12 ans d'esclavage, nous raconte l'histoire vraie de cet afro-américain Solomon Northup, bien adapté à la vie sociale de New York, enlevé en 1841, pour devenir esclave. Un témoignage sur ces riches propriétaires de plantations, aveuglés par leur plein pouvoir, par la luxure, aveuglés par leur richesse, par la haine qu'ils ressentent pour une race dite à cette époque inférieur. Ces esclavagistes, qui le dimanche prêchent les saintes paroles, une façon de réclamer le pardon, de se couvrir, de se donner du réconfort par des croyances religieuses. Une jeune femme de couleur, soumise, nue, attachée à un poteau, la violence d'un fouet qui orchestre des claquements sur son corps ensanglanté, ses yeux remplis de larmes, tournés vers le ciel, implorent de quitter cette vie dirigée par des âmes sataniques. Une caméra qui prend le temps de filmer le ressenti, la douleur de chaque instant. De longs plans rapprochés sur les visages exprimant la cruauté de cette existence, avec cette violence des mots, la violence des actes, qui règnent pour assouvir les plaisirs, démontrant l'existence d' une injustice faite par des hommes se disant instruis. Une composition d'acteur qui apporte un regard puissant sur cette époque effroyable, où la folie habitait cette race humaine autoritaire, possessif à tous les niveaux. Un film magistralement mis en scène par le réalisateur Steve Mc Queen. Dans le même genre: Amistad, La couleur pourpre, Django Unchained, Mission.