
39 abonnés
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3,0
Publiée le 6 mars 2025
Il y a des films qui intriguent sans totalement convaincre, des œuvres qui frôlent la réussite mais trébuchent sur leur propre retenue. Défendu en fait partie. Avec une mise en scène délicate et des performances solides, le film de Drake Doremus tente d’explorer le désir et les regrets, mais son approche trop sage et son rythme inégal l’empêchent d’atteindre son plein potentiel.
L’histoire de Défendu repose sur un schéma narratif qui a déjà fait ses preuves : un homme en crise, une jeune femme qui incarne tout ce qu’il a perdu, et une tension qui grandit dans le non-dit. Guy Pearce incarne Keith Reynolds, professeur de musique frustré par la vie qu’il s’est construite, tandis que Felicity Jones campe Sophie, une étudiante d’échange à la fois insaisissable et attirante. Leur relation repose sur une alchimie crédible, mais le scénario hésite à plonger dans le véritable cœur du dilemme moral qu’il met en place.
Plutôt que d’explorer les contradictions et les pulsions de ses personnages avec intensité, le film reste dans la suggestion. Ce choix peut être louable pour certains, mais il finit par donner une impression d’inabouti. L’évolution de la relation entre Keith et Sophie manque d’un véritable arc dramatique : le film se contente de faire monter la tension avant de la désamorcer au moment où elle aurait pu exploser.
Drake Doremus excelle dans l’art du cinéma intimiste. Son approche naturaliste, avec une caméra mobile et des cadrages serrés, confère au film une authenticité indéniable. L’image est belle, la lumière douce, et la bande-son minimaliste accompagne avec subtilité les émotions naissantes. Malheureusement, cette volonté d’épure se retourne parfois contre le film. À force de privilégier le sous-entendu et l’attente, Défendu devient par moments contemplatif au point d’en être statique.
Certaines scènes sont indéniablement réussies, notamment celles où la musique sert de langage commun entre les personnages. Mais d’autres séquences s’étirent inutilement, créant une impression de longueur qui freine l’immersion. Le film avance à un rythme inégal, alternant moments de grâce et passages où l’on attend que quelque chose se produise… en vain.
Si le casting est indéniablement l’un des points forts du film, les personnages eux-mêmes souffrent d’un manque de complexité. Guy Pearce incarne bien ce professeur tiraillé entre devoir et désir, mais on aurait aimé voir son personnage lutter davantage avec ses contradictions. Felicity Jones, toujours aussi juste, insuffle une fragilité à Sophie, mais le film ne lui donne pas suffisamment d’espace pour exister en dehors du regard de Keith.
Amy Ryan, dans le rôle de l’épouse, livre une performance nuancée mais sous-exploitée, tandis que Mackenzie Davis, qui joue la fille du couple, apporte un peu de spontanéité bienvenue. Pourtant, aucun de ces personnages ne parvient à être totalement mémorable. Ils sont crédibles, bien joués, mais jamais vraiment fascinants.
Là où Défendu aurait pu prendre un virage fort, il choisit un dénouement en demi-teinte. Plutôt que de pousser ses personnages dans leurs retranchements, le film préfère une conclusion qui semble vouloir ménager tout le monde. L’accident de Lauren sert de diversion plutôt que de réel catalyseur dramatique, et la résolution manque d’impact. On comprend les intentions du réalisateur, qui veut éviter le mélodrame facile, mais cette retenue excessive prive le film de la résonance émotionnelle qu’il aurait pu atteindre.
Défendu possède des qualités indéniables : une mise en scène soignée, un jeu d’acteurs convaincant et une atmosphère mélancolique qui capte bien l’essence du désir inassouvi. Mais il lui manque une audace narrative qui l’aurait propulsé au-delà du simple exercice de style. Trop timide pour être bouleversant, trop lent pour être totalement captivant, il oscille entre sincérité et maladresse.
Ce n’est ni un échec, ni une grande réussite. Un film qui se laisse regarder avec un certain plaisir, mais qui ne laisse pas une empreinte indélébile.
Un film profond, pudique; mélancolique et pourvu d'une certaine poésie . On ne tombe jamais dans la vulgarité, ni la facilité et le réalisateur a sur éviter les pièges qui tournent autour d'un sujet pourtant si délicat. Les acteurs sont aussi très convaincants et le scénario permet ne nous y attacher.
Une lolita qui tombe sous le charme de son hôte, dans la famille d'accueil, c'est un scénario plutôt éculé. Mais bon, ca se regarde parce que c'est très très chaste. Et ca se finit comme cela se doit.
Un film qui innove rien et du déjà vu plein de fois en étant similaire dans sa narration, développement de personnage, schéma narratif et qui je trouve il conclue et/ou expédie un peu trop vite la fin. Mais sinon il est prenant du début à la fin et il y a de bon acteur.
