À perdre la raison
Note moyenne
3,4
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247 critiques spectateurs

5
18 critiques
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90 critiques
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83 critiques
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THE-CHECKER
THE-CHECKER

125 abonnés 713 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 juillet 2013
Quand le pékin moyen tombe sur la page des faits divers, il esquisse bien souvent une grimace de dégoût, face au sordide relaté régulièrement dans nos quotidiens, maudissant dans le même temps les auteurs des actes les plus sinistres quand ils ne leur souhaitent pas tout simplement une mort lente et douloureuse (à plus forte raison lorsqu'il s'agit de crimes perpétrés contre des enfants

Pour le Bobo de base, c'est un peu plus compliqué.
En effet, son rapport au réel étant singulièrement altéré, il est obligé d'imaginer un contexte rassurant, pour mieux se convaincre que l'horreur de ce monde n'est pas celle que les médias alarmistes se plaisent à décrire, se complaisant au passage que sa mansuétude à l'égard des criminels (qu'ils ne fréquentent pas) est plus due à la grandeur de son âme qu'à l'avantage de sa confortable condition sociale.

Ainsi donc, le film de Joachim Lafosse (septique) nous expose naïvement le quotidien assez particulier d'une famille recomposée (avec des arabes, t'as vu, par ce que ça fait plus proche du manant) recyclant au passage le duo du déjà pas très crédible "Un prophète" (Rahim/Arestrup) dont les liens particulièrement équivoques (en gros c'est l'histoire d'une petite entreprise de mariage blanc qui ne connait pas la crise) sont non seulement très étranges mais surtout incompréhensibles (pourquoi un tel dévouement du parrain pour la famille de Mounir?

Passé la rencontre du couple Duquesne/Rahim et l'exposition des personnages annexes (qui ne servent à rien), le film raconte grosso merdo la vie d'une pauvre petite malheureuse mariée à un arabe embourgeoisé (ce que Rahim est de toute façon), transformée en pondeuse malgré elle (parce que les moyens de contraceptions elle ne connait pas vous comprenez) qui fini par ne plus avoir de vie à elle, déchirée entre ses chiards et les élèves de son école, et subissant comble de malheur la mainmise absolue du Parrain Arestrup sur sa vie de couple (parce que c'est quand même lui qui allonge l'oseille)
Du coup, cette dernière, arrivée à bout et complètement défraichie (toute ressemblance avec le clichés de la femme de maison maghrébine, pondeuse et soumise au patriarcat est bien sûr délibérée) se voit contrainte, la mort dans l'âme de sacrifier ses gosses (Snif, vous allez quand même les enterrer au bled hein?), parce que dans sa connerie, prendre une nourrice comme des millions de femmes lui est tout simplement impossible!! (encore moins divorcer, penses tu malheureux!!

Voilà tout quoi!
On soupire, on se demande bien pourquoi tout ça!

Sans parler du sous texte légèrement raciste mais suffisamment adroit pour que cela ne se voit pas trop (Si quand même? Bon tant pis

Une légère tendance à justifier l'injustifiable (on imagine le mec traitant de la pédophilie voir de l'inceste) quand on sait que bien souvent, c'est l"immaturité et l'égoïsme qui engendrent ce genre d'horreur (à ce titre on peut s'interroger sur la troublante complaisance des médias dès lors que la cause féministe est mise en perspective avec le crime comme avec ce film dégueulasse)
La sensation d'avoir encore affaire à un réalisateur oeuvrant pour une cause qui ne dit pas son nom (à la Céline Sciamma) et des kilomètres de pellicule encore foutues en l'air sur l'autel de la prétention (en supprimant les dizaines de minutes de vide cinématographique et celles des dialogues parfaitement inutiles on obtient un court de 10-15 minutes à tout péter!!

