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Un visiteur
0,5
Publiée le 22 août 2013
Surtout ne pas se fier à l'affiche du film qui est vachement trompeuse. Un vrai trompe l’œil pour attirer les gens. Ce film est un ennuie mortel du début à la fin. Contrairement à ce que l'affiche pourrait laisser penser avec l'épée et les flammes, les scènes d'actions, de combat et de guerre sont inexistante ou extrêmement saccadé, incompréhensible. Que de la suggestion. Le moment le plus violent du film c'est quand on entend des truies et cochons hurler très fort durant de longues minutes. Oui c'était violent pour mes oreilles. L’interprétation des acteurs est platonique, monotone, sans envole. Le tout avec une composition visuelle digne des années 50. Seul les paysages ne sont pas entièrement à jeter^^. Je ne recommanderais à personnes de payer 10 Euros pour un film pareil, et encore moins à un jeune couple.... Dans la salle de cinéma dans laquelle j'étais, d'une capacité de plus d'une centaines de places, il y avait tout juste une quinzaines de personne, pratiquement que des quinquagénaires, et même eux avait l'air d'être assommé par la lourdeur de l'histoire. C'est d'autant plus dommage que ce film est adapté d'un beau romans. Et il y avait moyen d'en faire une belle fresque épique moyenâgeuse.
ennui,des beaux chevaux,de beaux arbres,de belles photos,mais le film est trop lent,le montage raté,les acteurs mal dirigés....quel dommage!le sujet était pourtant mieux qu'intéressant.
Si l'affiche fait inévitablement penser au Guerrier Silencieux, on est ici dans une sorte de western féodal avec Mads Mikkelsen en Clint Eastwood huguenot et où les Cévennes remplacent l'Arizona. L'acteur est, une fois de plus, remarquable (sans compter qu'il joue en français) et laisse peu de place aux seconds rôles (Bruno Ganz, Denis Lavant, Amira Casar). Certains choix sont étonnants comme le peu charismatique baron dont le héros veut obtenir justice. Le film, grâce aussi à la prestation de Mads Mikkelsen, dégage une violence omniprésente, mais très contenue. Les images, notamment les superbes paysages, sont magnifiées par la bande son (musique, vent ou bruits d'insectes) ; c'est, à mon avis, ce qui permet d'adhérer au film malgré ses côtés austères.
Comme chacun, je salue la beauté des images, lumières et paysages, ainsi que le jeu éblouissant des acteurs, l'incroyable Mikkelsen en tête, une des plus belles bêtes de cinéma au monde, en activité, comme un Luis Tosar du grand Nord, capable d'apporter une dose d'émotion qu'un De Niro ne nous livre plus depuis longtemps. Le rythme n'est pas américain, mais 100%, français made in France, c'est-à-dire ne singeant pas Hollywood, donc lent, oui. Pour ma part, fan de série B mais aussi habitué à autre chose que du boum boum tapageur et tape à l'oeil, j'ai accroché avec plaisir, emporté par les qualités du film, jusqu'à un moment, pas longtemps avant la fin, où j'ai ressenti un coup de mou. Cette distanciation apparaît à un moment où notre héros se retrouve seul avec lui-même, se préparant à son châtiment ; c'est donc un moment d'intimité où l'on colle moins à son destin, et finalement le coup de mou s'inscrit dans le propos du film, et on se dit que si Mikkelsen n'avait pas fait le boulot émotionnel pur et parfait lors de la fin réussie du film, ça aurait tourné en eau de boudin. Si...Si...Si... Pourquoi "si"? Le charme de l'ensemble l'emporte allègrement sur les réticences que l'on peut rencontrer. De plus, ayant lu le bouquin, simple, court, et efficace, (du Dumas affiné) avant, j'ai suivi les remaniements de l'histoire, avec intérêt, sans connaître tous les développements du scénario qui a su s'élever droit à travers la machine implacable de Kleist, qui tourne pourtant si rondement. Exit l'histoire de la gitane, Des Pallières a pondu un dénouement plus limpide pour le cinéma. De plus il nous offre, en bonus de luxe, une apparition de Denis Lavant, trop rare en tant qu'un des meilleurs acteurs français scandaleusement sous-employé, dans un rôle clef, où il nous offre un "numéro" dont il a le secret. Bref, vu le vide actuel sur les grands écrans, après Elysium, qui sent bon, à l'air bon, et est bon, donnez sa chance à ce Kohlass boudé par quelques esprits chagrins (si parisiens pour beaucoup).
