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Miltiade
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4,0
Publiée le 30 janvier 2014
Le vent du titre est une force qui poussera Horikoshi tout au long de sa vie : c’est le vent qui l’enjoint à donner vie à ses rêves (la construction du « Chasseur Zéro ») mais aussi qui lui fait rencontrer sa femme. Le vent parcourt tout le film et lui insuffle sa vie, avec une intensité et une beauté que seule l’animation permet, et ce depuis toujours : c’est en faisant souffler des bourrasques sur les paysages que ceux-ci s’animent en perdant la fixité de leur nature de dessin. Le vent, les nuées, les cieux ont toujours été omniprésents dans les films du réalisateur, jusque dans leur titre (« Nausicaä de la vallée du vent », « Le Château dans le ciel », « Le Château ambulant »,…). Ici, tout le film lui est dédié, puisque tout s’y raccorde, de l’image jusqu’aux détails du scénario (le souffle manquant à la femme de Horikoshi). Les plus belles séquences sont celles où s’envolent les constructions aéronautiques, qu’elles soient rêvées ou réelles. En déclarant que « Le vent se lève » serait son dernier film, Hayao Miyazaki a transformé la vision du celui-ci, le chargeant de sens. Miyazaki tire sa révérence avec cette histoire aux échos autobiographiques qu’il devait porter en lui depuis longtemps. Il y explique les raisons de son départ et signe comme un manifeste pour la création.
Bien mais incroyablement loooooooooong. C'est mon premier film de cet auteur, et même si j'ai eu le sentiment de voir un film de qualité, je ne trouve rien à en dire. Concrètement ça ne m'a rien fais de spécial. Oui c'est beau, c'est poétique, mais c'est artificiel, tout est fait pour créer l'émotion et ça se ressent. Il y a des films comme ça que l'on regarde avec plaisir mais sur lesquels on ne trouve rien à raconter. Je suis assez déçu en fait parce que je pensais vraiment voir un chef d'oeuvre. Au final on se retrouve avec 2 histoires bien différente, une avec les avions et une histoire d'amour. Celle avec les avions est très historique, ça passe bien au début mais à la fin quand on passe 2-3 min sur les rivets affleurants on peste un peu. L'histoire d'amour est belle mais tire trop sur le mélo, ils se trouvent au bout de 20 ans, s'aiment encore, toussa toussa, c'est beau, certes, mais ça ne m'évoque pas grand chose. Et surtout le film est beaucoup trop long, avec une quantités incroyables de scènes où l'on voit juste un train, on voit l'évolution technologique mais sinon l'intérêt est nul. C'est peut-être trop loin de mes standards de film pour que je l'apprécie vraiment. Il y a bien des thèmes abordés dans le film, le rêve, le ciel, l'amour, on sent qu'il y a un sujet de prédilection mais pas vraiment de réflexion derrière. Sans avoir vu le reste de sa filmographie je pense qu'il y a bien mieux à regarder de cet auteur.
Que dire excepté que c'est un chef d’œuvre! Miyazaki exerce sa magie encore une fois et nous donne une leçon sur la vie. La musique est elle aussi juste magnifique. Il ne faut vraiment pas qu'il arrête le cinéma, cet homme est un poète, un génie...
génial, comme d'habitude! miyazaki se penche sur l'histoire du japon tout en nous contant une histoire d'amour naissante entre les deux protagonistes du film. Une jolie manière d'appréhender une partie de l'histoire de l'aviation nippone!
J'ai été voir ce nouveau DA de Hayao Miyazaki , même si l'on retrouve l'ame poètique de son univers habituel, le dessin animé reste moyen. Peut être effectivement que je m'attendais à avoir plus de fantômes ou de petits monstre comme il a l'habitude de faire... de plus dans le cinéma il y avait beaucoup d'enfants et au bout de 30mn il demandait "ca fini quand?" attention les parents : ce dessin animé n'est pas pour les tout petits :) Disons que c'est plat, il ne se passe pas grand chose c'est une histoire poétique... Bref à voir vraiment pour passer le temps...inutile d'aller au ciné pour ça
La plus éminente figure de l’animation japonaise, Hayao Miyazaki, n’aura eu de cesse de nous émerveiller, alignant chef d’œuvre sur chef d’œuvre… malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin, notamment les meilleures, et tel est le cas avec Le Vent se lève, ultime film du maitre du genre. Alors pour moi qui n’ait jamais vu un Miyazaki au cinéma, l’occasion était d’autant plus belle, immanquable même, et les espoirs les plus fous accompagnaient ce tout dernier voyage… alors que dire, si ce n’est qu’en sortant de la salle, un sentiment des plus mitigés prédominait… Fichtre ! Bon sang, on frôle la déception, sans en arriver à qualifier Le Vent se lève de mauvais, bien loin de là, mais tout de même : ce long-métrage est atypique, particulier au possible, à un tel point qu’il en résulte un semblant de frustration heureusement compensé par certains pans de ce dernier. En ce sens, comme tout bon Miyazaki, ce film est une invitation au rêve, tant l’animation fait des merveilles en mêlant habilement songes à la réalité ; et telle est l’une des particularités faisant de Le Vent se lève une œuvre dénotant au sein de la filmographie du cinéaste, celui-ci quittant le champ du fantastique pour s’atteler à un genre tout nouveau : le biopic. La part belle est en effet faite à Jirō Horikoshi, inventeur célèbre