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tristan stelitano
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5,0
Publiée le 10 janvier 2020
Un drame d'une puissance émotionnelle qui n'épargne personnes sur l'esclavage pure et dure qui est montrer ici sans le moindre sentimentalisme. Un biopic qui retrace les douze années d'esclavages de Solomon Northup durant la période pré-guerre de Sécession que Chiwetel Ejiofor réussie a camper à la perfection luttant pour sa dignité et pour sa survie. Poignant jusqu'au dénouement, ce drame tiré d'une histoire vraie est une œuvre bouleversante car il est conforme à la réalité, au cœur d'un sujet d'une parfaite maîtrise qui est loin de nous confortés, mais le regard féroce qu'il porte sur l'histoire de l'esclavage aux États-Unis est brillante. Un des meilleurs long-métrage de Steve McQueen.
12 ans d'esclavage, nous raconte l'histoire vraie de cet afro-américain Solomon Northup, bien adapté à la vie sociale de New York, enlevé en 1841, pour devenir esclave. Un témoignage sur ces riches propriétaires de plantations, aveuglés par leur plein pouvoir, par la luxure, aveuglés par leur richesse, par la haine qu'ils ressentent pour une race dite à cette époque inférieur. Ces esclavagistes, qui le dimanche prêchent les saintes paroles, une façon de réclamer le pardon, de se couvrir, de se donner du réconfort par des croyances religieuses. Une jeune femme de couleur, soumise, nue, attachée à un poteau, la violence d'un fouet qui orchestre des claquements sur son corps ensanglanté, ses yeux remplis de larmes, tournés vers le ciel, implorent de quitter cette vie dirigée par des âmes sataniques. Une caméra qui prend le temps de filmer le ressenti, la douleur de chaque instant. De longs plans rapprochés sur les visages exprimant la cruauté de cette existence, avec cette violence des mots, la violence des actes, qui règnent pour assouvir les plaisirs, démontrant l'existence d' une injustice faite par des hommes se disant instruis. Une composition d'acteur qui apporte un regard puissant sur cette époque effroyable, où la folie habitait cette race humaine autoritaire, possessif à tous les niveaux. Un film magistralement mis en scène par le réalisateur Steve Mc Queen. Dans le même genre: Amistad, La couleur pourpre, Django Unchained, Mission.
Un film inspiré par la triste histoire vécue et racontée par Salomon Northup, un homme noir qui a vécu douze années en enfer en tant qu'esclave dans un état du Sud des Etats-Unis. Les acteurs interprètent chacun avec efficacité leur rôle (mention pour Michael Fassbender, parfait dans le rôle du maître odieux et Chiwetel Ojiofor dans le rôle principal de l'homme noir libre devenu esclave par enlèvement... Sans oublier la prestation de Brad Pitt en providentiel sauveur). Douze années d'horreur (violences, sévices, humiliations etc..) pour Northup et un peu plus de 2 heures d’atmosphère pesante pour le spectateur. Un très bon film sur la condition des hommes noirs des plantations du Sud des Etats-Unis au cours du 19ème siècle.
Une histoire vraie vraiment touchante et marquante spoiler: d'un noir libre devenu esclave, se déroulant lors de l'esclavagisme des Noirs aux USA. Les menaces racistes dites par Epps nous font bien froids dans le dos, Northup est courageux en essayant de rejoindre sa famille. Bref, je peux qualifier ce film comme un des meilleurs drames de tous les temps.
