Le Vent se lève
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vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mars 2015
Un film monumental, d'une finesse et d'une beauté à couper le souffle. Hayao Myazaki, le maître, se retire et on peut avoir le cœur déchiré par cette décision, tant le cinéaste a encore des choses à dire. Ce dernier film de l'artisan japonais prend un tour étonnant en racontant la vie d'un homme bien réel, d'un ingénieur en aéronautique qui court après ses rêves et trouvera l'amour sur ce chemin tortueux. Mais si le conteur prend donc un certain virage réaliste, il n'en abandonne pas pour autant l'onirisme qui lui est propre en nous faisant entrer dans l'esprit et le cœur de son personnage, dans ses rêves, dans ses conversations imaginaires avec ses mentors fantasmés. Cela donne un personnage fascinant et incroyablement attachant, alors même qu'il vouera sa vie à créer des machines à tuer. Mais cet aspect aussi est traité avec une finesse absolue, tout en réflexion et en délicatesse. L'histoire d'amour, également, est bouleversante et magnifique, et montre encore une fois que Myazaki est un narrateur époustouflant de maturité et de poésie. Et enfin, tout est au diapason : des dessins absolument sublimes une musique incroyable... bref un cru incroyable, le dernier malheureusement.
Le Cinema du Cinéphile
Le Cinema du Cinéphile