Ok, Arnaud des Pallières filme très bien une nature très belle. Excellent filmeur qui nous réserve des moments de grâce : le soleil dans les cheveux des amants, une armée galopant sur une colline à l'aube en plan zénithal, une belle scène de sexe. A tout point de vue l'image de "Kohlaas" est réussie, encore qu'un peu trop appuyée, ce qui peut être agaçant. Mais ce qui me gêne avec cette adaptation du roman éponyme de Kleist, que personne n'a jamais lu d'ailleurs, c'est son côté austère pour ne pas dire protestant (cf "Meaning of life " des Monty Pythons) : lenteur des mouvements, primat désuet de l'Ethique avec un grand E (en gros Kohlhass fait-il bien de se révolter suite à l'assassinat vraiment pas gentil de sa femme ?), rusticité surlignée au stabilo du décor (le bois c'est lourd, le cheval accouche du poulain), etc. Bref, un petit côté: Bela Tarr, en moins bien. Dans "La Cité de Dieu", Saint Augustin légitime la révolte contre le pouvoir politique si celui-ci déroge à l'éthique divine cad au décalogue qui dit que tuer c'est méchant. Ainsi, 1/ Kohlaas a le droit de se révolter aussi con soit-il (dsl Mikkelsen) 2/ Fallait-il en tirer un film, certes chiadé, mais ô combien inutile? Avec "Kohlhaas", des Pallières nous montre en fait qu'il est très sensible et qu'il aime l'art. du coup, il fait de l'art arrogant et pompier. C'est le problème d'une certaine radicalité au cinéma qui s'oblige à en faire des caisses pour exister et laisse peu de place au spectateur, à force de lui montrer à chaque plan qu'il est en train de voir le film de l'année.
Mars Mikelsen est comme d'habitude absolument génial....mais qu'est ce que l'on s'ennuie... Manifestement, le réalisateur ne s'est soucié que de faire un film pour lui sans vraiment penser aux pauvres spectateurs. À la toute fin du film, on en sort quand même avec une impression mitigée, ce film est étonnant.
Michael Kohlhaas interprété par Mads Mikkelsen me semble avoir été un choix très judicieux, il y a de très beaux paysages. Les point négatifs sont pour moi, l'accent trop présent de Mads Mikkelsen, une réalisation trop sombre, un rythme trop lent. Une très belle musique, j'y ai retrouvé un p'tit coté Braveheart. A la fin de ce film on peut se poser les questions suivantes: "Jusqu'ou allez pour le respect de ses principes?", "Quel prix à payer pour que justice soit rendus?". C est un bon film.