A perdre la raison? A perdre son temps plutôt oui!!
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2023
Sèlectionnè au Festival de Cannes 2012 dans la compètition « Un certain regard » , ce drame psychologique s'inspire de l'affaire Lhermitte qui dèfraya la chronique en 2007! Celle d'une mère de famille belge, qui par fragilitè nerveuse, franchit peu à peu la ligne jaune en assassinant froidement ses cinq enfants! Joachim Lafosse s'associe avec le scènariste attitrè de Jacques Audiard pour signer un film qui montre l'effroyable! Si Tahar Rahim et l'imposant Niels Arestrup sont impeccables, on garde une prèfèrence pour Emilie Dequenne qui livre une performance bouleversante, un personnage blessè par la vie, recevant au passage le Magritte de la meilleure actrice, l'èquivalent du Cèsar belge! La relation à trois est ici parfaitement rendue et on comprend sans doute mieux pourquoi cette mère s'est retrouvèe « emmurèe » au milieu de cet ètrange triangle! Un sujet choc et glauque donc, où les èmotions sont encore amplifièes par une musique de premier choix...
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 avril 2018
spoiler: Comment une femme tout à fait "normale" peut-elle basculer dans une folie telle qu'elle en viendra à tuer ses enfants?
"A perdre la raison", titre explicite, nous montre ce dérèglement mental progressif d'une jeune mère qui ne réussit pas à faire face à son quotidien avec un mari peu investi, plusieurs enfants et un beau-père envahissant. Rien à redire sur les prestations des acteurs, tous impeccables. En revanche, "A perdre la raison" souffre d'un gros problème de rythme. Il est toujours intéressant de voir au cinéma la descente aux enfers d'un personnage. Pourtant, celle-ci est mal amenée par le réalisateur. Le long métrage est long, lent, et exploite mal l'emprise du beau-père sur la jeune famille. Il y a bien quelques passages émotionnellements forts mais trop rares pour maintenir notre intérêt d'un bout à l'autre de l'intrigue. Le cinéaste passe à côté de son sujet et son film est à ranger dans la catégorie "anecdotique".
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 octobre 2016
Au-delà du jeu remarquable des acteurs, on ne pourra qu'être surpris du rapport journalistique entretenu par le réalisateur sur ce fait divers macabre. on n'en saura pas plus qu'à la lecture d'un journal. Pas convaincu du coup.
PLV : le trio d'acteurs principaux passe par toutes les palettes avec facilité
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 janvier 2015
Film qui vaut surtout par sa distribution. Le scénario lasse par sa linéarité, les dialogues par leur classicisme et la bande originale par sa monotonie. On retiendra surtout la tonalité macabre et la causticité du film qui ne laisseront personne indifférent.
Mathilde Russo
Mathilde Russo

31 abonnés 53 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2017
Chef d'oeuvre. stupéfiant et terrifiant. Élie Dequenne redéfinit le mot 'actrice' la performance est inouïe. les hommes ne sont pas en reste. à voir.
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2012
Par sa transformation physique et l’évolution mentale de son personnage, Emilie Dequenne accomplit une performance d’actrice mémorable. On peut toutefois ne pas comprendre sa totale passivité devant la pression affective exercée par Tahar Rahim (insignifiant) et Niels Arestrup (brillant), la facilité invraisemblable avec laquelle elle perd pied face à ses dettes morales et commet in fine l’impensable. Le cinéaste belge fait l’effort de filmer cette famille qui se désagrège avec une certaine pudeur et de ne jamais juger ses protagonistes. De plus, il nous offre une scène mémorable qui résume habilement l’évolution de l’état d’esprit de Murielle, lorsqu’elle chante «Femmes... je vous aime» de Julien Clerc, seule dans la voiture et atteint ici son point de rupture.
nikolazh
nikolazh

75 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 septembre 2012
... alors... par où commencer ? Par la réalisation ? Juste incompréhensible et désagréable, avec ces premiers plans flous quasi systématiques qui donnent une dérangeante impression de voyeurisme à la Voici et autres Gala ou VSD, bien loin de l’atmosphère "psychologique" défendue par l'auteur dont le travail avoué était ici de comprendre comment quelqu'un peut en arriver a pareille extrémité. Par le scénario ? Lent et chiant, où il ne se passe rien pendant une heure, a tel point qu'on ne comprend pas très bien, d'une scène à l'autre, pourquoi tout le monde s’énerve et devient parfois odieux. Le but de ce quotidien aurait été de montrer par petites touches comment cette femme s'enferme. Ici le quotidien n'est que... du quotidien. Ni plus ni moins. Des choses de tous les jours. Heureusement il y a le travail des acteurs, impeccable à défaut d'être compréhensible (encore une fois, les personnages réagissent tous de manière bizarre) et une dernière scène plutôt élégante qui tranche avec le coté voyeuriste du reste du film. Pour moi un film inutile et raté.
Black-Night
Black-Night