87 abonnés 60 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mars 2015
On peut ne pas être intéressé par l'animation japonaise, on peut ne pas adhérer aux studios Ghibli, par contre on ne peut pas dire du mal sur Hayao Miyazaki, on peut ne pas aimer son travail, mais pas que c'est un tâcheron. Moi même qui ne suis pas toujours séduit par ce genre d'animé, je suis prêt à dire que Miyazaki est un grand, et encore le mot est faible, j'irai même plus loin en le considérant comme une relique de l'animation japonaise. Ses films sont à la fois beaux esthétiquement, spectaculaires, inventifs, poétiques et intelligents, bref tous les éléments pour faire un animé parfait. Je vénère le travail de Miyazaki, rien qu'en entendant ou prononçant son nom j'ai des frissons. Le bonhomme âgé d'une soixante dizaine d'année, a mit fin à sa carrière cinématographique en signant son dernier film, avec pour titre " Le Vent se lève ". Et bon sang qu'est ce que je l'ai attendu, j'ai espérer quelque chose de grand, d'exceptionnel, de magistrales prouvant bel et bien que le réalisateur face auquel on est demeure irremplaçable. Après l'avoir visionné, je ne vais pas vous mentir en vous disant qu'il s'ait d'un excellent film, une belle conclusion pour la carrière de Miyazaki, mais personnellement j'en suis ressorti très légèrement déçu, je n'ai pas eu la grosse claque que j'attendais tant. On le sait tous, le principal genre auquel s'attaque Hayao Miyazaki est le fantastique, ces univers riches et variés, nous invitant à la fois à rêver et réfléchir sur notre quotidien. Après nous avoir apporté un bon gros nombre de chefs d'oeuvres, la seule chose que j'espérais de sa part, c'est que son dernier film soit lui aussi fantastique, mélangeant tous les charmes de ses précédentes oeuvres pour en faire son ultime chef d'oeuvre. Ce qui ne fut pas le cas, vu qu'à la place, on a un film beaucoup plus encré sur la réalité, c'est dommage, mais bon ce que je lui reproche n'est que du chipotage, je ne considère cela donc pas comme un défaut. Le scénario est très intéressant et utilise deux thèmes, dont l'un est quasiment mis en valeur dans les animés de notre réal, à savoir la guerre, certes, c'est assez secondaire dans le film, mais ça a quand même une légère importance. Le second thème fortement apprécié par Miyazaki, que l'on retrouve souvent chez lui, est l'aviation, qui là en revanche est mis très en avant. L'histoire est donc très bonne, mais la façon dont elle est montée ne peut plaire à tout le monde, en effet, la première partie se centre sur la passion du personnage principal, Jiro Horikoshi, sur les avions, alors que la seconde s'attarde sur les relations de couples entre Jiro et sa fiancée Nahoko. Au niveau de la réalisation, il n'y a rien à reprocher, c'est du Miyazaki, cela signifie qu'on affaire à un niveau des plus élevés. Ce qui m'a assez surpris, c'est de voir à quel point, le film n'a pas du tout un titre trompeur, en effet, le vent a une importance dans tout ça, à chaque sa présence nous est montrée, cela signale un élément important de l'histoire. Visuellement, je crois bien qu'on atteint la perfection, c'est une pure merveille, ce n'est pas sans précédent certes, mais qu'est ce que c'est beau à voir. Il y a vraiment des scènes tellement belles, tellement poétiques, tellement travaillé au niveau de l'animation, ne me faisant confirmer qu'une chose, on est face à un grand film d'animation en ce qui concerne l'esthétique. Et si il y a bien un élément me faisant prendre mon pied devant ce genre de films, c'est bien sur la poésie, Miyazaki est vraiment très fort dans ce domaine, c'est un vrai poète. Le souci, c'est que la poésie se fait rare dans " Le Vent se lève ", certaines scènes sont là pour être poétique je ne dis pas le contraire, mais pour elles ne sont pas assez nombreuses, qu'au bout de moment, je commence à en réclamer. Les personnages sont excellents, Jiro Horikoshi est passionnant, dès le début du film, on est intéressé par son histoire, sa passion pour les avions, son envie d'en créer un nouveau modèle qui figurera comme une révolution. Nahoko Satomi est elle aussi fort intéressante, attachante et surtout émouvante. Pour ce qui est du reste des personnages, ce n'est que du bon, il n'y a rien de négatif à signaler. Et pour finir, les compositions nous viennent à Joe Hisaishi, qui a composé la quasi-totalité des oeuvres de Miyazaki, on lui doit magistraux (et je pèse mes mots) faisant de lui un grand compositeur, mais là j'avoue être un peu déçu, c'est plutôt beau à écouter, mais décevant comparé au reste de ce qu'il a pu faire. En conclusion, Hayao Miyazaki conclu sa carrière de façon positive, en nous offrant un dernier film très réussit, mais pas totalement à la hauteur de ce que j'espérais. Une légère déception tout de même, bien qu'excellent, le film ne rivalise pas face aux véritables chefs d'oeuvres que sont " Le Chateau dans le Ciel ", " Mon Voisin Totoro ", " Princesse Mononoké ", " Le Voyage de Chihiro " et " Le Château Ambulant ". Un grand réalisateur, qui j'espère restera à la mémoire des spectateurs à jamais, respect Miyazaki, respect pour cette exceptionnelle carrière cinématographique.
shindu77
shindu77

116 abonnés 1 684 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mars 2015
Bon manga dans l'ensemble. A mon goût, c'est un peu surnoté. L'histoire est intéressante ainsi que les personnages. Toutefois, mon principal défaut est le rythme du film qui est trop lent. C'est bien de jouer sur la qualité des décors mais il ne faut pas en abuser.
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mars 2015
Hayao Miyazaki tire sa révérence en nous laissant son dernier bébé, alors que lui arrête sa carrière moi je continu de poursuivre le reste de sa filmographie et celui ci devient mon troisième, autant dire que même si lui a mis fin à son oeuvre, je n'en suis encore qu'au début.

