Le Vent se lève
Note moyenne
4,1
8137 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

671 critiques spectateurs

5
172 critiques
4
234 critiques
3
136 critiques
2
81 critiques
1
26 critiques
0
22 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 février 2014
Bon film de Myasaki qui réussit encore une fois à faire transparaitre les émotions avec finesse de manière implicite et imagée pour laisser les spectateurs interpréter certains passages avec un regard naïf voire enfantin ou au contraire avec un pessimisme sur la construction du monde après guerre.
Néanmoins, le spectateur cherchant à retrouver une poésie mêlant l'imaginaire et le réel dans des mondes fantasques ou irréels ne pourra pas se contenter des touches poétiques de ce film, trop rares et perdues dans la tram de l'histoire. Dommage.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 février 2014
Encore un chef d'oeuvre, probablement l'un des meilleurs avec Le Voyage de Chirhiro. Miyazaki sensi finit en beauté.
Marie L
Marie L

12 abonnés 207 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2014
Très belle réalisation tant dans le dessin que dans la morale. Miyasaki à vraiment un style propre qui le rend unique! Petit bémol : film qui peut être un peu compliqué pour les jeunes enfants ...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 octobre 2014
Un film remplit de valeurs, on se prend dans l'histoire et on s'attache aux personnages. Les Graphismes encore une fois sont excellents, l'émotion est présente tout au long du film, l'ambiance est charmante. Ce n'est que du bonheur pour les yeux et pour le coeur, car oui ce film est d'une délicatesse incarnée. Enfin rien d'étonnant à ce que ce soit une merveille puis que c'est Miyazaki qui l'a réalisé encore un grand bravo à ce monsieur et à son talent grandiose. On en s'en lasse pas, les animés de ce genre faisant ressortir les valeurs morales que beaucoup oublie en cette époque sont rares. Un film à noter dans votre répertoire et donc, à ne pas louper sous aucun prétexte.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 février 2014
Miyazaki est un vrai artiste cinématographique, et j'ai adoré ce film -je suis littéralement fan de Miyazaki-, mais aussi constaté qu'il n'a pas que de bonnes critiques.

Le film et la vie de Jirô commencent en rêve, toute sa vie sera fondée sur ce rêve: l’aviation. Cela se déroule dans une immense plaine verdoyante, champs des possibles. L’herbe est vert tendre, fertile d’idées, et dans ce champs, il rencontre celui qui deviendra son idole, qui crée des choses à l’infini dans ce rêve où rien n’est impossible. Il l’accompagnera dans un de ses rêves majestueux, et de la naîtra toute sa détermination pour étudier sans relâche dans l’aérodynamique.
Le film se termine aussi par un rêve: Jirô a parcouru un chemin immense jusqu’à ce rêve, pourtant, il se retrouve au même endroit que quand il était enfant: la plaine immense et verdoyante. Cependant, une chose à changé: les carcasses de ses avions jonchent le sol, envahies par les herbes. Il est aux origines de sa passion, et il voit tout ce qu’il a accomplit détruit, anéanti, ravagé par la guerre. Cependant l’herbe envahit les carcasses, l’anéantissement est peu à peu recouvert par la fertilité des possibles et de l’imagination. Tout son accomplissement finit la où il à commencé, cependant, la vie continue, il a tout perdu mais il peut tout recommencer.
Comme la première fois, il rejoint Caproni, et celui ci lui dit “le plus dur est de perdre une guerre” → guerre contre l’Amérique au sens propre, mais surtout guerre contre la maladie de sa femme, guerre contre la guerre qui transforme ses rêves en mort, en cauchemar.
Nahoko arrive, mais elle est en bas de la colline, lui dit de continuer à vivre (comme au premier jour de leur rencontre “le vent se lève, dit-elle. “Il faut tenter de vivre, répond-t-il.)
Elle lui déclare cela, puis le vent se lève et emporte son ombrelle, il ne cherche pas à la rattraper, l’ombrelle s’envole, puis disparaît, comme la femme. L’ombrelle était ce qui à engendré leur rencontre: le vent (toujours le vent) emporte un objet de l’un d’eux, et l’autre le rattrape). L’ombrelle disparaît. La femme aussi. Jirô (alter ego de Myazaki) est arrivé ici à un point de non-retour qu’il accepte cependant. “Certains avions partent pour ne plus revenir” dixit Caproni. Ces avions sont le rêve de Jirô, et ceux-ci sont “partis pour ne plus revenir”. Cependant, tout n’est pas fini, des cendres des rêves perdus naissent la fertilité et le renouveau.

