Le Vent se lève
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 juin 2016
A l'instar des autres productions Ghibli, Le vent se lève est fortement teinté de mélancolie et se pare d'une touche d'onirisme. Mais contrairement aux autres œuvres du studio japonais, celle-ci développe une thématique très ancrée dans la réalité, logique pour une biographie. Elle ne s'appuie pas sur une multiplicité des niveaux de lecture qui permettrait d'adapter son contenu aux petits comme aux grands. Ainsi, il n'évoquera rien pour les enfants qui ne seront pas sensibles aux obstacles rencontrés et ne saisiront pas l'importance des enjeux dramatiques.
L'Otaku Sensei
L'Otaku Sensei

349 abonnés 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2016
Le Vent se lève...dernier film du grand magicien de l'animation Japonaise Hayao Miyazaki...rien qu'en se disant ça on est ému à l'idée que s'achève 30 ans de rêve et de cette poésie nippone vraiment unique.
Sortie en 2014 chez nous avec un retard de 6 mois par rapport à nos amis les Japonais, j'ai raté l'occasion de le voir au cinéma au moment de son passage en salle et c'est avec 2 ans et demi de retard que je découvre cette ultime perle. Evidemment pour cette "révérence" finale du maître, étant un grand fan de la grande majorité de ses oeuvres j'avais de grandes exigences quand au Vent se lève, ce que la presse a qualifiée "d'ultime chef d'oeuvre de Miyazaki". L'histoire du vent se lève nous fait faire un bond dans le passé pour nous ramener dans le Japon des années 1920 en pleine air des grands chamboulements économiques et politiques du monde. Jiro Horikoshi passionné par l'idée de voler rêve de construire des avions à l'instar de son idole, le célèbre concepteur d'avions Italien Giovanni Caproni, hélas, Jiro, à cause de ses problèmes de vue ne peut prétendre devenir pilote. Il s'oriente alors vers des études d'aéronautique à la poursuite de son rêve: construire un prototype aérien assez grand et performant pour transporter le plus de monde dans les aires. Néanmoins au beau milieu de cette époque de guerre ou les allemands ont la main mise sur les moyens technologiques, ce ne sera pas chose facile. Voilà à peu près pour le pitch global. Qu'est ce que j'en ai pensé ?? Eh bien c'est un sentiment assez dur à définir que je ressent à terme de mon visionnage. Premièrement je suis bien évidemment triste de me dire qu'il s'agit du dernier film de Miyazaki (et je lui adresse un immense merci pour tous les joyaux qu'il nous a pondu !) mais je suis quand même partagé, je m'attendais à un chouilla meilleur. N'allez pas me faire dire ce que j'ai pas dis, ce Ghibli est très bon assurément, mais à mes yeux n'égale pas les pépites que sont Mononoké, Chihiro, Nausicaä, le château dans le ciel ou Kiki. Des hauts et des bas dans ce film. Voyons ça par étape.
Déjà premier point le scénario, sur ce plan, indéniablement le vent se lève tient toutes ses promesses, l'histoire est forte intéressante, un jeune homme à la poursuite de son rêve, tournée sous un angle biopic et autobiographique avec une touche minime de romance. On suit le quotidiens de Jiro, personnage commun qui se fond dans la masse; personnage fictif mais inspiré d'une figure du même nom ayant belle et bien existé: le célèbre inventeur du "Mitsubishi A6M zero" ayant vécu de 1903 à 1982. La société Japonaise à droit à un bon portrait, illustrant bien ses difficultés et sa métamorphose du XXème siècle. Ainsi le film aborde les tremblements de terre, la grande dépression financière liée aux Krachs boursiers de l'époque, les épidémies et la guerre dans toute son ampleur avec les relations entre les Japonais et les allemands avares de leurs connaissances technologiques,la course à l'armement, l'urbanisation du Japon avec les machines à vapeur et la fabrication des engins aériens repoussants toujours plus loin les lois et les calculs. On suit tout ça avec attention mais malgré ça l'histoire se voit dotée de trop grosses longueurs qui finissent par nous ennuyer et l'impatience de voir la fin arriver prend le dessus par moments. C'est assez mal rythmés, certains passages font progresser l'histoire tandis qu'à d'autres moments c'est plus du surplace qu'autre chose. Du coup certaines séquences qui auraient due êtres émouvantes n'arrivent pas à l'être, ça casse l'émotion potentielle. De plus les séquences se suivent et se ressemblent trop; on suit toujours Jiro à son travail, penché sur ses plans, dans ses calculs...(de quoi filer la migraines aux non matheux comme moi XD ^^). Heureusement les quelques passages romantiques entre Jiro et Nahoko à la campagne compensent la lourdeur de ce côté militaire pessimiste omniprésent.
