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bobmorane63
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4,0
Publiée le 27 février 2015
L'esclavage au 19ème Siècle montré de façon absurde et réaliste par le réalisateur Steve McQueen !! L'histoire d'un noir ayant une bonne situation familiale et citoyenne qui se retrouve par accident esclave de plusieurs propriétaires traité avec d'autres Afro-Américains d'une façon abominable et inhumaine comme les fouets, les demi pendaisons, les maltraitances, les travaux à la chaine etc.. Long métrage qui a récolté pas mal d'Oscars dont celui du meilleur film, une œuvre coup de poing, même si le sujet a déjà été souvent traité dans le cinéma Américain et mondiale, qui nous touche par le coté sensible de l'insensibilité de ces pauvres gens qui ont l'indifférence d'ètre juger par leurs couleurs de peaux. Steve McQueen signe une mise en scène poignante dans des décors crépusculaires et la saisissante musique de Hans Zimmer. Chiwetel Ejiofor est exceptionnel dans un role qui demande de la gravité dans l'interprétation entouré d'excellents comédiens comme Michael Fassbender, Paul Dano, Benedict Cumberbatch, Brad Pitt (également producteur) et d'impeccables acteurs noirs dans les seconds roles.
Film impressionnant qui touche profondément le spectateur. Il est impossible de rester passif devant ce film qui vous emporte et qui fait résonner en vous toutes sortes d'émotions. La poésie de la caméra entraîne alors dans des séquences magnifiques qui coulent et laissent place à des scènes qui choquent sans violence gratuite, il n y a pas ici de plaisir de choquer pour choquer car chaque acte de violence dit quelque chose. Une chose est sûre Steve McQueen a un regard sur l'homme qu'il fait partager et donne la beauté à son film en dépassant ainsi son cadre de départ dont le sujet était déjà intéressant. Il faut alors saluer en plus de la prestation de l'acteur principal qui réussi à sublimer cette odyssée par son jeu d'acteur, la performance époustouflante de Michael Fassbender qui montre ici son talent dans son rôle complexe. Il réussit ainsi à donner de la profondeur à son personnage qui permet de ne pas être dans la simple image cliché du méchant esclavagiste. Cette épopée humaine nous pousse alors à une réflexion sur la liberté à ne pas considérer comme acquise.
Enfin un grand film hollywoodien sur l esclavage. S il a été souvent évoqué dans ce cinéma il a rarement été le sujet central d un film comme c est le cas dans 12 Years a slave. Avec un sujet aussi fort Steeve McQueen réussi à éviter le piège de la sensiblerie. Son film est brutal, choquant, comme dans la terrible scène ou le personnage de Patsey de fait fouetter qui donne vraiment la nausée. On sent comme une envie d exorciser cette période, comme un secret trop longtemps gardé et qui explose à l écran. La reconstitution est brillante, l interprétation est remarquable en particulier les seconds rôles. La musique est sensationnelle. Un film remarquable et nécessaire.
film très touchant sur les méfaits de l'esclavage ou du néo esclavage. Les noirs ne pourront jamais s'affranchir de leurs liens.ils sont trop profonds au point où ils font corps avec nous. La vraie liberté serait de l'accepter ainsi. à ce propos le majordome est une bonne réplique de ce que tous devons faire pour nous élever
Magnifique film que ce "12 years a slave". Biensûr, l'on est tous (plus ou moins...) au fait de l'horreur qu'a été l'esclavagisme, inextricable machine à broyer les hommes et les âmes, mais ce scénario inspiré de faits réels est ici servi par un acteur principal magnifique de justesse et de sincérité, ainsi que par une pléiade de très bons second rôles en tête desquels le toujours excellentissime Michael Fassbender. En outre, la dichotomie entre la photographie, magnifiquement esthétique, et la dureté générale du film est tout à fait intéressante. Ames sensibles s'abstenir, tant certaines scènes sont insoutenables. 4,5/5
dur mais au combien nécessaire de rappeler cette page sombre de l'histoire. un noir libre capturé illégalement qui connait l'esclavage 12 années. traité avec une grande pudeur.
Les acteurs livrent des prestations remarquables notamment le duo Michael Fassbender et Lupita Nyong'o qui sont bouleversants. Ce film aurait pu être, selon moi, excellent si certaines scènes avaient été coupées. En effet, la première partie du film est intéressante mais beaucoup trop longue et fait perdre un certain élan qui peut déconcentré. Heureusement, les soixante dernières minutes sont excellentes, intense et rattrape le tout, notamment grâce à des scènes véritablement poignantes. Ce film est un devoir de mémoire.