des funestes Chasseurs zéros lors de la Seconde Guerre Mondiale, et dont l’on va suivre le parcours jusqu’à l’orée de cette dernière ; le thème est donc forcément moins propice en péripéties extraordinaires, et pourtant : comme dit précédemment, les prouesses de l’animation accompagnent une teinte onirique des plus appréciables, et le sujet étant bel et bien captivant, on se prend tout bonnement au jeu. Certaines séquences sont d’ailleurs franchement impressionnantes, notamment le séisme de Kantō, et l’on en vient même à se demander où commence la réalité ; cet effet est de plus largement accentuée par une intrigue faisant mine d’avancer au petit bonheur la chance, sautant les mois comme les années sans crier gare, et ne manquant pas de nous perdre. Dans une même veine, les tenants et aboutissants du grand amour de Jiro laissent tout bonnement perplexes, notamment de par sa finalité tragique étrangement traitée ; ajoutons à cela des séquences quelque peu niaises, quoique belles et riches en émotions, mais bien trop pauvres en terme de dialogues à la hauteur du propos, et l’on tient là un exemple de l’irrégularité composant Le Vent se lève. Des regrets subsistent donc, car bien que ce film fasse preuve d’un rythme passif au possible, sans grands rebondissements, on s’attache au rêveur Jiro ; il en va également de même concernant une galerie de protagonistes très sympathique, que l’on se prend à suivre avec un certain plaisir, au sein d’une ambiance mélancolique peu à peu immersive. En résumé Le Vent se lève est un très bon film d’animation, mais clairement pas le meilleur de Miyazaki : si l’absence du fantastique pouvait un temps inquiéter, le long-métrage démontre que ceci n’est en rien un handicap, tant il est un pur délice audio-visuel ; reste qu’il ne convainc pas entièrement en terme d’intrigue, car notamment trop évasive... Bref, voici une œuvre pour le moins singulière comme seul Miyazaki en est capable, et l’on quitte à grand regret ce dernier, qui termine malgré tout sur une relative bonne note !
[...]Cet adieu divisera très certainement les amateurs car le virage opéré ici peut décevoir. Mais il est aussi très impressionnant et très touchant quand on sait que ce sera le dernier. Et au delà des débats idéologiques que certains ont pu y voir, il représente l’homme dans toutes ses facettes complexes, parfois contradictoire. A 72 ans, Miyazaki ne manque pas d’audace, bousculant les traditions Ghibli comme un message pour ses héritiers. Ne me copiez pas, innovez!
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Un Miyazaki différent des précédents... calme et reposant. Les images sont très belles et l'histoire plutôt bien cousue. Dommage que le rythme soit aussi plat et que les bruitages soient si mauvaisement pas crédibles... (référence au spoiler: séisme qui secoue Tokyo ).
Ce dessin animé était joli, mais j'ai trouvé que c'était très très TRÈS long et lent... on peut voir un personnage traverser un champs pendant 45 secondes...Vous savez, un peu comme dans Olive et Tom, où on se demandait combien mesurait leur terrain de foot... Le film durait 2h, il m'en a paru 3 et demie...C'est sans doute moi qui n'accrochais pas mais, au cinéma, je ne baille jamais, je ne regarde jamais l'heure, je ne cherche pas de position confortable tout le monde du film et je n'ai pas les yeux qui piquent... Je pense qu'il ne faut pas y amener des enfants. En résumé, joli mais beaucoup trop lent avec des personnages trop lisses.
Miyazaki c'est une imagination visuelle et une poésie foisonnantes, de l'onirisme, de l’humanisme, une ode au pacifisme, l'omniprésence de la Nature qui nous rappelle vraiment ce qu'on est réellement nous êtres humains, de nombreuses références à la culture européenne, des personnages forts dont un forcément féminin, une BO sublime qui scotche tout le monde sur son siège jusqu'à la fin (et je parle en connaissance de cause !!!), en résumé pour le dernier Miyazaki il y a tout ce qui fait la richesse du cinéma de Miyazaki sans la moindre exception... Mais il nous ajoute ce qu'il avait déjà abordé plusieurs fois, mais sans vraiment être essentiel jusqu'ici étant juste un élément parmi tant d'autres, pour l'unique fois d'une manière indispensable, vitale même, à savoir une histoire d'amour transcendante qui ne peut qu'émouvoir profondément... Autrement comme si cela ne suffisait pas, un film qui prouve qu'une arête de maquereau nous en apprend plus sur la technologie que bien des années d'études, qui cite Paul Valéry dans son titre, qui évoque à de nombreuses reprises une de mes œuvres littéraires favorites "La Montagne magique"... non, il y a rien à faire je ne peux que l'adorer... Un ingénieur aéronautique extrêmement talentueux a le droit selon le film à 10 ans de génie, un cinéaste d'animation du même acabit lui a droit à beaucoup plus, au moins 35 ans. Hayao Miyazaki l'a montré superbement pour la dernière fois.
Si vous aimez Miyazaki et que vous vous demandez si Le Vent se lève sera bon, arrêté de réfléchir !!! Ce film est fantastique.
Poétique, bouleversent, triste, beau et d'autres émotions sont au rendez-vous dans ce film qui est pour moi le plus impressionnant, non visuellement ou dans l'action, mais dans l'intensité et dans l'atmosphère qui règne qui sont oppressantes à en avoir des frissons.