L'autre très gros et indiscutable point fort du vent se lève et de proposer une réflexion argumentée très profonde (à la limite de la thèse philosophique, j'exagère pas lol !) sur le rôle de l'avion. Doit il servir uniquement à des fins militaires et être réduit au rôle d'arme de destruction massive ? Ou bien devrait il servir les rêves artistiques des hommes en leur permettant de réaliser leur plus grand désir: voler ?
Ce sont les 2 grandes questions du débat sur l'aviation qu'on trouve dans ce film. Outre ça force et de constater que sur ce point on atteint les sommets du rêves Miyazakien, jamais le magicien n'avait traité aussi directement de sa passion pour les avions (qu'il a littéralement légué à Jiro....ou alors c'est le contraire qui sait ?! ^^), passé sous tous les angles, l'avion est au coeur du film, entouré de philosophie et de métaphore, il symbolise les rêves et le temps qui passe. On trouve également un très grand nombre de symboliques à propos du vent comme le laisse entendre le titre comme le vent du changement, le caractère éphémère de la vie, la tempête et d'autres; mais ce qu'on retiendra surtout c'est dessus tout la citation phare du film: "le vent se lève, il faut tenter de vivre", tirée du poème de Paul Valéry et qui constitue toute la morale du film.
Au niveau du dessin, les graphismes sont soignés et aucun détail n'est négligé. Les couleurs varient en fonction du ton et de l'environnement du récit et parviennent à refléter fidèlement l'ambiance et le caractère allègre/inquiétant que doit adopter telle ou telle séquence. On n'en sera pas ébloui mais ce n'est pas la qualité visuelle qui est si importante, c'est ce qu'on en conclura.
Les personnages sont bien travaillés, on y prête une attention particulière lorsqu'on sait que certains comme Jiro et Nahoko sont inspirés de modèles ayants existés.
- Jiro Horikoshi, héros du film, sont personnage nous apparaît comme on ne peu plus normal, bien qu'il soit au centre du récit il est "modérément" mis en valeur, c'est un homme à l'apparence physique normal, un peu gringalet avec des lunettes mais qui cache un vrai génie d'une grande intelligence. Calme et serein, son personnage ne communique pas beaucoup ses émotions qu'il cache la plupart du temps. C'est ce que je lui reprocherais car selon moi c'est ça qui nous empêche de complètement s'y attacher.
Son histoire mouvementé et les épreuves qu'il traversera toujours la tête haute susciteront notre admiration.
- Nahoko Satomi, le seul personnage qui a réussi à vraiment m'émouvoir, on s'y attache tout de suite bien que selon moi son arrivée dans l'histoire soit trop tardive. On est pris de compassion à cause de spoiler: ses problèmes de santé et sa fragilités due à la Tuberculose,
c'est par elle qu'est véhiculée la thématique du temps qui passe et emporte tout ce à quoi on tient. Comme pour Jiro, nous spectateurs, ne perdons pas une miette de tous les moments de bonheur qu'ils partagent.
Sinon on a pas mal de personnages secondaires comme Honjo, ami fidèle et collègue de Jiro ou Kayo, la petite soeur de Jiro diplômée en médecine. On regrettera qu'ils ne prennent jamais une véritable épaisseur dans les événements du récit. Enfin, on notera aussi la présence direct de l'ingénieur Italien Giovanni Caproni, lui aussi a réellement existé (1886-1957), qui accompagnera Jiro dans ses rêves (ce qui n'est pas sans rappeler le principe du héros qui discute en tête à tête avec sa conscience comme Rémi avec Gusto dans Ratatouille de Pixar).
Pas grand chose de plus, je crois que j'ai à peu près fait le tour; donc, en conclusion, avec le Vent se lève, Hayao Miyazaki nous livre ici son ultime oeuvre, véritable déclaration d'amour à l'aviation et l'univers aérien, tout en poésie avec en plus une belle relecture de la vie de l'ingénieur Horikoshi, à défaut d'être vraiment émouvant et de manquer de vraiment marquer comme ont pu le faire beaucoup d'autres productions de chez Ghibli, le vent se lève reste une fois de plus une grande réussite qui montre que jusqu'au bout, Miyazaki nous aura fait rêver. Avec beaucoup d'émotion, arigato gozaïmasu pour tout Miyazaki sensei !! 15/20
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 mai 2016
Kaze tachinu (2013) (The wind rises) (Le vent se lève

1918, malgré sa myopie, le jeune Jiro Horikoshi aspire à l’aviation. Les années passent et Jiro est étudiant en ingénierie aéronautique et rêve de créer le meilleur avion qui ait existé.

