Le Vent se lève
Note moyenne
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671 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 mars 2014
Un bon film mais peut-être un peu long à mon goût. Mais bon les dessins sont magnifiques ainsi que l'histoire...
carbone144
carbone144

115 abonnés 843 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mars 2014
C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai appris le départ de Miyazaki, qui ne réalisera plus de chefs-d'oeuvres. Son dernier film est malheureusement le moins bon. Dans Le Vent se lève, Miyazaki a décidé de se lâcher et d'y aller à fond avec le thème de l'aviation. Il se rapproche bien plus de son très particulier Porco Rosso que de ses autres œuvres. Sorti du cinéma, j'ai eu l'impression qu'il ne s'est rien passé. Je n'ai ressenti absolument aucune émotion. Ce coup-ci, l'histoire raconte la vie du créateur du zéro japonais. Il a traversé des périodes difficiles et le film tente de le faire évoluer dans ces différents contextes : les catastrophes, la guerre, la maladie... Mais Miyazaki n'est pas allé au bout de son film, il a enlevé toute l'intensité dramatique qu'il aurait pu y mettre en faisant se succédé des scènes et des époques, qui, au fil des minutes, tendent simplement à traîner en longueur. Il apporte de nombreuses séquences au teint sombre, grave, mais qui n'aboutissent pas. Par exemple, spoiler: Jiro commence par cotoyer un homme curieux au gros Nez. Plus tard on comprend qu'il est en quelque sorte un résistant au régime nazi. Plus tard encore, Jiro est recherché par la police secrète japonaise doit se cacher. Débute alors un premier début de tension sur une situation délicate, voire à suspens, mais qui finalement s'arrête là, sans suite
. On y voit essentiellement des personnages qui discutent, Jiro qui travaille, quelques moments de détentes, des rêves où les avions volent... Beaucoup d'événements graves ou importants sont sous-entendus ou à peine mentionnés, mais à part une exception elle-même perfectible spoiler: (le séisme, dont l'importance catastrophique manque cruellement de ressenti)
, rien n'est montré. Ici, Miyazaki a gardé une immense place à la technicité de l'aviation et a mis de côté l'écologique, la nature, l'aspect épique des batailles dynamiques et puissantes. L'espace décrit s'est confiné autour d'une personne que l'on ne quitte plus un instant. Plus rares sont devenus les somptueux plans larges de la terre nippone. Les personnages sont assez creux, on a du mal à bien comprendre à qui on a affaire ou leur apport véritable dans le film. Il restera de ce film un dessin malgré tout toujours aussi extra. L'ensemble se laisse suivre du début à la fin, mais force est de constater au bout que pendant deux heures, on est resté sur notre faim.
guifed
guifed