Jirô est dépeint comme un humaniste rêveur et insouciant dont les rêves ont étés pervertis par la folie de l’homme et l’économie dévorante. Le personnage principal n’est pas affiché en héros mais plutôt en personne ayant des défauts qui subit les évènements de sa vie, qui les subit sans se départir de son calme distant. Jirô Horikoshi est un personnage tellement dans le rêve qu’il paraît sans cesse en décalage parmi ses semblables, distant par rapport aux drames de sa vie, comme en permanence en train de rêver.

Le vent est partout dans ce film: il donne naissance au rêve de Jirô (presque à Jirô lui même, car ce vent engendre toute sa vie, car sa passion, c’est sa vie), il réunit ceux qui s’aiment, mais il est aussi ce vent sinistre qui attise et propage le feu dans Tokyo. Jirô à décidé de vivre ses rêves “au risque de les voir emmenés où l’on ne veut pas”, dixit un critique d’allo ciné.

Le film commence par un rêve d’enfant, rêve qui engendre toute la passion, toute la vie, au final, de Jirô, mais il finit aussi en rêve, comme si il n’y avait ni début ni fin réels au film. C’est un poème, comme lors de la première rencontre des deux personnages principaux; l’enchaînement spontané des phrases “le vent se lève” “ il faut tenter de vivre” est très poétique.
Plusieurs polémiques ont été ouvertes suite à la parution de ce film, une d’entre elles reprochent a l’auteur un antinationalisme et son refus de ré accorder au Japon un droit de déclarer la guerre et de régler des différents nationaux à l’aide de son armée. D’autres lui reprochent au contraire de faire l’apologie de la guerre. La fréquence des scènes où on voit les protagonistes fumer a aussi suscité la colère de l’association de lutte contre le tabac japonaise, notamment une scène où Jirô fume à côté de sa femme malade. Cette association a donc demandé l’arrêt de diffusion du film, pour cause de mauvaise influence sur le jeune public. Ce film, par sa beauté simple mais si symbolique, exprime la vie de manière voluptueuse et frappante. “Le vent se lève” est un film moins fantastique que “Princesse Mononoké” ou “Les contes de terremer”, mais tout aussi beau, tout aussi symbolique dans les rêves de Jirô, mais aussi peut-être le plus mature que Miyazaki ai accompli jusqu’ici. Un film testamentaire, comme je l’ai déjà dit, un héritage magnifique et plein de leçons de vie, on peut constater le côté irréversible du film par les faits que tout est ancré autour du vent (élément omniprésent dans ses films) et que Jirô (toujours à considérer comme étant Miyazaki lui-même) arrive au point de non retour, où il peut juste regarder derrière lui ses années de création terminées. Caproni déclare aussi souvent des choses telles que “un artiste n'a que quelques années de création », « avez-vous bien profité de ces dix années ? » ou encore « il faut savoir s'arrêter “. Ce film est aussi plus “réel”, car inspiré d’histoires vraies et ancré dans l’Histoire, mais métaphorisé. Il aborde aussi de manière lyrique des évènements dramatiques comme le tremblement de terre de Kanto en 1923, qui a causé de graves dommages aux villes de Yokohama, de Kanagawa, de Shizuoka, et de Tokyo, l’épidémie de tuberculose ou la guerre menée par le Japon. On constate aussi dans ce dernier film une sorte de rupture, car il est bien ancré dans le réel, et n’a pas recourt à des créatures fantastiques ou autres fantasmagories comme dans ses 10 autres films. Il fait dans ‘Le vent se lève une sorte de biographie de l’inventeur du “chasseur Zero”, mêlée à sa propre autobiographie. Dans la biographie de l’inventeur, il montre bien l’avion ravageur comme ce qu’il était peut-être à la base: un rêve d’enfant, que la guerre à détourné de manière atroce, en faisant le cauchemar de milliers de gens. La poésie est présente, plus que jamais, elle se glisse dans la vie, dans le quotidien, dans l'environnement, dans la nature, elle est partout, offrant toute une palette de nuances, du plus clair au plus sombre. Un chef-d’oeuvre qui sonne différemment en nous que ses précédentes réussites, car il annonce la fin de notre “enfance” avec précédents films magiques du réalisateur japonais, il adopte dans son ultimatum un côté de réalisme, mais atténue sa dureté par le rêve, et ce vent qui allège tout. C’est aussi habilement entremêlé de rêve et d’histoire, de réalité et de mélancolie. Un paysage doux et mélancolique, poétiquement réaliste. Un paradoxe permanent entre les rêves magnifiques accompagnés d’intentions humanistes et le fait que celles-ci côtoient une barbarie sans nom.

