Michael Kohlhaas
Note moyenne
3,0
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269 critiques spectateurs

5
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dimah
dimah

26 abonnés 113 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 août 2013
Beau sujet de Kleist ,mais l'interprétation qui en est faite par le réalisateur est incompréhensible , les dialogues sont minables trop contemporains pour comprendre le propos les prises de vue inintéressantes, sombres , on reconnait à peine les protagonistes Le sujet et le comédien méritaient mieux, la scène finale est assez proche du livre , le romantisme si cher à Kleist est absent , les problèmes éthiques sont mal traités.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 août 2013
film fort. la justice n a pas de prix. ni de définition. peut être un peu long mais mikelsen est très bon.
Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 245 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 août 2013
Ni la question morale -intéressante elle- , ni le travail de composition -remarquable- de Mads Mikkelsen, suffisent pour donner du rythme à ce film esthétiquement plutôt prétentieux, tant la lumière (on ne peut pas plus sombre), les gros plans comme fil conducteur du montage,
le bruitage (le bruit du vent et des mouches devient agaçant) les quelques subtiles morceaux de musique et l'excessive sobriété des décors... s'imposent pour essayer de sortir du rang de films de l'époque féodale.
Bruno Carias
Bruno Carias

7 abonnés 38 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 août 2013
Vraiment pas mal du tout, j´ai été fort agréablement étonné même si 2 heures c´est quelquefois un peu long. A voir, sans nul doute.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 août 2013
Un grand film habité par un grand acteur. Une belle histoire de justice, de principe, de fierté, réalisée avec retenue, sobriété et pourtant beaucoup de grandeur. Images sublimes (tant panoramiques que gros plans), acteur charismatique, seconds rôles parfaits, accompagnement musical travaillé. Du bel ouvrage qui manque peut-être un peu d’émotion. En revanche un défaut inacceptable probablement dû à la post-synchronisation : des dialogues difficilement audibles… un défaut très français.
Marc  Régis
Marc Régis

52 abonnés 244 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2021
Superbe film!!! Des grands moments de cinéma... Film élégant et raffiné dans un décor âpre, violent. Et l'éternel thème justice/injustice. Peut-on se faire justice soi-même? Qui rend la justice? Et donc, la raison d'être de l'Etat... Sujets toujours d'actualités.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 août 2013
A voir pour les acteurs,mais je trouve que le fait de déclencher autant de choses dramatiques pour une injustice aussi futile n'est pas crédible scénaristiquement;ça ma déranger.
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 août 2013
S'il se déroule au seizième siècle dans les Cévennes, le nouveau film d'Arnaud des Pallières joue habilement de la dimension contemporaine par la question sociale qu'il aborde, les rapports humains et également les dialogues. C'est une sorte de western médiéval où un marchand prospère de chevaux à la suite d'une injustice commise à son encontre par un baron local, ne pouvant obtenir que son affaire relève de la justice, met sur pied une armée et part en guerre pour rétablir ses droits bafoués. La bataille; certes sanglante et violente puisque les combats s'y déroulent frontalement, n'est pourtant pas ici propice à des plans emphatiques, comme les super productions en raffolent. Le traitement y est en effet beaucoup plus minimaliste et n'ambitionne pas de procéder à une fresque flamboyante. Ici, nous sommes davantage à hauteur d'hommes, et même d'enfant puisque la fille du marchand détient une part importante dans le scénario. Les paysages montagneux au climat difficile, parfois hostile, délimitent parfaitement le cadre austère, mystérieux et grandiose d'une histoire de principes et d'honneur, à l'image du visage altier et hiératique du comédien Mads Mikkelsen, qui trouve là son plus grand rôle. Venu du Nord, ce que souligne son accent, il incarne dans son rigorisme le protestantisme qui l'oppose à la France catholique et se montre déterminé à aller jusqu'au bout pour le respect et le rétablissement de ses droits.