75 abonnés 286 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mars 2014
"Le vent se lève, il faut tenter de vivre". Tout passe. Le temps. La vie. Les sentiments. La créativité. Mais il faut quand même essayer de vivre. C'est autour de cette belle phrase de Paul Valéry, extraite de son poème "le cimetière marin", que Miyazaki tire sa révérence avec son onzième dernier film donc, "Le Vent se lève". Une sortie remarquable, tant de par son élégance que de par son intelligence. Quoi de mieux qu'une petite introspection tout en sobriété (pour ses standards) en guise d'adieu? Le Vent se lève raconte l'histoire d'un des plus grands ingénieurs en aéronautique japonais: un génie à l'âme d'artiste, rêveur et candide, errant parmi les siens comme un passant éclairé. L'animation du maître met parfaitement en lumière (et en musique, quelle BO!!) les envolées oniriques de Jiro qui lui ont tant servies dans la conception de ses avions. Il réussit la prouesse de rendre le technologique poétique; notamment en humanisant les avions (les bruits de moteur sont en fait des bruitages humains, tout comme les manifestations chaotiques de la nature (incendie, tremblement de terre) ). Les graphismes sont bien entendu fabuleux et nous transportent vers un autre monde, unique dans le cinéma. Les tableaux de paysage se succèdent, tout comme ceux de scènes plus intimes mais non moins empreints d'une poésie toujours plus éblouissante (de mémoire, on retient notamment l'arrivée de la mariée au milieu des flocons de fleurs, les rêves imbriqués dans la réalité virevoltante de Jiro, les avions en papier qui volent entre les deux amoureux, le séisme, les vols en avion, toutes les scènes pleines de tendresse entre Jiro et Naoko) Quant aux prétendues lenteurs, je ne sais pas si c'est seulement mon cas, mais j'ai été séduit dès le début et comme happé par l'univers de Miyazaki. Je n'ai pas vu le temps passer, et à la fin j'ai regretté que le film ne se poursuive pas encore 3, 4 ou 5h, peu m'importait. En tout cas, chapeau bas Monsieur Miyazaki, pour cette oeuvre ainsi que l'ensemble de votre carrière qui compte déjà parmi les plus marquantes du cinéma d'animation, et du cinéma tout court.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mars 2014
Le vent se lève, il faut tenter de vivre... sans Hayao Miyazaki, le plus grand cinéaste japonais et mondial depuis Akira Kurosawa...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 mars 2014
Des dessins magnifiques comme d'habitude.. une histoire passionnante qui vous transporte.
Seul bémol j'ai trouvé le film bien trop long..
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mars 2014
pour son dernier dessin animé myiasaki nous comble avec ses dessins sublimes (il n'a rien à envier à pixar).Égal à lui même pour ses histoires à plusieurs lectures qui nous change des niaiseries de quel dépaysement !!! espérons qu'il change d'avis et revienne pour le plaisir des petits et des grands
John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mars 2014
Le vent se lève ça me semble être le portrait d'un Japon mélancolique, d'un pays disparu que regrette sans doute Myiazaki, il y a cette forme de mélancolie qui traverse le film, cette forme de Japon disparu. Si Myiazaki prend le temps de poser les choses, il me semble qu'il perd un peu le fil au milieu du récit, faisant voyager son personnage entre l'Allemagne et le Japon, le faisant vagabonder pendant 20 minutes, sans but. J'ai vu la passion de cet homme pour les avions, pour l'aviation mais je ne l'ai jamais ressentie, quand il s'épanchait des nuits entières sur son plan de travail à calculer et recalculer et dessiner et redessiner ses plans. Je n'ai pas été happé par ses rêves et il m'a toujours plus fait pensé à un honnête fonctionnaire dévoué qu'à un génie qui a révolutionné l'aviation moderne.
Reste la mélancolie.
"Le vent se lève, il faut tenter de vivre"
herve p.
herve p.

2 abonnés 63 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2014
"Le vent se lève, il faut tenter de vivre..." Le maître Hayao Miyasaki nous offre de nouveau un petit bijou de film d'animation, à la fois loin et proche de ses anciennes productions. Les thèmes chers au réalisateur sont de nouveau présents : les objets volants bien sûr, mais aussi l'eau, par le biais d'une source ou d'une brusque averse. Le rêve aussi, celui ci qui fait avancer les hommes...Le film peut paraître long, oui, mais Miyasaki sait prendre son temps, et on aime rien moins que cela...
La bande son est de nouveau magnifique, les plans superbes, l'histoire à la fois si simple et magnifique. Miyasaki ne se pose pas en donneur de leçon, mais constate combien les choix sont parfois douloureux, combien la passion peut être tout à la fois un moteur et une tragédie, combien l'amour est fort et éphémère..C'est beau, ça donne envie de s'élever, et rien que pour cela, on ne peut que dire chapeau, l'artiste.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 mars 2014
THE WIND RISES est le plus récent film du réalisateur primé aux Oscars, Hayao Miyazaki. Il est en partie basé sur la vie de Jiro Horikoshi (1903-1982), ingénieur japonais célèbre pour la création de l'avion Zero. De son enfance à l'âge adulte, on suit le parcours des terribles événements qui ont marqué sa vie : le tremblement de terre de Kanto en 1923, la Grande Depression, l'épidémie de tuberculose et l'entrée du Japon dans la 2e guerre mondiale, ainsi que de bons moments tels que sa rencontre et mariage avec la belle Naoko. Jiro est passionné par l'aviation depuis sa tendre enfance et réalisera son rêve lorsqu'il construira le Mitsubishi A6M, le Zero qui sera le meilleur avion militaire du monde durant quelques années.

Contrairement à la plupart des films de Miyazaki, THE WIND RISES n'est pas un film fantastique, ce qui pourrait en déplaire certains. Aucun animal qui parle, aucune magie. Bien sûr, il y a quelques scènes de rêves mettant en scène Caproni, pionnier de l'aviation qui est en quelque sorte, le mentor de Jiro, mais celles-ci sont similaires les unes des autres.

