La beauté et la magie des héros de ce beau film d'amour où les héros doivent apprendre ce que la vie n'est pas toujours aussi tendre et belle qu'elle veut bien le aventure qui semble d'abord pouvoir ouvrir toutes les portes nous emmène vers des moments sombres et presque désespérés. Et la magie se maintient sur fond de musique "jazz" et nous emmène malgré nous dans un rêve de lumière et de sombre lutte pour affronter un quotidien qui se refuse.
Michel Gondry s'est attelé a cette adaptation jugée a juste titre périlleuse. Et il s'est concentré sur les décors, très bien rendus au détriment de la direction d'acteurs et de la mise en scène. C'est vrai que les décors sont excellents, je crois qu'en revoyant le film je verrais des détails passés inaperçus a la première vision. Mais la mise en scène est bâclée, un enchaînement de plans très courts qui nuit a la compréhension des scènes. Quand au jeu des acteurs, ils en font des tonnes et donc c'est contre productif. Audrey Tautou et Romain Duris ne sont pas du tout crédibles dans la première partie du film, le seul qui s'en sorte c'est Omar Sy. SNC a voir si vous voulez savoir a quoi peut ressembler un piano cocktail, mais pas si vous voulez retrouver la poésie de l'œuvre de Boris Vian.
On a aimé, on aime et on aimeras encore ! Quelle mise en scène, quels décors, quel casting.... 2h de fabuleux voyage intemporel, là où la mort est plus fort que l'amour. Audrey Tautou est touchante, sublime, douce tandis que Duris est terriblement attachant, drôle, romantique et tellement dépassé par son histoire. Merci Mr Gondry !
J'aime Gondry mais sur ce film, trop c'est trop. Déjà inadaptable, ensuite parce que ce qui fait la magie du réalisateur d'ordinaire, étouffe presque ici tant ca bouge de partout.
Bravo et merci! Comme adolescente,j' ai été très émue par le roman, justement pour le fait qu' il faisait activer notre je ne pensais jamais qu'il serait réalisable..Qui pourrait le faire?D' abord, je pensais plutôt à Tom Tykwer...Mais Michel Gondry m' a eue!Je ne sais pas,si le premier aurait su le faire de cette façon magnifiquement délirante!Transformation filmique congéniale-c' est Boris Vian et au même temps c' est MG avec son point de vue de l' année 2012-2013. J' y ai découvert encore plus de sujets actuels qu' avant.Désaccord avec toutes les critiques qui reprochent manque du thème inté contraire, c' est plus actuel et authentique, malgré le monde irréel, que la plupart de films contemporains. Maximum d' étoiles pour le côté visuel-jeu des couleurs et imagination incroyable qui, en plus, donne la chance aux spectateurs de continuer à voir ès bonne adaptation adaptation scénario. Musique,différente de mes imaginations auditives, mais je m' en suis laissée convaincre, à part de la chanson irement à la plupart des avis des autres, j' avoue que la seule chose qui m' a gênée, était Tatou.A mon avis, elle manque de la préstance pour son rôle dans cet univers surréel.
J'ai beaucoup aimé l'histoire mais le début commence trop fort, beaucoup trop fort!! Michel Gondry en a fait des tonnes, ce qui ne nous laisse pas le temps de nous attacher aux personnages. Vraiment dommage pour une histoire qui méritait largement de jouer avec nos émotions.
Film très poétique, fidèle au livre dont il est tiré et surtout à son esprit si particulier. Gondry nous permet de renouer avec notre âme d'adolescent, avec ses trucs et ses bidules, ses inventions visuelles étonnantes, le jeu simple des acteurs au service de l'oeuvre de Vian. Il filme Paris comme personne aujourd'hui. Le reste n'est que de l'écume...
J'ai trouvé ça génial ! L’excentricité de l'univers de Vian a été super bien mis en image par Gondry. Les prestations d'Audrey Tautou et Romain Duris sont top ! Gad El Malheh et Omar Sy sont top aussi. Après je sais qu'il a été pas mal critiqué, mais selon moi c'est un film à voir !
Décevant, en voyant le casting, on s'attend à un très bon film, encore plus lors des premières minutes qui nous plongent dans un univers loufoque. On découvre alors le début de l'histoire entre Colin et Chloé. Malgré cela, les effets spéciaux sont beaucoup trop envahissants et masquent l'histoire. L'atmosphère devient de plus en plus lourd, tant on est submergé par ces derniers... Le film est beaucoup lent et manque cruellement de rythme. À un tel point que le générique de fin nous rend heureux.
