Le Vent se lève
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671 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 mars 2014
Le vent se lève, il faut tenter de vivre. Vivre malgré les circonstances, malgré les bourrasques qui emportent nos rêves d’enfants sur d’autres chemins ; de ceux qu’on n’avait pas imaginé emprunter un jour mais qui font la destinée.
Comme pour Jiro, ce garçon Japonais qui poursuit le rêve adolescent de piloter des avions mais qui, frappé par une myopie, en deviendra un concepteur. S’accrocher à ses rêves envers et contre tous, jusqu’à faire tourner le vent en sa faveur et le laisser guider notre voile jusqu’à la fin.

Myazaki, dont le talent n’est plus à décrire et pour ce qui semble être son chant du cygne, nous livre une fois de plus une œuvre d’une justesse implacable. L’onirisme y est omniprésent, de par le rêve que poursuit Jiro mais aussi par la récurrence de ceux qu’il fait, tant il est absorbé par son unique but. Plus question ici de bestioles fantasmagoriques pour accompagner les personnages dans leur aventure, nous sommes au cœur d’une cruelle réalité, celle de l’entre-deux-guerres, qui poussera les autorités à réquisitionner les cerveaux à des fins peu heureuses.

Les utopies peuvent être prises en otages et détournées de manières peu scrupuleuses : Nobel pensait que la dynamite effraierait tellement les hommes qu’ils ne feraient plus la guerre. Le contraire se produit et le prix Nobel de la paix fut alors inventé pour récompenser les actions justes en faveur de la paix. Jiro lui, veut construire des avions, des beaux avions, matérialiser ses créations et les faire voler toujours plus haut, toujours plus vite, toujours plus loin, là où personne n’est encore allé. Il sera finalement cantonner à construire des chasseurs tristement célèbres pour alimenter un corps d’armée prêt à entrer en guerre.

Le vent se lève, nous pousse dans une direction, dans les bras d’une inconnue, nous repousse ensuite, nous joue des tours dont certains sont stupéfiants de beauté et empreint de poésie comme la rencontre de la dulcinée à la faveur d’un vent impétueux. D’autres dévoilent de basses intentions ou de néfastes présages. Mais il faut tenter de vivre contre vents et marées, coûte que coûte, le faire avec tout son être quitte à se briser pour mieux se reconstruire et espérer du destin un vent plus favorable.

Bon vent, maître Myazaki.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 11 mars 2014
J'ai vu ce film le weekend de sa sortie, je m'attendais à un nouveau chef-d'oeuvre d'Hayao Miyazaki ( exemple : Le voyage de Chihiro, Princesse Mononoké, ou encore le Château Ambulant. L'histoire d'un petit garçon japonais, très myope qui veut devenir aviateur. Voilà, le film est à 85% sur le sujet des avions, on finit par se lasser et s'ennuyer énormément. Les décors, vêtements sont très fidèles à l'époque. On voyage dans plusieurs pays, qui est plutôt intéressant mais qui finalement est plus ennuyant qu'autre chose :c'est lent. L'histoire d'amour, souvent présente dans les films du studio Ghibli, est premièrement étrange : spoiler: il la rencontre très jeune fille puis se retrouve des années plus tard. Ils tombent amoureux grâce à cette phrase "Le vent se lève, il faut tenter de vivre" ( d'ailleurs en français dans la VO, très sympa ). C'est très niais et étrange niveau temporel.
spoiler: La fin est triste sentimentalement et historiquement.
On ne comprends pas réellement les choix du jeune homme. Les musiques sont toujours jolies et agréables, mais je reste tristement déçu par ce film, que je trouve être le plus mauvais de ce fantastique réalisateur.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 mars 2014
il a fallu que j'attende 1 mois et demi pour admirer enfin le dernier Myasaki. Cela ne devrait pas être permis. Un vrai poème. Une vraie ode à la liberté de penser, d'imaginer. Le trait des personnages est plus gros, plus épais, les dessins moins travaillé, rien à voir avec ses autres chef-d'oeuvres, mais tout le génie de Myasaki réside dans son renouvellement perpétuel d'idée, d'histoire, d'inventivité, de création. C'est un film magnifique, une histoire d'amour merveilleuse, une descente dans les coulisses du début de l'aéronautique militaire au Japon, un point de vue encore jamais exploré pour ma part. La bande son est étonnante, ceux sont des voix d'hommes et de femmes qui servent de bruitage, encore une belle idée. L'image est magnifique, la musique aussi. Bref, encore une magnifique réussite pour cet artiste qu'est Myasaki, dommage que cela soit son dernier. Le Vent se Lève ne sera pas mon préféré, mais j'ai quand même vécu un beau voyage. Merci.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 mars 2014
Un film qui m'a laissé sur la faim. Tout au long du film on attend que l'action débute. Arrive alors le générique de fin et on se dit que ce film n'est pas à la hauteur de ce que nous avait habitué Miyazaki.
