À perdre la raison
Note moyenne
3,4
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247 critiques spectateurs

5
18 critiques
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90 critiques
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83 critiques
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25 critiques
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20 critiques
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Héléna0510
Héléna0510

10 abonnés 119 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2013
Un poids. Comme un rapace qui tiendrait sa proie enserrée, un fauve qui jouerait avec sa victime avant de l’achever
Telles sont les métaphores qui nous viennent à l’esprit pour qualifier la mainmise terrible du personnage de Niels Arestrup sur le jeune couple (Emilie Dequenne et Tahar Rahim)
La descente aux enfers de Muriel semble inexorable et l’on se sent bien impuissant devant une telle chute
Le duo Emilie Dequenne-Niels Arestrup est époustouflant
On en ressort d’autant plus écoeurés que l’on sait que cette histoire est basée sur des faits réels…
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 août 2012
J'ai fait tout mon possible pour ne pas quitter la salle avant la fin, j'attendais que le film décolle enfin. Il n'en es rien, c'est terriblement plat et sans aucun intérêt. Je le déconseille très fortement
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 août 2012
Bon film,les acteurs jouent très bien,seule la fin du film me parait trop vite amenée.
Fredegra
Fredegra

7 abonnés 156 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 décembre 2012
Le tandem Arestrup/Dequenne est détonnant ... cette dernière jouant à merveille, tellement qu'on a l'impression parfois que quelqu'un caméra au poing est en train de filmer un moment de sa vie. Sur fond de mariage blanc et de cohabitation européen/maghreb pas toujours évidente, ce film nous fait ressentir de manière forte la vie de cette femme mariée à Tahar Rahim... Les grossesses s'enchainent et l'amour que lui portait son mari fuit pour laisser place finalement à une vie marocanisée... jusqu'à ces actes que l'on devine pleinement au début du film. Cette histoire est arrivée à 5 km de chez moi pas plus tard que la semaine dernière !
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 décembre 2012
Le réalisateur s'sinpire d'un fait divers (quintuple infanticide en 2007) pour nous plonger dans une famille aux méandres pernicieux. Un jeune couple vit au domicile du père adoptif du marié, ce qui engendre des complication dans l'intimité du couple et des enfants. Dès le début le tuteur (interprété par un Niels Arestrup une fois de plus magistral) semble être le parasite absolu, il est clairement celui par qui tout va arriver , sans nuance malheureusement. Le jeune marié, d'origine marocaine, est un homme sans caractère qui "doit" tout à son tuteur ; il est discutable d'ailleurs de rajouter à l'histoire des sous-intrigues dû au mariage blanc. Ce film peut être un symbole féministe, tant les hommes commandent mais ne font pas grand chose tandis que les femmes doivent obéissance et ont peu droit à l'erreur. Petit à petit la jeune femme perd pied, entre la main mise du tuteur et sa jalousie elle devient vite une âme en peine... Cependant jamais ce tuteur, père d'adoption, ne devient pas un monstre (il est juste un homme seul qui s'achète littéralement une famille) tel qu'elle va le devenir ; d'ailleurs cette jeune maman va prouver qu'il n'y a pas plus humain qu'un monstre (et vice versa). La mise en scène clinique évite tout patho, c'est en soi une bonne chose mais la tension psychologique prend le pas sur l'émotion. On pense à Michael Haneke... Enorme point pour les acteurs, si Tahar Rahim fait son job c'est bien Emilie Dequenne qui impressionne. Un bon film dramatique qui s'égare parfois mais qui ne laisse pas insensible.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 août 2012
Il y a 6 ans, "Nue propriété" et "Ca rend heureux" m'avait laissé espérer la naissance d'un grand réalisateur, le belge Joachim Lafosse. Malheureusement, 2 ans après, "Elève libre", déception. J'espérais retrouver mon enthousiasme avec "A perdre la raison", drame inspiré par un fait divers qui avait bouleversé la Belgique, d'autant plus que réunir de nouveau le duo Arestrup / Rahim du film "Un prophète" et y rajouter Emilie Dequenne donnait la quasi certitude d'une excellente interprétation. Pourquoi suis-je, in fine, globalement déçu ? En fait, Joachim Lafosse ne cesse d'approfondir un thème qui lui tient à cœur, le trop plein d'amour. Ici, il s'agit d'un amour qui démarre dans le bonheur et l'insouciance mais dans lequel la situation de la femme va devenir de plus en plus difficile : son mari est le fils adoptif d'un docteur, un homme qui loge le couple et les enfants qui arrivent les uns après les autres et donne à tout ce monde l'aisance matérielle nécessaire. Super ! Sauf que cet homme est très possessif et que l'atmosphère dans la maison devient de plus en plus étouffante. Et là est le problème : pour arriver à rendre crédible cette atmosphère étouffante, Joachim Lafosse en arrive à étouffer son film ! Passe encore sur ce parti pris de la faute de cadrage volontaire : pour montrer que le couple n’a droit à aucune intimité dans cette grande maison, le quart de l’écran, soit à droite, soit à gauche, est flou dans un grand nombre de plans, comme si quelqu'un, le docteur par exemple, était là à regarder ce qui se passe. Plus grave est le fait que, à force de se retenir pour ne pas commettre le moindre impair, Joachim Lafosse fasse trop souvent l'impasse sur l'émotion, une émotion qui soit véritable, pas factice. Cette dernière, il s'efforce de nous la donner avec de la très belle musique baroque (Scarlatti, Caldara), très belle mais qui, dans ce contexte, apparait artificielle. Quant au passage où Emile Dequenne écoute et accompagne dans sa voiture Julien Clerc interprétant "Femmes je vous aime", là, on n'en peut plus ! Voir critique complète sur www.critique-film.fr
defleppard