Seulement un an après Django Unchained, dernier film ayant pour thématique l'esclavage nord-américain au XIXème siècle, Twelve Years a Slave marche sur les traces de Tarantino, mais sans en atteindre le niveau. Adaptation cinématographique de l'autobiographie "Douze ans d'esclavage", rédigée par l'un des plus grands défenseurs de l'abolition de la traite négrière, Solomon Northup (1808-1857), ce drame historique est porté sur grand écran grâce au réalisateur montant Steve McQueen. Fidèle à l'exactitude historique, le cinéaste américain revient sur le kidnapping dont a été victime Solomon Northup, homme libre enlevé et vendu comme esclave dans une plantation de la Louisiane. Nommé dans huit catégories de la cérémonie des Oscars 2014, lauréat dans trois d'entre elles ("meilleur film", "meilleur acteur" et "meilleure actrice dans un second rôle"), ce film d'époque permet au spectateur une immersion complète et rapide grâce à des décors et des costumes soignés qui, eux, n'ont malheureusement pas été récompensés. Mais le thème choisi de l'esclavage n'est pas le seul point commun avec Tarantino, puisque Twelve Years a Slave est également le film des retrouvailles entre Michael Fassbender et Brad Pitt après Inglorious Basterds. D'ailleurs, la distribution de Twelve Years a Slave place la barre haute en terme de qualité. Premier à avoir rejoint le projet et habitué de travailler sous la houlette de Steve McQueen, Michael Fassbender incarne ici le redoutable esclavagiste Edward Epps, à la réputation historique d'homme brutal et impitoyable. Mais bien qu'étant dans la peau du principal antagoniste du film, l'acteur irlandais parvient à nous présenter le portrait d'un homme tourmenté, rongé par l'alcoolisme et détesté par sa femme, trouvant un équilibre à la fois complexe et précis. Face à lui, Chiwetel Ejiofor, qui atteint la consécration grâce à son interprétation du héros, récompensé par l'Oscar 2014 du meilleur acteur bien que sa prestation ne soit pas toujours convaincante. On regrette les courtes apparitions de Benedict Cumberbatch et Brad Pitt, tous deux brillants d'humanité dans un milieu esclavagiste souvent monstrueux et apportant une lueur d'espoir face aux atrocités commises sur les esclaves. A ce titre, la présence de Paul Dano, habitué aux rôles d'hommes peu recommandables, nous livre un jeu d'acteur tout aussi satisfaisant. Enfin, on peut faire le même constat à propos de Sarah Paulson, détestable mais excellente dans le rôle de l'épouse esclavagiste. Un autre atout indéniable du film, cette fois dans l'équipe technique : la présence du talentueux Hans Zimmer, que l'on ne présente plus, créateur de la bande-originale puissante et aussi tragique que le destin de Solomon. Toutefois, ces qualités de mise en scène et de création musicale ne mettent pas de côté quelques faiblesses et maladresses. D'abord, un usage de la musique parfois abusif, notamment lors de la pire scène du film, qui en altère la force émotionnelle et dramatique. Ensuite, un épilogue bâclé qui ne nous permet pas de savourer pleinement cette "happy end", toutefois contrariée par le remplacement d'un époux disparu, un aspect qui aurait mérité d'être légèrement développé pour appuyer les ravages du temps que le cinéaste a notamment cherché à montrer à travers les costumes. Enfin, la frustration des apparitions trop brèves de personnages au potentiel inexploité. Résultat : un projet qui s'inscrit dans la lignée des autres témoignages cinématographiques abordant cette dimension honteuse de l'histoire américaine, mais qui souffre d'une hétérogénéité et d'un style encore trop maladroit.
Si le sujet est dur et que la réalisation reste soignée, l'ouvrage n'apporte pas de relief au propos et seul Brad Pitt nous sort (un peu) de la convenance totalement linéaire du récit.
Visionner à l'instant, malheureusement on se lasse un peu trop vite, le commencement était un peu étrange, la suite commençait à être pas mal du tout, j'ai fortement aimé la révolte de l'esclave, l'histoire est pas mal du tout mais au bout de 1h on se lasse très vite c'est ce qui est un peu dommage, et le moment où il change de maître ça devient lassant très lassant, dommage car c'était très bien parti, après des histoires d'esclavagiste de n**** franchement ça devient très lassant même voir très très chiant à force on a compris. 2/5
Waw ! C'est prenant il est très dur et très beau à la fois. J'ai adoré le rythme avec certaines musiques et les scènes longues qui rendent le film vraiment réaliste. J'ai jamais été aussi près de pleurer devant un film à cause (ou grâce) à la fin du film. Je vous le conseille fortement.
Que dire ! Un film intense et dure sur l'esclavage élevé à son plus haut niveau. L'interprétation est magnifique Chiwetel Ejofor en tête est bouleversant, Micheal Fassbender joue un véritable tyran, Benedict Cumberbatch excellent et Brad Pitt fait du bien un vrai bol d'air frais dans cette atmosphère après et noir, froid. L'histoire vraie se fini en dramaturgie. Bien heureusement l'esclavage n'hésite plus mais le raciste perciste encore. Ce sera donc un film qui un jour l'arrêtera on l'espère. Beau film
Très bon film basé sur une magnifique histoire. La brutalité de ce film est presque inregardable tellement elle est crue mais réalistespoiler: (la scène de flagellation de Patsey en particulier) . Le personnage central est magnifique dans sa noblesse et sa combativité. Le casting est 5 étoiles : Ejiofor, Cumberbatch, Nyong'o, Pitt, Dano, Fassbender, Giamatti …. Chiwetel Ejiofor est parfait, tout en justesse. Paul Dano est très bon en bourreau tordu et Michael Fassbender excellent en chien fou. Le personnage de Brad Pitt en revanche est un peu caricatural dans son angélisme (c'est dommage pour un tel acteur). La musique d'Hans Zimmer est franchement réussie, utilisant par moment des sonorités angoissantes mais également profonde à d'autres. Magnifique histoire.