Gilles P
Gilles P

22 abonnés 553 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2014
Un peu de poésie dans ce monde de brutes. C'est léger et c'est bien aussi.
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2014
Il n'est jamais trop tard pour découvrir une œuvre du célèbre Hayao Miyazaki. En effet il s'agit là de son dernier film. Relativement long (2h), c'est un film d'animation destiné surtout à un public adulte. Le sujet est historique, riche et assez complexe. On y parle de la passion pour l'aviation qui va amener un jeune japonais, du nom de Jiro Horikoshi, des années 20 jusqu'à la seconde guerre mondiale. Pendant que le héros se concentre à sa seule passion (concevoir des avions rapides et légers) le Japon se transforme et bascule. La principale thématique du film, c'est le rêve, qui sert de moteur au jeune héros. Et ce rêve, c'est son pays, le Japon, qui va le trahir. En effet la guerre est perpétuellement en toile de fond, alors que le jeune Jiro garde la tête ailleurs, surtout auprès de Naoko, sa compagne malade. La poésie est omniprésente dans le film de Miyazaki, le titre du film est d'ailleurs tiré d'un vers d'un poème de Paul Valéry : "Le vent se lève, il faut tenter de vivre". La qualité de l'animation est indéniable, c'est très beau, surtout les décors lumineux. Un moment assez unique de cinéma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 mars 2014
Fabuleux ! C' est du grand Miyazaki ! Dommage qu' il soit en VO pour les enfants qui était dans la salle, sinon superbe !
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2014
Un très beau film d'animation. Beaucoup de plaisir autour du vent, de l'air. Le sujet presque limite n'interfère pas avec l'expérience de rêve.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 mars 2014
Bon Miyazaki ! Au niveau des dessins, c'est peut être son film le plus esthétique. Le film est bon quand il traite de sentiments, un peu moins quand il narre la passion pour l'aviation du personnage principal. Ce long-métrage n'atteint donc pas les sommets de Princesse Monoké, du Voyage du Chihiro ou du Château ambulant. Mais la poésie de Miyazaki, avec ici pour rengaine la citation de Paul Valéry "le vent se lève, il faut tenter de vivre", ne peut pas laisser indifférente. Bonne BO.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 mars 2014
Une bande son remarquable, une animation soignée et beaucoup de poéé cela, pour ma part ce n'est pas le meilleur Miyazaki: Le film est trop long, trop statique et manque parfois de fantaisie. Ca reste du bon film d'animation, Miyazaki oblige!
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 4 mars 2014
Déçu. je suis fan des films de Miyasaki mais là vraiment, je n'ai pas aimé.
ça démarrait bien mais après 1 heure, je commençais à me demander s'il allait finalement se passer quelque chose, l'ennuie me gagnait, la féérie me quittait et plus ça avançait, plus ça devenait du "tombeau des lucioles" mais sans la qualité de ce dernier (émotion mal retranscrite). J'ai luté sur la dernière demi-heure pour voir la fin.
Au final, 2 heures de film pour le peu que cela raconte, c'est trop !