Le Vent se lève nous fait suivre dans les années 1920 l'histoire du jeune Jiro, à cause de sa mauvaise vue il ne réalisera jamais son rêve de devenir pilote d'avion, il en est fan, il est également un grand admirateur du concepteur d’avions Giovanni Caproni, malgré ce destin bête il s'approchera de ce rêve en devenant à son tour concepteur.
Entre tremblement de terre, guerre, rêve et amour Jiro vivra de nombreuses choses, mais cette fois ci aucun monstre, aucune sorcière à grosse tête, aucun château, il semblerait que Miyazaki est voulu finir sur une touche plus simple et bien plus naturelle. Il ne me semble pas que dans sa carrière il est imaginé une histoire réaliste, sans fantastique, je ne voudrais cependant pas dire de bêtise, je trouve que finir sur ce film d'époque est un très bon choix, du haut de ses 74 ans il a bien fait de boucler sa carrière avec en quelque sorte une oeuvre "mature", non pas que ses autres faisaient trop gamin, du tout, seulement c'est une très bonne et belle idée de proposer un film d'époque simple et beau sans extravagance.

Ayant vu le film dans les meilleurs conditions, à savoir en haute définition, j'ai pu admirer ce travail esthétique et visuel qui est au meilleur de sa forme, un dessin magnifique, et dire qu'avant j'étais anti-dessin japonais, je préfère certes toujours l'animation à la Pixar mais je dois bien reconnaître que ses dessins sont de très haut niveau.
Malgré le faite que cette dernière pièce du monsieur soit plus dramatique et dans un univers réaliste il nous embarque plusieurs fois dans les rêves de ce jeune Jiro où il se fait plaisir avec des situations impossibles dans la vraie vie, il se lâche une dernière fois dans une moindre mesure bien sur mais ne renie en rien le fantastique.

En bref, le "maître de l'animation" termine sa longue et admirée carrière par un très beau film à l'histoire complète et très bien écrite.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 mars 2015
Un film d'animation magnifique ,
Avec beaucoup d'émotions et un beau graphisme. Aucune déception .
Ce film est un beau rêve , teinté de vérité.
moket

660 abonnés 4 678 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mars 2015
Miyazaki livre là son dernier chef d'œuvre et son film le plus adulte dans son propos et pour le public auquel il s'adresse. Avec toute la poésie qui le caractérise, toujours épaulée par l'envoutante musique de Joe Hisaichi, Le néo-retraité se permet même d'évoquer des pages douloureuses de l'histoire du Japon. Le cauchemar se matérialise principalement dans le rêve, les personnages vivant les événements à distance mais les évoquant ouvertement. Au-delà du cauchemar, l'espoir et la promesse d'un avenir meilleur, le héros vivant sa passion et se donnant corps et âme, et une belle (et triste) histoire d'amour. Quelques longueurs certes, mais l'on se laisse aisément gagner par la mélancolie ambiante. Au revoir Monsieur Miyazaki et merci !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 20 février 2015
Si vous avez aimé les superbes "princesse mononoké", "le voyage de chihiro"ou encore "le chateau ambulant", passez votre chemin. Celui-là n'en vaut pas la chandelle !
L'histoire survole l'histoire de la guerre, une histoire d'amour mise en scène de manière ridicule et des longueurs entremêlées de rêves inutiles...
WalkthisWay
WalkthisWay