12 years of slave nous plonge dans une histoire vrai très touchante qui nous démontre l'atrocité de l'esclavage noir américain. Une très beau drame indispensable dans sa vidéothèque.
Je ne partais pas avec un à priori positif, ayant trouvé que le film précédent de Steve McQueen était une belle coquille vide. Shame a pour grand défaut de raconter l'histoire d'un type profondément antipathique dont le sort ne déclenche aucune émotion. 12 years a slave partage la même maîtrise dans la réalisation et la même froideur dans le traitement. Mais ici, l'histoire est bouleversante. Ici, le "héros" est profondément humain et on souffre le martyr de le voir traité ainsi. Et le film est suffisamment intelligent pour éviter tout manichéisme. Il présente froidement une histoire avec son lot de héros et de lâches, dont la nature même est implacablement conditionnée par l'époque et le lieu. Qu'un film puisse mettre en évidence cette perspective intemporelle, en traitant d'une histoire vieille de 150 ans, je trouve ça admirable.
On me l'avait encensé... J'ai été déçue. Le propos dégouline de bons sentiments bien rédempteurs sur fond de pardon historique. Il y a de la caricature derrière chaque personnage, et l'ensemble est épais, lourd à dérouler, faible en émotions sincères: pas de rire, pas de larmes, et pire, pas d'empathie. Dommage.
Après “Hunger” où il retraçait les dernières années de vie du militant de l’IRA Bobby Sands mort d’une grève de la faim dans une prison nord-irlandaise, Steve McQueen reprend ici un autre récit individuel, une autre histoire vraie, pour raconter une époque et dénoncer un système inique : l’esclavagisme. Il raconte donc la vie de Solomon Northrup citoyen noir né libre dans l'état de New-York et violoniste accompli qui trahie par deux futurs employeurs va être kidnappé, réduit à la condition d’esclave et être ainsi prisonnier dans des plantations de Louisiane pendant 12 années jusqu’à une libération qui tient presque du miracle. Si le sujet, quel que soit la qualité de la réalisation et de l’interprétation, vaut déjà à lui seul le coup d’œil, McQueen réussi tout de même à ne pas en faire un film trop classique et par d’habile flashbacks nous replonge dans la vie passée de cet homme pour mieux en dérouler le tragique du destin. Il est, il faut bien l’admettre, bien aidé par une histoire dont la dimension injuste est universelle et qui parle sans mal au public. On suit avec le cœur serré les 12 années d’horreur que cet homme va vivre à la merci de “maîtres” dont le bon vouloir et les humeurs peuvent conduire chaque esclave à la mort où à un destin de favoris à peine plus enviable tant il est précaire. On touche du doigt toute l’horreur de ce système économique sur lequel les états du Sud américain ont bâti leur prospérité et pour lequel les hommes et femmes noirs qui en sont victimes ne sont ni plus ni moins que du bétail que l’on s’échange ou se vend selon les besoins. L’interprétation est elle aussi au diapason de cette histoire et de la belle réalisation de McQueen avec un Chiwetel Ejiofor d’une force et d’une sobriété incroyable dans son interprétation de cet homme cultivé ramené à la plus grande misère et traité comme un objet et qui trouve en Lupita Nyong’o incroyable de force et de fragilité en favorite de son maître martyrisé par lui et sa femme le meilleur des pendant féminin. Un film qui fait écho à l’excellent “Le majordome” qui contait la lente évolution des droits civiques des noirs américains, et qui permet de réaliser de quel état de dénuement ces 10% des citoyens américains sont partis à la fin de la Guerre de Sécession. Une fresque individuelle qui témoigne de la très grande force d’un homme face à l’horreur de l’esclavage tout en peignant une fresque de l’état des afro-américains juste à la veille de leur émancipation par Abraham Lincoln. Il va sans dire qu’il est à voir absolument.
Pour ceux qui considèrent "transformers" et les autres daubes de ce genre comme de super films, je leur suggère de regarder "12 years a slave" pour avoir une idée de ce qu'est un vrai grand film. Certes, il n'y a aucun effet spécial, aucune explosion... Mais tout cinéphile qui se respecte sera d'accord pour dire que ce film symbolise parfaitement le 7è art, c'est-à-dire une œuvre poignante, bouleversante, qui nous met une grosse claque et dont on ne ressort pas indemne. Chiwetel Ejiofor est immense, les décors superbes, l'image magnifique digne d'un Terrence Malick, et l'histoire bouleversante qui plus est tirée d'une histoire vraie au sujet d'un fléau qui n'aurait jamais dû exister. Voilà, nous avons un bel échantillon représentatif du Grand Cinéma. Magistral.