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Un visiteur
2,0
Publiée le 8 janvier 2013
Le modèle économique du cinéma français est catastrophique et on ne peut être qu'inquiet pour Valérie Donzelli. En effet, celle-ci s'était révélée avec un film intimiste 100 pour 100 film d'auteur. Elle avait pris le parti de mettre en évidence son talent dans une production plus commerciale avec le film La guerre est déclarée qui fût un succès relatif.( sur La guerre est déclarée: spoiler: à la fin de ce film pointé déjà une scène de défilé sur une plage qui ressemblait à une pub pour un catalogue de vente par correspondance. ). Ce film, la guerre est déclarée pourrait se résumer avec ces chiffres: 80 pour 100 de cinéma intimiste et , 20 pour 100 de cinéma commercial. Pour le film Main dans la main le rapport s'est inversé et on est passé à 60 pour 100 de cinéma commercial et 40 pour 100 de cinéma instimiste. Certes, il reste de très belles scènes mais tout de même venir sur la télévision public nous vendre ce film comme un film d'auteur réalisé avec une équipe restreinte alors qu'il n'y a pas moins de 5 personnes pour décider de la réalisation: réalisateur, assistants réalisateurs, réalisateurs stagières pour un même film!!!!!! Parfois en regardant le film on peut se dire ah!!(spoiler: une grande partie du film a un rythme d'image (changement de plan) beaucoup plus élevé que le rythme de réalisation classique de la réalisatrice: ce rythme peut être une conséquence de l'utilisation d'une actrice pas du tout habitué au cinéma intimiste enfin une scène où Valérie Donzelli a repris la caméra. On constate notamment que les scènes de danse sont baignées par un éclairage publicitaire et que certains personnages sont dignes des comédies françaises les plus grotesques. On peut constater que le changement quasi total vers le cinéma commercial s'achemine juste au moment ou les magazines commences à faire l'éloge de la réalisatrice. Bizarre non???
On les avait adorés dans "La guerre est déclarée" ; on les retrouve dans "Main dans la main" avec un plaisir inentamé : Valérie Donzelli filme pour la 3ème fois (après "La reine des pommes" en 2010) Jérémie Elkaim. Mais elle cède la vedette à Valérie Lemercier qui joue - dans des escarpins sublimes - le role de la directrice de l'Ecole de danse de Paris. Jérémie Elkaim, miroitier à Commercy, se trouve collé à elle par un charme mystérieux : coup de foudre amoureux ? Magie noire ? Il s'agit plutot d'une métaphore sur le couple (à deux) voire le trouple (à trois) Et derrière la fiction, c'est l'histoire du couple Donzelli-Elkaim qui se joue : deux oiseaux qui, comme le dit excellemment Le Monde "font du cinéma pour se persuader qu'ils ont raison de se quitter tout en s'assurant qu'ils n'ont pas tort de rester ensemble". Cet exercice d'égo-cinéma pourrait être insupportable. Il éclipse tout le reste du film, le gimmick qui s'épuise très vite, les seconds roles sacrifiés, jusqu'à Valérie Lemercier qui pourtant n'a jamais été aussi élégante. Pourtant l'adoration avec laquelle la réalisatrice filme le père de son fils et le masochisme avec lequel elle s'enlaidit sont toujours touchants.
Après la comédie dramatique "La Guerre est Déclarée", le tandem Donzelli/Elkaim s"essaye dans un registre plus léger : la comédie sentimentale. Toujours avec la même réussite dans l’écriture, Valerie Donzelli réalise une comédie légère avec une pincée de fantastique qui se concentre avant tout sur l'humain, et qui offre à Valerie Lemercier une occasion de plus en plus rare de montrer son talent.
C'est un bon film qui donne dans la poésie souvent irréaliste mais ça lui donne un parfum d'originalité, et souvent de drôlerie assez notoire. Les amants sont-ils aussi des aimants au sens magnétique du terme ? On pourrait le croire, et ce n'est peut-être pas si faux ! On notera la volonté délibérée de flouter, ou plutôt de pixeliser les images de paysages notamment entre Commercy et Paris, ou à New York. Les images de big apple en revanche sont superbes à la fin du jour. Ce n'est paut-être pas encore une oeuvre totalement aboutie, mais il y a quelque chose qui fera sûrement de Valérie Donzelli, une grande réalisatrice.
Un petit ovni ce film...Idée très originale, très personnelle (cf les relations qu'entretiennent Donzelli et Elkaïm dans la vraie vie), assez sympathique, même si la synchronisation entre les 2 acteurs n'est pas toujours parfaite, et surtout n'est pas toujours présente (sans que l'on se l'explique). Des moments assez drôles (la scène du début dans le commissariat) et des moments plus calmes, poétiques et envoutants. Le scénario est tout de même trop simple et s'essouffle (et on se demande ce que viennent faire ces vieilles images venues de nulle part). Du coup, sans être raté, j'ai trouvé le film un peu bancal (d'autant plus que les trop nombreuses voix off m'ont saoulé à force). Mis à part ça, Valérie Lemercier joue extrêmement bien, et montre qu'elle est vraiment une belle femme. Pour Elkaïm, il joue bien également mais sa voix m'insupporte vraiment.