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mars 2014
Pour ce qui semble être son testament cinématographique, Miyazaki nous fait suivre la vie et l'évolution de Jiro, des années 1920 jusqu-à la deuxième guerre mondiale et ses rêves de voler et à défaut de pouvoir le faire en étant pilote (à cause de sa vue), il deviendra ingénieur aéronautique et sera à l'origine de terrible "machine de la mort" servant à l'armée Japonaise durant la guerre. Miyazaki fait très fort pour un dernier film, il nous livre une grande œuvre comme on en voit très peu, surtout par les temps qui courent. L'histoire est passionnante et l'écriture autour, que ce soit les dialogues, le scénario ou les personnages, est excellente. Ils sont tous attachant et intéréssant. Les rêves sont au cœur du film, ceux du héro surtout, le rêve de s'envoler, la frontière avec la réalité que ce soit celle de sa vie ou indirectement de ses actes et de ses créations et comment ses rêves peuvent parfois être perverti. Il nous livre aussi une superbe histoire d'amour, touchante et poignante sans jamais tomber dans la niaiserie ou dans le mélo, et Miyazaki étudiera à travers son personnage principal la conciliation entre rêve, travail, amour ou encore la fatalité et l'importance de certains choix de vie, face à la maladie notamment. Le contexte politique et le message anti-militaire est très bien traité, et comme son film, c'est fait de manière intelligente et subtile sans jamais venir alourdir le récit. Certaines scènes sont grandiose, notamment ses rêves avec la récurrente apparition du concepteur d'avion Gianni Caproni et Miyazaki nous offre un film long mais heureusement jamais ennuyant dont chaque moment est à savourer, un rêve éveillé de plus de deux heures. Dramatiquement, surtout la deuxième partie, l'intensité est fortement présente et poignante. La beauté visuelle n'a d'égale que l'intensité du film, c'est sublime, une suite de peinture d'une beauté éblouissante et d'une imagination débordante. Une œuvre comme on en voit beaucoup trop rarement au cinéma, une œuvre très juste, poétique, ambigu, lyrique, poignante mais surtout un beau film, très beau et très triste.
Walter Mouse
Walter Mouse

547 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2015
Le Vent se lève mériterait 5/5 juste pour son affiche. Non mais sérieux quelle affiche! Je pense qu'elle mériterait de figurer dans le top 10 des meilleures affiches de films de ces dernières années! C'est de la poésie à l'était pur là! C'est magnifique! C'est.. ouais enfin bon il vaut mieux attribuer cette note au film plutôt qu'à son poster. Et donc nous y voilà enfin les gens! On y est! Le Vent se lève! Le dernier film de Hayao Miyazaki! La conclusion du maître! Le testament du barbu! La fin de tout un cycle d'animation japonaise unique qui nous a tant bluffé, ému et profondément marqué. J'ai découvert la filmographie du réalisateur très tard (il y a plusieurs mois c'est pour vous dire!) et je pense que j'ai bien fait car c'est de cette manière que j'ai pu contempler le génie du metteur en scène. À l'heure actuelle où je fais cette critique, je n'ai pas encore vu tous ses long-métrages mais j'en ai quand même vu un assez bon nombre pour pouvoir comparer ce dernier film avec les précédents et voir en quoi il n'est pas comme les autres. Mais il faut noter qu'étrangement, Le Vent se lève a malgré tout créé deux catégories chez les fans lors de sa sortie en salles: Ceux le considérant comme un magnifique hommage à toute la carrière de Miyazaki et ceux se plaignant du fait que le film est trop lent et pas intéressant. Cela n'a pas du tout gêné les critiques qui ont vite fait d'acclamer le film qui s'est vite retrouvé aux Oscars mais qui ne l'aura bizarrement pas gagné (Vous voulez que je parle du film qui lui a pris la statuette hein niark niark!). Donc que dire au final sur ce film? Eh bien, je comprends les deux catégories. Car le film est à la fois unique dans la carrière de Miyazaki, mais est aussi imparfait. Et afin de mieux voir en quoi ce film est fidèle à un Miyazaki traditionnel tout en s'en éloignant, étudions un peu la galerie de personnages du film. Et..... étonnamment, les personnages doivent être le seul véritable reproche que je pourrai faire au film. Assez étonnant de la part du réalisateur qui d'habitude nous gâte. Le héros se nomme Jiro, depuis toujours il admire le domaine de l'aviation et souhaite créer lui-même ses propres avions. Et c'est à travers lui que le metteur en scène reprend ce que j'aime appeler "le héros parfait". Tous les héros des Miyazaki sont des personnages avec de bonnes intentions, qui feront toujours les bons choix, qui auront toujours la bonne attitude à avoir etc... mais ce qui rendait ces personnages si bons, c'était qu'ils étaient confrontés à de multiples dangers ou décisions difficiles, on s'attachait à eux car ils étaient nos modèles et lorsqu'ils étaient donc embarqués dans des aventures dangereuses, nous nous identifiions à ces héros. Et c'est étrangement ce que Miyazaki n'arrive pas à faire avec Jiro. Le personnage devra quand même spoiler: attendre les deux dernières minutes du film pour avoir une difficulté à surmonter
