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Un visiteur
3,5
Publiée le 16 août 2013
A voir pour les acteurs,mais je trouve que le fait de déclencher autant de choses dramatiques pour une injustice aussi futile n'est pas crédible scénaristiquement;ça ma déranger.
Le réalisateur s'est efforcé à ne pas faire dans la violence spectaculaire alors que le scénario pouvait tout à fait s'y prêter. On assiste dès lors au combat d'un homme décidé à faire respecter la justice, prêt à tout pour laver son honneur. Dans ce rôle, le magnifique Mads Mikkelsen, d'autant plus remarquable qu'il s'exprime en français. Il y a une force très particulière qui se dégage de cette œuvre. Les paysages, la musique, l'interprétation, tout prend aux tripes.
Je me suis tellement ennuyé à regarder ce film avec des plans qui n'en finissent pas, que je ne vais pas perdre mon temps à vous le disséquer. Mais le même avec 45 minutes de moins cela aurait été peut--être encore supportable.
ennui,des beaux chevaux,de beaux arbres,de belles photos,mais le film est trop lent,le montage raté,les acteurs mal dirigés....quel dommage!le sujet était pourtant mieux qu'intéressant.
Magnifique engagement d'Arnaud de la Pailliére pour cette oeuvre théo/ philo/psycho qu'est Michael Kolhlaas. Une démarche méritoire qui a bien mérité sa sélection officielle à Cannes , ayant eu la chance d'être sur le tournage et de suivre l'aventure Cannoise, j'affirme pour ma part que plus tard loin du strass... On parlera longtemps de M'K, dans un contexte de culture et de partage d'idées, loin d'une pensée unique /stéréotypée. Arnaud à le courage de ses idées, il les a transposées sur l'écran, grande démarche de résistance à débattre plus sur France Culture ou dans des cafés philo' que sur le tapis rouge des marches... François Vernhes (GrandNours)
Arnaud des Pallières a réussi un pari (et même des paris) risqués avec Michael Kohlhaas.
Michael Kohlhaas est un "Murder and revenge" se passant à la renaissance (et pouvant étonnamment être aussi d'actualité) avec Mads Mikkelsen jouant aussi bien le dresseur de chevaux animé par la haine, la tristesse et la vengeance que le célèbre anthropophage avant sa rencontre avec Clarisse ! Un grand chapeau à l'artiste qui réussi à nous transmettre et à nous raconter tant de choses avec le peu phrases lui étant réservées et dans une langue qui n'est pas la sienne.
Dit comme cela on pourrait penser que Mads Mikkelsen n'est pas souvent devant la caméra... Loin de là ! Mais le film se passe approximativement la moitié du temps dans un silence bruyant (ça peut paraître surprenant) et oppressant nous racontant tout sans un mot... Impressionnant !
Couplet à cet étonnant aspect sonore, on retrouve un film très esthétique, pudique, où de nombreuses choses ne sont que suggérées et qui se focalise sur certains détails et faisant confiance à notre imagination pour remplir les ellipses narratives. A une époque où la majorité des choses sont prémâchées et où notre imagination est de moins en moins sollicitée, ça fait un bien fou !
On peut aussi saluer l'équipe de dressage des chevaux présents du début à la fin du film, ce qui n'a pas dû être une mince affaire !
Que vous l'aimiez et le trouviez affreusement ennuyant, dans tous les cas ce film ne vous laissera pas indifférent !
Un très beau film à la plastique magistrale et parfaitement adaptée à cette époque de transition entre le moyen âge et la renaissance, au moment où l'homme redresse la tête et rejette les ténèbres de l'obscurantisme religieux et de la féodalité. Michael Kohlhass est protestant mais il ne soumet pas à Luther; la liberté qu'il revendique, la justice, la dignité sont humaines. Mais en ces temps cruels, pour aller jusqu'au bout de ses convictions il faut tout sacrifier; c'est à cette passion infiniment douloureuse, exigeante que nous fait assister l'auteur et si le doute plane dans les yeux de l'acteur au moment de sa décapitation, un doute trop humain,la référence au Christ n'en est que plus évidente et bouleversante. je crains toutefois que cette hauteur de vue ait quelque difficulté à être entendue par nos modernes désenchantés. L'héroïsme pourtant n'est pas mort et bien des hommes par le monde, aujourd'hui, sont là pour nous le rappeler.