Défendu est un film indéfendable. Histoire téléphonée,acteurs moyens,scénario bâclé et enfin une fin nul Même le doublage Vf est épouvantable. A éviter
Très mal doublé et trop convenu . L'idée peu nouvelle aurait pu être traitée de façon plus "intelligente". L'épouse qui ne voit rien, qui ne s'intéresse absolument à la musique de son mari. La fille un peu bête qui fait du sport mais pas de musique. Et une jeune qui pense et parle comme si elle avait 20 ans de plus.... C'est un bon moment superficiel
Un film profond, bouleversant, sur l'amour, le temps qui passe, le bonheur et les illusions perdues. Magnifique photographie qui donne une patine toute particulière. Comme si la couleur verte de l'espoir avait été patinée, à travers les années, par le gris de la marche du temps qui passe. La place de la musique y est naturellement centrale, et la ballade n2 de Chopin est parfaitement choisie. L'interprétation subtile, le jeu d'acteur, l'omniprésence de l'émotion contenue en font un très bon film.
Chronique de la crise de la quarantaine, charriant drame familial et histoire d'amour contrariée, le film ne brille pas par son originalité. On n'est pas dans "American Beauty", mais dans un drame qui se veut réaliste et poignant. Il n'est certainement ni l'un, ni l'autre, ce qui ne l'empêche pas d'être agréable. Son esthétique soignée, le duo composé de la très belle Felicity Jones et d'un Guy Pearce tout en intériorité, l'illustration des rêves brisés, "Breathe In" possède plusieurs atouts qui en font une bien jolie proposition. Mais au moment du générique, le sentiment de désenchantement s'accompagne d'une certaine déception, d'un cruel goût d'inachevé...
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18 103 critiques
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4,0
Publiée le 18 novembre 2020
Ce n'est pas une simple histoire d'amour Breathe In c'est un film puissant et tranquille sur deux personnes qui sont éloquemment et douloureusement emportées dans une connexion profonde qui défie toute description. Qualifier ce film honnête et beau de drame familial est une injustice mais si c'est bien cela alors il est l'un des meilleur drame familial que j'ai jamais vu. Felicity Jones le rôle de Sophie la visiteuse est captivante perspicace, gentille et vaguement troublée. Sophie se trouve être aussi une prodige du piano peut-être une allusion à une sorte de fille prodigue. L'atmosphère du film est magistrale une collaboration exceptionnelle entre la réalisation de Drake Doremus, la conception de la production et la musique. Breathe In maintient la tension sans jamais devenir strident, oppressant ou mélodramatique. Un équilibre qui a été difficile à trouver dans tant de drames familiaux qui l'ont précédé...
Sous des ailes de mystérieuse et gentille fille se cache une malheureuse jeune musicienne, qui ne trouvent rien d'autre pour faire son deuil de cet oncle qu'elle aimait comme une fille aime son père qu'en entamant une histoire d'amour avec un homme qui a déjà du mal dans sa propre vie. Keith Reynolds est un homme incapable de dire à sa femme qu'il est malheureux dans son métier et lorsqu'elle lui fait des reproches, tel un enfant qu'on gronde, il se tait et va fumer une bonne clope dans le jardin et derrière l'unique arbre présent. Et alors tous deux entament une relation secrète au sein d'une réserve, près de la rivière, quelle idée, si on est charmé par ces retrouvailles purement émotionnelles, on devine très vite que l'emplacement n'est idéale pour perdurer. Et comme tous deux, trop occupés à vivre leur idylle, ils en oublient que l'époux et père est un lâche. Sophie, assise contre la fenêtre du train et souriante, croit naïvement qu'il la choisira. Il abandonne pour sa fille et préfère cette pièce qu'est sa vie, mieux vaut la subir plutôt qu'être un acteur. David Doremus ferme la boucle en nous ramenant au prologue. On se sent proche de Keith et Sophie en raison de leur fragilité, si notre conscience les pousse à les juger, tout comme elle le fit avec Edna Pontellier, rapellons nous que nous aurions agi aussi lâchement qu'ils l'ont fais.
Un film bien décevant qui reprend l'archétype 100 fois vu de la très jolie jeune fille au pair qui vient bouleverser la vie d'une famille unie. Tout d'abord le père quadra , ancien artiste musicien pop ,devenu prof, qui tombe sous son charme et veut revivre son adolescence , sa bohème, sa vie d'artiste au bras de cette jeunette qui lui apporte un cure de jouvence. Bien sûr la JF pique aussi le fiancé de la jeune fille de la famille , avec un drame à la clef . C'est du déjà vu , assez banal et il n'y a rien de bien nouveau dans le scénario , qui du coup s'étire en longueur , avec des postures lénifiantes , avec ce quadra en pavoisons devant la belle fille , comme si c'était exceptionnel ( qui ne le serait pas devant la très jolie Felicity Jones qui fait d'ailleurs une belle carrière à Hollywood ). Guy Pearce est aussi très bon, mais le film pousse trop sur le pathos , parfois presque ridicule ,pour essayer de nous intéresser et c'est le contraire qui se produit. Décidément Drake Doremus est un réalisateur très irrégulier.
Acteurs mou histoire molle et prévisible Censé être romantique et sensuelle j’ai surtout trouvé que ça nous rappel encore une fois les meandres du mal être que l’on a quand on est jamais satisfait et qu’on pense que c’est la faute des autres . Dommage
Bonne idée d'intrigue, simple mais pourtant je n'avais jamais vu ce genre de film, plutôt malsain dans le fond. On entre très vite dedans et on est accroché jusqu'à la fin.