483 abonnés 3 675 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 novembre 2012
L'infanticide d'une mère vis à vis de ses 4 enfants. On retrouve avec plaisir le tandem Arestrup-Rahim.
Niels qui au passage quel que soit le texte qu'on lui donne fait ressortir immédiatement son caractère soupe au lait poussé à l'extrême. 3 étoiles.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2012
Subtil par ses ellipses narratives, son récit qui déjoue les attentes, sa psychologie nuancée, et son trio d'acteurs impeccables, voici un autre fleuron du cinéma belge.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 février 2013
Avec une économie de moyens, mais un trio d'acteurs particulièrement bien
choisi, Joachim Lafosse bâtit un film mémorable, plein d'intelligence et de sensibilité. La montée progressive de la folie de l'héroïne, son enfermement, sa solitude, sa dépendance à l'égard de son entourage sont amenés progressivement, par petites touches, jusqu'au drame final. Émilie Dequenne confirme son grand talent. La scène de la crise de larmes dans la voiture, à l'écoute d'une bluette de Julien Clerc, est quasi-anthologique. Sur le plan de l'image, du cadrage, du montage, de la direction d'acteurs, des dialogues, tout est remarquablement maîtrisé. On regrettera seulement quelques baisses de rythme ça et là et une musique un peu trop insistante parfois.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 août 2012
Encore un film qui a suscité des réactions extrêmes, tantôt haï, tantôt adoré. Comme toujours dans ce cas, je ne peux que constater que les deux sont exagérées. C’est l’histoire d’une lente mais sûre descente aux enfers causée par le quotidien et un ensemble de petits riens qui peu à peu entraîne la souriante jeune femme pleine de confiance en l’avenir du début vers la désolation et l’horreur finale. En tant que spécialiste de ces choses-là (quand même !) je tiens à dire que les portraits psychologiques tiennent remarquablement le coup de même que les situations (l’histoire est tirés d’un fait divers, rappelons-le). Ce qui est plus contestable, c’est ce parti pris de montrer justement cette horreur. Il est clair que les dithyrambes sont pour, probablement excités par l’odeur du sang (qu’on ne renifle pourtant ici qu’en imaginaire) et que les autres sont contre, probablement horrifiés par la vision finale des « enfants innocents » allant au supplice en toute insouciance… Je dirais que je me situe entre les deux : certes pas horrifié par cette vision pessimiste (et terriblement belge !) de l’humanité mais pas emballé non plus qu’on ait eu l’idée d’en faire un film… En conclusion, à vous de voir. Trois étoiles tout de même pour le savoir faire incontestable et le jeu des comédiens, très bien dirigés.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 août 2012
Bien qu'il soit bourré de qualités, "A perdre la raison" ne m'a pourtant pas emballé.
Inspiré librement d'un fait divers sordide, le film relate l'histoire d'un jeune couple qui s'aime, se marie et fait des enfants, quatre au total. Elle, est plutôt intelligente, prof en collège. Lui, d'origine marocaine, travaille comme assistant chez son père adoptif qui est médecin et chez qui toute la petite famille habite, profitant de ses largesses. Cette situation, pas vraiment confortable, va pousser petit à petit la jeune épouse dans une grave dépression et l'amener à commettre un acte abominable.
La caméra de Joachim Lafosse traque ses personnages en plans serrés, souvent avec une porte ou un bout de mur en amorce, permettant au spectateur de pénétrer dans leur intimité. C'est oppressant à souhait et petit à petit, la tension monte insidieusement. Les acteurs sont tous parfaits. Emilie Dequenne, tout le monde le dit et c'est vrai, est sidérante de justesse dans un rôle pas forcément valorisé et son morceau de bravoure dans la scène accompagnée de la chanson "Femmes, je vous aime" de Julien Clerc restera comme un des plans les plus forts de 2012.
Le propos sous-jacent du film m'a semblé être une dénonciation de l'emprise du mâle sur la femelle (ici deux mâles contre une malheureuse). Emilie Dequenne est présentée comme une victime des hommes, se laissant inexorablement enfermer dans le désespoir et la négation de soi.