Michael Kohlhaas…L’histoire est bien, surtout pour ceux que l’injustice peut rendre hystérique comme moi. C’est le sujet du film : Au 16ème siècle, Michael Kohlhaas vend des chevaux et subit une injustice de la part du seigneur du coin : ce dernier épuise deux chevaux laissés en gage contre l’autorisation d’un passage jusqu’en ville. Kohlhaas veut réparation mais n’obtient rien, spoiler: si ce n’est la mort de son épouse. Sur ce, il décide de se faire justice lui-même, jusqu’au point de non retour. C’est un roman d’Heinrich Von Kleist, c’est donc allemand, très rigoureux, et surtout très romantique. Malheureusement le film est raté à cause d’une mise en scène bancale, réalisée en dépit du bon sens. Premièrement il faudrait écourter le film d’une bonne demi-heure, voire quarante minutes. Certaines scènes sont interminables sans justification aucune, et certains propos sont appuyés à un point qui en devient risible, par exemple la gamine courant dans la forêt spoiler: quand le chariot avec le corps de sa mère rentre à la ferme . Deuxièmement, je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un film où la musique était aussi mal utilisée, prenant le dessus parfois sur des scènes capitales, et retirant ainsi toute émotion, car trop forte, et pas terrible non plus. Troisièmement un montage réalisé avec des moufles qui rend incompréhensibles certaines scènes, notamment celle de « l’assaut » du château du méchant seigneur, où nous ne savons plus qui sont, ni où sont les assaillants et les assaillis. Je ne vous parle même pas de la scène finale car je risque de devenir hargneux. Ce qui est dommage, c’est que ça démarrait bien. Ca fonctionnait jusqu’au moment ou le héros décide de prendre les armes. Ensuite on dirait que Arnaud des Pallières a été remplacé par un autre metteur en scène beaucoup moins qualifié. Pourtant il y avait matière à réaliser un très bon film. Je le répète, en valeur absolue l’histoire est bonne : un mec (têtu comme une mule et c’est rien de le dire) qui se sacrifie par principe, on ne peut se permettre de rater un sujet pareil. Sinon il y a un casting d’enfer, Mads Mikkelsen est une fois de plus géant dans son interprétation, mais signalons aussi Denis Lavant, Jacques Nolot, Bruno Ganz que j’ai toujours plaisir à retrouver même dans des très petits rôles, et Sergi Lopez. Pour finir sur une seconde touche positive, l’image est magnifique et les paysages splendides. Pour les curieux, je conseillerais davantage de lire ou relire le roman de Von Kleist.
Première question, pourquoi prendre un acteur danois, pour jouer un cévenol du 16ème siècle ? Si quelqu'un a la réponse ...... L'accent bien lourd plombe les deux heures du film..... Comme si ce n'était pas suffisante, l'action va à deux à l'heure et est dynamitée par une musique assoupissante, soi disant du moyen Age.... J'ai eu l'impression de suivre une course de formule 1 avec des deux chevaux..... Attention, ne parlons pas trop vite, ne bougeons pas trop vite, ne pensons pas trop vite..... Le résultat est si soporifique qu'il fait passer "Les landes " avec Marie Gillain pour un thriller monumental..... Seul Denis Lavant dans son intervention place un contexte historique et dialectique à cette platitude.... En fait seule la dernière scène émouvante nous réveille après deux heures de courses de gros bourrins dans les landes sauvages, de tirs à l'arbalète sans cible désignée et avec un "son d'ambiance" pompeux à chaque instant..... A tel point que chaque moment de silence exprime le vide de la mise en scène.... Si vous avez un petit roupillon à faire , n'hésitez pas, le film ne vous réveillera pas.....
Michael Kohlhaas est l'interprétation contemporaine d'un récit original culte du début du 19ème siècle sur le thème très délicat, et profond, de la justice. Tous les ingrédients étaient à la disposition du réalisateur pour en faire un film fantastique, ainsi que le casting, en plus de ne pas avoir à se préoccuper d'un scénario déjà écrit et très bon.
Malheureusement, ce dernier sombre dans une réalisation prétentieuse rendant toute action illisible : très obscure pour ne pas dire complètement dans le noir, que des gros plans et très gros plans rendant l’appréhension de l'espace impossible et l'action incompréhensible, le montage arythmique est très agaçant et non justifié. A part peut être Mads Mikkelsen, les personnages n'ont véritablement aucune contenance, zéro. Je vois difficilement comment le sentiment d'injustice qui est censé jaillir chez le spectateur peut apparaître tant la distanciation est forte, les personnages peu crédibles et pas attachants pour un sou.
L'esthétique néanmoins subtile et très épurée ne suffit malheureusement pas du tout à combler ces tares : on a le sentiment d'un soufflet dégonflé, un bon film tué dans l'oeuf, ce film est chiant à souhait, il n'y a même pas une seule baston intéressante pour consoler.
