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Alban P
17 abonnés
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2,5
Publiée le 25 août 2013
Beaucoup de longueurs dans ce film qui démarrait pourtant très bien. Plan toujours rapprochés sur les visages, ambiance étouffante, froide et violente, un Mads possédé (comme d'habitude). Malheureusement le film se perd entre vengeance et idéaux politiques. Dommage.
Intéressant mais pas passionnant non plus. L'interprétation a beau être magnifique et très juste et ce sans beaucoup de dialogues, tout passe par les regards qui nous ressentir énormément d'émotion. Mais c'est un peu long et terne, à vrai dire, je me suis un peu ennuyé même si la fin m'a bien réveillé et fait cogiter par la suite....
Aux premiers abords, ce qui peut rebuter avec ce film d’Arnaud des Pallières, c’est sa réalisation typique des années 90. Son grain est pâle, sa mise en scène est très académique et son ton est froid. Pourtant l’histoire sort du lot, même s’il s’agit d’un remake du grand Volker Schlöndorff. On est d’ailleurs moins étonné lorsqu’on sait que ce projet est en tête du réalisateur depuis vingt-cinq ans. La vie de Michael Kohlaas est très intéressante. On suit le marchand de chevaux victime de l’injustice d’un seigneur, mettre le pays dans le chaos. Mais en plus de son image, il manque à ce film historique des sensations et du tourment. Michael Kohlaas a certainement traîné trop longtemps dans le cerveau du réalisateur pour être ce que recherche aujourd’hui le spectateur. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Une réflexion sur la justice avec l histoire d un marchand qui recrute quelques hommes pour se venger. La justice est elle la même selon qu on soit pauvre ou riche, doit on se faire justice soi même et quelles en sont les conséquences? Voilà les questions actuelles qui sont posées dans ce western moyen-âgeux. Le film fait le choix d être très crédible dans l univers qu il décrit mais il est du coup malheureusement trop austère et il faut bien avouer qu on s ennuie à de nombreuses reprises. Pourtant malgré la lenteur affichée il y a d excellents moments comme l attaque à l arbalète et un final assez fort. Le film bénéficie en plus de la présence magnétique de Mads Mickelsen qui n est jamais décevant.
"Michael Kohlhaas" est un film sur la vengeance, l'honneur, la loyauté, la droiture. Et le jeu de Mad Mikkelsen (parfait comme très souvent) incarne bien tous ces principes. Mais tout est fait dans la lenteur , au ralenti (seule la musique de fin s'emballe).
Je suis un peu déçu par ce film. Je pensais qu'avec un tel acteur on aurait quelque chose de plus vivant. Les scènes sont trop longues et manque de fougues ! Le décors est assez bien choisi mais la réalisation trop molle gâche un peu le reste. Les personnages sont assez effacés dans l'ensemble. Ça aurait pu être une belle histoire tournés sur la justice et des principes forts. En revanche, il y a un point positif c'est que certaines scènes sont assez émouvantes, notamment la dernière du film.
Traité à la mode hollywoodienne, c'est le genre de film qui aurait donné dans l'héroïsme à la "Braveheart", avec lever d'épées flamboyantes et combats épiques. Avec le choix du réalisateur d'en faire une oeuvre épurée, lente, assez austère, cela devient autre chose. La lumière est très belle, Mads Mikkelsen est toujours convaincant en personnage assez mutique (il parle tout de même plus que dans "Le guerrier silencieux"), mais le film est un peu trop figé à mon goût dans la recherche d'un naturalisme épuré, et il manque un peu de chair et de sang.
La forme a vraiment occulté le fond. Je veux bien qu'à défaut de moyens le réalisateur ait privilégié ses cadrages et ses ambiances (noires, sombres, plans fixes sur les visages) mais ce récit très-trop épuré, voire limite esthétisant, perd en émotion (que je n'ai jamais ressentie) et en crédibilité (le jeu de Mads ne m'a pas inspiré plus que ça). Le sentiment d'injustice (pour 2 chevaux ! ... ) conditionne le comportement du héros (suffisamment argenté pour lever une petite armée ... or, on est au 16 ème siècle, notons-le, notre héros appartient donc à l'élite, sait lire) mais le réalisateur ne s'intéresse pas à sa responsabilité d'homme (1/ la mort de sa femme est la conséquence directe de son entêtement - 2/ le héros n'apporte pas de réponse au pasteur [superbe Denis LAVANT] face au désordre qu'il créé et aux morts inutiles dont il aura la responsablité directe). Et, last but not least, je me suis parfois ennuyé. Dommage.
Western à la mode du XVI° siècle. Le scénario est souvent elliptique et certaines scènes sont peu crédibles. Enfin, le récit est bavard en images vides de sens. Le film se laisse regarder (Mads Mikkelsen est un très bon acteur), mais au final on se dit : n'ai-je pas perdu mon temps ?
Quand il y a une vague similarité dans la sélection cannoise 2013. Dans Jimmy P. de l'éponyme Desplechin, je louais un début d'envergure et une suite en pente douce. Et bien des Pallières se trouve précisément dans ce même registre. Les 30 premières minutes sont exquises, simplement grâce à la froideur des plans. Un environnement austère qui donne un ton glacial et énigmatique à lui seul, çà c'est prenant!… Mais après çà, c'est une décadence inarrêtable. En tant que spectateur, on est laissé au bord du chemin. Le réalisateur français c'est permis trop de références ambitieuses qu'il se perd lui même, causant une distance brutale entre son oeuvre et son public. N'ayons pas peur de le dire, on s'ennuie.
Le film possède une ambiance magnifique, une très belle photographie et un acteur puissant. Les paysages sont filmés avec mélancolie et donne à M. Mikkelsen une grandeur telle qu'il est le paysage. Le rythme du film, presque westernien, est impeccable pour le style moyen-âgeux aussi et donne au film une saveur réaliste. Par contre, le montage est parfois confus et le manque d'informations données par la caméra d'A. Des Pallières est assez gênant, car même avec la suggestion on a pas assez de renseignements pour avoir des émotions sur l'instant et donc je n'ai jamais pu rentrer totalement dans le film et compatir aux personnages. Personnages justement qui manquent de profondeur, à part Michael Kohlhaas et sa fille, où les seconds rôles sont assez transparents. Le film manque de liant et malheureusement offre un film semi-raté. La réalisation est magnifique mais elle est gâché par ces défauts importants qui laisse un goût amer car le film aurait pu être grand.
Quel dommage ! Le film aurait pu être formidable mais il n'est que passable. D'une part, il est bien trop long. Le montage aurait dû être resserré à 1h30 au lieu de 2h. Le film s'étire en longueur sur des paysages magnifiques et des personnages silencieux. Les dialogues sont inexistants ou minces. De fait, même si l'histoire est intéressante, on s'ennuie. D'autre part, certains comportements et actions sont difficilement compréhensibles et le personnage principal, particulièrement taiseux, n'aide pas. Le film manque de souffle. Pourtant, cette croisade contre l'injustice ne manque pas d'intérêt ni de potentiel, évoquant, orgueil, foi, religion, justice, condition paysanne... Elle est portée par un Mads Mikkelson charismatique au jeu parfait dont le personnage, mystérieux, noble et inflexible, n'est malheureusement pas attachant (dommage que son accent, par ailleurs charmant, empêche parfois de saisir tous les mots). Le reste du casting est bon malgré le manque d'épaisseur de la plupart des personnages secondaires. La tension naît dès le début du film, notamment grâce à la musique, stressante et répétitive. Les images sont très belles, l'esthétique du film travaillée et les rares scènes d'action bien réalisées, c'est à dire de façon efficace mais sèche. L'ensemble du film souffre d'un manque de rondeur, il est pointu et exigeant, laissant parfois le spectateur en chemin.
Film trop contemplatif et d’une crédibilité discutable, ce drame historique m’a plutôt ennuyé qu’intéressé. Les dialogues sont souvent difficilement compréhensibles tant l’accent danois est prononcé. L’esthétique est également en retrait avec des plans parfois sombres rendant le film austère. Les combats sont indigents et le tout forme une longue épopée cévenole qui n’apporte pas grande chose si ce n’est des bâillements.
Quelle déception! Sans Mads Mikkelsen ( le seul bon acteur du film ), le film serait vraiment mauvais. Mais qu'attendent les scénaristes français pour prendre des cours dans les pays anglo-saxons? La narration est trop fugace, la photographie à chier et les acteurs archi-mauvais. Décidément, le cinéma français est tenu par des amateurs!!!!!!!!
La justice est l'une des plus vieilles notions au monde. Des millions de personnes se sont battus à travers les siècles et ont donné leurs vies pour pouvoir la préserver. Les morts ne comptent pas quand il s'agit de rétablir un certain équilibre. C'est en tout cas comme cela que Michael Kohlhaas l'entend, un marchand s'étant fait volé deux de ses plus beaux chevaux. Après que sa plainte ait été refusée, ce père de famille décide de se venger lui-même.
Des Pallières vise avec son œuvre une dimension mythique de par des paysages impressionnants et habités par une brume quasi surréaliste, mais aussi par son interprète principal (Mikkelsen) qui n'a plus besoin de prouver que les rôles flirtant entre l'homme sage et la bête lui vont comme un gant (Le Guerrier Silencieux de Refn). Malgré cette ambiance bien présente et une photographie travaillée, on se lasse vite de ce Michael Kohlhaas. L'ensemble est lent, peu attractif et indigeste. Certaines scènes auraient méritées d'être plus creusées alors que d'autres au contraire pouvaient ne pas apparaître.
Il faudra attendre l'apparition de Denis Lavant (Les Amants du Pont-Neuf, Holy Motors) pour que le film s'élève là où il aurait directement dû aller. La discussion entre le théologien et Kohlhaas, en plus d'être intéressante, ajoute à ce film un dynamisme qui en avait bien besoin et que nous n'attendions plus. Avec des dialogues pertinents, éclairés et visant au cœur le problème de l'antihéros, on se rend compte que cet homme est perdu, habité par des démons intérieurs le poussant à mettre la terre à feu et à sang pour rétablir ce qu'il croit être juste.
Michael Kohlhaas, doté d'une ambition esthétique et ayant un certain goût pour le western, nous dépasse. D'abord ébahis par tant de froideur à l'écran, le spectateur décrochera de cette quête, et finira même par se moquer du problème central qui est évoqué : la vie de tant d'individus vaut-elle la peine d'être sacrifiée pour cette noble cause ?