Seconde adaptation du roman éponyme de Heinrich Von Kleist après la version de Volker Schlöndorff en 1969. Cinéaste peu connu Arnaud Des Pallières s'est pourtant fait une réputation enviable dans le cinéma d'auteur, sa radicalité reste assez intéressante pour que des acteurs aussi solides que Mads Mikkelsen, Bruno Ganz ou Denis Lavant acceptent de tourner dans un film aux partis pris tout aussi radicaux. Tourné dans les décors superbes et sauvages des Cévennes et du Vercors ce film médieval s'apparente à un western européen. Kolhlaas est un marchand qui prend les armes par vengeance et pour obtenir réparation d'un baron... Un personnage intéressant car éloigné du héros classique comme Robin des Bois ou Ivanhoé, Kohlhaas est en fait un égoïste qui emmène de pauvres bougres à la mort pour son principe personnel et son idée de la justice ; la situation des malheureux qui l'accompagnent ne l'intéresse pas vraiment, il les délaisse dès que son objectif est atteint. D'ailleurs en témoigne la prise d'arme où notre "héros" ne leur demande pas si ses serviteurs peuvent préférer s'abstenir d'aller combattre... La mise en scène est sobre et pure, une radicalité qui nous plonge dans un moyen-âge hyper réaliste et sans fioriture, un film presque naturaliste. Les acteurs ont tous les gueules de l'emploi, l'économie des mots évite le blabla inutile ; la scène la plus volubile étant le discours du prédicateur (Denis Lavant qui incarne Luther, cité dans le roman mais non précisé dans le film) qui tente une leçon de justice sociale devant Michael Kolhlaas pourtant un fidèle de sa doctrine. Parfois contemplatif certaines scènes restent prenantes et particulièrement efficace comme l'attaque de la citadelle à l'arbalète. Un très beau film, qui évite les effets de manches à la hollywoodienne pour une histoire plus viscérale, une plongée dans le passé et une belle idée sur la justice des hommes. Attention, ça reste un film difficile dans sa forme, la rigueur de la mise en scène risque d'en laisser plus d'un sur le côté. L'économie de moyens n'est pas un soucis, la musique est idéale, comme revenu du moyan-âge sans être envahissante, le propos est intelligent et le film ne manque d'un style assez envoûtant. Excellent point pour la jeune Mélusine Mayance (qui joue la fille Lizbeth) toute en intériorité mais qui ne manque pas de caractère. Une bonne surprise.
Un film tourné dans les Cévennes est toujours un petit événement. Mais quelle déception : le pire film vu ces dernières années s'y déroule ! Les acteurs sonnent faux, les paysages sont à peine esquissés, le scénario est caricatural. Michael Kohlaas n'a même pas de charme. On n'a qu'une envie : lui couper sa mèche rebelle et lui raser sa barbichette trop bien taillée.
Magnifique film. L'image est très belle. Les comédiens donnent le meilleur. La réflexion sur le choix de la violence dans le cadre de la justice sociale est très interpellante.
Un film trop austère et mou ne faisant passer que trop peu émotions. Le film ne tient que sur le charismatique Mads, véritable envouteur d'image, et les décors des Cévennes et du Vercors. Le passage de Denis Lavant en pasteur vaut aussi le coup d 'œil.
Esthétiquement, le film et magnifique. Rien à redire tant au niveau de l'image que de la photographie. Il faut lui reconnaître cette qualité. Cela dit, si vous vous attendiez à un second Braveheart ou un autre Rob Roy, vous en serez pour vos frais. On est là sur une œuvre plus contemplative que démonstrative. Ce qui n'est pas un mal en soi, si au moins les dialogues étaient plus inspirés. Mads Mikkelsen est monolithique, dans le mauvais sens du terme. Roxane Duran est jolie et... pas grand chose d'autre en fait. Au final une œuvre qui n'est pas inintéressante mais qui ne parvient pas à tenir toutes ses promesses, ce qui la rend ennuyeuse. Et c'est bien là la seule chose qu'on en retiendra.