Jiro est un personnage atypique, nourrit par une passion qui se transforme en une énergie et une motivation pure. Il a un désir, celui d’arriver à concevoir l’avion à la courbe la plus harmonieuse possible. À certains moment, je voyais Jiro comme étant de la trempe des visionnaires, ceux dont la figure, la personnalité est celle dont le regard semblent toujours voir plus loin que l’horizon, dont les intérêts sont sur un autre plan, désintéressé des problèmes quotidien et poursuivant un but vertueux. Je ne ressentais qu’une touche philosophique qui s’en dégageait et que les tourments ne faisaient que renforcer cette attitude détachée de Jiro.
Cette passion est également en décalage avec les objectifs économiques de l’entreprise et politique du pays. Dans ce film, il y a des intrigues liées à l’armée, au secret de conception, au lien entre le Japon et l’Allemagne. Le conflit, les risques ou les divergences d’opinion, que ce soit dans le choix d’investir ou de faire confiance à Jiro, sont autant d’élément pertinent, et les administrateurs ou employés verront heureusement son talent et lui accorderont la confiance et les moyens nécessaires.

En prenant du recul, je vois que ce film met en relation les tensions et l’avidité des humains face à la poursuite de la pureté, et comment la nature humaine, les querelles et les guerres déstabilisent l’équilibre de la vie, mais j’ai cependant trouvé dérangeant que d’éprouver un attachement ou de la compassion à ce personnage, connaissant les répercussions de ces actes et l’Histoire de la seconde guerre mondiale.
Un autre problème est le rapport aux problèmes humains. Jiro aura beau se donner corps et âme à son rêve, il souffrira également face aux embuches et aux conséquences, que ce soit suite à une malchance ou dans sa relation avec ses compagnons, ou surtout avec spoiler: sa femme, avec laquelle il a une relation particulière et touchante mais dont le film dépeint la liaison avec beaucoup de subtilité, de non-dit et avec une approche légère et innocente.

Par contre, les personnages secondaires spoiler: n’avaient pas assez de développement à mon goût. Certains changements dans l’attitude de l’un ou de relation avec un autre m’avaient étonnées et j’aurai aimé plus les connaitre,
mais le film se concentre finalement exclusivement sur le personnage de Jiro.
J’ai trouvé que c’était une belle histoire, au parcours éreintant et épuisant, surtout vis-à-vis de ma passion et de mon pathos.

Concernant le doublage, la voix légèrement fluette de Jiro m’avait interpelée au début. Je me posais des questions sur cette décision, mais plus le film progressait, plus ça voix et sa tonalité calme et douce mais stable traduisait de manière juste la personnalité du personnage, celle d’une personne équilibré et concentré.

Visuellement, c’est simple : c’est le plus beau dessin animé que j’ai pu voir.

Les décors sont remplit de détails, on ressent l’attention aux nombreux détails, que ce soit pour les plantes ou bien la verdure, mais aussi pour le bois des planches des bâtiments, des intérieurs et particulièrement aux véhicules volants. Les couleurs sont vives et riches en variation, en tonalité et en contrastes. La qualité des nuages est hallucinante de réalisme, avec une profondeur et des couleurs variées, me faisant penser à mes voyages en avions.
Et chaque plan peut être encadré, tel un tableau ou un fond d’écran. C’est magnifique.
L’animation des personnages, que ce soit par exemple lorsqu’ils sont occupés à travailler ou lorsqu’ils sont doivent interagir, est complémentée par de nombreux petits détails tels que la manière dont ils agissent ou bien la position de leurs mains. Et lorsqu’ils se déplacent, les créateurs arrivent à retranscrire sublimement les mouvements naturels des adultes mais aussi bien celui des enfants.
Le style particulier de Hayao Miyazaki est toujours présent mais utilisé durant les scènes de rêves et durant les envolées. C’est particulier car cette identité unique, où tout, même des objets solides ont l’impression d’être malléable, et cela délimite fortement ces visions et ajoute un sentiment de légèreté et de souplesse, comme si ces avions n’étaient pas simplement des êtres de métal, mais plutôt des engins semi-organiques, vivant le souffle et les masses d’airs, glissant dans les courants tels d’élégants oiseaux.