Sélectionné au Festival de Cannes d’une part, et avec Mads Mikkelsen en tête d’affiche d’autre part, Michael Kohlhaas avait déjà de quoi attirer l’attention au cours de ces derniers mois. Après le chef d’œuvre danois A Royal Affair, l’acteur revient pour incarner ici un marchand de chevaux révolté prêt à se faire justice lui-même en vue d’obtenir réparation pour les préjudices qu’il a subis …
Arnaud des Pallières nous emmène dans l’intimité de ce personnage ô combien charismatique, Michael Kohlhaas, pour qui la rectitude est le maître mot, et dont les injustices et la tristesse le feront se rebeller contre un ordre corrompu par l’illégalité. Le film nous plonge directement en plein cœur de l’action et très vite nous sommes en mesure de déterminer l’allure à laquelle il tournera par la suite. Une fois l’ensemble des déboires survenus à notre protagoniste, l’histoire prend le temps de se développer et elle permet ainsi au spectateur de s’immiscer dans les pensées de Kohlhaas pour mieux faire ressortir les interrogations morales auxquelles il se retrouve peu à peu confronté. Il est important de souligner l’interprétation absolument magnifique de Mads Mikkelsen qui, malgré son physique glacial et souvent qualifié, à tort, d’inexpressif, parvient à effectuer la transition parfaite entre le quotidien d’un homme ordinaire qui devient soudainement mué par un sentiment d’injustice profond.
Pas besoin de dialogues pour arriver à un tel degré de virtuosité, et c’est bien ce qui fait la force du film : Réussir à captiver sur un rythme lent et souvent silencieux. A la manière de Nicolas Winding Refn, les répliques se font peu nombreuses et l’univers en lui-même s’avère être particulièrement sombre, comme la résultante d’une symbiose entre l’apparence très froide de Kohlhaas et le décor relativement glacial dans lequel il évolue tout au long de son périple ; décor qui n’est pas sans rappeler celui de Valhalla Rising dans lequel Mads Mikkelsen avait déjà joué … La musique quant à elle colle parfaitement aux images, (mention spéciale pour celle jouée au cours de la scène finale), et le rendu final est d’excellente qualité pour un petit film d’auteur sans prétention aucune comme celui-ci.
Une mise en scène remarquable, des acteurs au sommet de leur art … Michael Kohlhaas se révèle être l’excellente surprise du mois d’Août, une véritable leçon de cinéma de la part du réalisateur, Arnaud des Pallières, qui pourra certes en rebuter plus d’un, mais qui ne nous fera absolument pas douter de sa place au Festival !
Le refus du réalisateur à toute forme de sensationnalisme, lyrisme, action, a de quoi rebuter, au premier abord. De fait, Michael Kohlhaas n'est pas un film facile. Pourtant, au fur et à mesure que l'histoire se déroule, on découvre un grand nombre de fulgurances, des scènes étonnantes, visuellement inoubliables, ces Cévennes froides et venteuses, cette photographie audacieuse qui respecte la lumière du soleil et des nuages, cette émotion qui naît de la naissance d'un poulain ou d'une petite fille qui court dans une forêt. Mads Mikkelsen est littéralement prodigieux de charisme, à la fois émouvant et dur, rugueux. Toute une panoplie d'acteurs de talent, inconnus ou vedettes, l'entourent. Mentions spéciales à Mélusine Mayance, petite demoiselle qui se durcit tout au long de l'histoire, ainsi qu'à Denis Lavant en prédicateur à la fois sobre et exalté, et Roxane Duran en princesse entièrement vêtue de noir, froide et émouvante, remarquablement sévère et ambiguë. Ce film vous hante longtemps après l'avoir vu. Ce n'est toutefois pas un film pour tous les yeux, il nécessite sans doute une certaine connaissance cinématographique ainsi qu'un esprit ouvert et intuitif.
Le réalisateur s'est efforcé à ne pas faire dans la violence spectaculaire alors que le scénario pouvait tout à fait s'y prêter. On assiste dès lors au combat d'un homme décidé à faire respecter la justice, prêt à tout pour laver son honneur. Dans ce rôle, le magnifique Mads Mikkelsen, d'autant plus remarquable qu'il s'exprime en français. Il y a une force très particulière qui se dégage de cette œuvre. Les paysages, la musique, l'interprétation, tout prend aux tripes.