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Artriste
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3,5
Publiée le 29 septembre 2022
Avec Le Vent Se Lève, Hayao Miyazaki rend hommage à un ingénieur en aéronautique, dans cette œuvre traitant d'un sujet atypique. L'histoire se situant après la première guerre mondiale, nous fait suivre la vie d'un jeune homme passionné d'aéronautique, domaine qu'il étudie à l'université impériale de Tokyo. Via ce récit d'un peu plus de deux heures, le studio Ghibli met à l'honneur les têtes pensantes de ces engins volants dans cet univers réaliste au ton adulte. On en apprend d'avantage sur ces métiers et cette intrigue offre quelques scènes aériennes impressionnantes mais hélas trop rares, l'action se déroulant d'avantage sur terre que dans les airs. La deuxième heure s'attarde en effet sur une romance qui arrive un peu tard, prenant le pas sur l'aviation. Elle est grandement appréciable puisqu'elle renouvelle l'histoire, mais aurait gagné à mieux s'imbriquer à la première partie, cela est mal équilibré. Surtout que les deux tourtereaux que sont Jirō et Nahoko, sont très mignons et forment une belle union qui véhicule de l'émotion à travers leur relation. Les autres personnages sont plus oubliables hormis Kurokawa qui apporte de l'amusement. Les échanges entre tous ces protagonistes sont agréables, soutenus par de bons dialogues, parlants d'amour et d’ingénierie. La grande force du long-métrage provient de son visuel grâce à un joli dessin détaillé et coloré aussi bien au niveau des environnements que des personnages. Les avions bénéficient pour leur part d'un soin encore plus important, les rendant magnifiques. Ces images sont accompagnées par une belle b.o. aux mélodies plutôt douces, particulièrement appréciables. Reste une fin soignée venant mettre un terme à cette histoire originale. En conclusion, Le Vent Se Lève possède de nombreuses belles qualités méritants d'êtres découvertes.
les commentaires annexes analysent tres bien l aspect technique, poetique et qualitatif de ce somptueux film. Ce que j ai a vous en dire, c est que je me suis souvent pose la question du regard de la viellesse sur le monde. Et ce film nous revele, avec tendresse, ce a quoi l on peut rever au crepuscule de sa vie, de sa carriere. Cet enfant en nous qui doit refaire le chemin, et exprimer une derniere fois le souffle qui determina nos vies. Myazaki, tout en pudeur, fait ce voyage pour nous. Et le temps de ce film, partage avec nous son dernier reve. Merci
Ma note va peut-être paraitre sévère mais j'ai été plus que déçu devant ce film des studios Ghibli que je trouve très creux et pourtant encensé par la critique presse et spectateurs ! Ce soi-disant dernier film de Hayao Miyazaki (un prochain est prévu pour 2023) et sorti en 2013 nous conte le parcours professionnel et amoureux de Jirō Horikoshi, enfin de manière assez libre j'imagine, le film n'étant donc pas vraiment un biopic à proprement parlé. Alors effectivement, nous sommes ici bien loin des créatures magiques, des animaux et de la forêt qui peuplent habituellement les films du réalisateur, et même les films du studio Ghibli, de manière générale. Nous sommes au contraire dans quelque-chose de très réaliste et très adulte (malgré tout ponctué de très beaux passages oniriques) mais ce n'est pas ça qui m'a dérangé. Ce qui m'a dérangé, c'est son côté presque auteuriste et finalement très lent, surtout dans sa seconde partie ; ce n'est pas sous prétexte que nous sommes dans un film visant un public adulte que l'on se doit de faire un film chiant. Parce-que, je suis désolé si j'heurte les fans en disant cela, mais le film est, la majeure partie du temps, très chiant. Une fois que l'on a admiré l'animation, qui reste toujours aussi magnifique et saisissante d'ailleurs, et bien, il ne nous reste plus grand-chose sous la dent ! L'intrigue n'est en effet pas vraiment captivante, surtout si nous ne sommes pas passionné d'aviation, et les personnages sont creux ! Je n'ai en effet pas accroché aux personnages, ni le héros ni les personnages secondaires, qui manquent cruellement de profondeur. Alors oui, le héros est passionné, ambitieux et amoureux mais ça ne suffit à le rendre attachant. Le film tente bien à un moment de créer une romance à la "Love Story" avec la fille malade mais ça ne sauve pas les meubles et le film reste toujours aussi ennuyant, sous couvert cette fois de romance sous-poudré de mélodrame. Je suis peut-être dur et j'ai sûrement été hermétique au film et à ses messages (en même temps, je ne suis jamais vraiment parvenu à rentrer dedans, mis à part dans la première partie) mais je dois dire que "Le vent se lève" est un des pires Ghibli (pourtant, je précise que j'apprécie beaucoup les films du studio) qui m'ait été donné de voir.
Le Vent se lève ne m'a fait ni chaud ni froid. Le style de Ghibli, avec ses magnifiques musiques et animations, font que le film ne m'a pas été désagréable à voir. Mais j'ai trouvé le rythme beaucoup trop lent et l'histoire ne m'a pas spécialement accroché, je n'ai pas spécialement été touché par les personnages. Bref, pas un mauvais film mais je n'ai pas beaucoup apprécié pour autant.
Sorti en 2013, ce long-métrage d’animation du réalisateur japonais Hayao Miyazaki s’inspire de la vie de Jirō Horikoshi, un brillant ingénieur passionné d'aéronautique. Le récit évoque une frange de l’Histoire du Japon et de sa culture. Avec des images très pures et d’un grand esthétisme, on se laisse embarquer dans ce récit. Le dilemme pour les concepteurs d’avion entre la création de bombardiers ou celle d’aéroplane civil est parfaitement démontré. Toutefois, on ne retrouve pas l’imagination onirique du cinéaste. Ici, on reste dans une narration linéaire presque proche du documentaire. Bref, un conte réaliste très accessible pour un large public.
Un film finalement assez moyen, et c'est dommage. On me l'avait pourtant vendu comme un chef d'œuvre de Miyazaki, mais j'en retiens surtout l'histoire d'une vie. Les dessins ne m'ont pas embarqué, le rythme du film non plus, seul persiste l'intérêt biopic de cette histoire.
C'est tout simplement l'histoire de Jiro, sans relief et sans âme.
Disons-le d'entrée "Le vent se lève" n'est pas un dessin animé destiné aux enfants, le scénario est trop sérieux et même si les scènes de rêves apportent un peu de fantaisie, cela ne suffit pas à rendre le rythme moins ennuyant... Le grand défaut reste le thème de l’aéronautique si cher à Maître Miyazaki qui ne séduira pas tous les spectateurs, mais il pouvait se permettre de faire ce film très/trop personnel après sa filmographie qui nous a tant régalés. Il en reste une belle petite romance, ainsi que la qualité des dessins et des animations toujours aussi irréprochables.
Ce qui frappe dans ce film c'est donc l'absence de fantastique dans le sens de mythologie et de fable, bien qu'il y ait les songes de Jiro qui sont matérialisés. Si la partie biopic concernent Hirokoshi est assez fidèle à son évolution professionnelle, toute la partie intime est complètement fictive. Le plus gros défaut reste la géo-politique du Japon qui demeure effleurée, voir occultée alors même que Hirokoshi est montré comme désintéressé, ou est-ce de la naïveté ?! Par ailleurs on constate que le personnage de Hirokoshi est d'un égoïsme sans fard, ne vivant que pour l'aviation, laissant son épouse souffrir, prendre sur elle, jusqu'à quasiment se sacrifier pour lui. Le protagoniste principal, devient donc étonnament antipathique, sans aucun doute une dimension que Miyzaki n'a pas évalué à sa juste valeur. L'animation est toujours élégante, précise, tout simplement sublime, il y a du lyrisme et de l'onirisme mais dans le fond il appuie aussi beaucoup trop le côté pathos et larmoyant (ça pleure pour tout et pour rien). Une petite déception mais ça reste un rêve d'espérance louable. Site : Selenie
C'est toujours avec un petit pincement au cœur que tu t'apprêtes à regarder la dernière œuvre d'un artiste, que tu l'apprécies ou non. C'est la dernière, il n'y en aura plus; c'est la fin d'une ère, d'une période de ta vie. Alors, nécessairement, tu attends beaucoup. Me voilà bien embêtée, quand, 1h30 de film passées, j'attends toujours que ça décolle.
Loin de moi la mauvaise foi de penser que ce film est vide. Au contraire, ses différentes dimensions le rendent particulièrement riche; il faut bien quelques visionnages pour le cerner convenablement. Mais aussi, malheureusement, l'empêchent de se focaliser correctement sur ce qu'il veut transmettre. Parce qu'entre le rêve du personnage principal, le contexte historique, son amourette avec la femme, son amitié… il y a énormément de pistes à traiter en seulement 2 heures; tout en se focalisant sur son personnage principal et son évolution. Alors je regarde les images pendant 2 heures...
En dépit de son chara design choupinet, il reste particulièrement hermétique, du début à la fin. Impossible pour moi de m'y attacher ou ressentir la moindre émotion lors de ses réussites ou défaites. Résultant d'un pari risqué dans son écriture je suppose, Miyasaki devait certainement se dire qu'on se ferait nécessairement happer par son thème autour de l'aviation.
Dans les quelques Ghibli que j'ai pu voir, l'aviation avait toujours une place choix. Couplé aux fantasmes qu'entretiennent les cieux, traiter d'un gamin passionné d'aéronautique apparait comme un choix tout à fait cohérent pour boucler cette carrière, à mon sens. D'autant qu'elle s'inspire de faits réels; tout bénef donc, puisqu'on découvre des figures historiques japonaises.
Côté forme, ici aussi, difficile d'en dire du mal. Miyasaki reste fidèle à lui-même en proposant des personnages toujours très propres et fichtrement bien animés, avec toujours un petit côté cartoonesque qui me plait particulièrement. Idem pour les décors, tout est aux petits oignons.
Je sors, finalement, assurément frustrée de ce visionnage. D'un côté, j'adhère totalement au thème et à l'ambiance globale de ce long métrage. De l'autre, le personnage principal fait tout tomber à l'eau à cause de son hermétisme légendaire. Je n'arrive, malheureusement, pas encore à m'attacher à une pierre. Un jour viendra, je l'espère; je laisse une chance à ce film de me happer comme il se doit dans quelques années.
Chef-d'œuvre d'animation, Miyazaki signe ici une de ses plus belles réalisations. Le ton change. Plus de réalisme, mais tout autant de rêves. C'est un film osé qu'il faut regarder
Le faux dernier film de Miyazaki bouleverse en soulignant l’horreur native des beaux rêves du héros mais surtout en abordant la question du deuil. Magnifique.
Formidable évocation d'une page méconnue de l'histoire. Les petits enfants dans la salle, emmenés par des adultes probablement parce que c'est un dessin animé n'ont pas du comprendre grand chose...
LE VENT SE LEVE (2013): Le vent se lève, suite à un tremblement de terre dévastateur, le vent se lève, pour tous ces avions qui ne demandent qu'à voler, mais surtout le vent se lève pour les coïncidences' qui créeront la naissance d'un amour inséparable. Un film qui porte très bien son titre. C'est par un rythme assez lent que nous allons suivre l'évolution de Jiro, un petit garçon japonais rêveur, passionné de l'aviation. Cet enfant, observateur, pensif et intelligent, transformera son rêve en réalité et deviendra par la suite un ingénieur visionnaire en aéronautique pour son pays le Japon. Pour son dernier long-métrage , les machines volantes parsèmeront l'imaginaire du réalisateur Miyazaki. Un monde très familier pour lui (son père travaillait dans l'aéronautique). Ce perfectionniste de l'animation développera dans ce long-métrage son obsession du détail et de la retranscription parfaite du mouvement. Un scénario tout en douceur, où chaque scène apportera son lot d'évènements, sur le bouleversement de l'aviation, sur le côté historique (la seconde guerre mondiale en toile de fond), mais aussi sur la romance entre Jiro et son amie Nahoko. Une histoire se situant fin 1920 début des années 30 au Japon, en passant par l'Allemagne avec un petit clin d'œil aux Italiens. Un film qui évitera une dynamique aventureuse, mais décrira par ses dialogues paisibles les grandes passions de Jiro. Une animation qui se contemple comme un film romantique avec ses instants rayonnants et émouvants. La poésie de Monsieur Hayao Miyazaki opère toujours. Un dessin animé sans supers héros, sans magie, sans grande violence, mais avec Jiro Horokoshi, un personnage fort sympathique, malgré qu'il soit l'inventeur du chasseur le Zéro, avion emblématique de la mort de l'armée impériale Japonaise. Un bon GHIBLI;