Miyazaki a de maintes fois affirmé des positions pacifistes, et son film testamentaire “Le vent se lève”, on note que Jirô souhaite non pas faire des avions de guerre semant la mort, mais des “beaux avions” pour faire le plaisir des habitants, et non les décimer. L’artiste s’est créé un alter-ego en ce Jirô, grand enfant rêveur et passionné, passionné par l’aéronautique et l’aviation, Miyazaki étant lui même fasciné par les avions, ce rêve de voler, et ayant aussi toujours rêvé de créer des dessins animés. On constate par la une autre obsession du Maître japonais: la destruction, comme dans “Princesse Mononoké”, celle de l’homme et de la nature.

La musique du film est tellement en accord avec le thème et l'impression qui se dégage du film, qu'on ne se rend presque pas compte qu'elle est omniprésente dans cette poésie réaliste. Elle compte pourtant beaucoup pour créer les atmosphères attendues.

Le film a cependant suscité des avis négatifs, bien qu’en moindre quantité que les avis positifs, comme celui du journal metro news:
L’avis de metro news:
Trop long: 2h10 pour un film d’animation, c’est un peu excessif. Surtout quand le sujet, délicat, peut potentiellement perdre une majorité d’enfants. En misant à fond les hélices sur le caractère ultra contemplatif de son scénario, le maître Miyazaki a tendance à étirer ses séquences, engourdissant quelque peu l’attention du spectateur.
Trop froid: Jusqu’alors, le cinéaste japonais avait réussi à donner une portée universelle systématique à toutes ses œuvres, souvent très personnelles. Cette fois, on ne le suit pas entièrement dans son aventure. En cause ? Un personnage principal morne et énigmatique, qui n’invite aucunement à l’empathie.
Trop tendancieux: Le séisme de Kanto en 1923, la Grande Dépression ou l’entrée en guerre du Japon… Les pages de l’histoire du pays du soleil levant se déroulent devant le regard froid et distancié de Jiro. Le point le plus douteux ? Miyazaki passe son temps à justifier l’égoïsme en amour et les mauvais choix de son héros par sa seule et inaltérable capacité à rêver.
Trop testamentaire: Ultime vol oblige, le réalisateur verse souvent dans le sur-symbolisme et l’onirisme fourre-tout. Un modus operandi parasitant les idées qu’il voulait charrier au gré de ce vent qui se lève. On retiendra néanmoins l’empreinte indélébile qu’aura laissée Miyazaki depuis ses débuts. Ce dernier film n’est certainement pas le meilleur mais il pose tout en délicatesse un regard sur la beauté et la cruauté du monde et des hommes.
Avis de William Bouladoux sur “regards d’étudiants”
Un scénario maladroit
“Le découpage narratif n’est pas des plus heureux. Si peuvent être distinguées trois parties dans le film, celles-ci se révèlent assez inégales. Sans entrer dans les détails pour ne pas gâcher le film aux futurs spectateurs, la deuxième partie est trop longue. Elle enchaîne les scènes réussies sur la forme, mais contenant très peu de fond...
Le thème de la mort traverse tout le film. Sans que celle-ci ne soit vraiment représentée de manière explicite, elle plane au dessus de toute l’œuvre. Corollaire de cette dernière, la guerre fait partie du film. Sa représentation n’est toutefois pas frontale. Bien que pacifiste revendiqué, Miyazaki dépeint une vision plutôt positive de ces avions destructeurs.