Les bruitages sont de très bonne qualité, mais il y a quelque chose de très particulier. À chaque fois qu’il y avait une atrocité ou une catastrophe (tremblement de terre, explosion, incendie), ce sont des voix humaine, des lamentations et des plaintes qui sont utilisées. Cela donne étrangement beaucoup de force aux situations mais me mettait en même temps mal à l’aise.
La musique est toujours magique, mais j’ai trouvé que les thèmes, typiquement marquant pour les films du studio Ghilbi, étaient absent et qu’ils ressemblaient bien fort aux précédentes compositions de Joe Hisaishi, par exemple à ceux de Porco Rosso.

J’ai trouvé que ce film était poignant et touchant, beau mais mélancolique.

8,5/10
Ninjaw P
Ninjaw P

42 abonnés 299 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 mai 2016
Complètement raté, formidablement ennuyeux, scénario ridicule, lenteur exaspérante, personnage grotesques très mal dessinés. Histoire d'amour niaise et navrante. Thème inintéressant au possible. Le tableau est bien triste, notes de la presse hautement inexplicables comme d'habitude. Donc 0.5/5
LeMagduCiné
LeMagduCiné

72 abonnés 626 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2016
Le Vent de la Vie

Le onzième et dernier long métrage du Maître Miyazaki peint le Japon des années 20-40, une période lourde de significations (crise économique, mutation de l’urbanisme, fièvre militariste, désastres naturels…). Les séquences du grand tremblement de terre du Kanto en 1923 sont d’un réalisme confondant, retranscrit dans les moindres détails avec une précision chirurgicale, on s’y croirait…

Cette ultime fresque se détache de sa filmographie par sa maturité, moins fantastique que “Princesse Mononoké” ou “Les contes de terremer”, mais tout aussi beau, « Le vent se lève » raconte l’ascension de Jirô Horikoshi (Hideaki Anno) amoureux d’aviation depuis son enfance, qui mit au point le Zèro, célèbre chasseur de la seconde guerre mondiale !

Une animation plus ancrée dans le réel, que ses précédents réalisations, mais toute aussi poétique, le vent se lève embrasse des thèmes comme la famille, l’amour, la nature, l’ambition, la violence, sans doute l’œuvre la plus émouvante du maître de l’animation japonaise. Une animation mélancolique, lyrique, sans doute la plus intimiste du vieux maître japonais, son héros est un artiste du vent, il n’aspire qu’à créer des machines volantes pour leurs beautés que la guerre détourne pour en faire des vaisseaux de morts. Comme nous dit Jikô dans Princesse Mononoké : « C’est ce monde qui est maudit« , la passion pour l’aviation de Jirô Horikoshi, tout comme Caproni, son idole, son rêve, sa création se transforme en cauchemar.
this is my movies

830 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2016
Dur de se dire que ce film est le dernier de la carrière du grand H. Miyazaki. Non pas que le film soit décevant bien au contraire mais il est certain que son talent de conteur nous manquera tout comme sa maestria visuelle. Attention, le film en question n'est pas vraiment un film pour enfants, loin de là, mais plutôt un biopic animé sur un homme qui a marqué l'imaginaire de l'auteur et qui lui permet de délivrer encore quelques belles leçons de vie empruntes d'une sagesse qui force le respect. Autant le dire d'entrée de jeu également, l'animation est splendide et se révèle même carrément virtuose par instants, rendant le mouvement avec une fluidité sans pareille. Les décors et les détails sont d'une précision extrême tout comme le savant découpage du réalisateur qui ne laisse rien au hasard. Une histoire qui trouve beaucoup d'échos chez Miyazaki, abordant quelques thèmes comme la filiation, la création, la frustration de manière très frontale, livrant ainsi un testament artistique d'une immense élégance. Un film ample, dense,majestueux bref, un chef d'oeuvre incontournable pour tous les fans de cinéma, un grand film abordant plein de sujets et qui émeut comme rarement. Il ne faut passer à côté de ce film. D'autres critiques sur
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 janvier 2016
C'est le premier film des studios Ghibli que je découvre, et surtout le premier film d'Hayao Miyazaki. Et je l'ai trouvé d'une poésie époustouflante. Guerre, amour, tous les thèmes se mêlent avec beauté, autour de l'aviation. L'animation est magnifiques, les dessins superbes. Rien que l'affiche me donnait envie de découvrir ce dessin animé nippon. J'en suis ressorti transporté. Il nous fait ressentir des émotions fortes et douces à la fois ; et dans son réalisme il réussit à nous faire rêver. La musique n'y est pas pour rien, la bande-originale étant sublime. La réunion de tous ces éléments fait du Vent se lève un de ces films qui nous habitent longtemps après être sorti de la salle. Après l'avoir vu, j'ai envie de dire à mon tour, selon les mots de Paul Valéry :
Le vent se lève !... Il faut tenter de vivre !
zhurricane
zhurricane