Au départ je ne voulais pas aller voir ce film, la bande annonce me faisant craindre le pire, mais je me suis retrouvée coincée dans un cinéma qui ne proposait que ce film aux horaires souhaités. C'est donc un peu tendue que je me suis installée dans mon fauteuil. Et bien, bonne surprise, les objets ont fait des apparitions intéressantes (le nuage, le chef cuisinier, les murs qui rétrécissent, la sonnette, etc...) qui m'ont enchanté. J'ai trouvé le monde de Vian/Gondry complétement déjanté, original, et on comprend bien l'histoire d'amour sous que je regrette, c'est l'absence de sentiments, la froideur des acteurs qui ne nous font rien ressentir alors qu'il s'agit de "la plus poignante histoire d'amour". La profusion d'objets pour créer ce monde, fait que les sentiments sont mis au second plan et que l'on se retrouve donc avant tout, avec un film qui décrit assez bien une ambiance, mais pas les sentiments des humains.
Boris Vian est décédé un soir de 1959 en assistant à la projection de l'adaptation cinématographique (non souhaitée par l'auteur) de "J'Irai Cracher sur vos Tombes". Si par hasard son fantôme a eu la désastreuse idée, cinquante et quelques années plus tard, d'aller hanter une salle de ciné diffusant "L'Ecume des Jours", libre adaptation de son roman le plus célèbre (célèbre parce que l'un des seuls de sa courte et iconoclaste carrière littéraire à être labellisé "Education Nationale"), je me demande s'il n'est pas mort une deuxième fois ! J'aime beaucoup Michel Gondry mais là, on est obligé de constater que son univers visuel (trop) riche et (très) kitsch a complètement noyé son histoire et ses personnages. Son casting à la Jeunet a beaucoup, beaucoup de mal à exister : Colin/Duris s'agite dans tous les sens en brassant beaucoup d'air pour pas grand chose, Audrey Tautou est une Chloé totalement insipide, miscast complet, Gad Elmaleh et Charlotte Lebon sont aux abonnés absents, seuls Omar Sy et la sublime AÏssa Maïga s'en tirent pas trop mal, à la limite... On se demande presque à un moment, tellement sa place dans l'intrigue est importante, si le personnage principal du film n'est pas la souris (Sacha Bourdo), personnage horripilant qui ressemble un peu au rongeur débile qui apparaît en bas de case dans la série des "Gai-Luron" de Gotlib et qu'on espère très vite voir se prendre des coups dans la gueule à l'instar de son double de bédé. Hélas, il n'en sera rien, on ne la verra même pas se faire bouffer par un chat comme à la fin du bouquin. Mais l'attention portée sur ce personnage anecdotique et purement visuel en dit long sur les intentions (conscientes ou inconscientes) de Gondry : par une surenchère systématique et insupportable de fantaisie forcée, il passe l'œuvre de Vian à l'arrache-cœur. A ce niveau là, ce n'est plus de la poésie, c'est du travail à la chaîne. Et c'est un peu con parce que le travail à la chaîne et l'industrialisation à outrance, c'est tout ce que Vian critiquait dans son ouvrage ! Bon, dans les scènes se déroulant à l'usine, Gondry arrive quand même à faire passer ce message, quelque part entre "Brazil" et "Les Temps modernes", mais pour le reste... La critique de la religion et de l'Eglise, par exemple, devient sous l'œil de Gondry une pastille fantaisiste et amusante parmi tant d'autres. A la limite, tout ça, c'est du détail et ces quelques ratés n'auraient pas été très graves si Michel Gondry n'était pas en plus passé complètement à côté du thème principal de "L'Ecume des Jours"/livre : l'amour. Dans "L'Ecume des Jours"/film, ce sentiment n'arrive jamais à prendre chair et devant ce spectacle désolant et désincarné, on ne ressent rien, pas la moindre petite émotion : pas de joie, pas de mélancolie, pas de bonheur, pas de tristesse... pas trop d'ennui, même ! On sous-estime trop souvent le pouvoir anesthésiant de la répétition ad nauseam d'effets visuels... Un grand film raté.