Ainsi, le héros ne semble pas se soucier de la portée de ses réalisations. Il a conscience de concevoir de avions pour l’armée mais il se comporte toutefois de façon détachée. De surcroît, Jirô a pour idole Gianni Caproni, ingénieur aéronautique italien ayant collaborer avec le régime fasciste de Mussolini. Le film adopte donc une position légèrement ambiguë.
Finalement, le vrai problème du film tient peut être au choix d’un sujet trop ancré dans le réel. Miyazaki est un artisan du rêve. Sa poésie ne s’exprime que dans des mondes affranchis des limites du réel. C’est avant tout dans le conte qu’il excelle. Or, le choix d’un film centré sur la vie d’un homme ayant réellement existé est une entrave manifeste au talent créatif de Miyazaki. En résulte un film un peu fade souffrant d’un scénario maladroit.”

Je respecte l'avis de ces critiques, mais pense cependant que tout dépend de l'interprétation, car j'ai pour ma part ressenti la forte opposition de Miyazaki à la guerre, je pense qu'il a non pas voulu faire une "propagande" de ces avions destructeurs mais plutôt montrer comment nos rêves peuvent être détournés et pervertis par la guerre.
J'en conclus donc que c'est un très beau film, profond et émouvant, un vrai chef d'oeuvre.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2014
Film à part dans la filmographie de Miyazaki, "Le vent se lève" est totalement ancré dans la réalité et ne se permet que quelques petites incartades dans son univers habituel lors de scènes de rêves. On ne peut pas dire qu'il aborde ici des sujets plus adultes, plus sérieux, mais la forme en est fondamentalement différente et la lecture n'en est pas à deux niveaux (pour les adultes et les enfants). Le résultat est d'une beauté visuelle confondante, l'histoire mêlant passion pour l'aviation et amour est belle et émouvante, mais je ne pense pas que ce soit un film qui puisse intéresser le jeune public contrairement à ses œuvres précédentes.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 février 2014
Hayao Miyazaki, grand maître de l'animation japonaise nous offre son dernier film. Plus sombre, plus ambitieux, cette histoire nous laisse épaté. Une biographie de Jirō Horikoshi pour le moins touchante.

L'histoire est très belle, on s'attache à ce héros, Jiro, un inventeur extraordinaire, qui suit son rêve jusqu'au bout : celui de faire un avion parfait. Durant le film, on ressent toute sa passion pour les avions.

Les graphismes sont éblouissants. La délicatesse de la nature, les multitudes détails sont magnifiques. On ressent le vent dans les cheveux, sur le visage, comme si on était dans ces sublimes paysages. De plus, on est plongé dans Tokyo, mais aussi l'Allemagne et l'Italie des années 30. Le côté historique est saisissant.

On est admiratifs devant ces avions, mais aussi tous les mécanismes que Miyazaki inventent à son habitude.

Nous suivons aussi les événements clefs de la vie de Jiro Horikoshi. spoiler: En effet, le séisme de Kanto en 1923 se veut fort et terrifiant, tandis que la Grande Dépression de 192 le fait réfléchir sur sa condition.