24 abonnés 670 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2015
Sans doute un des films les plus tristes de Miyazaki mais également une très belle réussite.
Rassurez vous, le film ne s'adresse pas seulement aux férus d'aviation, loin de là, puisque ce qui forge véritablement le récit, c'est la relation du héros avec sa compagne. Le maître sort par la grande porte.
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2015
Déçu par ce dernier Miyazaki, on s'y attendait, on savait que ça allait être très différent de ses précédents films que ça allait être à part dans sa carrière. Alors ça aurait pu donner quelque chose d'incroyable finalement ça reste plutôt convenu. Bon un biopic en animation pourquoi pas même si je ne suis pas complètement convaincu du postulat de départ. Ce n'est pas que Miyazaki renonce à ses thématiques pour autant, il a les séquences de rêves qui sont totalement fantastiques et puis ces histoires d'amours magnifique c'est un des rares romantiques que j'apprécie, son obsession pour les avions et la mécanique des machines et puis sa critique de la guerre. Après il y vraiment des passages impressionnants comme la scène du tremblement de terre qui est juste wahou ! et puis au niveau du bruitage c'est super bien vu la terre qui respire d'un énorme râle, ça fait froid dans le dos. Et puis j'ai adoré ce personnage fantomatique de Castorp, l'allemand au nez protubérant et aux yeux hypnotiques toujours envahi par la fumée de sa cigarette qu'il ne cesse de consommer. Mais voilà, malgré tout je n'ai pas trouvé ça passionnant, incroyable, Miyazaki finit sur un film mineur mais le maître sait y faire et nous offre malgré tout un long-métrage de qualité !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 février 2015
Le vent se lève, dernier film de Hayao Miyazaki (en tout cas c’est lui qui le dit), retrace une partie de la vie de Jirô Horiskoshi, un ingénieur japonais qui a créé les tristement fameux Zero. Pour Miyazaki, ce film ressemble à un exutoire : parler du côté noir du passé de son pays, peut-être réhabiliter cet ingénieur qui ne faisait que son métier, rendre hommage à son père qui travaillait dans une usine fabriquant ces avions de guerre et peut-être, peut-être lester une partie du poids qu’il portait, lui qui est né l’année de Pearl Harbor.

J’ai beaucoup aimé, et vraiment je ne comprends pas les nombreuses critiques négatives, voire virulentes, que j’ai pu voir. Pour moi, Miyazaki a tout à fait raison d’aborder l’histoire de son pays en ne niant pas ce qu’il s’est passé. Quoi, vous pensez que les Japonais se sont fait embobiner par les méchants Allemands qu’ils ont suivis dans la Seconde Guerre Mondiale ? Pearl Harbor, c’est les Allemands ? Et en France, on était tous résistants peut-être ? Vous voyez où je veux en venir.

Jirô, le personnage principal, est un homme ordinaire qui poursuit son rêve de faire de beaux avions. Parce qu’il avait une mauvaise vue, il ne pouvait pas être pilote, alors il est devenu ingénieur. Finalement, l’utilisation faite des Zero a été monstrueuse, mais qu’est-ce qu’il y peut ? Ce n’est pas parce qu’on crée un objet utilisé ensuite à de mauvaises fins qu’on est mauvais soi-même. Il faut aussi se rappeler qu’on est dans la première moitié du XXème siècle, au Japon. Entre la culture très particulière de ce pays où l’obéissance et l’abnégation sont parmi les plus grandes qualités et le nationalisme de cette période (en Europe également, ne l’oublions pas !), il est évident que si on lui demande d’enlever les roues rétractables pour mettre des mitrailleuses à la place, Jirô Horikoshi l’a fait. J’ai appris beaucoup de choses sur le japon à cette époque.

Le sujet du film est dur, sérieux et historique mais moi j’y ai bien vu la magie de Miyazaki, avec la dualité réalité/rêve présente tout au long du film. Jirô rêve tout le temps, endormi et éveillé. Il vit souvent dans son monde à lui, à part, où il imagine ses avions, comment ils voleraient, si l’armature tiendra le coup, etc., et il y retrouve son « mentor », le comte Caproni, ingénieur italien qu’il admire depuis son enfance. Et puis cette citation française qui revient, comme une litanie ou comme une ritournelle, qui porte bien plus d'espoir que de tristesse au final. "Le vent se lève ! Il faut tenter de vivre !" En plus c'est rigolo, ils le disent vraiment en français dans la VO.