C'est à se demander si Valérie Donzelli n'est pas copine avec une certaine critique française. Ce film est une catastrophe. Pas de scénario, aucune mise en scène, aucun point de vue. La soi-disant bonne trouvaille de deux personnes qui subitement se mettent à être entièrement synchrone du geste, tombe très vite à plat, surtout que Valérie Donzelli l'utilise uniquement quand ça l'arrange. Elle avorte de ce fait de toutes situations comiques et impossible. C'est du grand n'importe quoi, on se demande bien ce qu'elle à voulu nous raconter là. Une très grosse déception.
L'idée de base que deux personnes soient fusionnelles pouvaient être intéressantes mais d'une part elle ne nous fait rire qu'au début et d'autre part cette fusion ne marche pas a chaque fois comme on a pu le voir dans de nombreuses scènes. Pour ma part je me suis ennuyé assez rapidement, on a l'impression de tourner en rond...!!! Ce n'est pas les acteurs qui sont mauvais c'est le scénario qui au final est assez vide d'idées avec une seule idée principal qui tombe a l'eau très rapidement
Film à la con, un peu énervant, et au final déprimant... Dommage car j'adore Valérie Lemercier qui joue parfaitement bien, Jérémie Elkaïm me semblait au début en décalage, limite jeune premier dépassé... Je ne m'en souviendrais sûrement pas dans 6 mois !!!
Une réflexion sur le couple, sous forme de conte. Il y a plein de choses à reprocher à ce film, mais au moins, cette réalisatrice a un style très personnel, elle ne prend pas ses spectateurs pour des idiots et cela fait du bien. De nouveau, je me fais la réflexion que son film ne m'enthousiasme pas complètement, et que pourtant, j'ai envie d'aller voir le prochain.
Valérie Donzelli a vraiment un talent de réalisatrice qui la démarque des autres. après La guerre est déclarée, qui fut pour moi une très bonne surprise, je reste un peu plus sur ma faim quand à ce nouveau métrage. le début commence en fanfare, l'histoire est original, très drôle, je dirais que le film tient la bonne corde pendant une bonne heure. malheureusement, sa s'essouffle sur la fin. les deux univers sont très bien maitrisée, j'ai trouvé en revanche une Lemercier qui ne se lâche pas comme d'habitude, un Elkaïm en deçà de ces dernières prestations. c'est dommage, tant plein d'idée sorte de l'original. une bande musical très réussie, je suis persuadé qu'on assiste à la naissance du Grande.
On ne change pas une équipe qui gagne. Après le succès incontestable de La guerre est déclarée, le duo Donzelli-Elkaïm revient avec un nouveau film sur le couple et la difficulté à se séparer. L'actrice qui y tient le rôle principal n'est pourtant pas la réalisatrice elle-même, mais une nouvelle recrue : Valérie Lemercier. Elle incarne une prof de danse qui va faire la rencontre de Joachim. Leur premier baiser va bousculer leurs vies et les faire devenir inséparables, au sens littéral.
Délibérément plus léger que sa dernière création, Donzelli continue toutefois de parler de sa propre vie à l'écran (perte de sa mère, relation frère/soeur). Passionnée par le couple et ses tourments, la cinéaste continue d'explorer ce concept sous toutes ses coutures, en mettant en évidence la difficulté à rompre même si nous savons que cela est nécessaire.
Dans son ensemble, Main dans la main est inégal. Si le début est réussi avec un pitch de départ original, le scénario souffre de quelques creux par la suite et l'intrigue ne semble plus évoluer. C'est finalement la dernière partie du récit qui sauve l'oeuvre dans son intégralité. En effet, ce montage rythmé qui multiplie les plans en redonnant un nouveau souffle au film procure un grand bien au spectateur.
Cette ambiance clipesque doublée d'une excellente bande son fait également partie des qualités de Main dans la main. Moins bavard que La Reine des pommes et moins psychologique que La guerre est déclarée, ce long-métrage tend vers le physique. La mise en scène nous offre de très belles scènes, et laisse place aux jeux corporels des acteurs. Soit dit en passant, le couple Elkaïm / Lemercier marche à merveille.
Même si son film n'est pas un chef-d'oeuvre, Valérie Donzelli confirme sa place importante dans le paysage cinématographique français, en signant une fois encore une création originale et insolite. Elle prouve définitivement qu'elle fait partie de l'avenir du cinéma.
(...) Et ceci est bien dommage car le synopsis de Main dans la Main donnait bien envie et réveillait le fan de la comédie surnaturelle qui sommeille en moi. À savoir l’histoire de deux danseurs que tout oppose qui vont se rencontrer et ne plus pouvoir se quitter. La passion qui les unit forcera ce couple à faire les même gestes. Première rencontre savoureuse, humour de situations cocasses, mais passé 15 minutes l’ennui est bien là. Valérie Donzelli abandonne son film et le fait tourner autour de discussions et de personnages secondaires peu attachants. Valérie Lemercier est toutefois touchante et Jérémie Elkaïm mignon et sincère. Mais la réalisation est insupportable (les voix-off pour se donner du style) et la présence de la réalisatrice dans le film avec son jeu si mauvais et ses auto clins d’oeil (la réapparition de l’Origine du Monde de Courbet) ne feront que vous décevoir après le touchant La Guerre est Déclarée. (...)