Miyasaki contourne parfaitement le problème du Japon lors de la seconde Guerre Mondiale (qui était du camp de l'Axe et qui a commis des atrocités). Or il montre une nouvelle fois son opposition contre la guerre par le biais du héros : spoiler: celui-ci affirme en effet que le Mitsubishi A6M serait plus performant si on lui enlevait ses mitrailleuses
; mais aussi par les paysages (la ville noire dévastées par les bombardements).

L'amour est aussi présent dans ce film et malheureusement poignant. spoiler: La tuberculose condamne le couple entre Jiro et la jolie Nahoko.


Bien que sombre et mélancolique, le film se révèle onirique et poétique avec des personnages attachants et colorés et la phrase spoiler: " Le vent se lève, il faut tenter de vivre"
répétée moult reprises, nous appelant à accomplir nos rêves quoiqu'il arrive et d'apprécier la vie telle qu'elle.

La musique accompagne à merveille les dessins, nous enivre.

Pour conclure, Miyazaki nous offre un véritable chef d'œuvre comme cadeau d'au revoir. A voir absolument.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 février 2014
Chant du cygne du maître, le vent se lève ne déçoit pas. Il est un condensé de tous les thèmes chers a Miyazaki (l’aviation, la vieille Europe du début du XX, l’enfance, la nature et la civilisation japonaise) qui permettront aux fans d'apprécier cette ultime œuvre à la lumière des précédents chefs d’œuvres et à ceux qui ne connaissent pas encore Miyazaki d’entrer dans l’univers du réalisateur.

Le héros Jirô Horikoshi, un jeune ingénieur en aéronautique, est le portrait de Miyazaki lui-même et n’est pas exempt de défauts : il sacrifie au travail tout ce qui lui est cher. De la table d’architecte de Jirô, à la table de dessin de Miyazaki il n y a qu’un pas. Ce héros n’est pas parfait : d’emblée il sait qu’il ne pourra pas êtres pilote car sa vue est mauvaise, il devra donc se contenter de créer ces objets volants. Il est également égoïste, perfectionniste dans son travail certainement comme l’homme qui l’a dessiné.

D’aucuns reprochent à Miyazaki son manque d’audace pour son dernier film. Mais ce film est plus profond qu’on ne le croit car il propose une vision épique de l’histoire japonaise, difficilement saisissable pour les occidentaux. Il aborde le sujet complexe du rapport du Japon avec son passé et avec le continent asiatique (le film a été critiqué en Chine et en Corée du Sud car il rappelle les heures sombres de l’occupation japonaise). La vision pacifiste proposée dans le film (Jirô veut construire de « beaux avions » et non des machines de guerre) est plus délicate qu'on peut le penser car elle est perçue comme antinationaliste au Japon puisque de nombreux japonais veulent réviser l’article 9 de la constitution interdisant au Japon de faire la guerre (héritage de la capitulation japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale).

Le film assez long (2h) met un peu de temps a décoller mais une fois sa vitesse de croisière atteinte il parvient à des sommets de poésie et de tragédie. Le vent se lève est un très grand film et on ne peut qu'espérer que e génie créatif de Miyazaki aura fait des émules au sein du studio Ghibli.

Le vent se lève, il faut tenter de vivre, vivre contre les éléments, malgré le tremblement de terre de Kanto de 1923 (qui est la plus belle représentation artistique jamais réalisée d’un tremblement de terre), malgré la Grande Dépression, contre la maladie, contre le vent qui ne permet pas de réaliser nos rêves, voilà résumé en un vers de Paul Valéry la mentalité japonaise. Miyazaki lui a vécu de son rêve et maintenant doit tirer sa révérence comme le suggère le vers qui succède au titre du film.