100 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2016
Une déception ce film au vu de ce que nous a habitué Miyasaki par le passé. Le film est lent et contemplatif et n'a pas grand chose à raconter. Mais il faut dire que ce film se vit comme un chant du cygne du maître et qu'il a réussi à me faire ressentir cette légèreté et cette froideur du vent. On sent les rêves et les aspirations et le temps qui passe, et l'amour. Alors il est vrai que c'est ma sensibilité exacerbé en cet auteur fantastique qui me fait ressentir ça plus que de raison et peut être que vous n'y verrez qu'un film ennuyant. Il est vrai que c'est en partie le cas, et que je regrette de ne pas trouvez le génie intégral qui régnait sur presque tout ces autres films. Quand il savait nous pondre un univers riche et complexe ici c'est juste un univers qui lorgne vers le trop sucré, Mais, il y a quelque chose d'impalpable qui arrive à m'émouvoir un peu, ce quelque-chose c'est l'atmosphère, même si les musiques ne sont pas aussi bien que par le passé et les décors pas aussi merveilleux.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 juillet 2015
Graphiquement beau, mais d'un ennui mortel. Rare sont les fois où je peine à terminer un film, surtout d'animation...
L'histoire d'amour est digne d'un feuilleton de l'après midi, et le côté historique est sous exploité.
Soyons honnête, ce film est totalement survendu par les critiques !
BigDino
BigDino

10 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juin 2015
Projet plus ambitieux que d'habitude de la part de Miyazaki, c'est malgré tout une belle réussite. L'histoire n'est pas toujours facile à suivre, les passages oniriques sont assez lourds et répétitifs, mais la qualité de l'animation compense largement. Il y a à un moment une image de train sous la neige que je me suis repassé trois fois de suite tellement je trouvais ça beau. Le personnage principal est intéressant dans son obsession, qui lui fait placer son amour, et même la vie de sa femme, après son travail. On se rappelle de Pazu dans le château dans le ciel, obsédé par les machines volantes, le thème des passages amoureux rappelant d'ailleurs énormément la musique de cet animé. Mais là le sujet prend une bien plus grande ampleur. Ca vaut le coup de s'accrocher.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 21 juin 2015
Éluder toute référence (ou presque) à la guerre pour ne s'intéresser qu'au portrait onirique d'un homme, pourquoi pas. Après tout, Myazaki s'y connaît un peu en onirisme et en belles images et le vent se lève s'inscrit sans problème dans cette tradition. Mais que cette histoire est chiante ! Pas un moment je ne me suis senti concerné par le destin de cet homme fade, passionné mais tout sauf passionnant.
Heureusement, comme toujours les images sont belles, mais pour un Myazaki, surtout si cette oeuvre est bien sa dernière, c'est très décevant.
NammJones
NammJones

143 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mai 2015
Une belle aventure qui nous amène dans le monde des aviateurs.
L'histoire est parfois longue‚ lente ou sans détail puis a d'autres moments on est amené dans un conte très sympathique et agréable.
Ce n'est pas transcendantale mais ça se laisse regarder
Christophe G
Christophe G

4 abonnés 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2015
L'amour à la japonaise, le sacrifice de tout un chacun pour le bienfait des autres, la recherche de la perfection, la distance et la pudeur des sentiments, la rareté des émotions et la force du silence et de l'absence ... l'esprit japonais, la culture japonaise dans ce qu'elle a de plus beau, est representé de manière absolument sublime dans ce film. La musique, les bruitages, tout est divin. On vous transporte tout droit dans les nuages. Une merveille que ce Kaze Tachinu, une pure merveille...!
shmifmuf
shmifmuf

211 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2015
"Le vent se lève" sera probablement le dernier film de Miyazaki, Il ne sera pas son plus grand chef d'oeuvre ("Le voyage de Chihiro" et "Princesse Mononoké" se disputent ce titre).
Son long métrage testament est à la fois mélancolique et plein d'espérance comme souvent chez lui. Par contre il se révèle beaucoup plus adulte et moins féérique qu' à l'accoutumée.
Adri P
Adri P

14 abonnés 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2015
on sort totalement du registre fantastique souvent lie à Miyazaki et au studio ghibli pour du plus réaliste style porco rosso à ses debuts. on retrouvera même une pointe du tombeau des lucioles mais dans l'avant guerre
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