Souffrant peut-être de quelques redondances, le film affiche et assume une belle ambition dans une mise en scène impeccable où la caméra est tour à tour vive, saccadée ou contemplative. Film sensoriel et minéral qui travaille la matière, ce que renforce le remarquable travail accompli sur la bande-son qui déploie une riche gamme de sonorités distillant étrangeté et mystère, sans qu'elles soient automatiquement associables au registre de la guerre, reconnaissons lui le mérite de se démarquer du tout-venant de la production qu'on nous inflige la plupart du temps.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 août 2013
Les Cévennes, un paysage naturel splendide qui sert de cadre au déroulement de cette histoire. Les images du films sont magnifiques, c'est vraiment bien filmé. L'histoire quant à elle est celle de la justice, cela change des scène de combats à répétition des films américains. Ici on retrouve la simplicité tout comme dans le merveilleux jeu de l'acteur qui interprète Michael. Un homme qui veut que on lui rende justice, rien de plus. Un homme qui ne montre pas ses émotions et qui pourtant va nous toucher. Un film à voir, pour ses images, les acteurs et pour tout ce qu'il dégage.
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2013
Seconde adaptation du roman éponyme de Heinrich Von Kleist après la version de Volker Schlöndorff en 1969. Cinéaste peu connu Arnaud Des Pallières s'est pourtant fait une réputation enviable dans le cinéma d'auteur, sa radicalité reste assez intéressante pour que des acteurs aussi solides que Mads Mikkelsen, Bruno Ganz ou Denis Lavant acceptent de tourner dans un film aux partis pris tout aussi radicaux. Tourné dans les décors superbes et sauvages des Cévennes et du Vercors ce film médieval s'apparente à un western européen. Kolhlaas est un marchand qui prend les armes par vengeance et pour obtenir réparation d'un baron... Un personnage intéressant car éloigné du héros classique comme Robin des Bois ou Ivanhoé, Kohlhaas est en fait un égoïste qui emmène de pauvres bougres à la mort pour son principe personnel et son idée de la justice ; la situation des malheureux qui l'accompagnent ne l'intéresse pas vraiment, il les délaisse dès que son objectif est atteint. D'ailleurs en témoigne la prise d'arme où notre "héros" ne leur demande pas si ses serviteurs peuvent préférer s'abstenir d'aller combattre... La mise en scène est sobre et pure, une radicalité qui nous plonge dans un moyen-âge hyper réaliste et sans fioriture, un film presque naturaliste. Les acteurs ont tous les gueules de l'emploi, l'économie des mots évite le blabla inutile ; la scène la plus volubile étant le discours du prédicateur (Denis Lavant qui incarne Luther, cité dans le roman mais non précisé dans le film) qui tente une leçon de justice sociale devant Michael Kolhlaas pourtant un fidèle de sa doctrine. Parfois contemplatif certaines scènes restent prenantes et particulièrement efficace comme l'attaque de la citadelle à l'arbalète. Un très beau film, qui évite les effets de manches à la hollywoodienne pour une histoire plus viscérale, une plongée dans le passé et une belle idée sur la justice des hommes. Attention, ça reste un film difficile dans sa forme, la rigueur de la mise en scène risque d'en laisser plus d'un sur le côté. L'économie de moyens n'est pas un soucis, la musique est idéale, comme revenu du moyan-âge sans être envahissante, le propos est intelligent et le film ne manque d'un style assez envoûtant. Excellent point pour la jeune Mélusine Mayance (qui joue la fille Lizbeth) toute en intériorité mais qui ne manque pas de caractère. Une bonne surprise.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 septembre 2013
Michael Kohlhaas : j’ai beau savoir que, statistiquement, il y a peu de chances qu’un bon film sorte la semaine du 15 août, je n’ai pas résisté, j’y suis allée. Eh bien… ça dure deux heures et on les sent passer, à tel point qu’à un moment, j’avais envie que tout le monde crève, là, tout de suite, et qu’on en finisse, ENFIN !
Dieu que c’était mauvais… Voilà un film où, à l’époque de François 1er, les personnages sont satinés de crasse façon terracotta de Guerlain, où les robes se vendent en prêt-à-porter (au cas où l’on voudrait faire une surprise à sa femme), où la lumière dans l’obscurité tombe toujours pile poil en un rai dramatique sur le blanc des yeux très profonds des acteurs (et ce, où qu’ils soient, dans une porcherie, une chambre, au beau milieu de la forêt… les acteurs sont toujours idéalement placés), où l’on peut croiser Luther himself dans les bois, comme ça (de surcroît dans une région traditionnellement calviniste, c’est très fort !), où l’on constate à sa grande surprise que la peine de décollation (à l’épée, c’est plusss bô et théâtral) s’applique également aux roturiers, où la reine de Navarre parle comme une Parisienne (qu’on a envie de gifler), et j’en passe… Alors oui, Mikkelsen a toujours un regard aussi intense, ses chemises de paysan tombent décidément pile poil en plis élégants sur son dos magnifique d’ancien danseur, il est entouré de quelques acteurs également excellents (Denis Lavant, Bruno Ganz) mais on ne comprend malgré tout pas bien ce qu’il vient faire là, à vendre des chevaux en Navarre, avec ses difficultés d’élocution et son accent danois à couper au couteau… On ne sait pas bien non plus ce qui le pousse réellement à l’action (une petite armée pour récupérer deux chevaux que le baron local lui a volés ?), ni pourquoi tous ces plans traînent en longueur tandis que les péripéties les plus importantes sont systématiquement escamotées au profit de scènes insignifiantes (ou qui tombent comme un cheveu sur la soupe, comme la scène de sexe inutile et idiote du début), lesquelles n’apportent rien à l’histoire ni n’inspirent rien au-delà, à croire qu’on se trouve placé là face à une série d’exercices de style boursoufflé. On ne comprend pas non plus pourquoi on nous impose de passer autant de temps à contempler les cimes des pins qui défilent quand les personnages voyagent en charrette (une sorte d’évocation mystique à la Terrence Malick dans Le Nouveau Monde ?), pourquoi les gens se mettent soudain à parler comme au théâtre au milieu de nulle part, pourquoi on multiplie les gros plans de regards scrutant l’horizon ou un voisin sans que rien ne finisse jamais par se passer, ni donc pourquoi il y a autant de calme mais jamais de tempête… etc. etc. etc.
Bref, ce film est chiant comme la mort, prétentieux et surfait, et je vais de ce pas chercher le classique allemand dont il s’inspire et dont, malheureusement, Arnaud des Pallières a fait un fatras pénible et sans intérêt.
karlitosigwald
karlitosigwald

39 abonnés 20 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 août 2013
Magnifique film. L'image est très belle. Les comédiens donnent le meilleur. La réflexion sur le choix de la violence dans le cadre de la justice sociale est très interpellante.
Cart2on
Cart2on

5 abonnés 44 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 août 2013
Avec un bon état d'esprit, on arrive à éviter de s'ennuyer...
Comme les autres critiques le disent, le film repose fortement sur l'interprétation de Mads Mikkelsen, ce qui veut dire: 1) il faut aimer les grands ténébreux héroïques et dignes (même rôle que dans La chasse de Vinterberg), 2) se faire à son lourd accent danois (j'exagère pour souligner que c'est quand même désagréable de ne pas comprendre tout ce que dit le personnage principal).
Au-delà de Mikkelsen, le rythme est trop lent si on n'entre pas dans le jeu contemplatif (paysages, chevaux, bruissement, vent, etc.), le scénario est parfois fragile (pourquoi sa femme se fait-elle tuer? est-ce qu'on a besoin de ce cirque à la fin?), et enfin, certaines scènes sont grassement loupées (la scène d'amour par exemple).
Bien que brinquebalant, on arrive à tirer une histoire cohérente, à apprécier certaines scènes et la reconstruction historique.
eduboisgeoffroy
eduboisgeoffroy

65 abonnés 105 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 août 2013
Mads Mikkelsem donne à ce western féodal la force et le souffle qui en fait plus qu'un simple film d'auteur. Que les décors soient ceux des Cévennes ou non, ils sont fidèles à l'esprit, à la beauté rugueuse et austère de ce pays protestant.
Un reproche néanmoins à l'absence de vrais seconds rôle, Mads Mikkelsem y apparaît de la sorte comme une sorte d'inspecteur Harry, mais encore plus que je recommande néanmoins d'aller voir.A noter egalement l'excellente bande son qui apporte la dimension dramatique et onirique qui convient au récit.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 août 2013
Sortir "Michael Kohlhaas" cette semaine du 15 août est futé car cela lui permet d'occuper un espace médiatique important dans une semaine pas encore très chargé au niveau des sorties. Présenté en une sélection officielle du dernier festival de Cannes, de nombreuses interviews de l'acteur principal et de son réalisateur ont paru dans la presse qui fait l'opinion. Si les entretiens avec Mads Mikkelsen peuvent être porteuses d'élan pour acheter son billet , ceux d'Arnaud de Pallières versent beaucoup dans un intellectualisme verbeux et laissent penser que l'oeuvre en question est plus proche du pensum soporifique miteux que de la folle aventure passionnante.
Nonobstant quelques doutes, j'ai passé plus de deux heures à chevaucher les montagnes arides des Cévennes, où, Michael Kohlhaas, obstiné, veut obtenir réparation pour le vol de deux chevaux et l'assassinat de son épouse. L'intrigue est simple mais le dispositif pour la conter l'est un peu moins. Je ne sais pas si c'est pour pallier au manque évident de moyens financiers ou pour donner un style original au projet, mais le réalisateur utilise quelques parti-pris un peu déroutants. Faisant fi des lieux, des distances, voire des saisons, les personnages, assez taiseux dans l'ensemble, évoluent dans la nature, au milieu des rochers, des prairies et quelques fois dans quelques ruines photogéniques. C'est un peu déstabilisant, enlevant de la crédibilité à l'histoire même si l'on sent bien que le réalisateur cherche surtout à élever le propos vers une réflexion philosophique autour du droit et de la justice. La caméra est souvent fixée sur les visage des acteurs balayés par le vent ou caressés par quelque soleil pâle. C'est esthétiquement bien filmé, résolument froid.
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