Le vent se lève!... Il faut tenter de vivre!
L'air immense ouvre et referme mon livre
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 février 2014
Thèmes innattendus et gonflés pour un dessin animé. Miyazaki nous surprend a chaque fois. La magie opère malgre la gravite du scenario meme pour les plus petits (mon fils a 6 ans). La beaute graphique et les emotions font du film un des meilleurs du maître. Chapeau bas et repos mérité pour une des figures les plus importantes du cinema.
schemaman
schemaman

24 abonnés 289 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2014
On ne connaissait pas le genre et avons été surpris de voir une salle pleine d'aficionados. C'est effectivement une belle réalisation, impressionnante d'exigences et de travail d'où il ressort une légèreté globale (image, son, dialogues, histoire, couleurs) vraiment très agréable et l'impression d'avoir participé à un long moment de poésie. Alors oui, on comprend pourquoi la salle était pleine à craquer.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 8 février 2014
Une grande déception!
La première chose que j'ai regretté c'est de ne pas retrouver la fantaisie et l'imaginaire propre à Miyazaki. Cela fait perdre de sa saveur au film. Même les passages qui se prêtaient à un peu d'imaginaires restent très réalistes.
Le film est looooong. Beaucoup trop long. Le personnage principal est intéressant à suivre mais parfois le scénario se perd dans des méandres inutiles.
J'ai été très déçu par les dessins. En dehors des personnages principaux, les autres sont bâclés. Le trait est loin des personnages traditionnels de Miyazaki. Le pire de tout est la foule qui est grossièrement dessinée et parfois même pas animée.
Beaucoup de points à critiquer et peu de positif. A éviter absolument et rester sur les anciens chef œuvres de l'auteur japonais!
marmottefurieuse
marmottefurieuse

12 abonnés 523 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 février 2014
Une très belle oeuvre de la part de Miyazaki qui retrace une partie de la vie de Jiro Horikoshi... le créateur du mythique avion de combat de Mitsubishi : l' A6M ou encore le dénommé "Zero" (pour les connaisseurs d'avions de combat de la deuxième Guerre Mondiale).
Il est vrai que ce biopic, sous forme dessin animé, dédié à un ingénieur ayant historiquement existé, peut détonner par rapport à d'autres oeuvres de Miyazaki (La Princesse Mononoké, Nausicaa, le Château dans le Ciel) mais force est de constater que la magie opère malgré tout et que l'on passe un agréable moment.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 février 2014
Un pur moment d'évasion. Un film d'animation qui nous éblouit par sa bande originale, son scénario et ses si belles images... Une petite merveille pour des Adieux difficiles.
Ashitaka3
Ashitaka3

129 abonnés 1 233 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2014
Voici le dernier film de Hayao Miyazaki. "Le Vent se lève" est un film réussi esthétiquement et scénaristiquement, c'est absolument indéniable. Néanmoins comme je regrette qu'il ait oublié ses monstres et ses créatures très présentes dans tous ses autres films. On raconte l'histoire de l'ascension d'un jeune ingénieur en aviation militaire de l'entre deux-guerres. A la base, on sait que Miyazaki père est un passionné de machines volantes et tout mais là c'est ancré dans un contexte historique très marqué qui éclipse tout imaginaire et toute profondeur dans le propos abordé. Car il y a bien des rêves qui sont racontés mais éparpillés dans une chronologie imposante et lente, ils n'émerveillent pas totalement, pas autant que dans ses autres films et j'ai trouvé cela décevant de sa part. Certains dialogues me paraissent plus niais que d'habitude très étrangement... (c'est pas la première fois d'ailleurs, à la toute fin du château ambulant, lors de la déclaration d'amour de sophie à hauru, là aussi c'était maladroit), le personnage principal fume tout le temps et ça peut être dérangeant, personnellement ça m'a pas choqué, c'est homogène avec son personnage. Bref, des bonnes choses et d'autres qui m'ont déçues. Le reste c'est du ghibli donc graphismes éblouissants et poétiques comme d'hab!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 février 2014
Grande fan de Miyasaki, je conseille son dernier film malgré l’âpreté du sujet.
Il s'agit (peut être) de son dernier film, raison de plus.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse