Le Vent se lève
Note moyenne
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Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 décembre 2022
C'est un cri, c'est un chant, c'est un poème. C'est un film testament. C'est aérien. C'est bleu, c'est vert. C'est des gens. C'est de l'animation. C'est l'amour. C'était déjà le titre d'un film de Ken Loach, mais ce n'est pas grave. C'est top. Et on a un coup de coeur particulier pour Kurokawa, le supérieur de Jiro au regard sévère, à la petite taille et à la coupe de cheveux surréaliste.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 novembre 2016
Dernier film de Miyazaki et dernier chef-d'oeuvre. Davantage que la qualité de l'animation, on retiendra de ce film étonnant (on y trouve même un personnage de la Montagne Magique de Thomas Mann) sa mise en garde contre le pouvoir destructeur de certains rêves quand ils sont par trop déconnectés de la réalité. Miyazaki mélange ses souvenirs d'enfance (mère tuberculeuse, père ingénieur) et la vie de l'ingénieur inventeur du Zero japonais pour réaliser un film plein de poésie mais aussi de mélancolie, avec un personnage principal ambigu (et souvent égoïste) que Miyazaki décrit avec sa finesse psychologique habituelle. La séquence du tremblement de terre du Kanto est extraordinaire. Voir ma critique complète sur mon blog :
Cinéphiles 44

1 683 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2016
Ultime long-métrage du grand Hayao Miyazaki, Le Vent se Lève est également son plus réaliste. Depuis les années 70, il nous a bercés dans le fantastique mais pour son dernier film, le réalisateur a fait de choix de s’inspirer de deux personnes réelles du début du XXème siècle, l'ingénieur en aéronautique Jiro Horikoshi et le romancier Tatsui Hori. Le film se dresse autour de la phrase d’un poème français, « le vent se lève, il faut tenter de vivre ». C’est ce que fait le personnage principal à travers son rêve de voler en construisant un avion. Il peut y avoir un tremblement de terre, la guerre ou la concurrence, Jirô va nous prouver en deux heures qu’il tentera tout pour ce rêve. Ce côté de l’ingénieur est extrêmement passionnant. Miyazaki s’étire cependant en longueur et cela fait défaut à l’histoire d’amour avec la tuberculeuse Naoko. Leur relation est bâclée, aussi bien dans le mariage que par la suite. A poursuivre sans cesse son rêve, on le voit bien, Jirô rentre tard et n’est là que pour tenir la main de sa femme en dessinant encore quelques plans. Leur amour si fort est donc incompréhensible et rend la narration de ce dessin animé inégal. Le Vent se Lève est une œuvre à part dans la filmographie du réalisateur de dessin animé. On prend goût à cette histoire captivante mais on est également désillusionné devant des sentiments non travaillés et des émotions inexplicables.
D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Kloden
Kloden

149 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 août 2016
Il est des films testamentaires, comme je le disais récemment avec Adieu au langage, qui cherchent à pousser plus loin que jamais le travail de leur créateur, comme poussés par un élan absolutiste jusqu'au bout du chemin défriché. Comme une tentative de mourir par l'art, de se faire précéder par sa propre création dans le vertige et la brume au-delà de notre vision. D'autres, au contraire, se ramassent avec sobriété en une version adoucie et mélancolique fuyant toute grandiloquence, comme si leur auteur regardait avec tendresse son univers s'éteindre en scintillant pour la dernière fois. C'est, à mes yeux, à cette catégorie-là qu'appartient Le vent se lève, dernier film d'Hayao Miyazaki. Toutefois, il est d'importance de souligner qu'en la matière je suis moi-même plutôt dans le brouillard, puisque j'ai fait la bêtise de faire de ce testament mon tout premier film du maître japonais. Un peu perdu dans un rythme assez déroutant, sans connaître Miyazaki ni trop savoir où le film allait, je n'avais donc clairement pas les clés pour m'imprégner pleinement du ton contemplatif de ce chant du cygne, qui doit je l'imagine se lire à l'aune du parcours artistique qu'il vient achever. Si je n'ai pas passé un moment désagréable, loin de là, disons que je suis un peu trop resté à distance, sans jamais trop comprendre la narration un peu cahoteuse et la distance relative ménagée avec des personnages qui vont et viennent. Avec un peu de recul, je sens pourtant déjà le film très bien vieillir dans mon esprit, à mesure que j'en réalise la justesse et la modestie, à travers l'ambiguïté que Miyazaki préserve chez son héros, comme hésitant à se prononcer lui-même sur sa vie et attendant le regard d'un public dont il attend humblement le verdict. C'est beau, même si je suis un peu passé à côté.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 juillet 2016
Dernier film de Miyazaki, mais première déception aussi. Si la pâte du réalisateur avec sa touche de poésie est bien là, la suppression de l'aspect fantastique est un véritable manque à ce film. Déjà qu'il est assez long (plus de deux heures), enlever la magie le rend parfois ennuyeux.
Bref, même si il reste sympathique à voir, ce film laisse un goût amer en bouche quand on sait que c'est le dernier de l'oeuvre du grand maître Miyazaki...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 juillet 2016
Miyazaki a dirigé parmi les meilleurs films d'animations de ces 30 dernières années. Pour un fan, bien qu'étant un film magnifiquement réalisé, "le vent se lève" laisse un peu sur sa faim : beaucoup de choses entamées qu'un amateur d'animation aurait aimé plus aboutis.

Comme toujours avec Miyazaki, on a de magnifiques scènes d'actions (que ce soit avec les avions ou de façon plus pure de l'action de la vie courante), une très belle musique, et une histoire bien tissée qui cependant peut tourner à un pathétisme léger. Et au travers du travail du héros : un mécanicien Nippon d'avant guerre qui conçoit des avions, on approche, d'une façon élégante dans l'animation, la représentation des pensées avec des images. Mais au frustration !!! on ne fait qu'approcher ! Par exemple, Miyasaki nous fait sentir qu'au moment ou un avion se casse, le héro comprend et sens d'ou cela vient et on le sent presque sois même. Miyazaki nous montre le héro regardant les mécanismes d'un train a vapeur, mais ne nous fait pas sentir comment un train a vapeur fonctionne. Le film aurait pu répondre à ce plaisir que l'on peu avoir à regarder un belle mécanique fonctionner, et c'est ce que l'on attend en le regardant.

Bref, on reste un peu sur sa faim. C'est aussi le premier film de Miyazaki presque totalement dédié au Japon, il semble même conçu comme un film de propagande visant un ingénieur à accepter sa vie : histoire du japon, longueur et patience quelquefois dans le film, référence indirecte à "la femme à l'ombrelle" de Claude Monet (qui est il faut le dire une référence pour de nombreuses femme Japonaise, Anglaise ..), assiduité dans le travail : le héros est un ingénieur mécanicien.

Même si les rêves du héro ouvrent un monde de l'imaginaire attrayant ; la première scène de rêve est d'une très belle poésie qui appartient bien à la vie ; il manque peut-être dans la suite des rêves de Jin Ro un peu d’onirisme, et de trouver les images-animations qui pourraient montrer comment les rêves des hommes peuvent se rencontrer.
Kalie
Kalie

84 abonnés 970 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 décembre 2025
Je ne suis pas fan des animés de Miyazaki : trop lents, trop longs, trop oniriques pour moi. "Le vent se lève" se distingue par son contexte historique (et technique : les avions). La poésie est toujours présente, notamment à travers les rêves de Jirō Horikoshi et sa rencontre avec spoiler: l'ingénieur italien en aéronautique Giovanni Caproni.
Mais pour une fois, les passages oniriques ne sont pas trop envahissants mais au contraire pertinents et assez drôles. Ce sont surtout les événements historiques marquants du Japon au début du vingtième siècle, entre catastrophe naturelle, crise économique, pauvreté et retard technologique (vingt ans de retard sur l'Allemagne, les avions japonais encore spoiler: tirés par des bœufs
, etc.) qui sont mis en avant. Tout cela est intéressant et n'est pas pollué par les délires fantasmagoriques abscons propres à certaines réalisations de Miyazaki. Deux sujets m'ont plu : l'aviation et l'histoire de l'inventeur des célèbres Zero japonais engagés dans la guerre du Pacifique. On voit bien dans "Le vent se lève" comment une invention née d'un rêve (ici celui de voler) est détournée par les militaires et le pouvoir pour en faire un usage néfaste. Hélas l'histoire d'amour typiquement asiatique, qui plus est sur fond spoiler: de maladie,
m'a profondément ennuyé, les scènes étant étirées au maximum, la musique larmoyante, et le rythme horriblement lent. Finalement malgré son sujet intéressant j'étais pressé que cela se termine.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 18 juin 2016
Ayant apprécié tous les Miyazaki jusqu'à présent j'étais assez curieux de ce dernier film... et je fus bien déçu... une 1ere partie où le maître nous fait regretter de ne pas partager une telle passion pour l'aviation, mais une 2eme partie calamiteuse... où on oublie les avions et nous endort avec une histoire d'amour toute japonaise, entre frustration et retenu convenue, où on ne rentre pas, au propre comme au figuré. spoiler: Et c'est fini, au revoir. Tu l'as vu mon film? ben c'est fini.
rogerwaters
rogerwaters

170 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 juin 2016
N’en déplaise aux critiques qui ont surtout vu qu’il s’agissait de l’œuvre testamentaire du génial Hayao Miyazaki, Le vent se lève est très loin de posséder les qualités des grands chefs d’œuvre du maître. Non seulement celui-ci nous livre une illustration plate d’une vie dont on se contrefiche dès les premières minutes, mais il ne fait quasiment rien du formidable contexte historique qui s’offrait à lui. Au lieu de cela, il se concentre sur des personnages insipides et une histoire d’amour qui tient du mélo le plus éculé. Alors, oui bien entendu l’animation est très belle et tout ceci respire la beauté esthétique, mais mon Dieu que tout ceci est long, et finalement lourd dans sa symbolique évidente. On est vraiment loin du compte dans ce film laborieux et terriblement ennuyeux.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 juin 2016
Doublage français vraiment réussi qui rend l'histoire d'amour très touchante et très juste, alors qu'en VO elle aurait été bien niaise.
J'ai été un poil déçue, je m'attendais à quelque chose de plus grandiose pour le dernier film de Miyazaki. Cependant ce film intimiste et plus terre à terre lui convient tout à fait et il nous laisse sur une jolie note.
J'aurais aimé que le long métrage dure plus longtemps et j'ai été très surprise quand le générique est arrivé.
L'œuvre n'en est pas moins belle et touchante.
Critik D
Critik D

177 abonnés 1 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2016
J'avais hâte de découvrir le dernier film d'animation d'Hayao Miazaki, que j'avais malheureusement loupé lors de sa diffusion au cinéma. Ce qui m'attire chez Miazaki c'est en premier lieu ma nostalgie de l'animation en 2D et la beauté avec laquelle il travail cette animation. Finalement avec ses quelques phrases j'ai déjà résumé ma critique. Si je n'ai pas aimé toutes les œuvres de Miazaki j'ai toutefois beaucoup d'affection pour certaines. "Le vent se lève" est un magnifique récit historique, dans lequel on s'identifie assez facilement, l'histoire du jeune Jiro est intéressante et captivante. Mais le point fort, comme souvent, reste l'animation de génie ! Je pense notamment à cette scène où Jiro part pour Berlin, et les graphismes font penser à des tableaux d'art. C'est juste magnifique ! Toute la durée du film, j'étais comme une gamine de cinq ans, à m’émerveiller sur chaque plan. Pour moi, ce dernier film est un chef d’œuvre, tout est beau, tout fait rêver. Les couleurs utilisées sont également porteuse et cette symbolique du vent intéressante. Vraiment si vous n'avez pas encore vu ce film, si vous n'avez jamais vu d’œuvres de Miazaki, je vous invite à découvrir ce film, vous pourriez très vite devenir accro.
The Claw
The Claw

75 abonnés 727 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 juin 2016
Visuellement, c'est sublime. Côté bande son, c'est fabuleux. La petite histoire d'amour, même si c'est très classique, et qu'on a déjà l'impression d'avoir vu cela des tas de fois dans d'autres films, ça a tout de même son charme, et ça parvient à nous émouvoir. Pour le reste, c'est à dire hélas la grande majorité du film, c'est d'un ennui abyssal. Bref, tout dans la forme, et pas grand chose dans le fond.
Hedlob
Hedlob

2 abonnés 29 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2016
Une splendeur, ce film. Ce n'est évidemment pas un film pour enfants, mais c'est merveilleux de romantisme onirique. Digne de Jules Verne, il parvient à nous faire rêver avec l'aeronautique. Une musique splendide.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 juin 2016
A l'instar des autres productions Ghibli, Le vent se lève est fortement teinté de mélancolie et se pare d'une touche d'onirisme. Mais contrairement aux autres œuvres du studio japonais, celle-ci développe une thématique très ancrée dans la réalité, logique pour une biographie. Elle ne s'appuie pas sur une multiplicité des niveaux de lecture qui permettrait d'adapter son contenu aux petits comme aux grands. Ainsi, il n'évoquera rien pour les enfants qui ne seront pas sensibles aux obstacles rencontrés et ne saisiront pas l'importance des enjeux dramatiques.
L'Otaku Sensei
L'Otaku Sensei

349 abonnés 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2016
Le Vent se lève...dernier film du grand magicien de l'animation Japonaise Hayao Miyazaki...rien qu'en se disant ça on est ému à l'idée que s'achève 30 ans de rêve et de cette poésie nippone vraiment unique.
Sortie en 2014 chez nous avec un retard de 6 mois par rapport à nos amis les Japonais, j'ai raté l'occasion de le voir au cinéma au moment de son passage en salle et c'est avec 2 ans et demi de retard que je découvre cette ultime perle. Evidemment pour cette "révérence" finale du maître, étant un grand fan de la grande majorité de ses oeuvres j'avais de grandes exigences quand au Vent se lève, ce que la presse a qualifiée "d'ultime chef d'oeuvre de Miyazaki". L'histoire du vent se lève nous fait faire un bond dans le passé pour nous ramener dans le Japon des années 1920 en pleine air des grands chamboulements économiques et politiques du monde. Jiro Horikoshi passionné par l'idée de voler rêve de construire des avions à l'instar de son idole, le célèbre concepteur d'avions Italien Giovanni Caproni, hélas, Jiro, à cause de ses problèmes de vue ne peut prétendre devenir pilote. Il s'oriente alors vers des études d'aéronautique à la poursuite de son rêve: construire un prototype aérien assez grand et performant pour transporter le plus de monde dans les aires. Néanmoins au beau milieu de cette époque de guerre ou les allemands ont la main mise sur les moyens technologiques, ce ne sera pas chose facile. Voilà à peu près pour le pitch global. Qu'est ce que j'en ai pensé ?? Eh bien c'est un sentiment assez dur à définir que je ressent à terme de mon visionnage. Premièrement je suis bien évidemment triste de me dire qu'il s'agit du dernier film de Miyazaki (et je lui adresse un immense merci pour tous les joyaux qu'il nous a pondu !) mais je suis quand même partagé, je m'attendais à un chouilla meilleur. N'allez pas me faire dire ce que j'ai pas dis, ce Ghibli est très bon assurément, mais à mes yeux n'égale pas les pépites que sont Mononoké, Chihiro, Nausicaä, le château dans le ciel ou Kiki. Des hauts et des bas dans ce film. Voyons ça par étape.
Déjà premier point le scénario, sur ce plan, indéniablement le vent se lève tient toutes ses promesses, l'histoire est forte intéressante, un jeune homme à la poursuite de son rêve, tournée sous un angle biopic et autobiographique avec une touche minime de romance. On suit le quotidiens de Jiro, personnage commun qui se fond dans la masse; personnage fictif mais inspiré d'une figure du même nom ayant belle et bien existé: le célèbre inventeur du "Mitsubishi A6M zero" ayant vécu de 1903 à 1982. La société Japonaise à droit à un bon portrait, illustrant bien ses difficultés et sa métamorphose du XXème siècle. Ainsi le film aborde les tremblements de terre, la grande dépression financière liée aux Krachs boursiers de l'époque, les épidémies et la guerre dans toute son ampleur avec les relations entre les Japonais et les allemands avares de leurs connaissances technologiques,la course à l'armement, l'urbanisation du Japon avec les machines à vapeur et la fabrication des engins aériens repoussants toujours plus loin les lois et les calculs. On suit tout ça avec attention mais malgré ça l'histoire se voit dotée de trop grosses longueurs qui finissent par nous ennuyer et l'impatience de voir la fin arriver prend le dessus par moments. C'est assez mal rythmés, certains passages font progresser l'histoire tandis qu'à d'autres moments c'est plus du surplace qu'autre chose. Du coup certaines séquences qui auraient due êtres émouvantes n'arrivent pas à l'être, ça casse l'émotion potentielle. De plus les séquences se suivent et se ressemblent trop; on suit toujours Jiro à son travail, penché sur ses plans, dans ses calculs...(de quoi filer la migraines aux non matheux comme moi XD ^^). Heureusement les quelques passages romantiques entre Jiro et Nahoko à la campagne compensent la lourdeur de ce côté militaire pessimiste omniprésent.
L'autre très gros et indiscutable point fort du vent se lève et de proposer une réflexion argumentée très profonde (à la limite de la thèse philosophique, j'exagère pas lol !) sur le rôle de l'avion. Doit il servir uniquement à des fins militaires et être réduit au rôle d'arme de destruction massive ? Ou bien devrait il servir les rêves artistiques des hommes en leur permettant de réaliser leur plus grand désir: voler ?
Ce sont les 2 grandes questions du débat sur l'aviation qu'on trouve dans ce film. Outre ça force et de constater que sur ce point on atteint les sommets du rêves Miyazakien, jamais le magicien n'avait traité aussi directement de sa passion pour les avions (qu'il a littéralement légué à Jiro....ou alors c'est le contraire qui sait ?! ^^), passé sous tous les angles, l'avion est au coeur du film, entouré de philosophie et de métaphore, il symbolise les rêves et le temps qui passe. On trouve également un très grand nombre de symboliques à propos du vent comme le laisse entendre le titre comme le vent du changement, le caractère éphémère de la vie, la tempête et d'autres; mais ce qu'on retiendra surtout c'est dessus tout la citation phare du film: "le vent se lève, il faut tenter de vivre", tirée du poème de Paul Valéry et qui constitue toute la morale du film.
Au niveau du dessin, les graphismes sont soignés et aucun détail n'est négligé. Les couleurs varient en fonction du ton et de l'environnement du récit et parviennent à refléter fidèlement l'ambiance et le caractère allègre/inquiétant que doit adopter telle ou telle séquence. On n'en sera pas ébloui mais ce n'est pas la qualité visuelle qui est si importante, c'est ce qu'on en conclura.
Les personnages sont bien travaillés, on y prête une attention particulière lorsqu'on sait que certains comme Jiro et Nahoko sont inspirés de modèles ayants existés.
- Jiro Horikoshi, héros du film, sont personnage nous apparaît comme on ne peu plus normal, bien qu'il soit au centre du récit il est "modérément" mis en valeur, c'est un homme à l'apparence physique normal, un peu gringalet avec des lunettes mais qui cache un vrai génie d'une grande intelligence. Calme et serein, son personnage ne communique pas beaucoup ses émotions qu'il cache la plupart du temps. C'est ce que je lui reprocherais car selon moi c'est ça qui nous empêche de complètement s'y attacher.
Son histoire mouvementé et les épreuves qu'il traversera toujours la tête haute susciteront notre admiration.
- Nahoko Satomi, le seul personnage qui a réussi à vraiment m'émouvoir, on s'y attache tout de suite bien que selon moi son arrivée dans l'histoire soit trop tardive. On est pris de compassion à cause de spoiler: ses problèmes de santé et sa fragilités due à la Tuberculose,
c'est par elle qu'est véhiculée la thématique du temps qui passe et emporte tout ce à quoi on tient. Comme pour Jiro, nous spectateurs, ne perdons pas une miette de tous les moments de bonheur qu'ils partagent.
Sinon on a pas mal de personnages secondaires comme Honjo, ami fidèle et collègue de Jiro ou Kayo, la petite soeur de Jiro diplômée en médecine. On regrettera qu'ils ne prennent jamais une véritable épaisseur dans les événements du récit. Enfin, on notera aussi la présence direct de l'ingénieur Italien Giovanni Caproni, lui aussi a réellement existé (1886-1957), qui accompagnera Jiro dans ses rêves (ce qui n'est pas sans rappeler le principe du héros qui discute en tête à tête avec sa conscience comme Rémi avec Gusto dans Ratatouille de Pixar).
Pas grand chose de plus, je crois que j'ai à peu près fait le tour; donc, en conclusion, avec le Vent se lève, Hayao Miyazaki nous livre ici son ultime oeuvre, véritable déclaration d'amour à l'aviation et l'univers aérien, tout en poésie avec en plus une belle relecture de la vie de l'ingénieur Horikoshi, à défaut d'être vraiment émouvant et de manquer de vraiment marquer comme ont pu le faire beaucoup d'autres productions de chez Ghibli, le vent se lève reste une fois de plus une grande réussite qui montre que jusqu'au bout, Miyazaki nous aura fait rêver. Avec beaucoup d'émotion, arigato gozaïmasu pour tout Miyazaki sensei !! 15/20
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