. Ce qui veut donc dire que pendant les deux précédentes heures, Jiro est resté le même et n'a fait que vivre sa vie sans qu'il n'y ait eu de véritable dilemme. Le personnage paraît alors malheureusement bien plat pour porter le film. Surtout si on doit le comparer aux autres héros/héroïnes créé(e)s par le réalisateur. Vu que Le Vent se lève est presque fait telle une chronique, l'aspect de la vie normale d'un être humain normal racontée pendant 2 heures prend tout son sens mais cela fait qu'il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent concernant Jiro. Mais il a heureusement une solution de dernière heure (oui oui heure car là c'est le terme à employer!) pour se montrer un peu plus intéressant, cette solution s'appelle: Nahoko. Elle est la love interest de Jiro et bien qu'elle aussi soit presque unidimensionnelle, elle permet de lancer dans la deuxième heure du film une romance qui spoiler: tournera vite en drame
et qui relancera notre intérêt pour le héros. Nahoko restera également du début à la fin la fille toute mignonne, toute gentille mais ça jouera à son avantage vu la situation dans laquelle elle va se retrouver. L'émotion finit quand même par gagner. Mais excepté eux, le reste des personnages secondaires est étrangement assez oubliable. Que ce soit du côté d'Honjo qui est très présent mais qui pourtant n'est pas extrêmement utile à l'histoire, Kayo qui n'apparaît que très peu de temps à l'écran ou Kurokawa (même si la scène où il finit par fondre en larmes au "mariage" fait sourire). Caproni autant sera plus mémorable de ce point de vue mais j'en reparlerai plus-bas. Donc oui, il n'y a finalement que du côté des personnages que je saurai trouver de vrais défauts. En ce qui concerne la musique, c'est à nouveau Joe Hisaishi qui est à la baguette. Autant le dire tout de suite, ce compositeur nous a créé durant plus de 20 ans de vraies merveilles musicales (je retiens avant tout et comme beaucoup de monde Princesse Mononoké qui est d'une beauté exceptionnelle) et tout naturellement je l'adore. Pour Le Vent se lève, il a décidé comme Miyazaki de changer d'optique, un nouveau style se dégage des morceaux avec un ton très années 30's et ne faisant par vraiment penser à la culture japonaise, ce qui est une bonne idée. Les mélodies qu'il a composé pour le film sont pour la plupart assez bonnes et se marient bien à l'ambiance plus particulière qu'un Miyazaki normal, mais elles restent beaucoup moins en tête qu'auparavant. Il n'y en aura pas une en particulier qu'on aura retenu une fois le film fini. Mais ça reste du bon boulot. Je ne sais pas si, apparemment, il a vraiment recopié quelques uns de ses anciens thèmes pour d'autres films vu que je ne les ai pas tous vu mais en tant que pure composition, je trouve ça assez bien foutu. Et du côté de l'animation, on n'a pas à se plaindre! Avec les moyens modernes et un budget aussi énorme que celui du Vent se lève, les images se révèlent vraiment magnifiques. Il n'y a pas de grand décor ou de panorama incroyable comme avant mais en même temps ce n'est pas le but du film, les paysages de forêts ou de villes sont très soignés avec comme toujours un sens du détail qui fait vraiment plaisir. L'utilisation des couleurs est elle aussi splendide, elle semble même plus poussé que dans les anciens Miyazaki, quand on se retrouve face à des décors avec une couleur verte ou bleue dominante, cela donne l'impression d'avoir un tableau en face de soi, ça ne fait qu'aider encore plus notre immersion. De même pour toute la séquence au début du film où spoiler: les japonais fuient le séisme