Seulement, trop, c'est trop ! Jamais elle n'a un moment de révolte contre son mari ni son beau-père. C'est étonnant de la part d'une personne qui a un certain niveau de langage, elle est prof de français ! Non, l'héroïne fait toujours profil bas. Et puis, il y a des détails qui empêchent l'adhésion au propos et notamment les robes de grossesse portées par l'héroïne (un mix gris anthracite entre la burqua et la robe de bonne soeur). Un détail me direz-vous mais, honnêtement qui de nos jours peut enfiler de telles horreurs ? Elle est peut être sous anti-dépresseurs mais, même au fin fond d'une boutique catho intégriste, on ne pourra pas en dégoter de semblables. Sans compter que, sans être enceinte, elle continue à les porter tout le film.
Dénoncer le machisme, OK, mais pourquoi la femme doit-elle être une gourde intégrale au look de nonne dépressive ?
La fin sur le blog http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/08/a-perdre-la-raison-de-joachim-lafosse.html
Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2012
C'est corrosif dans le sommeil qui suit la séance. Pourquoi 4 petits en territoire médical contemporain, on se croirait dans les années cinquante. Murielle, à peine la robe de noce pliée, sent son mari après 2 bébés s'échapper vers ses origines marocaines, constate "un retard" telle une vierge. Le beau-père médecin lui mentionne l'existence de l'IVG, vite balayée par le mari au prétexte de l'enfant mâle après ces 3 fillettes successives. Troublant couple que celui d'Emilie Dequenne et Niels Arestrup ! Pourtant c'est difficile de faire porter au "bienfaiteur" tout le poids des événements tel qu'expliqué... Elle est bien trop cultivée pour tomber aussi bas (trop loin du fait divers où 5 enfants furent sacrifiés). La prise en charge des jeunes hommes par des béquilles d'office condamnables (la soeur très FN !) caricaturent de manière à favoriser l'enfer, cette préméditation venant au secours de l'imagination déjà en alerte. Excusable est Joachim Lafosse grâce à son génie de la mise en scène (l'ombre de la moitié de l'écran sur le bébé, la musique qui vient régulièrement dramatiser les scènes les plus anodines). Son film est servi par des dialogues efficaces et vaut de l'or rien que par la métamorphose de son actrice principale. Comme pour le dardennesque "Nue Propriété" ou le pervers "Elève Libre", il excelle dans les étaux mettant le spectateur au supplice. Et bien que pleurer sur "femmes je vous aime" puisse faire défaut quand elles sont à ce point passives !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 juin 2013
Attends, attends, qu'est-ce que tu dis là ? Tu fais trois gosses et tu te plains de pas avoir de temps pour toi, fallait réfléchir avant ma grande, et puis regarde-toi là, tu t'es vue là, et pour les gamines c'est pas bon ça. Et enlève cette tenue t'es ridicule, tu ne ressembles à rien. Et puis quoi, j'ai pas tout donné pour vous moi ? Je me suis pas saigné aux quatre veines pour vous moi ? Ah tu me fais chier. Tu m'emmerdes, tu nous emmerdes et on s'emmerde tous là !
Seemleo
Seemleo

80 abonnés 888 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2012
L'illustration réaliste d'une décente en enfer d'une femme au foyer désespérée. Sans humour, mais avec grâce, compréhension et compassion. La mise en scène souligne le confinement psychologique et moral de la victime, le casting est particulièrement bien choisi et la bande son scande subtilement chaque étape. On ressort de ce film avec une conscience élargie.
xavierch
xavierch

54 abonnés 1 167 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mars 2015
Le sujet de ce film est absolument terrifiant, les acteurs sont très bons, mais voilà, je n'ai pas plus accroché que cela, malgré une descente aux enfers absolument saisissante d'Emilie Dequenne, un Niels Arestrup surprotecteur et donc étouffant, mais trop de longueurs m'ont détourné de l'intérêt réel de ce film. Dommage.
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