L'histoire d'amour entre Jiro et Naoko ne semble pas être assez développée et est un peu clichée (par exemple: Jiro mentionne à Naoko qu'il l'aime depuis la toute première fois qu'il l'a vu). De plus, certains moments qui mettent en scène ces deux personnages sont bizarres. On peut penser à celle où Jiro, qui travaille très tard dans la nuit à côté de sa femme, décide de fumer alors que sa femme a la tuberculose.

Fait anodin: tous les effets sonores du film ont été produits par la voix humaine. Les sons que vous entendez tels que les moteurs de voitures et d'avions, le grondement du tremblement de terre, etc. sont effectivement humains et apportent une personnalité aux éléments du film. La trame sonore écrite par Joe Hisaishi s'agence bien avec toutes les scènes. Journey (Dreamy flight), la mélodie joliment orchestrée que l'on entend à répétition durant le film est ma préférée.

Ce film marque la toute première fois qu'un film d'animation du Studio Ghibli est basé sur une personne ayant vraiment existé. La « vie » est manifestement le thème majeur du film. « The wind is rising, we must try lo live. » (Le vent se lève, il faut tenter de vivre) est une phrase qui est dite à plusieurs reprises. Les événements du film ont lieu durant les années 20-30, mais même aujourd'hui, il faut vivre sa vie pleinement quelque soit les circonstances.

Étant donné que THE WIND RISES est d'une durée de plus de 2 heures et les événements s'y succèdent à pas de tortue, je ne recommande pas ce film aux jeunes enfants. Malgré ses petits défauts, il est un film d’animation d’une beauté exemplaire. Il est charmant, touchant (l'homme qui était assis à côté de moi pleurait à la fin du visionnement) et selon moi il méritait de gagner lors de la plus récente cérémonie des Oscars. Ce film représente malheureusement le chant du cygne du réalisateur Miyazaki.

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 16 mars 2014
pourquoi? Je n'ai jamais vu un film aussi étrange je conçois que ça puisse plaire a des gens mais à mon sens le rythme est trop lent. J'ai eu la sensation de perdre mon temps. Au milieu de la séance des gens sont sortis je n'ai pas eu le cœur de les suivre. Par hommage a un grand réalisateur.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 mars 2014
Pour son dernier film, Hayao Miyazaki aurait pu se contenter de surfer sur la vague de ses précédents succès, mais pour notre plus grand bonheur le maître innove encore. Il abandonne les fictions pour un "biopic", et nous propose l'histoire d'un personnage japonais ayant réellement existé. Trois mondes se côtoient tout au long du film, le rêve, la nature et les humains avec leurs qualités et surtout leurs bassesses. Les dessins des studios Ghibli, réalisés à l'ancienne, surpassent tout ce qui avait été fait jusqu'à présent, et leur pouvoir évocateur nous transporte très loin quand il s'agit d'évoquer le monde onirique et celui de la nature. Malheureusement, ce qui concerne les relations humaines manque d'épaisseur, et le mélange des genres s'avère quelque peu indigeste. Le temps semble parfois long. Reste un mystère que je n'arrive pas à comprendre : pourquoi nous avoir imposé des personnages totalement addicts à la nicotine ? Malgré ces imperfections, c'est au final une belle histoire qui nous est offerte. Les magnifiques images donnent envie d'aller vivre... en pleine nature japonaise dans une maison traditionnelle ! Néanmoins, mon film préféré reste Mon voisin Totoro. Je signale que la version française est très réussie. Encore merci monsieur Miyazaki, d'avoir su si bien nous faire rêver pendant toutes ces années.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 mars 2014
Le premier film de Miyazaki que je vois au cinéma, et aussi le premier qui me fasse pleurer toute l'eau de mon corps à chaque fois!
A voir absolument
Roger O.
Roger O.

15 abonnés 37 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mars 2014
Ce qui m'a toujours un peu agacé chez Hayao Miyazaki, c'est sa pseudo-philosophie que je qualifierais de "new age de bas étage", si des personnes, plus compétentes que moi dans ce domaine, ne m'avaient assuré qu'elle fait partie intégrante de la culture nipponne. J'ai toujours été allergique à ces histoires de déesse des mers, de nature protectrice, de château ambulant. En revanche, quand Miyazaki traite de problèmes et de sentiments humains, je trouve ses films particulièrement fins et touchants. Je suis tout prêt à admettre qu'un cochon soit aviateur dans Porco Rosso, à partir du moment où celui-ci est aux prises avec des préoccupations politiques qui m'intéressent. Je suis tout prêt à admettre que la petite Ponyo soit issue des flots à partir du moment où Miyazaki me parle aussi des rapports entre de petits enfants et les pensionnaires d'une maison pour vieillards. Je suis tout prêt à admettre l'existence d'un monstre poilu à partir du moment où Mon voisin Totoro est le fantasme rassurant d'orphelins qui viennent de perdre leur mère... (et que les roses trémières sont belles!