Basé sur l’un des sujets les plus dramatiques de notre histoire, je m’attendais à bien plus au niveau de la violence (physique et verbale). L’esclavage des noirs, j’en ai lu un livre spécial pour les enfants avec des images chocs mais réalistes (noir pendu par les pieds et se faisant frappé violemment les fesses par son maître, le tout en étant quasi inconscient. Génial pour un gosse n’est-ce pas ?), j’étais donc curieux de voir c’que ça allait donner. Au final, ah ah !!!, bah un peu déçu, pourquoi ? Déjà, j’entends trop les mots : « Sale nègre », à un moment c'est soûlant à croire que le vocabulaire n'est fait que de ce mot là, y avait quand même d’autre insultes à l’époque j’espère. Même un film sur les nazis en envoie plus, donc beaucoup d’engueulades pour pas grand-chose au final. Et puis assez inattendue, les réactions entre propriétaires et ceux qui sont contre l’esclavage. Brad Pitt est lui bien dans son costume de protecteur et Michael Fassbender est lui, magistral quand il s’énerve. Mais il n’en est pas à oublier que j’en attendais bien plus sur ce film qui pour moi ne mérite pas autant de nominations aux Oscars que c'qu'il en à eut.
Ah la la ce film sur le racisme est encore meilleur que Le majordome sorti la même année. Twelve Years a slave est un film très dur, un grand film sur l’esclavage. C’est de l’émotion à l’état brute et le méchant en donne beaucoup. C’est très bien réalisé et il y a de beaux plans. Cela mérite bien l’oscar du meilleur film. Il est magnifique et très émouvant. Je le recommande fortement
Il y a de quoi regretter d'être de la même couleur de peau que les négriers du film... Un beau film, qui s'offre le luxe d'avoir la magnifique composition musicale de Hans Zimmer (qui rehausse les scènes dramatiques), qui nous présente un acteur-vedette peu connu (ce qui nous assure un certain talent, car il ne peut compter que sur son interprétation), et un sujet incroyable : un homme noir libre et père de famille qui est enlevé pour être un esclave dans des plantations...pendant 12 ans. 12 ans de tortures, d'insultes, de travail éreintant sans aucune considération en retour, sans autre droit que de se taire sous les coups de fouet... On plonge au cœur de cet Enfer incarné, et certaines scènes nous font mal aux tripes car on sait qu'elles ont eu lieu (et continuent malheureusement) : la séquence de châtiment par le fouet pour Patsey et son dos en charpies nous fait jurer comme des charretiers, et de même pour les négriers à qui les braies démangent dès qu'ils voient passer une femme esclave ou même une enfant ! ("Tu veux une friandise ? Un sucre d'orge...", cette phrase est simplement monstrueuse). Les seuls reproches subjectifs au film sont que le début est un peu bancal avant d'arriver aux plantations, et que la durée du film se ressent parfois. Les comédiens plus célèbres jouent à l'inverse des rôles plus modestes mais y sont bons : Benedict Cumberwatch, Brad Pitt, Michael Fassbender (celui qu'on a envie d'étriper tout le film alors que l'acteur n'y est pour rien)... La fin nous arrache des larmes de tristesse pour tout le temps perdu par la faute de gens ignobles, par les excuses d'un homme qui est pourtant la victime, et par la joie que le calvaire soit terminé (une image qui rappelle un peu le final de La Liste de Schindler, avec les mêmes effets dramatiques). Un film décidément beau, parfois émouvant et qui nous donne envie d'estourbir plus d'un personnage infect à l'écran (preuve d'un jeu maîtrisé à la perfection), et dont la musique appuie les séquences déchirantes. Mention aux scènes de flagellations qui sont incroyablement réalistes.
L'osmose parfaite entre le film commercial à oscars et le film d'auteur. Un film sur l'esclavage qui fait regarder aux États Unis son histoire sombre droit dans les yeux sans jamais tomber dans le sensationnel ou le tire-larmes. Une musique envoûtante, des décors naturels somptueux, une interprétation assez justes même si parfois les personnages tombent un peu dans le manichéisme de cinéma. Un film pour la mémoire qui fout les boules et parfois même un peu la haine... Note : 3/4