, la couleur grise prend le dessus tout en laissant quelques objets ou personnages plus colorés, que dire à part que c'est beau? Et ce que j'adore par dessus tout, le fait que Miyazaki ne se dise jamais que si c'est un film d'animation, il faut laisser plusieurs plans avec le même cadrage. Ici, la plupart des angles sont, encore une fois, faits comme s'il s'agissait d'un film en images réelles. Il en est de même pour le rythme ou la longueur des scènes. Miyazaki ne se donne aucune contrainte car il n'y a pas de raison pour qu'il s'en donne. Il fait son film comme si c'était un long-métrage normal. Mais parlons pour achever cette critique du point qui nous a tous étonner et spécialement pour un film d'Hayao Miyazaki: Le scénario du Vent se Lève. Étonner est vraiment le mot car ici, il n'y a aucun élément fantastique qui est introduit dans l'histoire. Le Vent se lève est presque une biographie animée, d'ailleurs on peut dire qu'il l'est! C'est un genre tout nouveau pour le réalisateur, lui qui nous a habitués à choisir des registres totalement surréalistes avec des univers uniques en leur genre. Le voir décider pour son tout dernier film de s'attaquer à un genre qu'il n'avait jamais fait avant, c'était casse-gueule, et en même temps intriguant. Et c'est sûrement sur ce point que les fans ont été le plus divisés. Certains considèrent qu'il a complètement réussi son passage à l'univers réel et d'autres déplorent le fait qu'il ait abandonné le fantastique pour un film moins créatif et plus long. Une fois de plus, je comprends les deux camps. Car une chose est sûre, il ne faut pas s'attendre à retrouver beaucoup d'éléments vus dans les précédents films du metteur en scène tant Le Vent se lève est différent sur tous les points. Le meilleur exemple étant les séquences rêvées! Si Miyazaki avait créé ce type de scènes dans un film comme par exemple (tout à fait au hasard) Le Château Ambulant, cela aurait débordé de couleurs, de créatures imaginaires et d'inventions très farfelues, mais pas dans Le Vent se lève! Dans le film, spoiler: Jiro se contente de parler avec son idole Caproni sur des avions révolutionnaires mais qui ne sont pas dotés de systèmes bizarroïdes, c'est juste deux personnes la plupart du temps en altitude qui se parlent et partagent leurs passions sur les avions. Ça ne va pas plus loin et pourtant c'est tout ce dont on a besoin. J'en reviens d'ailleurs à ma remarque sur Caproni. La fameuse idée que j'ai trouvé véritablement excellente est que Jiro ne rencontre jamais Caproni dans la réalité, il ne doit en voir que quelques photos et rien de plus. Et pourtant c'est cette sorte de bonne conscience qu'est sa vision de Caproni qui va lui servir de guide et de moralisateur, chose confirmée à la toute fin du film se terminant dans un rêve.
La romance, il est assez étonnant de voir qu'elle finisse par fonctionner dans la dernière heure alors que pourtant quand on y pense, elle est limite bâclée. spoiler: Jiro et Nahoko se sont échangés quelques conversations plutôt courtes et pourtant sont ensemble très rapidement. Mais je pense encore une fois que c'est grâce aux péripéties qui s'enchaînent par la suite qu'on accepte ça et qu'on s'attache à ce couple. La scène de leur mariage improvisé étant d'ailleurs très belle.
Et puis, il faut le dire, le film est fait avec passion. Cela se ressent constamment. Énormément de scènes ne font que montrer les ingénieurs dessiner des plans d'avions ou tenter de trouver de nouveaux modèles aptes à la guerre ou aux transports, mais ils sont très honnêtes dans leur description et leur narration. Et si au final, les personnages sont plus faibles que dans les anciens Miyazaki, le tout est néanmoins très bien écrit avec certaines idées juste excellentes et quelques passages très marquants, le tout fait avec bien entendu une honnêteté digne de Miyazaki. En conclusion, Le Vent se lève était un pari très risqué pour Hayao Miyazaki, et encore plus pour un dernier film. Mais il s'en sort au final avec les honneurs. Il explore un nouveau terrain et nous créé donc quelque chose que nous n'avons pas l'habitude de voir dans l'animation. Juste pour dire un grand merci à tous ses fans et les remercier de lui avoir permis d'être ce qu'il est aujourd'hui, il a réalisé avec Le Vent se lève un film que nous ne nous attendions pas à avoir et qui est une conclusion plus que satisfaisante d'un tel génie. Je ne comprends toujours pas le choix des Oscars de ne pas avoir décerné l'Oscar à Miyazaki, ne serait-ce que pour l'ensemble de sa carrière. Mais ce n'est pas si important, le plus important est que nous avons vu le film comme beaucoup de monde et que nous ne sommes pas près de l'oublier. À Hayao Miyazaki, je dis "Bravo et merci pour tout."
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 2 mars 2014
j'avais envie de partir bien avant la fin... pas de poésie, dessins pas au niveau. son dernier film ? dommage, ça me laisse un mauvais gout.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 2 mars 2014
Certes c'est beau! mais il manque clairement la magie de miyazaki, du coup on s'ennuie ferme à certains moments! Et puis les personnages ne sont pas attachants et assez niais dans l'ensemble. Une déception.
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