Dans Le vent se lève, il est question du rêve que poursuit un jeune ingénieur: celui de construire des avions qui volent dans le ciel, qui nous éloignent, mais jamais complètement, des soucis de nos vies bassement quotidiennes et banalement terribles, marquées par les catastrophes naturelles et la mort. Et l'idéaliste parviendra à concrétiser son souhait venu de l'enfance. Belle leçon d'optimisme et de confiance en l'homme. Et qu'on ne vienne pas dire que ces avions deviendront d'horribles engins meurtriers au service de l'Empire allié aux nazis. Miyazaki, loin d'esquiver le problème, le traite clairement et ceux qui mettent en doute l'idéologie de son film ne l'ont pas bien vu.

Il est question aussi d'une très belle histoire d'amour, pathétique, où plane l'ombre de Thomas Mann et d'Hans Castorp.

Les dessins et l'animation sont particulièrement réussis, Miyazaki "montre" le vent, comme je ne l'avais jamais vu.

Et quel plaisir d'entendre du français dans un film japonais. "Le vent se lève! Il faut tenter de vivre!" C'est du Paul Valéry. C'est aussi une belle leçon de vie, de résistance face au malheur.
CaliTignes
CaliTignes

5 abonnés 8 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mars 2014
J'ai adoré beaucoup d'autres films de Myasaki, mais là, la séance de cinéma s'est transformée en séances de torture, les enfants avec nous se sont endormis, les ados tournaient en rond sur leur fauteuil, et les adultes baillaient tout autour. Je ne me suis jamais autant ennuyée au cinéma... Le Vent se lève n'est absolument pas destiné aux enfants, et si le réalisateur revisite tous ses thèmes de prédilection, c'est avec une lenteur terrible... je ne comprends pas cette ovation de la presse...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 14 mars 2014
J'avoue que je suis déçu d'être déçu de ce film... C'est tellement triste d'être déçu par Miyazaki ! Je crois que de toute son oeuvre (exact il doit m'en manquer un ou deux), il y en a très peu qui me déçoivent. Tout simplement parce que, du haut de mes 20 ans, j'apprécie pouvoir rêver éveillé. Avec M. Miyazaki, c'est tellement possible : du début à la fin de ses films, il nous donne l'impression de pouvoir approcher la limite entre le réel et la fantaisie. Je suis intimement persuadé que quelle que soit la chose sur laquelle on réfléchit, c'est la tension qui est la clef de lecture. Or, Miyazaki manie cette tension avec brio : qui peut dire que le château ambulant soit un produit de l'imagination ? Ce n'est pas comme cela qu'il nous est présenté. Qui peut nous dire que la réalité de la Vallée du Vent soit improbable ? C'est sur cette tension entre rêve et réalité qui parcourt l'oeuvre de Miyazaki. Et je vais déplaire à beaucoup des puristes mais Ponyo est un chef d'oeuvre de couleurs, de créativité, qui a tout à fait sa place dans l'oeuvre de Miyazaki. Mais pour ce qui est du Vent se lève... A vrai dire, j'ai pris l'habitude de dire que ce film serait parfait s'il n'avait pas été de Miyazaki. Celui-ci nous explique qu'il a voulu s'adresser aux adultes pour finir : mais ce n'est pas parce que vous faites des mangas oniriques que vous devez penser qu'ils ne s'adressent qu'aux enfants ! Au contraire, ils s'adressent deux fois plus aux adultes, qui ont cette aptitude à faire un *hindsight*, un recul de leur propre temporalité pour accéder à un monde qui ne leur appartient plus, celui du rêve, de l'imagination enfantine. Le Vent se lève est un chef d'oeuvre de poésie, visuel, et parle tout à fait à l'esprit de chacun. Mais il reste cette amertume de n'avoir pas été transporté dans l'imagination du réalisateur, qui était comme un refuge onirique pour les adultes que nous sommes. A tout le moins peut-on se reposer sur le fait que sur une filmographie assez imposante (une quinzaine de longs-métrages), une fausse note ne l'est qu'à moitié...
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