La musique est belle et douce, même si elle est en-dessous des autres compositions qu’a pu faire Joe Hisaishi. C’est aussi à mon avis la plus belle histoire d’amour que Miyazaki a mis en images. J’ai vu que des spectateurs avaient trouvé Jirô égoïste. Je n’ai pas du tout compris sa relation avec Naoko comme ça, mais je ne peux pas en dire plus sans spoiler. Là encore, il faut garder à l’esprit que la mentalité japonaise de l’époque est très particulière. C’est clairement un film d’adieu qui n’est pas pour les enfants, mais Miyazaki n’a jamais que des films pour enfants ni que des films fantastiques, en tant que réalisateur et/ou scénariste. J’ai tout de même deux défauts à pointer : le film est un tantinet trop long, je pense que 1h45 aurait mieux convenu, et il manque de repères spatio-temporels clairs, il a vraiment fallu faire un effort avec chéri pour nous y retrouver complètement.

Un film magnifique, qui a su nous toucher et nous plaire, beaucoup. Comme ce n'est pas l'un des plus joyeux de Miyazaki, il est certain que ce n'est pas celui qu'on reverra le plus souvent, mais il atterrira sans doute dans notre collection. Pour finir, un extrait du poème dont est tiré la citation qui sert de titre au film.

Paul Valéry

Le Cimetière marin (dernière strophe

Le vent se lève!... Il faut tenter de vivre!
L'air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs!
Envolez-vous, pages tout éblouies!
Rompez, vagues! Rompez d'eaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs!
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 5 février 2015
Pour moi, découvrir un film de Hayao Miyazaki, c'est toujours excitant. Toujours. C'est la promesse de vibrer, de voyager, de rire, de pleurer et de finir par retrouver en moi ces émotions qui me rappellent ô combien je suis vivant. C'est un songe éveillé. C'est toujours un spectacle hallucinant de beauté et d'inventivité. Des dessins qui nous embarquent entre la terre où se posent nos pieds et les infinités du vide peuplées de chimères où vagabondent les esprits rêveurs. Hayao Miyasaki, c'est un chamane qui nous porte sur le chemin des rêves que nous avons oublié. A chaque fois.
Alors, pourquoi ?
Pourquoi, cette fois ci, suis-je resté cloué au sol ?
Pourquoi cette promesse de vent et d'amour, s'est elle transformée en une insipide et mielleuse promenade du dimanche ?
Pourquoi n'y a-t-il rien de surprenant, de romantique, de poétique, de fou ?

Peut être faut-il être éduqué au niveau des élites cinéphiles pour comprendre entre les lignes du scénario la subtilité du propos ? Peut être faut il voir dans la mono-expressivité des personnages un acte de création pur, moderne et innovant ? peut être que l'histoire décousue et terriblement convenue nous enseigne-t-elle comment trouver dans l'ennui la possibilité d'un épanouissement qui nous pousse vers la sagesse ?