221 abonnés 421 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2016
À Perdre La Raison est un bon film. Un drame bien mené, librement inspiré d'un fait divers sur le quintuple infanticide en Belgique de Geneviève Lhermitte et qui nous donne un certain malaise réussi tout au long du métrage. Un jeune couple amoureux vit sous la dépendance d’un docteur. Peu à peu, les tensions naissent et le couple finit par se déchirer. On nous raconte le lent délitement d’une famille, intense de bout en bout. Présenté dans la sélection Un certain regard au 65ème Festival De Cannes en 2012 où il remportera le Prix d’interprétation féminine pour Émilie Dequenne amplement mérité.
Le film incite le spectateur à réfléchir sur ce qu'on qualifie trop souvent d'inexplicable. Il est centré sur la descente aux enfers du personnage principal Murielle interprété par Émilie Dequenne, qui devient peu à peu le souffre-douleur et l'esclave de la maison. Le film prend le parti de son héroïne sans occulter ses faiblesses. Il nous immerge dans une cellule familiale à la dérive, lentement empoisonnée par une confusion et une promiscuité entretenues par le docteur, figure particulièrement réussie du bienfaiteur toxique, avec la complicité passive d'un jeune couple inexpérimenté. Corps enchevêtrés, plans serrés et entachés d'ombres, couleurs à l'unisson tirant vers le gris grâce à une mise en scène sobre et stylisée, ce film, au bord du thriller psychologique, émeut et oppresse du début à la fin mémorable.
La musique baroque et classique qui accompagne le métrage est parfaite car elle nous embarque au-delà de la psychologie. A noter également un passage dur avec la musique de Julien Clerc et son titre Femmes je vous aime.
Le réalisateur Joachim Fosse signe ici son 5ème long métrage avec une bonne réussite, bien aimé sa réalisation qui nous plonge directement dans l’effroi dans son introduction extra mais difficile puis ensuite dans le doute de ce couple car oui c’est un film à l’envers mais maîtrisé. Solaire puis hagarde, Émilie Dequenne impressionne par les multiples nuances de son jeu, face aux excellents Tahar Rahim et Niels Arestrup.
Un film qui réussit le pari de nous faire perdre la raison au sein de ce couple.
Ma note : 7/10 !
shmifmuf
shmifmuf

209 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 octobre 2013
Ce film est l'étude clinique d'un drame atroce et les scalpels sont les trois acteurs principaux.
La force de "A perdre la raison" est aussi sa limite. On est impressionné par le jeu des comédiens mais le sujet de ce film est tellement lourd qu'il a été difficile pour moi d'éprouver du plaisir en le visionnant.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2021
Cette histoire menée par le trio Arestrup, Rahim et Dequenne fait froid dans le dos.
On devine une névrose chez la mère de famille, en tot cas des problèmes psychologiques, mais on ne sait pas quelles sont les raisons qui la pousse à faire ce geste fatal. A-t-elle été manipulée ou était-elle simplement malade.
Le réalisateur nous raconte l'histoire sans essayer d'expliquer, il décrit les faits dans leur sens le plus brut.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 mars 2016
On accordera un tant soit peu de crédit pour les acteurs qui font ici leur métier du mieux qu'ils peuvent. Mais pour le reste... Le scénario construit par ellipses et bonds temporels fait que le spectateur n'a pas le temps d'appréhender ce qui se passe ni de voir le lien entre les différentes scènes. Tout ceci apparaît terriblement décousu: on est d'abord aiguillé vers la question de la mixité et puis non, ensuite on s'attend à l'envahissement de la vie du couple et puis non, finalement à l'examen des rapports homme-femme dans le couple et puis non... En fait, tout n'est qu'effleuré, comme si le réalisateur passait 1h50 à hésiter pour trouver son angle d'attaque, si bien que le film s'achève sans que l'on ait saisi les enjeux de l'histoire. Par ailleurs tout se déroule sur un rythme très lénifiant, avec peu de tension, peu de musique de fond, c'est filmé presque comme un documentaire et mauvais en plus. Un film sérieusement raté qui bénéficiait pourtant d'un casting plus qu'alléchant.
calliphilus
calliphilus

8 abonnés 78 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 septembre 2012
Voilà encore un de ces non-films à prises de vues hideuses. Le caméraman n’a même pas la délicatesse de retenir son souffle lorsqu’il tient la caméra à l’épaule comme on l’apprend dans n’importe quel manuel : cela nous vaut une image qui tremble sans arrêt de haut en bas au grès de la respiration de ce rustre. Les acteurs, comme il se doit aujourd’hui pour faire soi-disant réaliste, n’articulent pas, on ne comprend rien à ce qu’ils disent. Le cinéma c’est de la fiction donc de la convention. Si vous voulez des tranches de vie regardez « reportage » sur TF1 le samedi. C’est bien mieux que ces films prétendument réalistes. Les dialogues se révèlent d’une platitude insondable. La narration est d’une médiocrité crasse, l’histoire sordide, l’éclairage miteux. Non, vraiment, il y en a marre de ces torchons bâclés à la Dardenne! Si vous aimez le cinéma, le vrai n’allez pas voir ce résidu de cloaque.
ArnoRuoms
ArnoRuoms

25 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2016
Le retour grandiose d’Emilie Dequenne. Complètement transfigurée physiquement et moralement, elle porte à elle seule ce film monstrueux. Ça fait très mal et hante longtemps après la projection.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2013
ce film est étouffant... étouffant de sincérité et de vérité. ce film représente l'arbre qui cache la forêt. dénonce une certaine "gaieté malhonnête" de "semi-bourgeois". bouleversant, un trio formidable (Dequenne et le duo déjà héroïque dans "Un prophète" : Rahim et Arestrup). tout les personnages sont surprenant de justesse. je vais noter quand même un point négatif : le "j'accuse" à certains moment me dérange. un film qui fait réfléchir.
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