Malheureusement, je ne crois pas. Et j'en suis désolé. Car même la beauté des dessins, la finesse des couleurs et la fluidité de l'animation ne suffisent pas à combler ce vide béant qui s'est ouvert à un moment pour se refermer deux heures plus tard. Je savais que ce film n'était pas comme la majorité des créations de Maître Miyasaki et je ne m'attendais pas à une rencontre du 3e type. Mais je ne pensais pas non plus tomber dans une soirée du 3e âge.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 4 février 2015
J'ai été particulièrement déçu du dernier film du grand maître de l'animation, "Hayao Miyazaki", dit "Le Vent se lève". J'ai trouvé le film très plat, sans aucun angle, des personnages très peu attachants, des dialogues pas intéressants. En fait on ne sait pas du tout où l'auteur veut en venir, c'est simplement une biographie d'un des plus grands ingénieurs en aéronautique au monde durant une période de sa vie qui est l'avant seconde guerre mondial mais rien n'avance et n'a d'intérêt finalement. Le coup de crayon du maître a moins été perfectionné, j'ai trouvé les décors et même les traits des personnages pas tellement recherché. Le film ne nous fait pas rêver du tout contrairement à monoké, chihiro, ariette, ponyo ... pour moi c'est le film de trop et Miyazaki tire sa révérence avec son plus mauvais long métrage. J'ajouterais quand même que le film reste assez poétique lors de certaines scènes et de la musique du grand compositeur Joe hisaichi, miyazaki a parfois choisi de ne pas mettre de musique d'ambiance mais plutôt la bande originale qui est comme toujours irréprochable. Ce sont les seuls points positifs que j'ai pu trouver.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 janvier 2015
Ici, Hayao Miyazaki signe son dernier film appelé "Le Vent se lève", lui qui était habitué aux films assez loufoques contenant une animation somptueuse, il fait dedans un film plus humaniste, et c'est vraiment excellent. Les dessins, même si ceux de "Princesse Mononoké" ou "Le Voyage de Chihiro" étaient un peu plus aboutis, ça n'en reste quand même pas moins magnifique, l'animation est sublime et les personnages sont attachants et certains sont réellement émouvants et humains, il comporte aussi des scènes magnifiques, vraiment belles, j'ai aussi beaucoup aimé les séquences ou Jiro, le personnage principal, rêve et laisse échapper son imagination, c'est vraiment somptueux et poétique. Le film est aussi très bouleversant et touchant, il réussit facilement à émouvoir. On voit que Miyazaki est pleinement investi dedans, comme a son habitude, et donne un merveilleux "au revoir" avec ce film. Magnifique film qui montre que l'animation japonaise vit et vivra toujours, surtout qu'avec les films d'animation outre-atlantique sortant sans cesse et utilisant toujours l'animation 3D, tantôt en bien, tantôt en mal, mais je préférerais toujours l'animation 2D ou les dessins réellement écrits à la main, ce qui prouve que l'animation japonaise restera maître dans le domaine du film d'animation. Bref, regardez-le !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 janvier 2015
Miyazaki change avec bonheur de registre pour son dernier film. Il passe du fantastique-poétique à la biographie filmée, romantique, gardant un aspect fantasmé, d'un ingénieur aéronautique qui rêve de construire un des plus beaux avions du monde dans un Japon en voie de développement. Le Pari du Maître est tenu et mérite bien des éloges. Les "soit-disant" longueurs et compagnie, reprochées à ce genre de création cinématographique par gens qui ne peuvent pas suivre une émission de télévision pas trop tarte, plus de 10 minutes, sans zapper, sont complètement risibles dans le contexte de l'histoire elle-même. Touchant sur bien des points, démonstratif sur la bêtise de la guerre transformant un oiseau de haute technologie en machine de guerre, le conte est bien vu. Maintenant est-ce que l'ingénieur était aussi soucieux des conséquences de son invention dans la réalité, à voir?
MaxLaMenace89
MaxLaMenace89

65 abonnés 282 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2015
Testament onirique d'un monument du cinéma d'animation japonais, Le Vent Se Lève est l'ultime occasion pour Hayao Miyazaki d'opérer un tracé plus réaliste, celle d'une vie, véritable, piégée dans l'obscurité entre les rêves et l'enfer. Sous le motif permanent du songe et des alizés, le film traverse tel un appel d'air le temps de cette vie, les ellipses traumatisantes de l'Histoire et les apogées hypnotiques de l'intimité, la rouille suintante de l'industrie et la démesure cotonneuse du psyché. Miyazaki fait de son cinéma, celui des rêves et de l'imagination, le moteur interne et insidieux de sa dernière pièce : les passions, dans un maelström d'émotions, se dessinent alors dans un troublant et audacieux exercice d'acoustique humaine, primitive et puissante naïveté des effets sonores berçant le sublime systématique des images, tableau subjectif d'un éternel utopiste. Hanté par la subjectivité de son cinéaste, Le Vent Se Lève est une œuvre belle à en crever et incroyablement résignée, les rêves incapables de soigner les maux de la réalité. Le jeune Jiro, tel un Miyazaki guidé et englouti par son art, finit alors par lâcher ses larmes et, dans un ultime "Merci", livre une révérence des plus absolues.
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